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Afin que nul n'oublie

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103 pages
Je vais relater, ne serait-ce qu’une partie Des monstruosités commises par des Zombies : Une sorte de document, afin que nul n’oublie Qui doit demeurer dans l’histoire de l’Algérie. Personne ne pourra admettre sans se révolter Que ces égorgés de tous les coins du pays L’ont été au nom de l’Islam si tolérant Par des intégristes qui se disent « Musulmans ». Les frontières de l’horreur ont été défoncées Face à toutes ces victimes qui ne peut tressaillir ? D’effroyables bilans ont été enregistrés. Plus terribles que jamais, restent les souvenirs. Comment oublier l’air traqué de ces survivants Fuyant leur triste sort, leur village ensanglanté leurs oreilles bourdonnant encore des cris d’agonie de ceux qui n’ont pas pu échapper aux assaillants. Extrait de Afin que nul n’oublie
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© Editions Amalthée, 2010

Pour tout contact :
Editions Amalthée — 2 rue Crucy — 44005 Nantes Cedex 1
www.editions-amalthee.comAFIN QUE NUL N’OUBLIE…
Je vais relater, ne serait-ce qu’une partie
Des monstruosités commises par des Zombies :
Une sorte de document, afin que nul n’oublie
Qui doit demeurer dans l’histoire de l’Algérie.

Personne ne pourra admettre sans se révolter
Que ces égorgés de tous les coins du pays
L’ont été au nom de l’Islam si tolérant
Par des intégristes qui se disent « Musulmans ».

Les frontières de l’horreur ont été défoncées
Face à toutes ces victimes qui ne peut tressaillir ?
D’effroyables bilans ont été enregistrés.
Plus terribles que jamais, restent les souvenirs.

Comment oublier l’air traqué de ces survivants
Fuyant leur triste sort, leur village ensanglanté
leurs oreilles bourdonnant encore des cris d’agonie
de ceux qui n’ont pas pu échapper aux assaillants.

Ils descendent des montagnes sans savoir où aller
Combien de temps seront-ils des morts en sursis ?
Les malheureux vont passer le reste de leur vie
À craindre le pire, sans savoir où se cacher.

Aucune mémoire ne pourra effacer
L’image de ces corps atrocement dépecés
Comme de simples quartiers de viande Animale,
Tassés, pèle mêle dans les chambres froides d’hôpital.

Dans la vallée, au milieu des orangeraies,
qui oubliera la découverte de ce charnier ?
Ces corps avec de la ferraille, des pierres emmêlées,
Dans un puits, ensevelis depuis des années !

Dans l’acte le plus vil qui va se surpasser ?
Est-ce en tuant une fillette qui n’a pas mis de voile ?
En cognant à mort sur un jeune, qui avait fumé ?
Ou en plaçant les membres d’un bébé dans une poêle ?

À l’intérieur comme à l’extérieur du pays
Entendez-vous ces voix qui s’élèvent « qui tue qui… »
Les voix des ennemis jurés de l’Algérie
Que veulent-ils insinuer ? L’avez-vous compris ?

Le peuple sait que ceux qui tuent sont les terroristes,
Il s’est armé pour pouvoir les éliminer
Collaborant avec les forces de Sécurité,
Et recherchant sans relâche, le moindre indice.

Dans les hameaux, il n’y a plus qu’une grande maison,Abritant une seule et même détermination :
Les villageois combattent les barbares sans répit
Ils vengeront leurs morts même au prix de leur vie !

L’Algérie à travers son histoire millénaire
a toujours refusé de se résigner
aux fanatiques, à leur folie meurtrière,
Digne, elle ne succombera jamais.CES ÊTRES SANS FOI, NI LOI
Ils n’ont rien d’humain, ces êtres sans foi ni loi
La nuit, leurs agissements sont encore plus funestes,
On pourrait peut-être les comparer à des rats :
Ces bêtes répugnantes qui sèment la peste !

Au nom de l’Islam, ils mènent leur propre guerre
Par leurs actes ignobles, ces êtres immondes,
Par les moyens les plus abjects, ces sanguinaires,
Que veulent-ils donc prouver à la face du monde ?

Les assassinats, les bombes, les voitures piégées
En égorgeant froidement même les bébés,
N’ayant plus aucun droit sur la scène politique,
Leur dernier recours est de semer la panique.

Par la population, se voyant rejetés,
Par les forces de l’ordre, se sentant acculés,
Par les gardes communaux, ils sont pourchassés,
Par la plupart des nations, durement blâmés.

Avec leurs mains assassines que rien n’arrête,
Ils vont jusqu’à filmer leurs crimes sur cassettes,
Égorgements, éventrements, mutilations,
Mêlés aux plaintes des victimes, à leurs hurlements.

Il est inadmissible que de tels faits soient tus
Depuis la nuit des temps, encore du jamais vu
Jamais rien ne saurait justifier ces pratiques :
Aucune idéologie, aucune politique.

En agissant ainsi ils ont damné leurs âmes
Ces criminels qui prétendent représenter l’Islam
Et ce terrorisme qui sévit en Algérie
Finira par s’étendre aux autres pays.

À ce danger latent, cette violence cruelle,
Les états démocratiques doivent faire face.
Il faut une prise de conscience universelle
Pour préserver les peuples de cette menace.COMME LE SPHINX, LE PAYS RENAÎTRA DE SES CENDRES
Munis d’armes, de fusils à canons sciés,
De sabres, de haches, de longs couteaux de bouchers,
Dans le bourg endormi, le groupe fait irruption,
Dans l’obscurité, ils incendient les maisons !

Toutes les issues sont aspergées d’essence,
Fuir ? Les habitants n’ont plus aucune chance
Ceux qui ont compris le but des ces êtres infâmes,
Ont préféré mourir, calcinés par les flammes !

Sur le seuil, quelques torches humaines apparaissent,
Elles tentent de s’échapper en hurlant de détresse,
Mais les terroristes les ont vite interceptées,
Avec acharnements, ils vont les décapiter.

Les cadavres sont mutilés avec hargne,
Même les fœtus ne sont pas épargnés,
Les cris des suppliciés, par l’écho, amplifiés,
Résonnent puis se perdent dans la montagne.

Cet acte sauvage et tous les précédents,
Sont une revanche haineuse contre le peuple d’Algérie
Décidé à résister héroïquement
À toute tentative de détruire sa patrie.

Dans le malheur, il demeure digne et admirable,
Se sentant isolés, les êtres abominables
Sont devenus fous furieux et sans cesse tuent ;
Nul pays, aucun peuple au Monde n’aurait tenu.

Les citoyens sont prêts à se battre corps et âme
Contre la vermine qui vient s’insinuer,
Avec courage, ils savent sécher leurs larmes
Pour venir à bout de ce fléau insensé.

Le peuple a choisi la voix de l’égalité,
La justice, la culture et la modernité
En gardant jalousement ses vertus morales,
En respectant les valeurs et principes de l’Islam.

Même si la psychose est toujours vivace,
Les survivants sont déterminés à faire face.
Et l’étau se resserre sur les monstres qui s’effondrent.
Comme le sphinx, le pays renaîtra de ses cendres.LES ENFANTS DE LA TRAGÉDIE
Les séquelles des blessures balistiques
Se traduisent par de graves handicaps physiques
Des lésions qui défigurent, des amputations,
Une paralysie partielle ou totale, souvent.

Parmi ces innocents qui découvrent à peine la vie
Les tueries, attentats, massacres, égorgements
Déclenchent l’apparition ou la réapparition
De maladies telles : Asthme, Diabète, Épilepsie…

Chez les rescapés, nombreux sont les troubles psychiques
Certains sont anorexiques, d’autres boulimiques ;
En signe de deuil, de colère, ils gardent le silence
Leurs nuits sont peuplées de cauchemars de violence.

Que deviendront-ils, combien sont-ils tous ceux-là
Auxquels on a ôté la vie de leurs parents,
Qu’on a privé pour toujours de leur affection ?
Qui conservent en mémoire les scènes les plus barbares.

Les troubles du comportement chez ces êtres blessés
Vont rendre complexe leur insertion sociale
Car ils développent en eux une forte agressivité,
L’esprit de haine, de vengeance, de faire du mal.

Les enfants issus des familles de terroristes
Ne sont pas responsables des actes de leurs parents.
Ils sont trop jeunes et ne peuvent être des complices
Ils doivent être traités comme tous les autres enfants.

Ceux qui sont nés des rapports sexuels violents,
Voilà encore d’autres victimes de la tragédie !
Abandonnés, reniés, ils sont là, pourtant.
La prise en charge est urgente : Tous ont droit à la vie.RETOUR DE L’ENFER
Après avoir assassiné toutes leurs familles,
les terroristes kidnappent les femmes et les jeunes filles
comme des vautours, ils s’emparent de ces proies faciles
afin d’assouvir leurs instincts les plus vils !

Les malheureuses doivent faire les corvées le jour
puis doivent servir leurs appétits bestiaux la nuit ;
Des cicatrices profondes elles garderont toujours,
aussi d’indicibles, profondes blessures infinies…

En silence, elles subissent cet inhumain traitement
Et vont être réduites au statut d’animal :
Enceintes ? Elles sont avortées par écartèlement
quant aux inefficaces, c’est le même sort fatal.

Pour échapper à l’enfer, certaines vont s’enfuir,
elles vont braver tous les dangers pour réussir
la force du désespoir va les aider à courir
des heures sur des chemins difficiles à franchir.

Celles qui ont pu échapper à la vermine :
Djamila, Meriem,… et ces autres héroïnes
Pourtant traumatisées, racontent leur histoire.
Un drame cruel que le Monde entier doit savoir.LE DÉBUT D’UNE BELLE PROMESSE
Comme d’autres localités, après 7 ans de terreur,
Avec sa région, Jijel sort de sa torpeur :
Malgré tout elle réapprend à vivre peu à peu
Même si elle ne peut plus compter ses morts trop nombreux.

Oui ! Toutes ces femmes tuées dans d’horribles circonstances
Pour avoir dit « Non » au mariage de jouissance ;
Et cette pauvre vieille égorgée de sang froid
Pour avoir caché des pâtes sous son matelas !

Oui ! Trop d’orphelins qui deviendront des hommes
Dont le drame vécu hantera toujours leurs nuits ;
Eux qui peuplent désormais de leurs cœurs meurtris
Et de leurs yeux hagards, les villages fantômes !

Nul ne peut oublier même si s’estompe la tristesse,
L’espoir est là : c’est le début d’une belle promesse.
Le peuple se défend, la vie reprend ses droits
Les terroristes ne peuvent plus imposer leur diktat.

Si acculée, qu’elle s’engouffre dans le large,
La violence recule au profit de la vie ;
Le clapotis des vagues revient à la charge
Inlassable, comme le retour à la vie.L’APRÈS TERRORISME
Ils n’ont plus rien, plus personne, ces jeunes rescapés :
Des enfants aux jambes brisées, aux têtes pansées
Suite aux coupures de balles, nous regardent sans nous voir
Nul ne saura jamais décrire leur désespoir.

Les mots les plus gentils les laissent sans réaction
Ils semblent n’avoir besoin d’aucune compassion ;
Nul ne saura effacer les scènes les plus horribles
Incrustées dans leur mémoire de l’indicible.

Cette fillette est clouée dans un fauteuil roulant ;
Soignée à l’étranger, marchera-t-elle un jour ?
Voila une autre jeunesse brisée pour toujours
Pour expliquer sa détresse, ou reste impuissant.

Cet enfant de 4 ans court dans le froid couloir
De l’hôpital, comment pourra-t-on lui faire savoir
Que les siens sont tombés aux mains des terroristes
Que lui seul a pu survivre à l’apocalypse !

Cette femme gémit au rythme des spasmes qui la parcourent
Est-ce de douleur physique, ou de douleur morale ?
Toute sa famille a été décimée cette nuit fatale
Dites-moi comment va-t-elle affronter ses vieux jours ?

Qui serait capable de traduire les convulsions
De ce père qui a vu toute la liquidation
De sa famille à travers les arbres du jardin ?
Il s’en veut de n’avoir pu sauver que 2 bambins.

Ce cadre revenu du sud brandit des photos
Celles de sa femme et de ses 2 filles égorgées
Aussi celles de ses 2 autres filles enlevées.
Face à cette infamie, on ne dit aucun mot.

Le dénuement total de ces populations
À Larbàa, Raïs, Bentalha, Sidi Moussa…
Est là entre les décombres où errent quelques survivants
Qui cherchent avec leurs yeux sans larmes, on ne sait quoi ?