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L'amitié de l'amour

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Description

Lucile et Marie étaient surnommées les inséparables. C’était une angélique union, que de fois elles s’étaient juré de s’aimer toujours !

Dans leurs rêves, si beaux dans les têtes de seize ans, elles se promettaient de rester ensemble : « Je voudrais qu’une de nous fût homme, nous ne séparerions pas notre amitié de notre amour ! » Ôtant un anneau de son doigt, Marie le passa à celui de Lucile : « Voilà notre anneau de fiançailles ! Que ce soit le gage de notre amitié. »


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Date de parution 25 mai 2018
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EAN13 9782378670146
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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L’AMITIÉ DE L’AMOUR Histoire invraisemblable Octave FÉRÉ Édition La Piterne – 2018 Paru dansLe Journal littéraire –1854 Illustration : Émile Vernon (1872-1920) I Il y a une dizaine d’années au plus, la petite vill e de Mortagne, en Normandie, possédait un pensionnat de jeunes filles très renom mé. C’était là que les familles les plus distinguées du pays plaçaient leurs enfants, q ui souvent n’en sortaient qu’au moment d’entrer dans le monde. Dans la division des grandes, suivant les termes te chniques, se trouvaient alors Marie de Beaumard et Lucile de Juvigny. Depuis cinq ans qu’elles étaient dans la maison, les deux jeunes filles s’étaient liées d’un e de ces amitiés que n’effacent jamais les circonstances ni les préoccupations du monde. Marie était, sans contredit, la plus légère enfant de seize ans qui eût habité la pension. Elle avait peine à tenir en place ; ses br oderies, ses ouvrages de perles, de soie, les mille petits riens que l’on façonne à son âge, étaient pour elle une tâche vraiment pénible. Sa corbeille à ouvrage était touj ours bouleversée ; elle brisait ses aiguilles, ses ciseaux, son dé ; elle se mutinait t out de bon contre la gaze et les rubans qu’elle devait employer. Mais quand venait la leçon de dessin, de musique, elle courait à son chevalet ou à son piano avec un véritable ent housiasme. Le parloir était orné de plusieurs de ses dessins, auxquels le goût le plus difficile eût pu applaudir. Vive, spirituelle, elle avait le meilleur cœur du monde. Sa figure, sans être très régulière, était agréable ; elle avait de longs cheveux noirs, qui a uraient mérité plus de soin que les moments consacrés à la toilette ne permettaient de leur en donner. Son sourire était franc et ouvert. Elle était grande et élancée. Lucile, au contraire de son amie, préférait...