//img.uscri.be/pth/a391da9de7b40207ac60de1dbed7b4686d59b468
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 1,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : PDF - MOBI - EPUB

sans DRM

Talilawa

De
48 pages

Talilawa est une petite île isolée du monde où hommes, plantes et animaux vivent en parfaite harmonie. Laly et Lila sont deux amies de toujours qui vivent dans le petit village côtier de Kalipaï, où elles apprennent, entre autres, à soigner les animaux de leur île, qui tombent de plus en plus souvent malades.
L'une pessimiste et l'autre optimiste, elles appréhenderont la vie de façon totalement différente jusqu'à ce que Laly, suite à une rencontre bouleversante lors d'un séjour sur les hauteurs de l'île, se rende compte qu'elle avait finalement beaucoup de chance et se mette à voir la vie avec de nouveaux yeux.


Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

Couverture
Copyright
Cet ouvrage a été composér Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-332-92875-7
© Edilivre, 2015
Talilawa
Il existait une petite île volcanique, perdue au fin fond de l’océan, si éloignée de toute autre terre que le reste du monde ignorait jusqu’à son existence. Ce petit bout de terre oublié, appelé Talilawa, du nom de son volcan endormi, était couvert par une épaisse forêt et bordé de jolies criques de sable fin aux eaux cristallines.
Depuis aussi longtemps qu’on s’en souvienne, la petite île n’avait pratiquement pas changé, car ses habitants en prenaient le plus grand soin. De plus, il y subsistait une certaine forme de magie. Sa végétation répondait à des lois étranges et ses animaux, marins comme terrestres, avaient la faculté incroyable de pouvoir communiquer avec ses habitants.
De ce fait, ces derniers avaient toujours trouvé inconcevable de se nourrir de ces animaux, avec lesquels ils entretenaient une relation toute particulière. Ils n’étaient cependant pas en reste, car la plupart d’entre eux cultivaient leur petit jardin et la jungle qui recouvrait leur île, généreuse et luxuriante, leur offrait quantité de fruits, d’herbes et de racines. Ainsi, sur la petite île, hommes, plantes et animaux vivaient en parfaite harmonie et les jours s’écoulaient paisiblement sous le soleil.
Talilawa ne comptait pas de roi, de chef ou de président. Tous ses villages fonctionnaient indépendamment selon le même principe : quand une décision importante devait être prise, tous les membres de la communauté se réunissaient pour en discuter et essayer de trouver un terrain d’entente, ce qui, en général, se faisait assez rapidement. Il n’y avait pas non plus de monnaie. Cela aurait été complètement superflu car les valeurs d’échange, de partage et de solidarité régnaient en maîtres sur l’île.
Pour ce qui est de l’école, chaque village en possédait une, mais elle ne ressemblait en rien à celle que nous pouvons connaître. On n’y apprenait pas à lire ou à écrire, car tout le savoir était transmis de façon orale. On n’y enseignait pas la géographie, car le monde des talilawaïens se résumait à leur île. L’histoire ne faisait pas non plus partie du programme, car la vie s’écoulait si tranquillement qu’aucun événement notoire n’était à retenir. Quant aux mathématiques, n’en parlons pas ! Dix doigts étaient bien suffisants pour ce qu’il était nécessaire de compter.
En revanche, on y apprenait à respecter toute forme de vie, qu’elle soit humaine, animale ou végétale. En outre, on enseignait aux enfants à ne pas vouloir plus que ce qu’ils avaient déjà, et à être reconnaissants pour la vie qui leur avait été donnée, simple et en harmonie avec la nature. On y enseignait aussi le partage, l’entraide et la solidarité. Ces valeurs, qui régissaient la vie de l’île depuis toujours, étaient transmises par les plus anciens, considérés comme les plus sages en raison de leur grand âge. Ce rôle de « professeurs » leur tenait beaucoup à cœur, car ils considéraient comme une chance le fait de pouvoir transmettre les valeurs qu’enfants, eux-mêmes avaient appris de leurs aînés.
L’autre partie des cours dispensés à l’école consistait à enseigner aux élèves tout ce qu’ils avaient...