Amok

Amok

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Livres
70 pages

Description

En ethnologie, Amok désigne un comportement de folie meurtrière ; en psychiatrie, c’est une maladie mentale dont le symptôme est la propension du sujet à injurier ce qui l’entoure.

Dans ce recueil de poésies divisé en quatre parties – « Exil », « Visions », « Passions dévorantes » et « Divagations » –, le poète explore en vers libres les thèmes universels de l’exclusion, du déracinement, de l’aliénation, de la passion ou de l’errance.

Avec force et véracité, il nous livre une poésie virulente, outrageuse et authentique qu’il a forgée à même le magma brûlant des entrailles de Gaïa.


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Informations

Publié par
Date de parution 01 octobre 2013
Nombre de lectures 12
EAN13 9791020321589
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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AMOK

William HUDSON

Amok



Éditions Baudelaire

© Éditions Baudelaire, 2013

Envois de manuscrits :
Éditions Baudelaire – 11, cours Vitton – 69452 Lyon Cedex 06

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TABLE DES MATIÈRES

EXIL

VISIONS

PASSIONS DÉVORANTES

DIVAGATIONS

EXIL

Le temps est agréable.

Je vivote dans une atmosphère,

une société au devenir improbable,

errant entre amibes et protozoaires.

La vie est une longue diarrhée aiguë et continue

qui tourmente nos esprits biscornus

et nous vide de notre substance

de nos pensées intrinsèques.

Elle nous polit, nous offense

nous gonfle, nous charge

de vilenie et autre délire délétère,

d’insipide désir velléitaire.

L’aveulissement et la médisance

deviennent nos armes privilégiées,

nous nous en servons instinctivement

sans modération et absence de raison

au profit d’ennuyeuses conquêtes,

d’innommables batailles au dénouement sanglant,

de bras de fer éreintants bien souvent

livrés contre des ennemies impalpables,

familiers ou contre nos âmes liquéfiées.

…/…

Des femmes ridées aux ventres opulents,

aux voix glaireuses, copulent

dans des forêts de corps humains.

Je les regarde écœuré, ma main

devant ma bouche prête à éructer

je songe à ta personnalité.

Ton corps est un poison affable,

un alcool sirupeux délectable

que je savoure sans modération,

au grès de mes passions.

La vie finira par t’ôter ton charme,

ta fraîcheur d’adolescente

espiègle et indolente,

au profit d’impudentes armes.

Elle ruinera tes dessins les plus difficiles,

repoussera avec une véhémence tranquille,

les soubresauts anémiés de la révolte

survivant dans ta poitrine fanée de dévote,

et ponctuera de rides respectables

ton visage inexpressif d’adulte responsable.

Je refuse de prendre part à cette farce indigeste,

cette comédie risible au dénouement incertain.

Mais ma marge de manœuvre est restreinte,

mes choix sont tragiquement limités.

J’ai beau tergiverser,

sonder les tréfonds marécageux de mon intellect oxydé,

je suis dans l’impossibilité frustrante

d’esquiver les droits et les obligations

de la vie en société !

…/…

Prisonnier volontaire,

je nage dans d’imposante marmite d’éther

où flottent grotesquement d’augustes étrons

impeccablement moulés et des laiterons

acéphales, me murmurant des mélopées

Indéchiffrables aux mélodies chaloupées.

Je voudrais me noyer entre les seins nus

d’une...