Le mystère de la chambre jaune

Le mystère de la chambre jaune

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Description

« Le mystère de la chambre jaune » est un roman policier célèbre de Gaston Leroux. On a tenté d’asssassiner une jeune femme, Mathilde Stangerson, au château du Glandier. Si la jeune femme a échappé à la mort, le mystère reste entier : en effet, l’assassin n’est jamais sorti de la chambre qui était close de l’intérieur. La fenêtre n’a pas été ouverte, et la police, Larsan et Rouletabille ont beau chercher : il n’existe pas de passage secret ni aucune autre issue. C’est l’un des monuments de la littérature policière française.


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Date de parution 12 juin 2018
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EAN13 9781911572800
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Le Mystère de la chambre jaune Gaston Leroux 1907
Table des matières
Préface des Éditions de Londres Biographie de l’Auteur LE MYSTÈRE DE LA CHAMBRE JAUNE Chapitre premier. – Où l’on commence à ne pas comprendre. Chapitre II. – Où apparaît pour la première fois Joseph Rouletabille. Chapitre III. – « Un homme a passé comme une ombre à travers les volets ». Chapitre IV. – « Au sein d’une nature sauvage ». Chapitre V. – Où Joseph Rouletabille adresse à M. R obert Darzac une phrase qui produit son petit effet. Chapitre VI. – Au fond de la chênaie. Chapitre VII. – Où Rouletabille part en expédition sous le lit. Chapitre VIII. – Le juge d’instruction interroge Mlle Stangerson. Chapitre IX. – Reporter et policier. Chapitre X. – « Maintenant, il va falloir manger du saignant ». Chapitre XI. – Où Frédéric Larsan explique comment l’assassin a pu sortir de la Chambre Jaune. Chapitre XII. – La canne de Frédéric Larsan. Chapitre XIII. – « Le presbytère n’a rien perdu de son charme ni le jardin de son éclat ». Chapitre XIV. – « J’attends l’assassin, ce soir ». Chapitre XV. – Traquenard. Chapitre XVI. – Étrange phénomène de dissociation de la matière. Chapitre XVII. – La galerie inexplicable. Chapitre XVIII. – Rouletabille a dessiné un cercle entre les deux bosses de son front. Chapitre XIX. – Rouletabille m’offre à déjeuner à l’auberge du « Donjon ». Chapitre XX. – Un geste de Mlle Stangerson. Chapitre XXI. – À l’affût. Chapitre XXII. – Le cadavre incroyable. Chapitre XXIII. – La double piste. Chapitre XXIV. – Rouletabille connaît les deux moitiés de l’assassin.
Chapitre XXV. – Rouletabille part en voyage. Chapitre XXVI. – Où Joseph Rouletabille est impatiemment attendu. Chapitre XXVII. – Où Joseph Rouletabille apparaît dans toute sa gloire. Chapitre XXVIII. – Où il est prouvé qu’on ne pense pas toujours à tout. Chapitre XXIX. – Le mystère de Mlle Stangerson.
Préface des Éditions de Londres
« Le mystère de la chambre jaune » est un roman pol icier célèbre, d’abord paru en feuilleton dans « L’Illustration » en 1907. Le principe est celui d’un « crime en chambre close », inventé parIsrael Zangwillen 1892 avecThe Big Bow mystery.
On a tenté d’asssassiner une jeune femme, Mathilde Stangerson, au château du Glandier. Si la jeune femme a échappé à la mort, le mystère reste entier : en effet, l’assassin n’est jamais sorti de la chambre qui était close de l’intérieur. La fenêtre n’a pas été ouverte, et la police, Larsan et Rouletabille ont beau chercher : il n’existe pas de passage secret ni aucune autre issue.
Résumé Lorsque Rouletabillle et son ami Sainclair arrivent sur les lieux, le détective Frédéric Larsan est déjà sur les lieux. L e jeune détective parvient à pénétrer sur les lieux par le biais d’un e phrase qui attire l’attention de Robert Darzac, fiancé de Mathilde St angerson : « Le presbytère n’a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat. »
Les concierges sont les premiers suspects. On les a surpris le soir tout habillés. Mais ils sont innocentés quand on ap prend qu’ils braconnaient la nuit.
Rouletabille pense que l’assassin va revenir sur le s lieux de son crime afin de faire une seconde tentative. Le jeune détective, Larsan et le domestique le surprennent dans un couloir mais fini ssent par le perdre. Puis c’est le garde forestier qui meurt après une deuxième tentative contre Mathilde. Larsan finit par arrêter Robert Darzac.
Ni Mathilde ni son fiancé n’opposent de défense. Ro uletabille part pour les États-Unis d’où est originaire le père Sta ngerson. On n’entend plus parler de lui. Mais le jour du procès, nouveau coup de théâtre : Rouletabille est de retour et annonce qu’il va révéler le nom du coupable. C’est Frédéric Larsan, alias Ballmeyer, qui a essayé d’assassiner Mathilde Stangerson par dépit amoureux.
Les influences
« Le mystère de la chambre jaune » est un des monum ents de la littérature policière française. Il a été adapté au cinéma de nombreuses
fois. Son côté théâtral, l’élégance avec lequel le mystère, d’une grande simplicité, est maintenu pendant plus de quatre cen ts pages, les longueurs, les scènes qui font rebondir l’intrigue par une collection de mystères embriqués les uns dans les autres comme des poupées russes, ont beaucoup plu aux surréalistes, qui surent appré cier la poésie des lieux, des couleurs, et des phrases insolites. Coct eau en a signé la préface. ©Les Éditions de Londres
Biographie de l’Auteur
Gaston Leroux (1868-1927) est un écrivain français, surtout célèbre pour ses romans policiers et son personnage de détective, Rouletabille.
Brève biographie
C o m m eMaurice Leblanc, son contemporain, Gaston Leroux est Normand. Il fait ses études à Eu et à Caen, devient avocat en 1890. Il s’intéresse au journalisme et commence à écrire des comptes-rendus de procès. Son compte-rendu du procès d’Auguste Vailla nt lui ouvre une porte auMatin. Il y devient chroniqueur judiciaire, puis grand reporter. Il voyage en Espagne et au Maroc, et est correspondant en Russie entre 1904 et 1906.
En 1908, il publie Le mystère de la chambre jaune, l’un des plus célèbres romans de la littérature policière françai se, où il introduit le personnage de Joseph Rouletabille, jeune reporter-détective de 18 ans, qui inspirera entre autres Tintin quelques années plus tard.
Rouletabille reviendra dans de nombreux romans, tels queLe parfum de la dame en noir,Rouletabille chez le Tsar etc. Gaston Leroux se lancera également dans la série desChéri-Bibi, forçat héros, à partir de 1913. D’ailleurs, Gaston Leroux était un opposant de la peine de mort (voir sa pièce « La maison des juges »).
En 1918, avecArthur Bernède et d’autres, il fonde la société des cinéromans. Il participe aux premières productions dont une série de Rouletabille chez les Bohémiensdatant de 1922.
Il meurt à Nice en 1927.
Rouletabille
Joseph Joséphin, surnommé Rouletabille en raison de sa tête très ronde, est journaliste au journal « L’Époque » dès le tendre âge de seize ans et demi. Il s’intéresse tout de suite à la résolution des énigmes et se fait remarquer en retrouvant le pied gauche de la rue Oberkampf (membre d’une femme coupée en morceaux). D’une prodigieuse intelligence, d’une logique infaillible, amateur des coups de théâtre, bavard, prétentieux, arrogant mais sympathique, il est parfois accompagn é de Sainclair, un avocat qui se fait le narrateur de ses aventures. Il rencontre son ennemi des « Le mystère de la chambre jaune », l’as du dég uisement, Frédéric Larsan.
Rouletabille a inspiré de nombreux personnages : Is idore Beautrelet qui apparait un an plus tard dansL’aiguille creuse, et naturellement Tintin, apparu en 1929.
©Les Éditions de Londres
LE MYSTÈRE DE LA CHAMBRE JAUNE
Chapitre premier. Où l’on commence à ne pas comprendre.
Ce n’est pas sans une certaine émotion que je commence à raconter ici les aventures extraordinaires de Joseph Rouletabille. Celui-ci, jusqu’à ce jour, s’y était si formellement opposé que j’avais fini par désespérer de ne publier jamais l’histoire policière la plus curi euse de ces quinze dernières années.
J’imagine même que le public n’aurait jamais connu toute la vérité sur la prodigieuse affaire dite de la « Chambre Jaune », génératrice de tant de mystérieux et cruels et sensationnels drames, et à laquelle mon ami fut si intimement mêlé, si, à propos de la nomination réce nte de l’illustre Stangerson au grade de grand-croix de la Légion d’honneur, un journal du soir, dans un article misérable d’ignorance ou d’au dacieuse perfidie, n’avait ressuscité une terrible aventure que Joseph Rouletabille eût voulu savoir, me disait-il, oubliée pour toujours.
La « Chambre Jaune » ! Qui donc se souvenait de cette affaire qui fit couler tant d’encre, il y a une quinzaine d’années ? On oublie si vite à Paris.
N’a-t-on pas oublié le nom même du procès de Nayves et la tragique histoire de la mort du petit Menaldo ? Et cependant l’attention publique était à cette époque si tendue vers les débats, qu’une crise ministérielle, qui éclata sur ces entrefaites, passa complètement inaperçue. Or, le procès de la « Chambre Jaune », qui précéda l’affai re de Nayves de quelques années, eut plus de retentissement encore. Le monde entier fut penché pendant des mois sur ce problème obscur, – le plus obscur à ma connaissance qui ait jamais été proposé à la perspicacité de notre police, qui ait jamais été posé à la conscience de nos juge s. La solution de ce problème affolant, chacun la chercha. Ce fut comme un dramatique rébus sur lequel s’acharnèrent la vieille Europe et la jeune Amérique. C’est qu’en vérité – il m’est permis de le dire « puisqu’il ne saurait y avoir en tout ceci aucun amour-propre d’auteur » et que je ne fais que transcrire des faits sur lesquels une documentation exceptionnelle me permet d’apporter une lumière nouvelle – c’est qu’en vérité, je ne sache pas que, dans le domaine de la réalité ou de l’imagination, même chez l’auteur du double assassinat, rue morgue, même dans les inventions des sous-Edgar Poe et des truculents Conan-Doyle, on puisse retenir quelq ue chose de