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LIBÉRÉ DU TEMPS

De
Très jeune, Charles décide de couper les liens avec sa famille en décidant de partir dans une expédition maritime. L 'aventure qu'il s'était imaginée va prendre une nouvelle forme. Il va devoir faire face aux événements dans un monde partagé entre la réalité et les légendes.
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LIBÉRÉ DU TEMPS
Yannick Cornanoest un écrivain Guadeloupéen qui a fait ses premier s pas dans l’écriture par la poésie. Il a toujours développé une relation de respect envers la nature.
Avant, il était seul sur son navire, maintenant il a une famille avec lui qu’il doit mener à bon port.
Anlly Maldonadoans la peintureest une jeune Guatémaltèque qui a fait ses débuts d avec son grand-père qui l’a initiée à la représentation des paysages.
Dessiner, c’est un moyen pour elle de se distraire et d’exprimer sa créativité. Elle retrouve dans cette activité la sérénité. Plus tard, elle aimerait illustrer dans l’univers des mangas.
Yannick Cornano LIBÉRÉ DU TEMPS Illustrations d’Anlly Maldonado
© Yannick Cornano 2017
CHAPITRE 1
La nouvelle
Dans la vie, il faut avoir des passions. La mienne, c’est de voyager et de découvrir de nouvelles cultures. J’aime l’aventure et les surprises et c’est pour cela que je dis souvent qu’il ne faut pas rêver sa vie, mais il faut la vivre.
Le jour où j’ai commencé à réfléchir sérieusement sur mon propre avenir, j’étais assis sur le sable au bord de la mer et je regardais les personnes s’amuser. Il y avait des familles et des amis. Tous étaient contents d’être là. Mais ce qui a beaucoup attiré mon attention, c’était un petit garçon de 5 ans environ qui nageait. En le regardant, j’étais premièrement surpris, puis émerveillé et enfin gêné.
Je ressentais à l’intérieur de moi un sentiment de mal-être, car j’avais déjà 18 ans et je ne savais pas nager. C’était impressionnant de voir ce petit garçon se déplacer dans l’eau avec facilité. Ses petits bras étaient en parfaite coordination avec ses pieds. Il s’était transformé en petit poisson.
Depuis ce jour, je me suis dit : rien n’est impossible pour celui qui veut. Nous ne devons pas nous fixer des limites, pour avancer.
Après dix minutes d’observation, j’ai décidé d’entrer dans la mer. J’avais un peu peur de l’eau, tout comme un chat qui ne veut pas se mouiller.
Pour surmonter cette épreuve, je me suis donc dit mentalement que j’étais un poisson, car avant de venir au monde, je vivais dans l’eau dans le ventre de ma mère.
En pensant à cela, je me suis senti plus courageux et en moins de deux minutes, je m’étais déjà mouillé. Au début, j’avais un peu froid, et puis mon corps s’est adapté à la température de l’eau.
J'étaispartiellement immergé dans cette immensité bleue et on n’y voyait que ma tête. Pendant un instant, je me suis senti léger comme une plume, et puis je me suis rendu compte que mon corps était attiré vers le fond comme une pierre que l’on venait de lancer dans la mer. Je ne voulais pas subir également ce sort et c’est la raison pour laquelle j’ai commencé à battre rapidement des bras et des pieds. Je ne voulais pas couler, l’eau était très salée et elle me piquait fortement les yeux.
Physiquement et mentalement, je réalisais un grand effort. Les vagues me frappaient et j’avançais petit à petit. Lorsque je sentais que je n’avais plus de force, je repensais à ce garçon de 5 ans qui nageait avec beaucoup de vivacité.
Au bout de quelques secondes, mon cœur commença à p alpiter à une vitesse phénoménale. Je me sentais en danger, mais finaleme nt, grâce à une grande force de volonté, j’ai pu surmonter une peur que j’avais depuis mon enfance.
À la suite de cet événement, je suis sorti de la mer. Mes pieds mouillés laissaient sur le sable les traces de mon passage victorieux. Je me d irigeais vers les douches afin de m’enlever cette couche saline qui me collait à la p eau. Après avoir terminé, j’avais une sensation de légèreté. En effet, je venais de me libérer d’un poids et je pouvais maintenant continuer ma vie avec confiance.
J’avais réussi un exploit et c’était fier de moi qu e j’allais retourner chez moi. Entre la plage et ma maison, il y avait seulement une vingta ine de minutes à pied. Ce jour-là, j’étais venu à vélo. Au final, j’étais donc à dix minutes de chez moi.
Juste avant de partir, j’avais entendu le bruit d’u ne cloche et la voix d’une femme qui disait : « Manola, descends du cocotier, sinon tu vas tomber ! »
À cet instant, je me suis retourné et j’ai vu cette petite fille très souriante sur l’arbre. Elle ne semblait pas avoir peur. En revanche, sa mère était très effrayée, car elle pensait que son enfant allait tomber. C’était assez amusant d’observer cette scène entre mère et fille, car deux minutes plus tard, la petite fille descendit et embrassa sa mère.