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Aspirations poétiques

De
235 pages

Grand Poète ! le vers marqué de ton génie
Est puissant, est profond, nous frappe et nous émeut,

Mais, dans une douce harmonie,
Il nous berce quand il le veut.

Grand Écrivain ! ta plume éclatante et féconde,
Du progrès éternel mesure la hauteur ;

Dans ta tête bouillonne un monde,
Un monde est aussi dans ton cœur.

Grand Patriote ! en toi fut l’âme de la France
Quand dans Paris saignant, quel que fût le danger,

Jetant le cri de délivrance,
Tu voulais chasser l’étranger !

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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À propos deCollection XIX
Collection XIX est liothèque nationaleéditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bib de France. Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigi eux fonds de la BnF, Collection XIXsiques et moins a pour ambition de faire découvrir des textes clas classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…
Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces e fonds publiés au XIX , les ebooks deCollection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.
Adolphe Laurent de Faget
Aspirations poétiques
AMA MÈRE Laisse-le s’abriter sous l’aile maternelle, Ce livre où vit mon cœur ; Laisse-le confier à ton amour fidèle Ma-joie ou ma douleur. Nul mieux que toi, mère chérie,Ne peut le comprendre et l’aimer ;Laisse, laisse ma rêverieDe mille fleurs te couronner!
10 juin 1877.
AVICTOR HUGO
Grand Poète, Grand Écrivain, Grand Patriote, Grand Bienfaiteur du Peuple
Grand Poète ! le vers marqué de ton génie Est puissant, est profond, nous frappe et nous émeu t, Mais, dans une douce harmonie, Il nous berce quand il le veut. Grand Écrivain ! ta plume éclatante et féconde, Du progrès éternel mesure la hauteur ; Dans ta tête bouillonne un monde, Un monde est aussi dans ton cœur. Grand Patriote ! en toi fut l’âme de la France Quand dans Paris saignant, quel que fût le danger, Jetant le cri de délivrance, Tu voulais chasser l’étranger ! Grand Bienfaiteur du Peuple ! à sa cause fidèle, Tu prépares au sein de notre humanité La République universelle Dont l’avenir sera doté. Nous saluons ta longue et vaillante carrière ; De notre abaissement ta gloire nous absout, Et, pour que la France soit fière, 1 Il suffit que tu sois debout ! ( )
* * *
14 janvier 1875.
17 janvier, Paris.
Monsieur ; Vos très beaux vers m’émeuvent profondément. Ces st rophes sont une couronne. Je ne suis rien qu’une conscience. Vous me récompen ser du devoir accompli : je vous remercie du fond du cœur.
VICTOR HUGO.
e 1Concours poétique de Bordeaux,Ces vers ont obtenu une mention honorable au 14
APÉTRARQUE
I
O poète ! ô grand cœur qui fus vingt ans épris Du chaste sourire de Laure, L’amour que tu dépeins, le sentons-nous encore ? Hélas ! qu’un siècle à l’autre apporte de débris ! Nous n’apercevons plus qu’à travers un nuage Le céleste idéal que ta muse a chanté ; Nos sens, nos sens ont fui sa sereine clarté Et leur fougue a détruit sa délicate image. Puisse du moins, Pétrarque ! en écoutant tes chants , Le poëte élever son âme, Admirer la vertu dans l’amour d’une femme Et ranimer les traits qui t’ont charmé vingt ans !
II
O Pétrarque ! avec toi nous faisons ce beau rêve D’aimer une Laure ici-bas, D’entrevoir les splendeurs où ton amour s’élève, Au prix de ta souffrance, au prix de tes combats. Respectant son hymen, Laure fut triomphante D’elle-même et de toi qui l’admirais ainsi, Mais quels doux sentiments doivent éclore aussi Dans le cœur radieux d’une pareille amante ! Quel bonheur de la voir inquiète un instant D’un mot trop vif de la tendresse Qu’elle accuse en voilant son regard plein d’ivress e, Et de fuir sur son ordre, et d’être aimé pourtant ! Elle permit d’ailleurs à ta noble pensée De chanter sur ton luth tes regrets et tes vœux ; Tu nous dis qu’elle a plaint ton martyre amoureux Et qu’un jour, de sa main la tienne fut pressée.
Qu’un autre ose nier votre amour innocent ! Il s’annonce en tes rêveries, Pétrarque, y fait vibrer des notes attendries Et nous tient suspendus à son frémissement. Ton amour fut sublime, et ta lyre puissante Sut le chanter au monde avec de doux accords. Ombrages de Vaucluse ! ô solitaires bords Que réveille en fuyant une onde mugissante ! Vous l’avez entendu ce poète enchanteur Dans les concerts de son génie, Vous avez écouté l’admirable harmonie 1 De ses beaux vers puisés à la source du cœur ! ( )
25 juin 1874.
e 1Concours poétique de Bordeaux.Ces vers ont obtenu une mention honorable au 16
RESPECT AUX PETITS OISEAUX !
Les charmants petits oiseaux ! Leur troupe est là qui sautille, Va, vient, se querelle, pille Et fuit sous les arbrisseaux. Un nid qu’une branche assure Dans le feuillage est bercé ; C’est ton chef-d’œuvre, ô Nature ! Qu’ils ont tendrement tressé. L’oiseau vole à sa couvée Dont il entend les clameurs Et passe aux petits crieurs La larve qu’il a trouvée. Que d’insectes il détruit Pour eux dont l’aile est naissante ! Sa tendresse intelligente Les repaît de ce qui nuit. Au fond des bois il pénètre, Et, sur l’arbre menacé, A coups de bec se rend maître Du rongeur qu’il a chassé. Aussi la nature entière Bénit le petit oiseau Dont l’activité guerrière Combat son vivant fléau. Hôte, de nos solitudes, Chantre aimé de nos douleurs, Garde tes sollicitudes Qui mouillent nos yeux de pleurs ; Abrite, endors sous ton aile Tes petits rassasiés ; En vain le chasseur rappelle Ses instincts mal oubliés, Quand il surprend la tendresse Dans ton gracieux labeur, A ton œuvre il s’intéresse, La pitié lui vient au cœur. Il s’écrie, honteux peut-être : — Ai-je bien pu t’aimer moins Et cesser de reconnaître L’utilité de tes soins ?
Tu charmes toute la terre ; Sous tes chants harmonieux La tristesse est moins amère, Le bonheur sourit aux cieux. Chante donc, oiseau que j’aime ; Bientôt finiront tes maux, Chacun se dit en soi-même : — « Respect aux petits oiseaux ! »
11 juin 1874.