140 piles

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102 pages

Description

En cent quarante signes pile, Oxmo Puccino s’adresse chaque jour à ses 200 000 followers, qu’il appelle ses flowers. Sous nos yeux se fabriquent les vers et le verbe d’un poète. D’une ville et d’un concert à l’autre, voici des haïkus digitaux ou des chargeurs d’énergie quotidiens, autant que le journal poétique d’un artiste lumineux, qui tweete comme une Jules Renard de son siècle.

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Date de parution 20 mars 2014
Nombre de lectures 42
EAN13 9782846268400
Langue Français

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couverture

En cent quarante signes pile, Oxmo Puccino s’adresse chaque jour à ses 200 000 followers, qu’il appelle ses flowers. Sous nos yeux se fabriquent les vers et le verbe d’un poète. D’une ville et d’un concert à l’autre, voici des haïkus digitaux ou des chargeurs d’énergie quotidiens, autant que le journal poétique d’un artiste lumineux, qui tweete comme une Jules Renard de son siècle.

 

Quinze ans déjà qu’Oxmo Puccino, poète au verbe aussi beau que puissant, offre au rap ses lettres de noblesse et à la chanson française un nouvel élan. Il a publié Mines de cristal en 2009 (Au diable vauvert).

 

Twitter : @oxmopuccino

www.oxmo.net

 

Oxmo Puccino

 

 

140 piles

 

 
Diable
 

À mes premiers flowers

 

« Les mots, je m’en amuse mais ne joue pas avec », c’est au pied de la lettre que malgré moi j’applique cet adage, parfois au prix de l’accessibilité.

Mon rapport avec la vérité doit être issu d’un héritage que j’ai dû commencer à porter très tôt. Mon père m’offrit des livres avant mes premiers crampons et ma mère a cette particularité d’entretenir un rapport direct avec les vérités, ainsi certaines discussions ou remises à l’ordre étaient, selon leur importance, ponctuées d’une phrase qui clôturait le débat de manière définitive. De nature silencieuse, j’ai tiré avantage de ce don maternel pour réfléchir beaucoup puis l’écrire, un peu.

« Qui a dit ça ? » est mon réflexe à l’appel d’un ami qui veut me joindre de vive voix pour me citer un dicton ou me lire le passage d’un livre qui le laissa sur le marbre ; soit, par jalousie, je l’insulte, soit nous partons en débat quels que soient le lieu et l’heure, parce que je me réjouis de croire « qu’en une phrase on a tout dit ».

Jamais les mots n’ont été aussi importants qu’aujourd’hui et comme, en règle générale, tout le monde est pressé, le temps d’une phrase vaut hélas… le temps d’un livre. Les gens passent leur temps à résumer des livres qu’ils n’ont pas ouverts.

L’écrivain n’existant qu’à travers la lecture de l’autre, je suis convaincu que l’auteur manque de discernement sur sa propre œuvre. Combien de chefs-d’œuvre avons nous ainsi manqués, à cause de l’auteur, déchirant lui-même deux mois de labeur parce qu’il croyait n’avoir pas travaillé comme il le fallait ? J’ai dû composer une centaine de chansons, avec trente pour cent de mes écrits, le reste s’est envolé oublié au fond du cahier, au grand dam de certains témoins. Internet m’a permis de colmater la fuite, car je n’écris pas que pour chanter et mes morceaux ne sont que des prétextes pour partager une idée, ils sont issus d’une rencontre, d’une fulgurance ou d’une lecture. Mais si trois couplets et un refrain (le format populaire) peuvent introduire un sujet de façon ludique, l’approfondir demande souvent quelques étagères d’ouvrages. Pourtant, il suffit d’une formule pour allumer la mèche et mettre le feu aux poudres : tous les propos sont bons pour déclencher un enchaînement de réactions et un déchaînement de passions.

Quel plaisir que de commencer la journée par un bon mot d’esprit, à défaut de beau temps, il peut, d’un sourire, revigorer ou précéder le reste d’une longue journée.

Je suis convaincu du pouvoir des « mots guérisseurs », à commencer par les nôtres, car si les internautes prêtaient attention à ce qu’ils écrivent, ils soigneraient ce qu’ils pensent.

Je crois que, sur Internet, tout le monde parle à l’oreille de tout le monde mais chuchote mal.

La proximité des réseaux sociaux me permet de présenter ces idées, pensées qui conduisent à mes thèmes de prédilection, de recueillir les avis, sentir l’humeur dominante.

« Des dates et des heures » : j’aime beaucoup cette phrase qui m’empêche d’oublier qu’il y a un temps pour tout et que c’est ici et maintenant qu’il faut chérir, au risque de ne jamais le faire.

J’ai tenu à garder les dates car elles marquent un moment fort, partagé avec des amis que, pour la plupart, je n’ai pas encore rencontrés, c’est aussi l’occasion de célébrer la beauté ou l’accueil d’une ville à sa juste valeur, accrocher des mots à ces instants.

J’ai choisi de les imprimer, parce que le papier est une matière vivante et tactile qui prendra de la valeur affective, au contraire des smartphones qui, devenus indispensables pour tout ce qu’on leur a confié, nous ont aliénés à une prise électrique.

Les formules que je partage sont des clés trouvées au fond d’une impasse, au bout d’un questionnement.

Elles sont les marches que je gravis pour atteindre le deuxième degré d’un sujet qui me frappe et que j’ai besoin d’élucider, le souhait d’allumer une réflexion, de contraindre au dialogue, donc à l’ouverture.

Car la bonne phrase peut changer notre façon de voir, mille votre façon de penser.

 

15 mai 2009

Nice sous la pluie… On va quand même brûler les planches !

23 mai 2009

Province française, sous la chaleur, concert ce soir, au fil du plaisir…

30 janvier 2010

@Tedx : fallait pas être ailleurs ! Sinon le monde change derrière ton dos !

10 février 2010

Demain, tournage du prochain mega giga siouper clip by KimChap himself !! Ça ne va pas beauté en touche.

11 février 2010

Quand ce qui se passe autour du rap devient plus intéressant que le rap lui-même

12 février 2010

Lorsque l’image dépasse l’espérance, ouvrez les yeux ! Et ça recommence…

28 février 2010

Ici Paris, dimanche… Rideau de pluie, ciel gris foncé. Bon !

4 mars 2010

Le soleil peut rendre imperméable au froid, et ce clip est si beau… Rdv dans few hours ! Have this bonne journée !

6 mars 2010

Sur un tapis volant… En route vers les victoires. Only good vibrations.

10 mars 2010

« Tout le monde se plaint de sa mémoire… jamais de son jugement. » La Rochefoucauld

18 mars 2010

J’ai arrêté l’école avant de la quitter…

20 mars 2010

Décidemment le soleil se rembourse !

21 mars 2010

Se tire Cailque jours au quere, changer d’ère, cracher la pression tel 100 geysers…

22 mars 2010

Pauvre celui qui ne peut être l’ami de personne… Te cairo mucho.

22 mars 2010

Décrire l’irracontable… Le but de ma mine.

23 mars 2010

Et comme disait Achille… Un c’est bien, deux c’est la route vers Troie !

25 mars 2010

Quand l’argent parle, la vérité se tait… (?) Phrase cueillie au Caire, point d’interrogation de moi.

26 mars 2010

Songe à jeter l’éponge, prends ce mouchoir, essuie tes joues, apprécie l’air qui se joue.

27 mars 2010

Tout doux en attendant le Boom de tonight… C’est d’ailleurs complet. Sceaux what !!! Vive le ça me dit.

1er avril 2010

« La main qui donne ne pardonne pas. » pier&kim

2 avril 2010

Best spot at Cannes, avant the Show of ce soir… Comment faire quelques heures de 5 mn.

2 avril 2010

Oui, je remercie mes followers, laisse les Fauxloueurs !

2 avril 2010

Dans 10 mn on stage… Concentration pour la super puissance. Cannes pour un festival avant l’heure. Merci !

6 avril 2010

La vie aime ceux qui l’aiment.

6 avril 2010

Pour se débarrasser de quelques personnes… il suffit de le leur prêter un peu d’argent.

8 avril 2010

Je viens de me rerendre compte de l’absurdité consommatrice de notre époque ; beaucoup ignorent ce qu’est un mégapixel…

9 avril 2010

Regarde « Mélodie en sous-sol » dans le tour-bus avec l’équipe, en attendant de marquer Limoges !!!! Party people !

10 avril 2010

Dans 30 s on stage… Attention les Ulis ! Peace.

11 avril 2010

Un tel dimanche provoque des idées lumineuses… mais ne nous allumons pas. Vive nous.

12 avril 2010

Le dilemme c’est que l’homme n’aime pas partager, et si nous étions tous riches, eh bien on se jalouserait. Demain peut-être. Bonne journée.

13 avril 2010

Le métro parisien est un spectacle vivant permanent, les gens s’y mettent à nu derrière leur visage. Ligne 13.