//img.uscri.be/pth/4bf0b2fdc60da7e44e6abe1b1c39795ef7039549
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 1,49 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : PDF - EPUB - MOBI

sans DRM

Besoin d'évasion(s) en Californie

De
120 pages

Inspiré d’une histoire vraie, ce roman met en scène un jeune couple qui décide de s'envoler vers la Californie, lieu de leur rencontre, deux ans auparavant.
À bord de leur voiture de location, ils parcourent les kilomètres en direction de Sacramento, South Lake Tahoe, Mammoth Lakes, Las Vegas, le Grand Canyon et Los Angeles. Les paysages qu'ils découvrent sur leur chemin sont exceptionnels et plongent le lecteur au cœur de leur épopée.
Une expérience pleine de rebondissements qui donne le goût aux voyages et à l'aventure, mais aussi à l’amour !


Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

Copyright
Cet ouvrage a été composér Edilivre 175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 Mail : client@edilivre.com www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-414-05722-1
© Edilivre, 2017
« Il ne faut jamais finir un voyage, seulement l’interrompre »
Bernard Giraudeau
Inspiré de faits réels…
Introduction
Découvrir le monde s’est aussi se découvrir soi-même. On découvre de nouveaux pays, de nouvelles personnes, de nouveaux paysages, de nouvelles odeurs et de nouveaux parfums. Tout ce petit mélange nous apporte de la connaissance et change nos horizons. En quittant sa bulle, on se rend compte de ce que le monde extérieur peut nous offrir. Partager ses découvertes est un sentiment incomparable. Que ce soit à l’instant T ou lors du retour, il faut partager son expérience afin de permettre à d’autres personnes d’ouvrir leurs perspectives et leur compréhension du monde. Mais partir avec la femme ou l’homme que l’on aime est peut-être la manière la plus idéale. Les péripéties, les anecdotes ou les coups du sort sont toujours plus appréciables avec la compagnie de son âme-sœur. Mais si on est seul, le voyage peut aussi nous porter à la rencontre de cette personne unique qui n’attendait plus que nous. Les souvenirs que l’on se crée durant ces escapades sont impérissables. Elles resteront graver dans nos esprits. S’ouvrir sur le monde c’est accepter l’autre, il permet des rencontres hors du commun. Voyager, c’est dépasser la peur de découvrir de nouvelles civilisations installées au cœur d’environnements grandioses et époustouflants. L’Homme a besoin de s’ouvrir, de s’épanouir, de rencontrer, de dépasser ses limites. L’Homme a besoin d’évasions.
Chapitre 1
Suivant le tempo de la musique qui hurle dans son casque, le pas se fait de plus en plus rapide. Le sourire qu’il arbore intrigue tous les passants qu’il croise sur son chemin. Il traverse les rues lyonnaises sans se soucier, ne serait-ce qu’une seule seconde, du monde qui l’entoure. Il est perdu dans ses pensées. Au détour d’une rue, il se trouve sur une partie réservée aux piétons. Récemment construite, cette partie pavée donne l’accès à la fois aux piétons et aux vélos. Au milieu, des platanes triomphent fièrement et laissent passer la lumière perçante du soleil. Un banc accueille une famille avec de petits enfants qui cherchent à s’attraper, lorsqu’un autre sert de petit refuge à un couple de jeunes adolescents. L’atmosphère qui se dégage de cette scène est paisible et presque comme figée dans le temps. Découvrant ce joli spectacle, le jeune homme sort un petit appareil photo qu’il gardait dans son sac à bandoulières. A l’abri des regards, il « shoot » cette scène tout en essayant de capter les meilleurs jeux de lumières. Les rayons du soleil irradiant les feuilles vertes de ces grands arbres créent une sorte de plafond lumineux, amplifié par un léger vent qui change constamment le décor. Après avoir enchaîné les clichés, il reprend la route avec un léger sourire aux lèvres. Il est presque 17h45 lorsqu’il arrive à sa destination finale. Il s’assoit sur un muret qui fait face à l’entrée d’un ensemble de petits immeubles de bureaux. Il sort alors son appareil photo et analyse les clichés qu’il vient d’effectuer. Malgré le téléphone qui ne cesse de sonner, les discussions, les bruits de couloir et les rires depuis la machine à café, rien n’y fait, elle reste là à fixer la fenêtre, sans vraiment voir ce qu’il se passe au dehors. D’habitude, dans son petit bureau ressemblant à une cage, elle se sent comme enfermée, sans qu’elle ne puisse vraiment déployer ses ailes. Pourtant, l’expression sur son visage n’indique aucune frustration ni ennui, ses yeux de couleur noisette se laissent aveugler par le soleil qui traverse la pièce et son sourire est rempli d’espoir. Elle semble comme absorbée par ses pensées et ce n’est que lorsque son patron débarque dans son petit bureau qu’elle revient à la réalité. Ce dernier est venu lui donner une petite mission de dernière minute et lui donne ses instructions. À peine est-il sorti, qu’elle regarde instinctivement l’horloge qui lui indique 17h45. C’est alors que son sourire a laissé place à un regard soucieux. Elle regarde au dehors et essaie de deviner le muret qui fait face à son bureau mais il manque quelques mètres pour avoir une vue d’ensemble. Elle soupire, et se met alors au travail. Comme pressée par le temps, elle s’exécute en un claquement de doigts. Elle se lance dans une course contre la montre qu’elle est sûre de perdre. Une mission de ce type demande une grande concentration et du temps. Mais qu’importe, à quinze minutes de la fin de la journée de travail, il y a bien plus important. À 18h10, elle a terminé, enfin presque, mais cela sera bien suffisant. Elle envoie son travail via la boîte mail de son patron. Elle fixe une dernière fois l’horloge, se lève d’un bond, range son bureau, attrape son sac et enfile sa légère veste noire. Elle se dirige sans un mot vers la sortie et ne se risque pas à croiser son supérieur. Elle referme doucement la porte et grand sourire aux lèvres, accélère le pas vers la sortie de l’immeuble. L’heure sur son téléphone indique 18h10. Il attend, là, depuis vingt-cinq minutes maintenant. Il fixe le portail vert qui lui fait face, il attend patiemment. Alors qu’elle vient de pousser la porte, elle se retrouve enfin dehors. Seulement quelques pas les séparent. Enfin, Hugo et Jade vont se retrouver. En la voyant au loin, Hugo se lève d’un bond, le sourire jusqu’aux oreilles. Jade pousse alors un léger cri de contentement et s’élance dans sa direction. Les deux tourtereaux se jettent dans les bras. Voilà des mois qu’ils attendent ce moment-là, le moment où Jade allait
enfin être en vacances, fin septembre, le moment où enfin ils peuvent se préparer sereinement à l’événement qui, sans le savoir encore, va les marquer à jamais. L’histoire a commencé en février. Alors qu’Hugo est attablé dans le restaurant pour lequel il travaille en tant que serveur, il reçoit un message euphorique de Jade. Cette dernière lui apprend qu’elle vient de découvrir un tarif imbattable de billets d’avion à destination de Los Angeles. 1 000€ aller-retour pour être très précis, une opportunité formidable ! Les deux tourtereaux ont un rapport bien particulier avec la ville emblématique de la Californie. En effet, deux ans auparavant, ils s’y sont rencontrés de manière exceptionnelle. L’un de leurs plus grands rêves est de retourner sur les lieux de « leurs premiers regards » au pied des palmiers de Santa Monica, sur les étoiles d’Hollywood Boulevard, tout en haut du Griffith Park et autour des canaux de Venice Beach. En lisant le message, Hugo ressent l’excitation le parcourir, la perceptive de retourner à L.A est incroyable. Ni une ni deux, ils décident de se lancer sans vraiment réfléchir. Le jeune homme se charge de réserver les billets. Il se précipite dans le bureau de son patron, emprunte l’ordinateur, se connecte sur le site de réservation et, frémissant, commence la procédure. Alors qu’il s’apprête à finaliser l’achat, il demande à Jade si elle est bien certaine de se lancer. Elle dit oui, il valide la demande et voilà que l’aventure commence. Marchant main dans la main, les deux amoureux se disputent gaiement sur le fait de savoir lequel des deux est le plus heureux de s’envoler vers la Californie. Une seule chose est incontestable, leur bonheur est plus que communicatif. En rentrant dans leur appartement sous les toits d’une avenue de Lyon, Hugo et Jade finalisent les derniers préparatifs du voyage. Voulant profiter au maximum de leur séjour en Californie, ils décident d’effectuer un Road Trip qui les emmènerait de Los Angeles vers les parcs nationaux californiens en passant par Las Vegas et le Grand Canyon. Jade a déjà goûté aux joies des road trips avec sa famille, mais pour Hugo c’est la première fois. Ayant un budget assez serré, les deux tourtereaux décident de dormir sous la tente et donc de choisir des campings pour les nuits. C’est dans une tente de couleur rouge vif qu’ils vont passer plus d’une semaine. En effet, leur Road trip durera environ 7 jours en cinq destinations : Sacramento au nord de la Californie, South Lake Tahoe au nord-est, Mammoth Lakes au cœur du parc national de Yosemite, la célèbre Las Vegas en Arizona et le majestueux Grand Canyon en guise de feu d’artifice. Ils décident également de louer une voiture sur place afin de se déplacer comme bon leur semble. Le budget restreint étant toujours au centre des préoccupations, ils se risquent à ne pas prendre de GPS mais plutôt se munir d’une carte papier de la Californie. Hugo a vécu en tout et pour tout plus d’un an et demi à Los Angeles. La première expérience, lors d’un séjour linguistique de 6 mois, hébergé par une famille d’accueil particulière : un couple gay américano-mexicain. Le courant est tellement bien passé que Hugo est maintenant considéré comme un membre de la famille, et c’est donc tout naturellement qu’ils proposèrent d’accueillir Hugo et Jade lors de leur séjour. Jade ne les a jamais rencontrés malgré ses quatre mois de stage à Los Angeles, un an et demi auparavant. De toutes les histoires et anecdotes racontées par Hugo, Jade est à la fois intriguée, curieuse et inquiète de rencontrer les deux hommes. Assis sur le canapé, ils déploient la carte de la Californie afin d’y annoter leurs itinéraires. Grâce aux applications de leurs Smartphones, ils ne trouvent aucun mal à tracer leur chemin. Toujours excités par leur voyage, ils localisent les campings à choisir pour y passer leurs nuits. Leur road trip doit finalement commencer dès le lendemain car ils doivent se rendre à Paris pour prendre l’avion. Pour se préparer au voyage sereinement, ils dormiront une nuit dans la capitale, chez le frère de Jade qui habite à quelques stations de métro de la place Clichy. L’esprit léger, le jeune couple boucle leurs valises et après avoir regardé une série, bien
évidement américaine, se couchent des rêves plein la tête.
Il est 6h lorsque la musique du portable d’Hugo sonne à tue-tête. Cette fois-ci, le jeune couple n’a aucun mal à se lever, les voilà presque déjà habillés alors qu’ils préparent le petit déjeuner. Au menu : thé pour elle, café pour lui et fromage, pain, œufs, purée d’amande et confiture d’abricot maison. Une heure après s’être levés, Hugo et Jade sont fin prêts à prendre le train direction Paris. Après avoir pris soin de couper le courant électrique de leur appartement, les voilà parti en direction de la gare lyonnaise de Perrache. C’est dans un train bondé qu’ils prennent place l’un en face de l’autre. Les traits sont légèrement tirés. L’excitation de la veille était telle, qu’il fût bien compliqué de rapidement trouver le sommeil. Après une ou deux parties de cartes, Jade finit sa nuit alors que Hugo lit son magazine sportif préféré. Parfois, il regarde au dehors et se remémore les souvenirs communs de Los Angeles. Perdu dans ses pensées, il ne remarque pas, depuis un bon moment, que Jade l’observe, le regard amoureux. Lorsqu’ils croisent enfin leurs tendres regards, ils se sourient sans dire mots, sans avoir besoin d’exprimer ce qu’ils ressentent l’un envers l’autre. Deux heures plus tard, ils arrivent en gare de Marne-la-Vallée, destination finale de ce train « low-cost ». Ils doivent maintenant se lancer dans un périple traversant Paris de long en large. Avant de pouvoir faire un peu de tourisme dans la capitale, ils doivent se rendre chez le frère de Jade pour y déposer leurs valises. Après avoir emprunté le RER A jusqu’à la station Auber, le métro n°3 jusqu’à Saint-Lazare, le métro n°13 jusqu’à la Mairie de Clichy et les rues parisiennes, les voilà arrivés à bon port, un peu fatigués par les correspondances et toutes ces heures de voyage en position assise. A peine, se sont-ils posés cinq minutes, que les voilà repartis pour le centre-ville de la capitale. Arrivés pour l’heure du déjeuner, les deux tourtereaux choisissent une petite crêperie pour se restaurer. A quelques pas de l’ambassade américaine et de la place de la Concorde, le lieu est prisé des employés de bureaux parisiens. C’est dans une effervescence bien caractéristique, que Jade et Hugo engloutissent deux crêpes salées et deux crêpes sucrées accompagné d’un pot de cidre brut. Il fait beau et plutôt bon à Paris aujourd’hui, les lunettes de soleil sont de rigueur. Le temps est propice à une visite touristique de l’une des plus belles villes du monde. Jade et Hugo se sont déjà rendus dans la ville Lumière, mais à chaque fois le plaisir de revoir les boulevards haussmanniens, les bistrots typiques et les rues pavés est toujours au rendez-vous. Comme à leur habitude, ils décident de débuter leur visite par le quartier des Grands Magasins. Point central de la capitale, qui permet de rallier les principaux chefs d’œuvres architecturaux de Paris. Les Champs Elysées font office de première étape. Parsemée des magasins des plus grandes marques, l’avenue est comme à son habitude, impressionnante. Jade et Hugo flânent main dans la main sur les immenses trottoirs pavés en direction de l’Arc de Triomphe. Sur leur chemin, ils croisent des touristes venus d’horizons différents, un couple se dispute en anglais, un enfant pleure en japonais, une femme hèle son mari en arabe, des amis blaguent en espagnol, l’avenue est comme la tour de Babel, comme un léger avant-goût de ce qu’il les attend à Los Angeles. Après un énième magasin visité, Jade et Hugo arrivent en face de l’imposant Arc de Triomphe, l’un des symboles planétaires de la capitale française. Le ballet incessant des voitures qui tournent autour de l’édifice ne semble plus exister, ils sont comme attirés par tant de majesté. On devine les nombreux visiteurs qui se massent à son sommet pour profiter de la vue panoramique. De là-haut, on peut voir l’immense place de la Concorde tout au bout des Champs Élysées, la tour Eiffel au loin, le Sacré Cœur, le Grand Palais et tous les autres chefs d’œuvres qui font de Paris, une ville unique. Alors que Jade tente de se diriger vers la suite de la visite, Hugo ne peut s’empêcher de prendre des tonnes de photos. L’atmosphère parisienne est si inspirante. À chaque coin de
rue, on découvre de nouvelles facettes de sa personnalité, comme si la ville possédait mille et un secrets. Des immeubles aux bouches de métros en passant par les chaises des terrasses de bistrots alignées les unes aux autres pour profiter du spectacle de la rue ; il existe toujours une touche subtile entre histoire et monde moderne.
Après l’Arc de Triomphe, l’heureux couple descend l’avenue des Champs Élysées vers la célèbre enseigne Louis Vuitton au croisement de l’avenue George V. En empruntant cette dernière qui les mène vers le pont de l’Alma, le jeune couple s’imagine faire du shopping dans les plus grands magasins de luxe, séjourner dans les plus beaux hôtels et déjeuner dans les cafés les plus luxueux de l’avenue. Le long de la Seine, l’avenue de New York les emmène vers les jardins du Trocadéro, où de là, un magnifique point de vue sur la tour Eiffel s’offre à Jade et Hugo. Au moment où le jeune homme sort une nouvelle fois son appareil photo, un bateau mouche fait son entrée en scène, créant un tableau superbe entre la Tour Eiffel, un bateau accosté, les feuilles d’un arbre et la passerelle Debilly. Au bas de la grande Tour Eiffel, Jade admire chaque élément d’acier et les immenses escaliers. Elle aimerait monter tout en haut de la tour afin d’admirer Paris, mais malheureusement la file d’attente devant les ascenseurs et les escaliers n’en finit pas. Elle se résout alors à ne pas grimper en haut de la dame d’acier et émet l’idée de se rendre vers le Sacré Cœur, autre monument légendaire et romantique qui plus est. Avant d’y accéder, de longues minutes de marche les font déambuler à travers de superbes rues parisiennes, du Palais de l’Élysée à la Gare Saint Lazare...