Les saints, ces fous admirables

Les saints, ces fous admirables

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Français
346 pages

Description

Au fil des pages de ce livre, Jacques Gauthier nous fait partager le vif respect qu’il éprouve pour les saints et les saintes, ces hommes et ces femmes qu’il n’hésite pas à appeler des « fous admirables », reprenant la belle expression de Marie Noël.
Aux quarante-cinq figures de sainteté présentées dans l’édition originale parue en 2005, cet ouvrage ajoute dix-huit portraits et prend acte des nouveautés survenues lors des pontificats de Benoît XVI et de François.

Informations

Publié par
Date de parution 21 février 2018
Nombre de lectures 1
EAN13 9782896885190
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

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COUVERTURE « Les saints, ces fous admirables » • FORMAT : 12.6 x 9” • ÉPINE : 0,62”
« Les saints partagent les mêmes combats et
préoccupations que nous, les mêmes espérances
et déceptions, la même aventure de la liberté et
de la vérité. Ils nous aident à libérer le saint qui
se cache en nous, comme un bloc de marbre non
encore sculpté que l’amour de Dieu veut ciseler
pour qu’apparaisse son image. »
Ces quelques lignes résument bien ce que
Jacques Gauthier a appris en fréquentant ses amis,
les saints et les saintes. Au fl des pages de ce livre,
il nous fait partager la vive admiration qu’il éprouve
pour ces hommes et ces femmes qu’il n’hésite pas Édition revue et augmentée
à appeler des « fous admirables », reprenant la belle
expression de Marie Noël.
Aux 45 fgures de sainteté présentées dans l’édition
originale, parue en 2005, cet ouvrage ajoute
18 portraits et prend acte des nouveautés survenues
lors des pontifcats de Benoît XVI et de François.
Jacques Gauthier a été professeur à l’Université Saint-Paul d’Ottawa.
Poète et essayiste, il a publié plus d’une soixantaine d’ouvrages,
largement diffusés dans toute la francophonie. Il tient un blogue
sur son site Web : jacquesgauthier.com.
Les saints, ces fous admirables COUV.indd 1 2018-01-04 2:58 PM
Jacques Gauthier
Les saints, ces fous admirablesLes saints, ces fous admirables INT 2.indd 1 2018-01-04 2:58 PMLes saints, ces fous admirables INT 2.indd 2 2018-01-04 2:58 PMÉdition revue et augmentée
Les saints, ces fous admirables INT 2.indd 3 2018-01-04 2:58 PMCatalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales
du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Gauthier, Jacques, 1951-, auteur
Les saints, ces fous admirables / Jacques Gauthier.
Édition revue et augmentée.
ISBN 978-2-89688-380-6
1. Saints chrétiens - Biographies. 2. Saints chrétiens - Calendrier. I. Titre.
BX4655.3.G39 2018 282.092’2 C2017-942576-5
Dépôt légal – Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2018
Bibliothèque et Archives Canada, 2018
Direction éditoriale : Jonathan Guilbault
Révision : Josée Latulippe
Mise en pages et couverture : Danielle Dugal
Photo de la couverture : © iStockphoto
Les textes bibliques sont tirés de la Traduction œcuménique de la Bible (TOB).
© Société biblique française et Éditions du Cerf, Paris, 1988, ainsi que de la Bible
de la liturgie. Avec l’autorisation de la Société biblique canadienne.
© Les Éditions Novalis inc. 2018
Cet ouvrage a été publié avec le soutien de la SODEC.
Gouvernement du Québec – Programme de crédit d’impôt
pour l’édition de livres – Gestion SODEC.
4475, rue Frontenac
Montréal (Québec) H2H 2S2 Canada
sac@novalis.ca • novalis.ca
Imprimé au Canada
978-2-89688-519-0
bayardjeunesse.ca
Les saints, ces fous admirables INT 2.indd 4 2018-01-04 2:58 PMÀ Marc Ouellet, cardinal,
et à Bernard Cantin, eudiste,
deux compagnons-marcheurs
sur la « petite voie » de la sainteté.
Tous les saints sont nos parents.
Thérèse de Lisieux, Derniers entretiens
L’heure des saints vient toujours.
Georges Bernanos, Nos amis les saints
Il faut des saints qui sachent scandaliser,
qui incarnent la folie de Dieu.
Paul Evdokimov, L’amour fou de Dieu
Les saints, ces fous admirables INT 2.indd 5 2018-01-04 2:58 PMLes saints, ces fous admirables INT 2.indd 6 2018-01-04 2:58 PMAvant-propos
Dans la lettre apostolique publiée avant sa mort, Reste avec nous S eigneur,
Jean-Paul II faisait cette affrmation : « Les exemples des saints sont devant
nos yeux. » J’ai déjà présenté 45 « exemples » de bienheureux et
bienheureuses, saints et saintes, dans mon « sanctoral » Les saints, ces fous admirables,
paru en 2005. Ce livre étant épuisé depuis plusieurs années, je le reprends
en ajoutant 18 nouvelles fgures, surtout les apôtres du Christ, que j’ai déve -
loppés dans Jésus raconté par ses proches (Parole et Silence/Novalis, 2015).
J’ai profté de cette nouvelle édition pour réviser en profondeur le
texte, car plusieurs changements sont survenus depuis le premier tirage. Les
bienheureux Frère André, Marie de l’Incarnation, Jean-Paul II, Mère Teresa
et Élisabeth de la Trinité ont été canonisés. De plus, Benoît XVI a reconnu
offciellement la sainteté de la visionnaire allemande Hildegarde de Bingen
et l’a nommée docteur de l’Église en octobre 2012. Fait à signaler, le pape
émérite a donné, de 2006 à 2011, plusieurs catéchèses du mercredi sur les
Apôtres, les Pères de l’Église, les saints et saintes du calendrier liturgique.
La nouvelle version de ce livre présente deux bienheureux :
MarieerLéonie Paradis (4 mai) et Charles de Foucauld (1 décembre). J’ai
également ajouté les saints et saintes suivants : Marguerite Bourgeoys (12
janvier), Kateri Tekakwitha (17 avril), Marc (25 avril), Philippe et Jacques
(3 mai), François de Laval (6 mai), Thomas (3 juillet), Louis et Zélie
Martin (12 juillet), Marie Madeleine (22 juillet), Jacques le Majeur (25
juillet), Anne et Joachim (26 juillet), Nathanaël, dit Barthélemy (24 août),
Matthieu (21 septembre), Luc (18 octobre), Simon et Jude (28 octobre),
André (30 novembre), Jean (27 décembre).
7
Les saints, ces fous admirables INT 2.indd 7 2018-01-04 2:58 PMJ’ai conservé la préface de la première édition, écrite par le cardinal
Marc Ouellet, alors qu’il était archevêque de Québec. Il occupe depuis
juin 2010 les fonctions de préfet de la Congrégation pour les évêques à
Rome. Son texte donne un bon aperçu de cet ouvrage, qui en contient
presque deux : une introduction, qui constitue un petit traité sur la sainteté,
suivie des 63 biographies, plus ou moins longues, de mes « fous admirables »,
témoins de l’amour de Dieu.
Le pape François continue à sa manière toute simple et prophétique
la mission des papes qui l’ont précédé. Il revient souvent sur l’importance
de communiquer la foi par le témoignage de l’amour. Pour lui, l’exemple
des saints fait avancer l’Église. En réponse à une question qui lui était
posée le 18 mai 2013, lors de la veillée de Pentecôte, place Saint-Pierre,
avec les mouvements ecclésiaux, il parlait du grand besoin de témoins pour
notre monde :
La communication de la foi ne peut se faire que par le témoignage,
et cela c’est l’amour. Pas avec nos idées, mais avec l’évangile vécu
dans notre existence et que l’Esprit Saint fait vivre à l’intérieur
de nous. C’est comme une synergie entre nous et le Saint-Esprit,
et cela conduit au témoignage. Ce sont les saints qui font
avancer l’Église, ce sont véritablement eux qui portent témoignage.
Comme l’ont dit Jean-Paul II et Benoît XVI, le monde
d’aujourd’hui a particulièrement besoin de témoins. Non tant de
maîtres que de témoins.
Gatineau, le 4 octobre 2016
En la fête de saint François d’Assise
8
Les saints, ces fous admirables INT 2.indd 8 2018-01-04 2:58 PMPréface de la
première édition
C’est une joie pour moi de préfacer ce beau livre de Jacques Gauthier,
qui a eu la délicatesse de me le dédicacer en communion avec son autre
« compagnon-marcheur sur la “petite voie” de la sainteté », le père Bernard
Cantin, eudiste.
Cette dédicace me touche d’autant plus qu’elle évoque notre commun
désir de répondre à cette vocation fondamentale à laquelle nous sommes
tous appelés, devenir des saints, et de le faire humblement dans la confance
absolue en Dieu, à la manière de ceux et celles qui nous ont précédés dans
cette voie, ces « fous admirables » dont il nous parlera avec ardeur tout au
long de ces pages.
Le livre de Jacques Gauthier est très riche et original du fait qu’il
en contient presque deux : une ample présentation qui constitue en
ellemême un vrai petit traité sur la sainteté, suivi de 45 brèves biographies
de saints.
La première partie, que l’auteur nomme simplement une «
introduction », permet d’apprécier son intérêt pour les saints en général et
pour certains en particulier dont il a la conviction qu’« ils l’ont choisi »
beaucoup plus qu’il ne les a choisis lui-même, comme nous le montre
le récit de certaines étapes de son histoire personnelle. L’auteur nous
présente d’une manière à la fois simple et cordiale, mais combien solide,
une compréhension renouvelée de ce qu’est la sainteté. Il le fait en
partant du Dieu saint qui nous a créés à son image et qui nous appelle à
lui ressembler : « Soyez saints, car moi, je suis saint » (1 P 1, 15-16). Il
poursuit avec Jésus Christ, le « Saint de Dieu », le « Fils de Dieu » devenu
9
Les saints, ces fous admirables INT 2.indd 9 2018-01-04 2:58 PMl’un des nôtres pour qu’en lui et par lui toute personne puisse réaliser
sa vocation à la sainteté en se laissant saisir à fond par sa grâce. Car,
comme l’auteur le démontre très bien, les saints ne sont ni des héros, ni
des géants, ni des idoles, ni des « stars ». Ce sont des gens comme nous,
avec leurs fragilités, leurs blessures, leurs diffcultés, mais qui ont laissé
Dieu triompher en eux.
D’où le titre du volume, quelque peu surprenant, mais tellement
signifcatif : les saints sont des « fous admirables ». Cette expression de la poétesse
Marie Noël, que l’auteur reprend à son compte, nous plonge au cœur du
mystère de la sainteté chrétienne. Les saints sont des « fous admirables »,
car la sainteté est une vraie folie : la folie de Dieu qui est essentiellement la
folie de l’amour, d’un amour que Dieu fait sourdre en ses enfants dans la
mesure où ceux-ci s’abandonnent à sa miséricorde et s’offrent vraiment à
lui. Et c’est une folie d’amour dont la sagesse ne s’apprend vraiment qu’au
pied de la croix.
Bien d’autres aspects de cette admirable introduction pourraient être
mis en relief, comme la valeur du culte des saints dans l’Église et la manière
dont ce culte se vit tout au long de l’année liturgique.
Viennent ensuite les 45 biographies. Elles sont écrites dans un
langage simple et vivant. L’auteur recherche toujours l’exactitude
historique et manifeste une saine retenue en refusant, selon son propre aveu,
de mettre l’accent sur des détails superfus, qui « tiennent plus souvent
lieu de légende, au lieu de s’en rapporter à l’histoire ». Sa fdélité aux
sources est grande ; cela ressort particulièrement de la présentation qu’il
fait du mystère de la Vierge Marie et de saint Joseph. Ce sont toujours les
données du Nouveau Testament qui alimentent son regard contemplatif
sur l’une et l’autre.
J’ai été impressionné de voir comment chaque récit biographique
met en lumière non seulement des éléments de la vie de ces personnes,
mais surtout le charisme et la mission particulière que chacune a reçus
de Dieu pour le bien de l’Église. On devine son intimité avec Thérèse de
l’Enfant-Jésus lorsqu’il nous invite, en accueillant ces récits, à « déchiffrer
leur musique intérieure […] avant d’en chanter avec eux toute la portée
au ciel […] ». Car l’ensemble des dons faits par Dieu à ses enfants et se
déployant dans l’amour ne forme-t-il pas une merveilleuse symphonie
qui nous dévoile quelque chose de la beauté même de Dieu révélée dans
le Christ Jésus ?
10
Les saints, ces fous admirables INT 2.indd 10 2018-01-04 2:58 PMJacques Gauthier n’a pas peur de montrer la place incontournable de
la communion à la croix du Christ dans la vie des saints. C’est ainsi que,
parlant de la bienheureuse Dina Bélanger, il écrit : « Paradoxe du
christianisme que d’unir joie et souffrance, puisque l’amour absorbe tout. » Oui,
tout dans la vie chrétienne, même et surtout la souffrance, s’explique
toujours par l’amour.
À la fn de chaque biographie, l’auteur nous propose une prière qui
vient comme cristalliser, souvent sous la forme d’une poésie très vibrante
et de grande qualité, le message profond du témoin en question. J’ai
beaucoup goûté ces prières et je pense qu’il vaut la peine de prendre le
temps de nous arrêter à chacune pour en approfondir le contenu. Car
c’est souvent là que l’auteur nous offre le cœur de ce qu’il a découvert
d’unique dans le témoignage de chacun de ces saints dont le mystère l’a
si profondément marqué.
Ces quelques mots sont très insuffsants pour dire la richesse et
l’intérêt de ce volume qui fera du bien aux âmes, avec son « petit traité
de la sainteté » et ses 45 « miniatures » nous dévoilant quelque chose de
la richesse insondable de la grâce de Dieu à l’œuvre dans les saints. Si
mes mots rendent mal la valeur extraordinairement actuelle de ce livre,
j’espère au moins que l’enthousiasme qu’il a ravivé en moi puisse donner
à d’autres le goût de plonger eux aussi dans ses pages pour y nourrir leur
soif d’absolu et leur faim d’une vie chrétienne sincère et profonde.
Québec, le 3 mai 2005
En la fête des saints Philippe et Jacques, apôtres
Marc Cardinal Ouellet
Archevêque de Québec
Primat du Canada
11
Les saints, ces fous admirables INT 2.indd 11 2018-01-04 2:58 PMIntroduction
Une nuée de témoins
D’aussi loin que je me souvienne, les saints m’ont toujours attiré. Une
telle affrmation peut paraître incongrue dans nos sociétés post-modernes
et laïques, même si certains saints demeurent toujours très populaires. Je
vois plusieurs explications à cet attrait des saints dans ma vie : un besoin
de modèles et de dépassement, un goût pour la poésie et le merveilleux,
un désir de Dieu et de prière, un amour du Christ et de l’Église, une
soif d’aimer et d’être aimé. Il y a peut-être d’autres raisons, mais est-ce si
important de les connaître ?
L’amitié qui existe entre les saints et chacun de nous ne s’explique
pas vraiment. L’Église appelle cette fraternité divine « la communion des
saints ». Ce mystère est très bien évoqué dans la préface I pour la messe des
saints : « Dans leur vie, [Père très saint], tu nous procures un modèle, dans la
communion avec eux, une famille, et dans leur intercession, un appui ; afn
que, soutenus par cette foule immense de témoins, nous courions jusqu’au
bout l’épreuve qui nous est proposée et recevions avec eux l’impérissable
couronne de gloire, par le Christ, notre Seigneur. »
Thérèse de Lisieux avait très bien saisi cette tendresse cordiale des
saints. Elle écrivait à l’abbé Bellière, moins de deux mois avant son entrée
dans la vie, le 30 septembre 1897 :
Je crois que les Bienheureux ont une grande compassion de nos
misères, ils se souviennent qu’étant comme nous fragiles et mortels
ils ont commis les mêmes fautes, soutenu les mêmes combats et
leur tendresse fraternelle devient plus grande encore qu’elle ne
12
Les saints, ces fous admirables INT 2.indd 12 2018-01-04 2:58 PMl’était sur la terre, c’est pour cela qu’ils ne cessent de nous protéger
1et de prier pour nous .
La Congrégation pour le culte divin ne dit pas autre chose dans son
Directoire sur la piété populaire et la liturgie : « Les saints, tout en connaissant
le bonheur éternel auprès de Dieu, ne sont pas indifférents aux peines de
leurs frères et sœurs, et ils les accompagnent sur leur chemin par leur prière
2et leur protection . »
Des amis pour l’éternité
Peut-être me direz-vous : « Les saints, et surtout les martyrs, c’est bien beau,
mais on les admire de loin. Au fond, ça ne change rien. » Trop souvent, en
effet, nous les voyons comme des êtres inaccessibles, alors qu’ils sont nos
amis et que cette amitié se poursuit au ciel, où nous nous connaîtrons les uns
les autres dans le Christ. Nous serons connus comme Dieu nous connaît,
dans l’unité de l’amour, affrme saint Syméon le Nouveau Théologien : « La
gloire que Dieu le Père a donnée au Fils avant les siècles, le Fils l’a accordée
3aux saints et tous ne font qu’un . »
Nous n’avons pas tant à imiter les saints qu’à entrer dans cette ardente
amitié qu’ils avaient pour le Christ. Ils nous entraînent vers lui par leur
amour et nous encouragent en chemin, même si les voies peuvent être
différentes. Gardons-nous d’en faire des géants, écrivait le moine cistercien
Yves Girard, dans la préface à mon recueil sur les saints, Icônes du Royaume :
Ils sont nos « amis » !
Nous sommes si souvent tentés de l’oublier.
Leur envergure ne cesse de nous en imposer.
Pourtant, le Maître nous l’a répété :
« Si vous ne devenez comme de petits enfants… »
En fnirons-nous avec l’éternelle tentation :
en faire des géants qui découragent nos faiblesses ?
Elles ne manquent pas d’amis, les personnes qui cheminent avec les
saints et les saintes. Ces compagnons et compagnes de route sont d’abord
des êtres humains comme nous qui ont tout misé sur la miséricorde de
1. Thérèse de Lisieux, Œuvres complètes, Paris, Cerf/Desclée de Brouwer, 1996, p. 622.
o2. Directoire sur la piété populaire et la liturgie, Paris, Bayard/Fleurus-Mame/Cerf, 2003, n 211.
3. syméon Le nouveau ThéoLogien, Traités théologiques et éthiques, I, Paris, Cerf, coll. « Sources
chrétiennes » 122, 1966, p. 297.
13
Les saints, ces fous admirables INT 2.indd 13 2018-01-04 2:58 PMDieu. Ils ne sont pas des supermans ou des superwomans inabordables, créés
par les médias de masse pour répondre à une mode. Nous le savons, la
société de consommation, fondée sur l’image, produit des idoles, ou des
stars, qui viennent surtout du milieu du cinéma, de la chanson, du sport.
Certains ont valeur d’icônes et de mythes, pensons à Elvis Presley, James
Dean, Che Guevara. Plusieurs les vénèrent comme des héros et des saints.
Et pourtant, que de différences entre les stars et les saints !
La star brille, le saint illumine. L’une est souvent narcissique, l’autre
est altruiste. Les deux attirent, mais ils ne rayonnent pas de la même
manière. Alors que la star éclaire d’elle-même, le saint renvoie à une autre
lumière. L’une attire la lumière sur elle-même, l’autre, sur le Christ qu’il
fgure. La star est une idole qui passe au gré des modes ; pensons en effet
au phénomène de la télé-réalité, où l’on fabrique des stars en quelques
semaines en éliminant les autres participants. La transcendance de la star
est le succès ; après, c’est le vide, le jetable après usage. La star en arrive à
prendre la place de Dieu, alors que le saint n’existe que pour conduire à
Dieu. L’une expose son corps, l’autre le donne. Mais la grande différence
vient surtout de leur vie elle-même. Les saints prêchent par leur exemple :
Alors que la réputation du saint repose sur l’exemplarité vérifée
de sa vie personnelle, l’idole ne jouit que de l’attribution d’une
fonction exemplaire, fondée sur son image, mais indépendante
d’une authentifcation personnelle. Bien au contraire, l’absence
vérifée des vertus que l’image de l’idole lui attribue ne nuit qua -
4siment jamais à sa réputation .
Les personnages charismatiques, comme Martin Luther King, Mère
Teresa, l’abbé Pierre, Jean-Paul II, sont souvent vénérés comme des idoles,
des héros. Ils sont des modèles par leurs vertus, qui deviennent des valeurs
créatrices de sens. Pensons aussi aux stigmatisés que sont Thérèse Neumann,
Padre Pio, Marthe Robin, de véritables personnages légendaires que la mort
rend encore plus vivants par le culte que le public leur rend.
Pourtant, les saints reconnus comme tels par l’Église ne sont pas des
héros ou des idoles, au sens où l’entend la société moderne, même si leur vie
est pour plusieurs un modèle, un exemple d’une perfection possible pour
eux aussi. Les saints ne veulent pas attirer les projecteurs sur leur personne,
4. Willem FrijhoFF, « Témoins de l’Autre, désirs incarnés : saints et héros, idoles et modèles »,
La Maison-Dieu, 237, 2004/1, p. 32.
14
Les saints, ces fous admirables INT 2.indd 14 2018-01-04 2:58 PMmais sur le Christ, avec qui ils s’identifent jusqu’au don d’eux-mêmes. Ils
sont des génies de l’amour, parce que le Christ leur a donné son Esprit
d’amour qui les a rendus pleinement humains, donc divins.
Dans une conférence présentée aux flles de Charles de Foucauld en
1947, intitulée Nos amis les saints, le romancier Georges Bernanos affrmait :
« Un héros nous donne l’impression de dépasser l’humanité, le saint ne la
dépasse pas, il l’assume, il s’efforce de la réaliser le mieux possible,
comprenez-vous la différence ? Il s’efforce d’approcher le plus près possible de son
5modèle Jésus Christ, c’est-à-dire de Celui qui a été parfaitement homme . »
Le père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, béatifé le 19 novembre 2016,
écrivait la même chose en d’autres termes : « Nous confondons si facilement
la sainteté avec l’héroïsme : nous voulons être des héros, c’est-à-dire assurer
le triomphe des forces physiques ou des forces intellectuelles, en tout état de
cause des forces humaines et naturelles. Dans le combat, le héros, c’est celui
6qui arrive à vaincre ; le saint, c’est celui qui laisse triompher Dieu en lui . »
Le pape François le rappelle en d’autres mots : « Les saints ne sont
pas des superhommes. Ce sont des personnes qui ont l’amour de Dieu au
7cœur, et transmettent cette joie aux autres ! »
L’éternelle enfance de Dieu
Se référant à cette parole de Jean de la Croix, « Tout est à nous, tout est
pour nous », Thérèse de Lisieux avait compris que les saints sont à notre
service et nous gardent jeunes dans l’amour. Ils ne sont pas saints pour leur
propre gloire, mais pour la nôtre. « Je trouve que l’amour donné aux saints
sur la terre est plus pour nous que pour eux, parce que c’est nous qui en
8recueillons le bien, c’est nous qui en proftons . »
Le père Molinié, décédé le 15 juin 2002, communiait à cette jeunesse
des saints qui le sauva du désespoir. Lorsque Luc Adrian lui demanda ce qui
l’aidait à croire, il répondit : « Les saints. Je serais condamné à l’agnosticisme
et au désespoir sans Thérèse de Lisieux, le père Kolbe, Marthe Robin, Padre
Pio… Ils m’attirent vers le Ciel. Ils ont tenu le coup sans accuser Dieu ?
5. Georges Bernanos, Les prédestinés, Paris, Seuil, coll. « Points Sagesses », 1983, p. 101-102.
6. marie-eugène de L’enFanT-jésus, Ton amour a grandi avec moi. Un génie spirituel, Thérèse de
Lisieux, Venasque, éd. du Carmel, 1998, p. 69.
7. Twitter, 19 novembre 2013.
8. Thérèse de Lisieux, Conseils et souvenirs, Paris, Cerf, 1973, p. 164.
15
Les saints, ces fous admirables INT 2.indd 15 2018-01-04 2:58 PMAlors je ne l’accuserai pas non plus. Grâce à eux, je survis, maladroitement,
9à coups d’oraison et d’adoration . »
Si les saints nous fascinent, n’est-ce pas parce qu’ils ont un message
de foi, d’espoir et d’amour à nous transmettre ? C’est comme s’ils nous
choisissaient beaucoup plus que nous les choisissons. Leurs vies sont des
mini-évangiles qui libèrent notre désir d’aimer. Nous nous sentons en
confance avec l’un, nous avons telle affnité avec l’autre, nous sommes
séduits par telle vertu ou tel acte dans leur vie. C’est ainsi qu’ils lancent des
clins d’œil. Ils nous font signe par leur affection qu’ils mettent dans notre
cœur pour mieux nous conduire au Christ. Leurs écrits nous inspirent,
selon nos intérêts et notre tempérament. Nous apprenons à les aimer, et
reen les aimant nous glorifons le Père, comme l’indique la 1 Préface des
saints : « Tu es glorifé dans l’assemblée des saints : lorsque tu couronnes
leurs mérites, tu couronnes tes propres dons. »
Les saints nous révèlent que notre histoire est sainte, car Dieu
luimême l’habite avec sa sainteté. Solidaires de notre humanité, ces êtres de
feu ont vécu l’Évangile au quotidien, ce qui les rend éternellement jeunes.
Jean-Paul II en parlait ainsi lors d’un pèlerinage à Lisieux le 2 juin 1980 :
Les saints ne vieillissent jamais, ils ne tombent jamais dans la
prescription. Ils restent continuellement les témoins de la jeunesse
de l’Église. Ils ne deviennent jamais des personnages du passé,
des hommes et des femmes d’hier. Au contraire : ils sont toujours
les hommes et les femmes du lendemain, les hommes de l’avenir
évangélique de l’homme et de l’Église, les témoins du monde futur.
Lors de la veillée de prière du samedi 27 juillet 2002, à la Journée
mondiale de la jeunesse de Toronto, le pape exhorta ainsi les jeunes :
« Faites resplendir la lumière du Christ dans votre vie ! N’attendez pas
d’être plus âgés pour vous engager dans la voie de la sainteté ! La sainteté
est toujours jeune, comme est éternelle la jeunesse de Dieu. »
La sainteté appartient surtout au monde de l’enfance et de
l’amour, à ce « sentiment déchirant de l’innocence, l’éternelle enfance
de Dieu », écrivait Claudel, après sa conversion à Notre-Dame de Paris,
le 25 décembre 1886. Mais à chacun sa grâce. Paul Claudel n’était pas
François d’Assise. Ce diplomate de carrière, qui avait renoncé au cloître,
célébrera Dieu et la création à sa façon, au cœur du monde. « Dans
9. Cité dans « Les chrétiens et l’au-delà », hors série de Famille Chrétienne, janvier 2004, p. 18.
16
Les saints, ces fous admirables INT 2.indd 16 2018-01-04 2:58 PMla maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous
aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? » (Jn 14, 2).
Plus tard, Claudel écrira dans son Journal :
C’est vrai, c’est une belle chose, comme saint François, de tout
jeter au proft de Dieu et de se débarrasser d’un seul coup une
fois pour toutes de tous les soucis de la temporalité, mais n’est-ce
pas aussi une belle chose, sans qu’un seul moment le sentiment,
la pensée de Dieu soient absents, d’assumer le monde tel qu’il
est, sans récuser aucune de ses charges, famille, métier, services,
etc. – et quel et cætera ! – fdèle par le cœur jusqu’à la fn pendant
10soixante-dix ans ?
Les saints dans ma vie
Avant de vous présenter quelques-uns de mes amis, dans ce livre écrit pour
leur rendre hommage et pour saluer la victoire du Christ en eux, voici un
bref rappel de leur passage dans ma vie et quelques notions sur la sainteté,
en lien avec la liturgie et le sanctoral de l’Église catholique.
Mes parents venaient d’emménager dans leur nouvelle maison avec
leur enfant d’un an. Ma mère était de nouveau enceinte. Constatant
l’épuisement de sa patiente en fn de grossesse, le médecin lui ordonna un repos
complet. Ma mère, qui craignait pour la santé de son deuxième bébé, promit
à Marie que si l’accouchement se passait bien elle le lui consacrerait. Je fus
donc baptisé le 8 décembre 1951, devenant enfant de l’Église et membre
de cette grande famille qu’est la communion des saints. La Trinité se logea
au fond de mon âme, et Marie prit place dans le plus intime de ma chair.
La Reine de tous les saints aura toujours une grande importance dans mon
« invisible chez-soi ». Chaque fois que je la prie, par exemple en récitant le
chapelet ou en le « marchant » avec mon épouse, je sais que les saints ne sont
jamais loin, sans parler des anges. C’est comme cela : simple regard de foi.
Vers l’âge de quatre ans, je fus hospitalisé à Trois-Rivières pour une
jaunisse. Je devais être un enfant bien sensible, car on avait interdit à ma
mère de venir me visiter, par crainte de larmes trop abondantes. Le frère
de ma mère, un franciscain, suppléa à son absence. Je me rappelle une de
ses visites. Il était vêtu de sa longue bure couleur de terre. Je jouais avec
son cordon blanc à trois nœuds. Pour moi, cet homme était une image
10. Paris, Gallimard, coll. « La Pléiade », 1968-1969.
17
Les saints, ces fous admirables INT 2.indd 17 2018-01-04 2:58 PMbienveillante de Dieu. À travers lui, je rencontrai François d’Assise et
Antoine de Padoue, mes premières fgures de saints. Mon oncle est décédé
le 10 septembre 2016, à l’âge de quatre-vingt-dix-neuf ans. Il est mort
11comme il a vécu, dans la paix et l’amour de Dieu .
Cette présence franciscaine à l’aube de ma vie me donna une image
plutôt joyeuse de la sainteté. Le proverbe a bien raison : un saint triste est
un triste saint. Il faut dire que bon nombre de leurs statues n’arrangent rien
et effraient souvent les enfants. Ainsi, ce trait d’esprit d’un petit Français :
12« J’ai eu peur dans l’église : la statue restait immobile ! »
Mon oncle, saint François et saint Antoine me semblaient venir
d’un autre monde, animés par ce grand vent de folie qui avait commencé
à la Pentecôte. Je les voyais comme des amoureux de Dieu sur le chemin
de l’Évangile. Cette impression de liberté intérieure et d’ouverture aux
autres contrastera plus tard avec certains religieux vertueux de mon école
et prêtres savants de ma paroisse qui sentaient un peu trop la naphtaline.
Ceux-ci m’apparaissaient moins mystiques, moins enjoués, moins poètes,
bref moins enfants.
Jeune, j’aimais lire les bandes dessinées racontant la vie de saints. Là
aussi, j’y voyais un grand souffe de liberté et de vérité. Leurs vies risquées
et non sclérosées m’enthousiasmaient. Je me rappelle surtout les vies de
Dominique Savio, de don Bosco et de Bernadette Soubirous. Il y avait
quelque chose d’enivrant dans ces récits édifants qui me faisaient pressentir
un monde de beauté, plus léger que mon quotidien. Mes heures de lecture
étaient habitées par le poids d’amour de mes amis, et mon désir s’élevait vers
Dieu comme l’encens de leur prière. Comme Dieu devait être amoureux,
beau, vivant, pour créer de tels êtres ! me disais-je le soir en m’endormant.
On construisit une nouvelle église dans ma paroisse
Saint-JeanBaptiste de Grand-Mère. C’était au début du concile Vatican II. Il y avait
peu de statues dans l’église. Celle du précurseur de Jésus me semblait bien
petite et bien loin. D’autres églises avaient subi une cure de rajeunissement.
C’était l’époque où l’on enlevait les statues, sauf celles qui « payaient bien
leur loyer », comme celles de François, d’Antoine et de la petite Thérèse.
En effet, les cierges étaient allumés en grand nombre devant leurs statues
11. Je lui rends hommage dans ce billet : « Hommage à mon oncle franciscain », Le blogue de
Jacques Gauthier, [en ligne].
[www.jacquesgauthier.com/blog/entry/hommage-a-mon-onclefranciscain-1917-2016.html] (6 novembre 2017).
Thomas grimaux, Les perles du caté, Paris, Cerf, 2003, p. 23.12.
18
Les saints, ces fous admirables INT 2.indd 18 2018-01-04 2:58 PMde plâtre. Plusieurs de ces églises sont maintenant fermées. Peut-être que
les gens ne s’y reconnaissaient plus. On ne touche pas impunément à la
piété populaire qui, d’après l’étymologie du mot, appartient au peuple.
Cette piété a ses critères, comme le culte des saints qui diffère d’un pays à
l’autre, au rythme de leurs patrons.
Durant mon adolescence, j’ai remplacé mes holy stars par des rock
stars. Mais Marie veillait sur moi, et j’étais toujours dans la mire de Dieu.
Un jour de mes vingt ans, je le priai comme si je manquais d’air : « Dieu,
si tu existes, révèle-toi à moi ! » Le 2 juin 1972, il me répondit par Marie
et une communauté de jeunes à Drummondville. À la prière du soir, j’ai
récité trois Ave avec d’autres jeunes, et tout a basculé. J’ai été touché par le
Christ, blessé par sa miséricorde ; mon cœur ne s’est pas refermé. La joie est
revenue, et les saints aussi. Je me suis mis à lire de nouveau des biographies
de saints, pour entretenir la famme et raviver mon espérance.
Quelques mois plus tard, je rencontrai Jean Vanier, l’ami des personnes
avec un handicap, et je vécus six mois avec lui à l’Arche de Trosly-Breuil, en
France. Le père Thomas Philippe, alors mon directeur spirituel, me parla
souvent de la petite Thérèse, qui était si proche des blessés de l’Arche. Mais
c’est Jean de la Croix qui me fascinait à cette époque. J’avais besoin d’un
guide qui me montre comment aller à Dieu. J’ai lu ses Œuvres complètes,
qui me marquèrent profondément. J’ai surtout compris l’importance de
l’oraison intérieure, une constante chez tous les saints.
À l’Arche, j’ai vécu avec de saints handicapés qui m’aidèrent à
reconnaître mes blessures. Lors d’une retraite à Châteauneuf-de-Galaure, prêchée
par le père Finet en septembre 1973, je rencontrai la stigmatisée Marthe
Robin, qui me montrera ce qu’est l’humilité, une autre constante chez tous
13les saints . Sa cause de béatifcation a été introduite à Rome.
De retour au Québec, j’entrai à l’abbaye cistercienne d’Oka, où je
vécus quatre ans comme moine. Je quittai la communauté pour des raisons
de santé. J’entrepris des études théologiques à Trois-Rivières, puis je fs
un doctorat à l’Université Laval de Québec sur la théopoésie d’un grand
poète de la liturgie, Patrice de La Tour du Pin. Entre-temps, j’épousai
Anne-Marie, qui avait un peu le même cheminement que moi. C’est dans
notre vie de couple, avec quatre enfants, que nous allions vivre l’aventure
13. Je relate cette rencontre avec Marthe Robin dans mon carnet de jeûne, Se purifer pour renaître,
Presses de la Renaissance, 2004, p. 103-106.
19
Les saints, ces fous admirables INT 2.indd 19 2018-01-04 2:58 PMChemins vers le silence intérieur avec Thérèse de Lisieux, Paris,
Parole et Silence, 2015.
Saint Jean de la Croix, Paris, Le Figaro/Les Presses de la
Renaissance, 2017.
Saint Bernard de Clairvaux, Paris, Le Figaro/Les Presses de la
Renaissance, 2017.
Henri Caffarel, maître de prière, Paris, Cerf, 2017.
RÉCITS
Toi, l’amour. Thérèse de Lisieux, Sillery, Éditions Anne Sigier, 1997.
Traduit en italien.
Le voyage de l’absente, Ripon, Écrits des Hautes-Terres, 1999.
Se purifer pour renaître. Carnet de jeûne chrétien, Paris, Presses de
la Renaissance, 2004.
Fioretti de sainte Thérèse, Montréal, Novalis, 2005.
Thérèse de l’Enfant-Jésus au milieu des hommes, Paris, Parole et
Silence, 2005.
Les chemins de l’Évangile. Entretiens avec Marie-Léonie Paradis, Montréal,
Novalis, 2012. Traduit en anglais et en espagnol.
Jésus raconté par ses proches, Paris et Montréal, Parole et Silence/
Novalis, 2015.
Récit d’un passage. Paris et Montréal, Parole et Silence/Novalis, 2016.
ROMAN
Le secret d’Hildegonde, Hull, Éditions Vents d’Ouest, 2000 ; Paris,
Éditions Le Sarment, 2001.
Vous pouvez communiquer avec l’auteur
en consultant son site Web et son blogue :
jacquesgauthier.com
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COUVERTURE « Les saints, ces fous admirables » • FORMAT : 12.6 x 9” • ÉPINE : 0,62”
« Les saints partagent les mêmes combats et
préoccupations que nous, les mêmes espérances
et déceptions, la même aventure de la liberté et
de la vérité. Ils nous aident à libérer le saint qui
se cache en nous, comme un bloc de marbre non
encore sculpté que l’amour de Dieu veut ciseler
pour qu’apparaisse son image. »
Ces quelques lignes résument bien ce que
Jacques Gauthier a appris en fréquentant ses amis,
les saints et les saintes. Au fl des pages de ce livre,
il nous fait partager la vive admiration qu’il éprouve
pour ces hommes et ces femmes qu’il n’hésite pas Édition revue et augmentée
à appeler des « fous admirables », reprenant la belle
expression de Marie Noël.
Aux 45 fgures de sainteté présentées dans l’édition
originale, parue en 2005, cet ouvrage ajoute
18 portraits et prend acte des nouveautés survenues
lors des pontifcats de Benoît XVI et de François.
Jacques Gauthier a été professeur à l’Université Saint-Paul d’Ottawa.
Poète et essayiste, il a publié plus d’une soixantaine d’ouvrages,
largement diffusés dans toute la francophonie. Il tient un blogue
sur son site Web : jacquesgauthier.com.
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Jacques Gauthier
Les saints, ces fous admirables