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L'Art d'être heureux

De
160 pages
«Décidons-nous sur la route que nous voulons prendre pour passer notre vie, et tâchons de la semer de fleurs», écrit Mme du Châtelet dans son Discours sur le bonheur. Contre les principes de l’Église selon lesquels seul le paradis apporte repos et félicité à l’âme, les penseurs des Lumières affirment que notre bonheur est sur Terre et qu’il dépend de nous.
Comment être heureux et se satisfaire de plaisirs simples? À travers des formes argumentatives variées, trois grandes plumes du XVIIIe siècle interrogent les contradictions du cœur humain, tiraillé entre raison et passions, et témoignent avec brio des grands débats qui agitent leur époque... mais aussi la nôtre.
L’édition
Découvrir, comprendre, explorer :
● le contexte historique : les Lumières
● les genres argumentatifs
● microlectures
● groupements de textes :
– le bonheur à travers les époques
– quand les femmes dénoncent leur condition
● culture artistique :
– histoire des arts : cahier photos couleur
– un livre, un film : Alexandre le bienheureux (Yves Robert)
● éducation aux médias et à l’information (EMI)
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L’Art d’être heureux
Flammarion
© Éditions Flammarion, 2017. ISBN : 978-2-0813-1390-3
ISSN : 1269-8822
ISBN Epub : 9782081410008
ISBN PDF Web : 9782081410015
Le livre a été imprimé sous les références : ISBN : 9782081313903
Ouvrage composé et converti parPixellence(59100 Roubaix)
Présentation de l'éditeur « Décidons-nous sur la route que nous voulons prend re pour passer notre vie, et tâchons de la semer de fleurs », écrit Mme du Châte let dans son Discours sur le bonheur. Contre les principes de l’Église selon les quels seul le paradis apporte repos et félicité à l’âme, les penseurs des Lumières affi rment que notre bonheur est sur Terre et qu’il dépend de nous. Comment être heureux et se satisfaire de plaisirs s imples ? À travers des formes argumentatives variées, trois grandes plumes du XVI IIe siècle interrogent les contradictions du cœur humain, tiraillé entre raiso n et passions, et témoignent avec brio des grands débats qui agitent leur époque… mai s aussi la nôtre. L’ÉDITION découvrir, comprendre, explorer : le contexte historique : les Lumières les genres argumentatifs microlectures groupements de textes – le bonheur à travers les époques – quand les femmes dénoncent leur condition culture artistique – histoire des arts : cahier photos couleur – un livre, un film : Alexandre le bienheureux (Yve s Robert) NOUVEAU ! EAU !éducation aux médias et à l’information (EMI) NOUV
Le siècle des Lumières dans la même collection
BERNARDIN DE SAINT-PIERRE,Paul et Virginie DIDEROT,Entretien d’un père avec ses enfants Jacques le Fataliste Supplément au Voyage de Bougainville LES LUMIÈRES (anthologie) MONTESQUIEU,Lettres persanes PRÉVOST,Manon Lescaut ROUSSEAU,Les Confessions Trois Contes philosophiques (Madame de La CarlièreDiderot, de ZiméoSaint- de Lambert,Histoire des voyages de Scarmentadode Voltaire) VOLTAIRE,Candide L’Ingénu Jeannot et Colin. Le monde comme il va Micromégas Zadig
L’Art d’être heureux
SOMMAIRE
Présentation Le contexte historique : les Lumières Trois destins croisés Genèse des trois textes Les genres argumentatifs auXVIIIe siècle Le bonheur : une idée à la mode Variations sur l’art d’être heureux
Chronologie (1685-1803)
L’Art d’être heureux
Mme du Châtelet (Discours sur le bonheur) Voltaire (Memnon ou la Sagesse humaine) Saint-Lambert (Sara Th…)
Cahier photos
Dossier Avez-vous bien lu ? Microlectures Le bonheur à traversles époques Quand les femmes dénoncent leur condition Histoire des arts : l’utopie champêtre Éducation aux médias et à l’information (EMI) Un livre, un film
Présentation
Le contexte historique : les Lumières
Entre unXVIIe siècleréglé pargoût, la mo le rale et laraison, et unXIXe siècle où éclatent les 1 passionles excès et les fs , rustrationsdesrebellesromantiques, entre une pensée théologique fondée sur la toute-puissancede l’Église catholique et une pensée positiviste animée par une foi absoluedans le progrès et la science, le siècledes Lumières fait figurede transition.Mais qu’est-ce que les Lumières, comment comprendre cette métaphore ? La périodedes Lumières s’étend sur trois générations,de 1715 à la Révolution française,dans un contexte politique européen qui marque lereculde la monarchie absoluededroitdivin, tandis que la bourgeoisie économique, plusriche et plus puissante grâce à l’essordu libre commerce etdu marché, s’affirme face à l’aristocratiedéclinante. EnFrance, la mortde Louis XIV (1638-1715)desserre l’étaudu pouvoirroyal etde l’austérité morale etreligieuse imposée par ladernrede ses favorites,Mmede Maintenon (1635-1719). Pendant larégenceduducd’Orléans (1715-1723), le libertinage fleurit, avec sonlotde jeuxd’argent,de plaisirs etdedivertissements. Cette libérationdes mœurs vade pairavec une libérationdes idées. Déjà, en1685, larévocationde l’éditde Nantes, qui interdit le cultede l’Égliseréformée et provoque l’exilde 300 000 protestants, avait lancé ledébat surla tolérance :doit-on, aunomdu précepte « unroi, une loi, une foi », condamnerceux qui professent une autre croyance ? Les hommes peuvent-ilsdécider individuellementde leure salut n conscience ? Rarement athées, les philosophes quidiscutent ces idées sont souvent partisansdudéisme,d’une «religionnaturelle » quin’a curedes préceptes et commandementsreligieux maisreconnaît l’existenced’un Être suprême,d’unà l’o Dieu riginede toute chose. Liberté, justice, égalité, tolérance : les philosophesdes Lumières, membres le plus souventde la bourgeoisie, militent en faveurd’idéaux qui s’incarnentdans ladénonciationdes abusde l’Église catholique etdu système judiciaire,des privilègesde lanoblesse, ou encorede l’esclavage. 2 Récupérant à leurla métapho compte re antiquede la lumière comme connaissance et vérité, les 3 4 5 philosophesMontesquieu , Diderot , Rousseau et Voltaire fontdu combat contre les ténèbres et l’ignorance leurprogramme. Poureux, le flambeaude laraisondoitdissiperl’obscurantismedans lequel sont plongés les hommes. L’éducation, enéclairant le peuple et endéveloppant sonesprit critique, le fera sortirde sa passivité et le libérerade ses préjugés. Emblématiquede cettediffusiondes savoirs, 6 l’Encyclopédiede Diderot etd’Alembertne se contente pasde faire la sommedes connaissances techniques et scientifiquesde l’époque : il s’agitd’une colossale machinede guerre qui, au coursdes vingt ans quedure la publicationcontroverséede ses vingt volumes (1751-1772), permet aux philosophes de contournerla censure pourremettre enquestionla sociétéde l’AncienRégime et exprimerleurs idées. Bienplus quede simplesdéfinitions, les articlesregroupés permettent aux encyclopédistesdedévelopper leurs pointsde vue surune variétéde sujets. La critiquede l’autoritéroyale, à laquelle se livre Diderot dans sonarticle « Autorité politique », se prolongedans la propositiond’unmodèle idéal, où gouvernants et gouvernés seraient liés paruncontrat. Toutes cesrevendications aboutissent à la Révolutionde 1789 et à laDéclarationdesdroitsde l’homme etdu citoyen, qui, bien qu’élaborée avec le soucide l’inrêt néral, affirme la liberté individuelle et ledroit au bonheur.
Mmedu Châtelet (1706-1749)
Troisdestins croisés
C’est au termed’une vie exceptionnelle qu’Émiliedu Châtelet,née Gabrielle Émilie Le Tonnelierde Breteuil, laisse à la postérité sonuniqueœuvre littéraire : leDiscours surle bonheur. Dès l’enfance, son re, très ouvertd’esprit, veille à lui assurer une éducation humaniste interditenormalement aux filles.
Elle apprend avec une grande facilité le latin, le grec, les langues étranres, ladanse, le chant, le clavecin, le cheval… ainsi que les sciences, pourla jeu lesquelles ne Émilie se passionne et montrede 7 rares prédispositions. Clairaut, Wolff, Euler, Newtonplus ta : rd, elledialoguera avec les plus éminents savantsde France etd’Europe sur les grandes questions physiques et mathématiquesde son temps. Mais « ladivine Émilie », comme l’appelle Voltaire,n’est pas qu’un pur esprit. Elle est aussi une femme libre, qui, bienque mariée à unmilitairedont elle aura trois enfants, vit plusieurs liaisons etne se préoccupe guèredes préjugésde sonSo époque. n mari, ébloui par son intelligence et le plus souvent absent, la laisse faire tant que les apparences sont sauves. En1730, elle quitte Semur-en-Auxoisdont son époux est gouverneurpourregagnerParis. Elle peutdenouveau s’adonnerà la vie mondaine qu’elle avait goûtée à Versailles et chez son père, et prendredes cours particuliers auprèsdu célèbre mathématicien Maupertuis (1698-1759),dont elledevient brièvement la maîtresse. En1733, chez laduchessede Saint-Pierre, ellerencontre celui quideviendra le grandamourde sa vie : Voltaire, avec qui elle s’affiche à la couretdans tous les lieuxde plaisirde la capitale. Le philosophe, auretourde sonexil enAngleterre, publie sesLettres philosophiques(1734) : enfaisant l’éloge enthousiastedu parlementarisme anglais, il critique implicitement la monarchie française. L’ouvrage est condamné et Voltairedoit fuir Paris : Mmedu Châtelet l’invite chez elle,dans son châteaude Cirey, prèsde la frontièrede Lorraine (voir p. 40). La marquise brave tout pour Voltaire : ellerenonce à Paris, à sa famille et à saréputation pour vivre pendant cinq ans untête-à-tête aussi heureux que studieux avec sonillustre amant. C’est à Cirey en 8 9 effet qu’elle initie Voltaire à Newtonet Leibniz . Entourésde livres,de compas etd’instrumentsde toutes sortes, lesdeux « philosophes voluptueux », pourreprendre une expressionde Voltaire, se livrent le jourà leurs expérimentations. Le soir, ils conversent avec les esprits éclairésde l’époque, chantentdes airsd’opéra et jouentdes piècesde théâtre. QuandVoltairedécidede participeren1738 au concoursde l’Académiedes sciences qui porte sur lanaturedu feu et sa propagation, il peut compter sur Émiliedu Châtelet pourle seconder.Mais, progressivement endésaccordavec ses hypothèses, la marquisedécide à sontourde tentersa chancede manre anonyme, etrédige sonpropre mémoire lanuit, encachette. Les deux savants auront la joiede voir chacun leurpublié ; essai du jamais vu pour une femme au XVIIIe siècle ! Cette marquedereconnaissance encourage Émilie à poursuivre sesrecherches. En1740, elle publie lesInstitutionsde physique, qui, malgré les médisances misogynes ou jalousesde son entourage, lui valent unerenommée internationale. Au termed’un labeur acharné, la marquise traduit et commente les hermétiquesPrincipes mathématiquesde Newton, versionqui a très longtemps fait autorité et a favorisé l’avancéedes sciences enFrance. Maisdepuis 1740, l’amourde Voltaire a tiédi, et il saisit toutes les occasionsde prendre le large. Au boutdedix années, si la complicité et l’admiration intellectuellesdemeurent, la passion est morte. Le philosophe s’affiche avecd’autres conquêtes, tandis qu’Émilie se consoleradans les brasd’unofficierde dix ans son cadet : Jean-Françoisde Saint-Lambert. Cette ultime liaisont s’achève ragiquement : à quarante-deux ans, la marquise, tombée enceinte, meurt encouches, laissant au monde une petite fille qui ne lui survivra pas. « Le caractère propredeMmedu Châtelet étaitd’être extrême entout », écrivitd’elle 10 l’abbé Raynpeu apal , rès sa mort. Si elle s’est effectivement consuméedans les plaisirsde la chairet du jeu, la marquise a su aussi jeterses forces vivesdans le travail et l’étude. La traductionde Newton, à laquelle elle a consacré lesdernres annéesde sa vie, et, aujourd’hui, sonDiscours surbo le nheurlui assurent une postérité incontestée.
Voltaire (1694-1778)
Onne présente plus son illustre et impertinent amant,FrançoisMarie Arouetdit Voltaire, grand pourfendeurde l’obscurantismereligieux etdes abusde pouvoirsiècle, figuau XVIIIe re parexcellence de l’intellectuel engagé. Très jeune, il brilledans les salons où il séduit par son esprit insolent. Ses pamphlets contre le Régent, puis unedispute humiliante avec le chevalierde Rohanqui fait bastonnerce bourgeois par ses laquais, lui valent pardeux fois la Bastille et une exil n Angleterre, où la liberd’expressionla f et réquentationdes intellectuels l’encouragent àdévelopper une philosophie réformatrice. À côtéde ses vers etde ses tragédies à succès, commeŒdipe(1718) ouZaïre(1732), il dénonce le fanatismereligieux, qu’il surnomme « l’Infâme »,dans sonpoème épiqueLa Henriadeou plus tarddans sonTraité pourtolé la rance. Le philosophedéistereconnaît l’existencenécessairede Dieu, « grand horloger »de l’univers.Mais lanaturede cet Être suprême est selon lui inaccessible à l’intelligence humaine. Par conséquent, lesreligions qui prétendent savoir comment l’honorer et
condamnent tout écart aux principes édictés sontdans l’erreur. Seulremède au fanatisme et à toutes les dérives, « l’esprit philosophique »doit êtrerépandu surla Terre. Voltaire s’y emploie avec ses contes, ses essais et sonDictionnaire philosophique portatif(1764), que condamne le parlementde Paris. Parfois enfaveurauprèsduroi Louis XVdont ildevient l’historiographe en1746, mais le plus souvent en disgrâce, enraisonde ses écrits critiques et libertaires, Voltaire vit entre la couretdifférentesretraites, comme Cirey, qu’il faitrestaurer à ses frais, la cour prussiennede Potsdam où l’appelle l’empereur Frédéric IIdésireuxde bénéficierde ses lumières, Genève, ou bien, à partirde 1760, sondomainede Ferney. Là, tout prèsde la frontière suisse, le patriarche continued’écrire,reçoit les grands esprits d’Europe et usede sanotoriété pourdéfendre les innocentes victimesde l’intolérancereligieuse, comme 11 Calas, Sirven ou le chevalierde La BarrÀ soe . nretourPa à ris enap 1778, rès vingt-huit ans d’absence, il est accueilli triomphalement, même s’iln’est pasreçu à la courde Versailles. Il meurt la même année.
Saint-Lambert (1716-1803)
On connaît moins l’œuvrede l’officier et poète lorrain Jean-Françoisde Saint-Lambert. Né à Nancy dans une famillenoble maisdésargentée, Saint-Lambert fait, comme Voltaire, ses études chez les jésuites avantd’embrasser une carrre militaire auprèsde Stanislas, futur beau-pèrede Louis XV etroi éphémèrede Pologne. À cette époque, la Lorrainen’est pas encore française. Le capitaine, très bien accueilli à la petite courde Stanislas, écritdes vers qui plaisent auxdames. C’est à Lunéville qu’il fait la rencontrede Voltaire puisdeMmedu Châtelet,dont ildeviendra l’amant. À la mort tragiquede cette dernre au châteaude Lunéville, Stanislas ordonne en son honneurdes funéraillesnationales. Voltaire, très affecté,récupère ses biens et ses papiers à Cirey puisrejoint Paris, tout comme Saint-Lambert qui s’engagedans l’armée française où il obtient, après la victoirede Hanovre sur les Anglais enle 1757, gradede colonel. Peu après,diminué parune attaquede paralysie, ilrenonce à sa carrre militaire pour se consacrerla poésie. Il f à réquente assidûment les salonsdeMmesd’Épinay,de Lespinasse,du Deffand, qui invitent chez elles écrivains et penseurs comme Diderot,d’Alembert,Marmontel (1723-1799), Rousseau… Amides philosophes, il est marqué par le sensualismed’Helvétius (1715-1771), selontoute co lequel nnaissancerésultede l’expériencedes sens. Ce matérialisme seressentdans les articles qu’il écrit anonymement pour l’Encyclopédie. Auteurd’unEssai sur le luxe etde plusieurs contes, Saint-Lambert connaît subitement la gloire en 1769 avecLes Saisons, uni poème nspiréde l’Anglais James Thomson (1700-1748). Considéré par Voltaire comme un chef-dœuvrede la poésie 12 descriptive, ce long poèmedidouvactique lui re en1770 les portesde l’Académie française. En1789,
le marquisreprésente la Lorraine aux états généraux mais, ennemides idéesrévolutionnaires, il seretire à Eaubonne chez sa maîtressede longuedate, Sophied’Houdetot, avec qui ildemeurera jusqu’à sa mort.
Genèsedes trois textes
Lesdeux premiers textesde cerecueil,Discours surle bonheurdeMmedu Châtelet etMemnonou la Sagesse humainede Voltaire, ont étérédigés presque à la même période, pardeux amants qui, endépit de leurrupture amoureuse etde leursdivergences intellectuelles, partageaient les mêmes interrogations. Contrairement aux autres essais qui fleurissent à l’époque, leDiscours surle bonheurn’a pas été écrit dans le butd’être publié. Cela explique sansdoute la sinritédu ton employé : si,dans un premier temps, la marquisedu Châtelet livre sesréflexions et ses conseils pourvivre heureux, l’amante frustrée et trompée parVoltaire s’abandonne ensuite aux confidences. La seconde moitiédu texte, fortement marquée parcettedéceptionamoureuse, serévèle particulièrement touchante.Mmedu Châtelet ydévoile uncœur 13 blessé maisdévoué, qui « aimai[t] pourdOeux ». nestime ainsi larédactionduDiscoursentre 1746 14 et 1747 , soit après ladésillusionamoureuse avec Voltaire et avant larencontre avec Jean-Françoisde Saint-Lambert. Cedernier, enpossessiondu manuscrit à la mortde sa maîtresse, attendra la mortdu mari etde l’amant pourle publier, en1779. Ons’étonnerade l’actualité etde la modernitéde cediscours : par sa liberté et sonaudace, Émiliedu Châteletressemble, à biendes égards, aux jeunes filles et aux femmes d’aujourd’hui. 15 Le contedeMemnon, quant à lui, porte l’empreintede sonépoque. Depuis 1743, avec la mortdu