Les Cahiers de Douai

Les Cahiers de Douai

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Livres
93 pages

Description

À 16 ans, il rêve d’horizons lointains et de cieux infinis ; admire la nature et les jeunes filles dans la rue ; se révolte contre la guerre et s’émerveille devant la sensualité du monde. Son âme est vagabonde, son cœur, passionné ou indigné, son esprit, lyrique et toujours curieux. Lui, c’est le jeune Arthur Rimbaud, dont les premiers poèmes, déjà, impressionnent, interpellent et rendent palpable l’exaltation de la jeunesse.
Les Cahiers de Douai est un ensemble de vingt-deux poèmes d’une étonnante intensité. S’y déploie une langue nouvelle qui s’émancipe de la poésie classique et, de fulgurances en ruptures, ouvre la voie à la modernité.
• Objet d’étude : Écriture poétique et quête de sens, du Moyen Âge à nos jours
• Dossier pédagogique spécial nouveaux programmes
• Prolongement : Préparation à l’épreuve de français du baccalauréat.
Classe de première.

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Date de parution 20 juin 2018
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EAN13 9782290167199
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Arthur Rimbaud
Les Cahiers de Douai
Maison d’édition : J'ai lu E.J.L., 2018, pour le supplément pédagogique. Dépôt légal : juin 2018 ISBN numérique : 9782290167199 ISBN du pdf web : 9782290167205 Le livre a été imprimé sous les références : ISBN : 9782290154618 Ce document numérique a été réalisé parPCA
Présen tation de l’éditeur : À16 ans, il rêve d’horizons lointains et de cieux infinis ; admire la nature et les jeunes filles dans la rue ; se révolte contre la guerre et s’émerveille devant la sensualité du monde. Son âme est vagabonde, son cœur, passionné ou indigné, son esprit, lyrique et toujours curieux. Lui, c’est le jeune Arthur Rimbaud, dont les premie rs poèmes, déjà, impressionnent, interpellent et rendent palpable l’exaltation de la jeunesse. Les Cahiers de Douai est un ensemble de vingt-deux poèmes d’une étonnante intensité. S’y déploie une langue nouvelle qui s’émancipe de la po ésie classique et, de fulgurances en ruptures, ouvre la voie à la modernité.
Couverture de N icolas Vaudour © Éditions J´ai lu
Biographie de l’auteur : ART HUR RIMBAUD (1854 – 1891) Ans, et renonce subitement à l’écriturerthur Rimbaud écrit ses premiers poèmes à quinze a cinq ans plus tard. Brève et fulgurante, son œuvre en fait une figure majeure de la poésie française. Le Bateau ivre (n° 18) est disponible en librio.
D’autres classiques à étudier avec nos dossiers Librio +
o L’habit ne fait pas le moine, Librio n 1233 o Le Grand Michu, Librio n 1232 o La Peste Écarlate1228, Librio n o Le Roi des taupes et sa fille, Librio n 1227 o Le Prince Marcassin, Librio n 1226 o Un pour tous, tous pour un, Librio n 1202 o Pauca meæ, Librio n 1169 o La Parure, Librio n 1104 o La Belle aux cheveux d’or1103, Librio n o La Belle et la Bête, Librio n 1090 o Bérénice, Librio n 1072 o La Princesse de Montpensier1040, Librio n o Claude Gueux, Librio n 1039 o Le Livre des merveilles du monde727, Librio n o La Farce de Maître Pathelin580, Librio n o Fées, sorcières, diablesses544, Librio n o Andromaque, Librio n 469 o Britannicus, Librio n 390 o Ubu roi, Librio n 377 o La Vénus d’Ille, Librio n 236 o Aladdin ou la Lampe merveilleuse191, Librio n o L’Ingénu, Librio n 180 o Pierre et Jean, Librio n 151 o La Dimension fantastique – 1, Librio n 150 o Cyrano de Bergerac, Librio n 116
o La Genèse, Librio n 90 o Zadig ou la Destinée, Librio n 77 o Un cœur simple45, Librio n o La Mort d’Olivier Bécaille, Librio n 42 o Candide ou l’Optimisme31, Librio n o Œdipe Roi30, Librio n o Une partie de campagne, Librio n 29 o Le Colonel Chabert, Librio n 28 o Le Cid, Librio n 21
PREMIER CAHIER
PREMIÈRE sOIRÉE
— Elle était fort déshabillée Et de grands arbres indiscrets Aux vitres jetaient leur feuillée Malinement, tout près, tout près.
Assise sur ma grande chaise, Mi-nue, elle joignait les mains. Sur le plancher frissonnaient d’aise Ses petits pieds si fins, si fins.
— Je regardai, couleur de cire, Un petit rayon buissonnier Papillonner dans son sourire Et sur son sein, — mouche au rosier.
— Je baisai ses fines chevilles. Elle eut un doux rire brutal Qui s’égrenait en claires trilles, Un joli rire de cristal.
Les petits pieds sous la chemise Se sauvèrent : « Veux-tu finir ! » — La première audace permise, Le rire feignait de punir !
— Pauvrets palpitants sous ma lèvre, Je baisai doucement ses yeux : — Elle jeta sa tête mièvre En arrière : « Oh ! c’est encor mieux !…
« Monsieur, j’ai deux mots à te dire… » — Je lui jetai le reste au sein Dans un baiser, qui la fit rire D’un bon rire qui voulait bien…
— Elle était fort déshabillée Et de grands arbres indiscrets Aux vitres jetaient leur feuillée Malinement, tout près, tout près.
SENSATION
Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers, Picoté par les blés, fouler l’herbe menue : Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds. Je laisserai le vent baigner ma tête nue. Je ne parlerai pas, je ne penserai rien : Mais l’amour infini me montera dans l’âme, Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien, Par la Nature, — heureux comme avec une femme.
Mars 1870.