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L'autrement-perçu des langues

De
252 pages
Nietzsche postulait, pour l'homme, un piètre mélange de naturel et d'humain. Où en est-on ? La Nature se mire dans l'œil de l'homme, l'Homme s'oublie dans l'œil de la nature. Le trafic d'images est ainsi accepté. L'auteur ne conteste que l'absolu des affirmations théoriques, y introduisant leur relativité… qu'est le perçu des langues.
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Boris LOBATCHEV
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L’AUTREMENTPERÇU DES LANGUES
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Il y a des idiomes où la nature apparaît en premier, et d’autres où c’est plutôt l’homme
L’autrement-perçu des langues
Sémantiques Collection dirigée par Thierry Ponchon Déjà parus Nathalie GLAUDERT,Théorie de la marque et complexité linguistique, 2014. Stéphane GIRARD,Plasticien, écrivain, suicidé. Ethos auctorial et paratopie suicidaire chez Édouard Levé, 2014. María Dolores VIVERO GARCÍA,Frontières de l’humour, 2013. Antoine GAUTIER et Thomas VERJANS (dir.),Comme, comment, combien, Concurrence et complémentarité, 2013. Aviv AMIT,Continuité et changements dans les contacts linguistiques à travers l’histoire de la langue française, 2013 Christiane MORINET,Du parlé à l’écrit dans les études, 2012. Jonas Makamina BENA,Terminologie grammaticale et nomenclature des formes verbales, 2011. André ROMAN,Grammaire systématique de la langue arabe, 2011. Julien LONGHI,Visées discursives et dynamiques du sens commun, 2011. Boris LOBATCHEV,L'autrement-vu, l'axe central des langues, 2011. Fred HAILON,Idéologie par voix/e de presse, 2011. Jean-Claude CHEVALIER, Marie-France DELPORT, Jérômiades. Problèmes linguistiques de la traduction, II, 2010. Rita CAROL,en classe d'immersion, quels Apprendre concepts, quelle théorie ?, 2010.
Boris Lobatchev
L’autrement-perçu des langues
Il y a des idiomes où la nature apparaît en premier, et d’autres où c’est plutôt l’homme
Du même auteur L’Autrement-vu, l’axe central des langues, L’Harmattan, 2011.
L’Autrement-être.ИȕȖȉȣȚȐе, L’Harmattan, 2006.
L’Autrement-pensé.ИȕȈȒȖȔȣșȓȐе, L’Harmattan, 2002.
L’Autrement-dit.ИȕȖșȒȈȏȈȚеȓȤȕȖșȚȤ, L’Harmattan, 1995.
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-05002-7 EAN : 9782343050027
En mémoire de Nietzsche pour le centième anniversaire (vrai) de sa mort (hypothétique), à supposer, sur la base de l’espérance de vie de nos contemporains — ce qui est la moindre des choses à l’égard du génie qui fut le sien — que cette perte n’arrive à l’humanité pensante qu’en 1914. Voilà, j’ai retardé autant que faire se peut sa disparition de la face du monde. Le philosophe est né en 1844, et nous sommes présentement en 2014. Si l’on soustrait de ce qui suit ce qui précède, on obtient un chiffre rond. Cela creuse, en ce qui me concerne, le retard d’un siècle… A combler jusque ma venue au monde en 1944. Bagatelle pour un habitué de dialoguer à distance ! Il suffit que je sois sur la même longueur d’ondes avec le lointain, et nous voilà intellectuellement proches. Peu importe alors l’espace et le temps : le physique est caduque. Désireux de préserver le suspens de la conclusion, je ne dévoilerai là qu’une chose. Dans la vie de toute figure importante de la pensée, il y avait quelque ébauche d’un livre dont la rédaction finale fut toujours remise à plus tard. Aussi le livre reste-t-il sous forme inachevée de questions posées… Ce que je cherche, au fond, par le présent ouvrage c’est de contribuer à la réalisation de ce projet de l’autre, y apporter mes réponses et faire en sorte que ce livre jamais écrit — voit le jour ! Île de Montréal, été 2014.
Prélude : Quintette
1 Opus 300
Non ce qu’on les force à faire mais ce à quoi elles invitent…
Humboldt
Cette œuvre est animée d’une idée (il y en a plusieurs autres qui la pénètrent), idée unique, se reconnaissant à ce qu’elle ouvre tout un cycle d’ouvrages qui s’enchaînent… La voici : tout le monde serait d’accord d’admettre (sauf quelques épidermes d’hippopotame qui voient dans le mouvement des langues une simple variation mécanique dépourvue de sens) que la langue fait partie de la culture. J’essaierai d’aller plus loin. En tant que linguiste improvisé et psychologue né, j’avance que la culture fait partie de la langue. Qui dit langue dit culture, et inversement : qui dit culture dit langue. Selon les provenances, on a l’habitude de distinguer chez l’homme ce qui appartient à la nature et ce qui appartient à la culture. Poussant cette différenciation à l’extrême, on arriverait à une dichotomie (sinon tout à fait fausse, du moins louche) d’homme acculturé et d’ « homme naturel ». Aussi préférerai-je mettre en parenthèse l’opposition ‘culture — nature’, insistant sur la présence
1 L’Autrement-perçu est pensé comme une composition musicale. Sujet oblige : l’ouïe et la vue y sont à la fête ! J’aurai, d’entrée de jeu, recours aux termes du ballet (c’est ce que l’on voit et entend) ou de l’opéra (c’est ce que l’on entend et voit), du quintette et même de la symphonie (c’est surtout ce que l’on entend). Si de nombreux signes ¶, d’ordinaire invisibles, parsèment le texte, c’est qu’ils ont pour mission d’évoquer des notes de musique. Pourquoi pas, puisque mon écriture s’y prête — à ce qu’on dit — et s’en rapproche ?