Charles Mehl

Charles Mehl

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Livres
27 pages

Description

Messieurs,

L’annonce inopinée de la mort de M. Charles Mehl a été, pour tous ses amis, une douloureuse nouvelle, mais non pas une surprise. Depuis de longs mois déjà, nous le savions atteint sans espoir ; cependant le coup qui l’a frappé ne date pas d’hier, il remonte à vingt-cinq ans.

Enfant de Strasbourg, fils de cette Alsace qui semblait alors à tout jamais française, Mehl était entré de bonne heure à la préfecture du Bas-Rhin.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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Date de parution 28 avril 2016
Nombre de lectures 2
EAN13 9782346064397
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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À propos de Collection XIX

Collection XIX est éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…

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Lorédan Larchey

Charles Mehl

1831-1896

DISCOURS PRONONCÉ SUR LA TOMBE DE CHARLES MEHL

LE 29 DÉCEMBRE 1896

Messieurs,

 

L’annonce inopinée de la mort de M. Charles Mehl a été, pour tous ses amis, une douloureuse nouvelle, mais non pas une surprise. Depuis de longs mois déjà, nous le savions atteint sans espoir ; cependant le coup qui l’a frappé ne date pas d’hier, il remonte à vingt-cinq ans.

Enfant de Strasbourg, fils de cette Alsace qui semblait alors à tout jamais française, Mehl était entré de bonne heure à la préfecture du Bas-Rhin. De goûts modestes, plaçant au-dessus de tout le culte de l’amitié et le goût des beaux livres, il semblait fixé pour toujours dans sa ville natale, quand survinrent les événements de 1870. Devenu l’ami de son préfet, M. le baron Pron, dont il était le collaborateur intime, il eut la douleur de voir cruellement bombarder son cher Strasbourg, et pendant deux mois il partagea la vie d’angoisses de son chef, exposant témérairement la sienne pour continuer l’accomplissement ponctuel de ses devoirs et atténuer les dangers de ses concitoyens.

Le jour où, malgré d’héroïques dévouements, tout fut enfin fini, quand les trois couleurs nationales furent condamnées à disparaître de ce clocher de la cathédrale, qui les portait plus haut qu’en aucune autre ville de France, la vie de Mehl fut brisée. Il fut de ceux qui ne se résignèrent jamais.