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La tyrannie du développement

De
126 pages
Les pesanteurs du continent africain et les tares de ses dirigeants sont toutes passées en revue et dénoncées dans cet ouvrage. Parmi elles, leur refus de s'émanciper et de se libérer de l'asservissement du Nord. Or derrière la question du développement se cache tout un système de prédation et l'Afrique a plus que jamais besoin d'opérer des ruptures tant au niveau de ses relations avec les autres parties de la planète qu'en son sein, en s'appuyant d'abord sur ses valeurs culturelles et endogènes.
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Macky Idy Sall
La TyraNNiE du DéveLoppement
DÉcONsTrucTiON d’uN MyThE...
La tyrannie du développement Déconstruction d'un mythe...
MA KY IDY ALL
La t ranni du dé eloppement Dé onstru tion d'un my he...
© L'HARMATTAN, 2014 5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Parishttp://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-03270-2 EAN : 9782343032702
Dédicaces
 Cet essai est l'aboutissement de plusieurs années de cogitation et de documentation consacrées à deux champs de recherche complémentaires, la communication et le développement. Je remercie à travers ces lignes collectivement et nommément les proches, collègues et amis qui m'ont encouragé tout au long de cette réflexion.  Merci particulièrement au Pr. Oumar Sankharé et à MM. Mamadou Koumé et Saliou Traoré qui m'ont confraternellement consacré de leur temps pour une lecture attentive et de judicieux conseils. Ces remerciements s'adressent à tous mes anciens confrères avec qui j'ai partagé pendant des années des moments de réflexion et de cogitation pour trouver de meilleures alternatives, je veux citer Mamadou Biaye, Me Alexander Abotsi, Dominique Ndecky, Muslim Diba, Mamoune Faye, Alassane Cissé, Omar Dieng, Abdou Traoré, Omar Faye, Ibrahima Sarr, Khaly Nar Fall, Jean Meissa Diop, Cheikh Ndiaye, Massamba Mbaye, Souleymane Niang, Seydou Sall, Aboubacar Cissokho, Ciré Ly, Adama Boye, Fily Gueye, Lamine Seck, Toumany Mendy...  Mes pensées profondes vont à mes défunts parents ainsi qu'à tous mes chers frères et sœurs (Maréme, Astou, Awa, Mamadou, Moussa, Issa, Ada, Ibou, Bass, Binetou, Astaré, Saffra, Ngoné, Madina, Racky, Habibou, Fatou, Amadou ) avec qui j'ai partagé ce parcours social, académique et professionnel. Toute ma sympathie aussi à la famille Adama Sonko à Ziguinchor.  Je ne peux repousser plus longtemps ma gratitude particulière envers mon épouse, Fatoumata Bernadette Sonko, pour ses encouragements sans limites, et, sans qui, je n'aurais certainement pas eu la force nécessaire pour écrire ce livre.Last but not least, à Saffra et à Idrissa, nos deux amours qui ont tant enduré pour ce livre qui leur est dédié.
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Préface
 L’ouvrage de Macky Idy SALL, intituléLa tyrannie du développement. Déconstruction d'un mythe..., représente une contribution majeure à la réflexion sur le développement de l’Afrique. Les pesanteurs du continent et les tares des dirigeants y sont toutes passées en revue et dénoncées. Le principal reproche que l’auteur adresse à nos chefs d’État, c’est leur refus de s’émanciper et de se libérer de l’asservissement du Nord : « Les anecdotiques visites de courtoisie co-organisées avec les dirigeants occidentaux, la France principalement, quelques jours seulement après leur (ré)élection, témoignent de cette sournoise masturbation politico-coloniale qui continue à assujettir les pays africains ».  De fait, nos Présidents doivent comprendre, par exemple, que « Les gouvernements français n’ont pas pour mandat de développer l’Afrique, mais d’assurer le bien-être de leurs concitoyens par tous les moyens, même en suçant les ressources des autres ».  Mais nos chefs d’État, « plus tournés vers la satisfaction des desiderata de leurs homologues du Nord que de ceux de leurs électeurs », ne sont pas les seuls fossoyeurs du développement du continent. Nos élites constituent également de véritables complices de ce drame par leur caractère opportuniste et leur esprit mercantile.  L’auteur accuse ces intellectuels d’être « des intermittents de la critique ». Significatif est l’exemple de certains acteurs de l’espace médiatique sénégalais qui, « après avoir joué remarquablement leur rôle de critiques durant la période post-alternance….sont devenus subitement aphones » dès leur entrée dans l’appareil d’État. Que dire également des journalistes, des universitaires ou des membres de la société civile qui ont rallié le pouvoir en se muant habilement à l’instar des caméléons ? Autant d’imposteurs dont les masques sont tombés et qui brillent par leur mutisme devant le spectacle de dérives étatiques pires que celles qu’ils dénonçaient jadis !
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