La Maison du chat qui pelote
68 pages
Français

La Maison du chat qui pelote

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Description

1829. La Comédie humaine - Études de moeurs. Premier livre, Scènes de la vie privée - Tome I. Premier volume de l'édition Furne 1842
Drapier, monsieur Guillaume tient boutique à Paris. Il a deux filles à marier, et prévoit d'unir l'aînée, mademoiselle Virginie, à son premier commis. La cadette, mademoiselle Augustine, va s'éprendre d'un jeune artiste. Deux mariages, deux destins opposés.
Dans ce roman placé en tête de La Comédie Humaine, Balzac traite plusieurs de ses thèmes favoris, les oppositions entre le passé et le présent, la vie d'artiste et la bourgeoisie, la prudence qui dure et la passion qui détruit.

Informations

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Date de parution 01 janvier 0001
Nombre de lectures 1
EAN13 9782897020156
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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H on oré de Balzac
LA M AIS ON D U CH AT-QU I-P ELOTE
18 29 La Com édie h um ain e – Études de m œ urs. Prem ier livre, Scèn es de la vie privée – Tom e I Prem ier volum e de l’édition Furn e 18 42
Extrait de la publication
Table des m atières
À propos de cette édition électron ique ...................................68
DÉDIÉ À MADEMOISELLE MARIE DE MONTH EAU
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Au m ilieu de la r ue Sain t-Den is, presqu e au coin de la rue du Petit-Lion , existait n aguèr e un e de ces m aison s précieuses qui don n en t aux historien s la facilité de recon struire par an alo-gie l’an cien Paris. Les m u rs m en açan ts de cette bicoque sem -blaien t avoir été bariolés d’hiéroglyphes. Quel autre n om le flâ-n eur pouvait-il don n er aux X et aux V que traçaien t sur la fa-çade les pièces de bois tran sversales ou diagon ales dessin ées dan s le badigeon par de petites lézardes parallèles ? Évidem -m en t, au passage de toutes les voitures, chacun e de ces solives s’agitait dan s sa m ortaise. Ce vén érable édifice ét ait su rm on té d’un toit trian gulaire don t aucun m odèle n e se verra bien tôt plus à Paris. Cette couverture, tordue par les in tem péries du clim at parisien , s’avan çait de trois pieds sur la ru e, autan t pour garan tir des eau x pluviales le seuil de la porte, qu e pour abriter le m u r d’un gren ier et sa lucarn e san s appui. Ce dern ier étage était con struit en plan ches clouées l’un e su r l’aut re com m e des ardoises, afin san s doute de n e pas ch arger cette frêle m aison . Par un e m atin ée pluvieuse, au m ois de m ars, un jeun e hom m e, soign eusem en t en veloppé dan s son m an teau, se ten ait sous l’auven t de la boutique qui se trouvait en face de ce vieux logis, et paraissait l’exam in er avec un en thousiasm e d’archéologue. À la vérité, ce débris de la bourgeoisie du sei-zièm e siècle pou vait offrir à l’observateur plus d’u n problèm e à résoudr e. Chaque étage avait sa sin gularité. Au pr em ier, quatre
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fen êtres lon gues, étroites, rapproch ées l’un e de l’autre, avaien t des car reaux de bois dan s leur partie in férieu re, afin de produir e ce jour douteux, à la faveu r du quel un habile m arch an d p rête aux étoffes la couleur souh aitée par ses chalan ds. Le jeun e hom m e sem blait plein de dédain pour cette partie essen tielle de la m aison , ses yeux n e s’y étaien t pas en core arrêt és. Les fe-n êtres du secon d étage, don t les jalousies relevées laissaien t voir, au travers de gran ds carreaux en ver re de Bohêm e, de pe-tits rideaux de m ousselin e rousse, n e l’in téressaien t pas davan -tage. Son atten tion se portait particulièrem en t au troisièm e, sur d’hu m bles croisées don t le bois travaillé grossièrem en t au rait m érité d’être placé au Con servatoire des arts et m étiers pour y in diquer les pr em iers efforts de la m en uiserie fran çaise. Ces croisées avaien t de petites vitres d’un e couleu r si verte, que, san s son excellen te vue, le jeun e hom m e n ’aurait pu apercevoir les rideaux de toile à carreaux bleus qui cach aien t les m yst èr es de cet appartem en t aux yeux des profan es. Parfois, cet observa-teur, en n uyé de sa con tem plation san s résultat, ou du silen ce dan s lequel la m aison était en sevelie, ain si qu e tout le quartier, abaissait ses regards vers les région s in férieures. Un sourire in -volon taire se dessin ait alors sur ses lèvres, quan d il revoyait la boutique où se r en con traien t en effet des choses assez risibles. Un e form idable pièce de bois, horizon talem en t appuyée su r quatre piliers qui paraissaien t cou rbés par le poid s de cette m ai-son décrépite, avait été r echam pie d’autan t de couches de di-ver ses pein tures que la joue d’un e vieille duchesse en a reçu de rouge. Au m ilieu de cette large poutre m ign ardem en t sculptée se trouvait un an tique tableau représen tan t un chat qui pelotait. Cette toile causait la gaieté du jeun e hom m e. Mais il faut dire que le plus spirituel des pein tres m odern es n ’in ven terait pas de charge si com ique. L’an im al ten ait dan s un e de ses pattes de devan t un e raqu ette aussi gran de que lui, et se dressait sur ses pattes de derrière pour m irer un e én orm e balle que lui ren -voyait un gen tilh om m e en habit brodé. Dessin , couleurs, acces-soires, tout était traité de m an ière à faire croire que l’artiste avait voulu se m oquer du m arch an d et des passan ts. En altér an t
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cette pein tu re n aïve, le tem ps l’avait ren du e en core plus gro-tesque par qu elques in certitudes qui devaien t in quiéter de con s-cien cieux flân eu rs. Ain si la queu e m ouchetée du chat était d é-coupée de telle sorte qu’on pouvait la pren dre pour un specta-teur, tan t la queue des chats de n os an cêtres était grosse, haute et fourn ie. À droite du tableau, sur un cham p d’azur qui dégu i-sait im parfaitem en t la pourriture du bois, les passan ts lisaien t Guillaum e; et à gauche,relSuccesseur du sieur Chev . Le soleil et la pluie avaien t ron gé la plus gran de partie de l’or m oulu par-cim on ieu sem en t appliqu é su r les lettres de cette in scription , dan s laquelle les U rem plaçaien t les V et réciproquem en t, selon les lois de n otre an cien n e orthographe. Afin de rabattre l’orgueil de ceux qui croien t que le m on de devien t de jour en jour plus spir ituel, et que le m odern e charlatan ism e su rpasse tout, il con -vien t de faire observer ici que ces en seign es, don t l’étym ologie sem ble bizarre à plus d’un n égocian t parisien , son t les tableau x m orts de vivan ts tableaux à l’aide desqu els n os espiègles an -cêtres avaien t réussi à am en er les ch alan ds dan s leurs m aison s. Ain si la Truie-qu i-file, le Sin ge-vert, etc., fu ren t des an im aux en cage don t l’adresse ém er veillait les passan ts, et don t l’édu cation prouvait la patien ce de l’in du striel au quin zièm e siècle. De sem -blables cu riosités en richissaien t plus vite leu rs h eureux posses-seurs qu e les Providen ce, les Bon n e-foi, les Gr âce-de-Dieu et les Décollation de sain t J ean -Baptiste qui se voien t en core rue Sain t-Den is. Cepen dan t l’in con n u n e restait certes pas là pour adm irer ce chat, qu’un m om en t d’atten tion suffisait à gr aver dan s la m ém oire. Ce jeun e hom m e avait aussi ses sin gularités. Son m an teau, plissé dan s le goût des draperies an tiques, laissait voir un e élégan te chau ssu re, d’autan t plus rem arquable au m i-lieu de la boue parisien n e, qu’il portait des bas de soie blan cs don t les m ouchetures attestaien t son im patien ce. Il sortait san s doute d’un e n oce ou d’un bal car à cette h eure m atin ale il ten ait à la m ain des gan ts blan cs et les boucles de ses ch eveux n oirs défrisés éparpillées sur ses épaules in diquaien t un e coiffure à la Caracalla, m ise à la m ode autan t par l’École de David que par cet en gouem en t pour les form es grecques et rom ain es qui m ar-
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qua les prem ières an n ées de ce siècle. Malgré le bruit que fai-saien t quelques m araîchers attar dés passan t au galop pour se ren dre à la gran de halle, cette ru e si agitée avait alors un calm e don t la m agie n ’est con n ue que de ceux qui on t erré dan s Paris désert, à ces h eures où son tapage, un m om en t apaisé, ren aît et s’en ten d dan s le loin tain com m e la gran de voix de la m er. Cet étran ge jeun e h om m e devait être aussi curieux pour les com -m erçan ts du Chat-qui-pelote, que le Chat-qui-pelote l’était pour lui. Un e cravate éblouissan te de blan cheu r r en dait sa figu re tourm en tée en core plus pâle qu’elle n e l’était réellem en t. Le feu tour à tour som bre et pétillan t que jetaien t ses yeux n oirs s’h arm on iait avec les con tour s bizarres de son visage, avec sa bouch e large et sin ueuse qui se con tractait en sourian t. Son fron t, ridé par un e con trariété violen te, avait quelque chose de fatal. Le fron t n ’est-il pas ce qui se trouve de plu s proph étiqu e en l’hom m e ? Qu an d celui de l’in con n u exprim ait la passion , les plis qui s’y form aien t causaien t un e sorte d’effroi par la vigueur avec laqu elle ils se pron on çaien t ; m ais lorsqu’il repren ait son calm e, si facile à troubler, il y respirait un e grâce lum in euse qui ren dait attrayan te cette physion om ie où la joie, la douleur, l’am our, la colère, le dédain éclataien t d’un e m an ière si com -m un icative que l’hom m e le plu s froid en devait être im pres-sion n é. Cet in con n u se dépitait si bien au m om en t où l’on ouvrit précipitam m en t la lucarn e du gr en ier, qu’il n ’y vit pas appa-raître trois joyeuses figures ron delettes, blan ches, roses, m ais aussi com m un es que le son t les figures du Com m erce sculptées sur certain s m on um en ts. Ces trois faces, en cadrées par la lu-carn e, rappelaien t les têtes d’an ges bouffis sem és dan s les n uages qui accom pagn en t le Père étern el. Les appren tis respirè-ren t les ém an ation s de la rue avec un e avidité qui dém on trait com bien l’atm osphère de leur gren ier était chau de et m éph i-tique. Après avoir in diqu é ce sin gulier faction n aire, le com m is qui paraissait être le plus jovial disparut et r evin t en ten an t à la m ain un in stru m en t don t le m étal in flexible a été récem m en t rem placé par un cuir souple ; pu is tous priren t un e expr ession m alicieuse en r egardan t le badau d qu’ils aspergèren t d’un e pluie
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fin e et blan châtre don t le parfum prouvait que les trois m en ton s ven aien t d’être rasés. Élevés sur la poin te de leur s pieds, et ré-fugiés au fon d de leur gren ier pou r jouir de la colèr e de leur vic-tim e, les com m is cessèren t de rire en voyan t l’in soucian t dédain avec lequel le jeun e hom m e secoua son m an teau, et le profon d m épris que peign it sa figure quan d il leva les yeux sur la lucarn e vide. En ce m om en t, un e m ain blan ch e et délicate fit rem on ter ver s l’im poste la partie in férieure d’un e des grossières croisées du troisièm e étage, au m oyen de ces coulisses don t le tourn iqu et laisse souven t tom ber à l’im proviste le lourd vitrage qu’il doit reten ir. Le passan t fut alors récom pen sé de sa lon gue atten te. La figure d’un e jeun e fille, fraîch e com m e un de ces blan cs ca-lices qui fleurissen t au sein des eaux, se m on tra couron n ée d’un e ruche en m ousselin e froissée qui don n ait à sa tête un air d’in n ocen ce adm irable. Quoique couverts d’un e étoffe brun e, son cou, ses épaules s’apercevaien t, grâce à de légers in terstices m én agés par les m ouvem en ts du som m eil. Aucu n e expr ession de con train te n ’altérait n i l’in gén uité de ce visage, n i le calm e de ces yeux im m ortalisés par avan ce dan s les sublim es com posi-tion s de Raphaël : c’était la m êm e grâce, la m êm e tran quillité de ces vierges deven ues prover biales. Il existait un charm an t con -traste produit par la jeun esse des joues de cette figure, su r la-quelle le som m eil avait com m e m is en relief un e sur abon dan ce de vie, et par la vieillesse de cette fen être m assive aux con tour s grossiers, don t l’appui était n oir. Sem blable à ces fleurs de jour qui n ’on t pas en core au m atin déplié leur tun iqu e roulée par le froid des n uits, la jeun e fille, à pein e éveillée, laissa errer ses yeux bleu s su r les toits voisin s et regarda le ciel ; puis, par un e sorte d’habitu de, elle les baissa sur les som br es r égion s de la rue, où ils ren con trèren t aussitôt ceux de son adorateu r. La co-quetterie la fit san s doute souffrir d’être vu e en déshabillé, elle se retira vivem en t en arrièr e, le tourn iquet tout usé tourn a, la croisée redescen dit avec cette rapidité qui, de n os jour s, a valu un n om odieux à cette n aïve in ven tion de n os an cêtr es, et la vi-sion disparut. Il sem blait à ce jeun e hom m e qu e la plus brillan te des étoiles du m atin avait été soudain cach ée par u n n uage.
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Pen dan t ces petits évén em en ts, les lourds volets in térieu rs qui défen daien t le léger vitrage de la boutique du Chat-qui-pelote avaien t été en levés com m e par m agie. La vieille porte à heurtoir fut repliée sur le m ur in térieur de la m aison par un ser-viteur vraisem blablem en t con tem porain de l’en seign e, qui d’un e m ain trem blan te y attacha le m orceau de drap carr é su r lequel était brodé en soie jaun e le n om desuccesseur deGuillaum e, Chev rel. Il eût été difficile à plu s d’un passan t de devin er le gen re de com m erce de m on sieur Guillaum e. À tr avers les gros bar reaux de fer qui protégeaien t extérieu rem en t sa boutique, à pein e y apercevait-on des paqu ets en veloppés de toile brun e aussi n om breux que des h ar en gs quan d ils traversen t l’Océan . Malgré l’apparen te sim plicité de cette gothique façade, m on -sieur Guillau m e était, de tous les m arch an ds drapier s de Paris, celui don t les m agasin s se trouvaien t toujours le m ieux fou rn is, don t les relation s avaien t le plus d’éten due, et don t la probité com m erciale était la plu s exacte. Si quelques-un s de ses con -frères avaien t con clu des m arch és avec le gouvern em en t, san s avoir la quan tité de drap voulue, il était toujours prêt à la leur livrer, quelque con sidérable que fût le n om bre de pièces sou-m ission n ées. Le rusé n égocian t con n aissait m ille m an ières de s’attribu er le plus fort bén éfice san s se trouver obligé, com m e eux, de courir ch ez des protecteurs, y faire des bassesses ou de riches présen ts. Si les con frèr es n e pouvaien t le payer qu’en ex-cellen tes tr aites un peu lon gues, il in diquait son n otaire com m e un hom m e accom m odan t ; et savait en core tirer un e secon de m outure du sac, grâce à cet expédien t qui faisait dire proverbia-lem en t aux n égocian ts de la rue Sain t-Den is : – Dieu vous garde du n otaire de m on sieur Guillau m e ! pour désign er un escom pte on éreux. Le vieux n égocian t se trouva debout com m e par m i-racle, sur le seuil de sa boutique, au m om en t où le dom estique se retira. Mon sieur Guillaum e regarda la rue Sain t-Den is, les boutiques voisin es et le tem ps, com m e un hom m e qui débarqu e au H avre et revoit la Fran ce après un lon g voyage. Bien con -vain cu que rien n ’avait ch an gé pen dan t son som m eil, il aper çut
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alors le passan t en faction , qui, de son côté, con tem plait le pa-triarche de la draperie, com m e H um boldt dut exam in er le pre-m ier gym n ote électriqu e qu’il vit en Am érique. Mon sieur Guil-laum e portait de larges culottes de velours n oir, d es bas chin és, et des souliers carr és à boucles d’argen t. Son h abit à pan s car-rés, à basques carr ées, à collet carré, en veloppait son corps légè-rem en t voûté d’un drap ver dâtre garn i de gran ds bouton s en m étal blan c m ais rougis par l’usage. Ses ch eveux gris étaien t si exactem en t aplatis et peign és sur son crân e jaun e, qu’ils le fai-saien t r essem bler à un cham p sillon n é. Ses petits yeux verts, per cés com m e avec un e vrille, flam boyaien t sous deux arcs m arqués d’un e faible rougeur à défaut de sour cils. Les in quié-tudes avaien t tr acé sur son fron t des rides horizon tales aussi n om breuses que les plis de son habit. Cette figur e blêm e an n on -çait la patien ce, la sagesse com m erciale, et l’espèce de cupidité rusée que r éclam en t les affair es. À cette époque on voyait m oin s rarem en t qu’aujourd’hui de ces vieilles fam illes où se con ser-vaien t, com m e de précieu ses tr adition s, les m œ urs, les cos-tum es caractéristiques de leurs profession s, et restées au m ilieu de la civilisation n ouvelle com m e ces débr is an tédiluvien s re-trouvés par Cuvier dan s les carrières. Le chef de la fam ille Guil-laum e était un de ces n otables gardien s des an cien s usages : on le surpr en ait à regretter le Prévôt des Marchan ds, et jam ais il n e parlait d’un jugem en t du tribun al de com m erce san s le n om m er lasulsdes con sen ten ce s doute en vertu de ces cou-. C’était san tum es que, levé le prem ier de sa m aison , il atten dait de pied ferm e l’arrivée de ses trois com m is, pour les gourm an der en cas de retard. Ces jeun es disciples de Mercure n e con n aissaien t rien de plus redoutable que l’activité silen cieuse avec laquelle le pa-tron scrutait leurs visages et leu rs m ouvem en ts, le lun di m atin , en y recherchan t les preuves ou les traces de leu rs escapades. Mais, en ce m om en t, le vieux drapier n e fit aucun e atten tion à ses appren tis. Il était occupé à ch er ch er le m otif de la sollicitude avec laquelle le jeun e hom m e en bas de soie et en m an teau por-tait altern ativem en t les yeux sur son en seign e et sur les profon -deurs de son m agasin . Le jour, deven u plu s éclatan t, perm ettait
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