Rien ne va plus !

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181 pages
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Rien ne va plus pour Charlotte et Émilie. Émilie a le cœur brisé à cause de sa rupture avec Maax, et la distance qui la sépare de sa BFF ne fait qu’empirer son chagrin. De son côté, Charlotte se voit encore une fois propulsée dans une école qu’elle ne connaît pas et qu’elle déteste à l’avance. Pire encore, pour lui faire comprendre à quel point elle a mal agi, ses parents la forcent à suivre une thérapie de groupe tout à fait ridicule ! Les BFF réussiront-elles à surmonter toutes ces épreuves ? En ressortiront-elles grandies ? Une chose est certaine, l’année scolaire ne sera pas de repos pour les deux filles...

Toujours aussi attachantes, nos BFF préférées ne sont pas au bout de leurs surprises, et ont leur lot de rebondissements. Unies à jamais par leur solide amitié, Charlotte et Émilie continuent de vous partager leurs histoires.


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Date de parution 12 février 2019
Nombre de visites sur la page 5
EAN13 9782215172291
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0060 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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TABLE DES MATIÈRES
1 - CHARLOTTE 2 - ÉMILIE 3 - CHARLOTTE 4 - ÉMILIE 5 - CHARLOTTE 6 - ÉMILIE 7 - CHARLOTTE 8 - ÉMILIE 9 - CHARLOTTE 10 - ÉMILIE 11 - CHARLOTTE 12 - ÉMILIE 13 - CHARLOTTE 14 - ÉMILIE 15 - CHARLOTTE 16 - ÉMILIE 17 - CHARLOTTE 18 - ÉMILIE 19 - CHARLOTTE 20 - ÉMILIE 21 - CHARLOTTE 22 - ÉMILIE Dans la même collection À découvrir Page de copyright
À nos lectrices rencontrées dans les divers salons du livre. Vous êtes incroyables ! Marilou
À toutes les fans de la série BFF. Merci de nous lire ! Sans vous, cette série ne serait pas ce qu’elle est ! Geneviève
Oh, Émilie, tu me manques trop !
Je ne sais pas quoi faire sans toi !!! Sérieux, ça ne fait qu’une semaine que je suis partie de la maison et je sens déjà que je suis en train de me dessécher. (Tu sais, comme une plante qui manque d’eau ?) Parce que tu es un élément vital pour moi. En fait, tu es ma raison de vivre ! Et là, je désespère !
Surtout que, comme tu le sais, RIEN de tout cela n’est ma faute ! Après tout, ils n’avaient qu’à ne pas me permettre de faire cette croisière et c’est tout ! Franchement ! Je trouve qu’ils ont une fâcheuse tendance à accuser les autres au lieu de prendre leurs responsabilités, tu ne trouves pas ? Bon, j’avoue qu’il m’arrive de faire la même chose… mais ce n’est pas le propos !
Avec tout ça, on ne peut même pas communiquer par textos ou par e-mails… Mes parents ne veulent toujours pas. Mais ils m’ont promis que, si j’allais à cette fichue thérapie de groupe (pas d’humeur à t’en parler, c’est trop déprimant et, en plus, ce sera ma première fois demain…), j’aurais la permission de ravoir mon ordi dans ma chambre (ma nouvelle chambre, un autre dossier ultra déprimant…).
En plus, je déteste écrire à la main ! Ça me donne des crampes et je souffre atrocement ! Sauf que je n’ai pas le choix, pour le moment, si je veux rester en contact avec toi… Tu sais que je ferais TOUT pour toi, hein ?!
On se voit toujours le week-end prochain ? Mon père doit venir me chercher. Deux jours loin de cet enfer de pensionnat. Je vais avoir besoin de me ressourcer en ta compagnie. D’ailleurs, comment ça va, de ton côté ? Le retour en classe, Maax et tout ça ? Vous ne vous parlez toujours pas ? Vous auriez au moins pu rester amis… Il est vraiment bête de ne même pas répondre à tes messages, je trouve.
Bon, j’ai trop mal à la main. Je te réécrirai demain. Bisous ! Ta best, Cha
P.-S. : Je vais aussi avoir besoin de tes conseils ce week-end, parce que j’ai prévu d’appeler Sasha afin de savoir où nous en sommes réellement, lui et moi. On va devoir régler ça une
bonne fois pour toutes. Lui as-tu parlé dernièrement ? Je me demande comment il va…
CHARLOTTE
Il y a un fil qui pend de mon pull en laine. Ce genre de fil qui, si jamais on se décide à tirer dessus, risque de faire un énooorme trou en plein centre dudit pull. J’ai vraiment envie de l’arracher… Je ne peux pas m’en empêcher. C’est comme une obsession. Je le fais tourner entre mon pouce et mon index, et j’imagine déjà le scénario. La première maille se défait lentement, puis la seconde, et ainsi de suite. Ce serait un spectacle fascinant. D’ailleurs, je pourrais simplement… – Charlotte ? Je relève la tête en vitesse, un peu perdue. Une dizaine de paires d’yeux environ m’observent et me jugent. Oups… avec ce fichu fil, j’en suis venue à oublier où je me trouve : en pleine thérapie de groupe ! Comme si j’avais besoin d’être là ! Mais depuis mon renvoi du collège, mes parents ont été clairs. Je dois me reprendre en main et si j’ai besoin de l’aide d’un psy pour le faire, j’en verrai un ! Sauf que le psy censé m’aider, ça n’a pris qu’un seul rendez-vous pour qu’il dise à ma mère que je n’étais pas ouverte à la discussion. Que je ne prenais pas notre rencontre au sérieux et que j’étais limite impolie.(Ça, c’est FAUX ! J’étais hyper polie… en tout cas, je ne comprends toujours pas pourquoi lever les yeux au ciel pendant qu’il parlait pouvait être perçu comme un geste impoli…) Bref, mon père a ensuite eu la brillante idée(notez le sarcasme, ici)de m’inscrire à une thérapie de groupe. UNE THÉRAPIE DE GROUPE ! C’est ri-di-cu-le ! Mais le psy était d’accord(lui, c’est clairement un incompétent)et maman a appuyé papa(comme d’habitude, ils se mettent toujours à deux contre moi, ce qui est absolument injuste). Alors me voilà ici. C’est la première fois que je viens. Il faut dire que je suis rentrée au pensionnat la semaine dernière et que j’ai eu très peu de temps pour moi. Ah, le pensionnat… Autre beau sujet dont j’aimerais bien ne jamais parler !
De un, il n’y a que des filles. (Qui se prennent vraaaaiment au sérieux.) De deux, je dois dormir sur place. (Ma chambre est minuscule !)
De trois, les règles sont ultra sévères et je ne peux même pas sortir de là sans avoir une permission spéciale. (En plus, il y a un couvre-feu et je dois me coucher à neuf heures max !) De quatre, je ne peux pas communiquer avec Émilie quand je le veux. (À savoir tout le temps !) Et de cinq(je vais m’arrêter là, sinon la liste serait trop longue), je n’ai même pas pu voir Sasha depuis mon départ…
– Charlotte ? C’est ton tour, tu sais. Bon, visiblement, pas moyen de réfléchir en paix, par ici ! En plus, je ne sais même pas ce qu’elle me veut, cette femme, cette psy ou cette thérapeute.(C’est quoi, au juste, son titre ?)Pour bien lui faire sentir mon impatience, je pousse un profond soupir, le visage fermé. Je suis experte pour ça. Et habituellement, les gens me laissent tranquille quand ils sont confrontés à mon air de bœuf. Mais pas cette fois, il faut croire, parce que ce n’est pas la psy – une certaine madame Pizouli (euh, c’est quoi ce nom, d’abord ?!?)– qui prend la parole, mais un des jeunes présents dans la pièce. Une fille, plus précisément, qui porte des vêtements de couleurs dépareillées (même moi, je suis capable d’agencer un sous-pull avec un t-shirt…), des souliers mauves et un gros foulard vert. C’est quoi ce look ? En plus, il ne fait pas froid du tout, alors pourquoi s’entête-t-elle à garder son foulard ?! Avec cette exagération de détails, j’en ai perdu le fil(tiens, où est passé le fil de mon haut, déjà ?) de ce que raconte cette fille. Je plisse donc les yeux pour tenter de comprendre de quoi elle parle. J’aurais peut-être dû prendre mes médicaments pour m’aider à me concentrer, ce matin… – On veut connaître ton histoire, répète-t-elle. On est là pour ça. – Et on ne va pas te juger, ajoute une autre fille, à sa droite. Je laisse échapper un claquement de langue, car s’il y a bien une chose que les gens sont INCAPABLES de faire, c’est de ne pas juger les autres ! Ils ne m’auront pas si facilement. Mais ma réaction ne passe évidemment pas inaperçue, car un garçon, assis dans le fond de la salle, réagit aussitôt : – Tu te crois meilleure que nous ? Tu te dis qu’on n’est que des idiots qui perdent leur temps, c’est ça ? Que ta vie ne nous concerne pas et que ça ne sert à rien de nous écouter ou de nous parler, hein ? Mes joues s’enflamment devant l’attaque que je subis et je me redresse sur ma chaise pour me défendre. Je ne permettrai à personne de me dire ce que je peux ou ne peux pas penser ! – Non, pas du tout ! Enfin… si, c’est vrai, je trouve que ça ne sert à rien, tout ça, dis-je en pointant le cercle que nous formons. Zut… je me contredis moi-même ! C’est de sa faute aussi ! Il m’a mise en colère et en plus, sans mes médicaments, je perds mes mots. Je m’apprête à lancer une phrase un peu plus cohérente, mais il me coupe avant même que j’aie ouvert la bouche. – Qu’est-ce que tu fais ici, alors ? Pourquoi tu prends la peine de venir à une thérapie de groupe si tu penses que ça ne va pas t’aider ? – Je n’ai pas le choix, d’accord ?!