Profil - Corneille (Pierre) : Le Cid

Profil - Corneille (Pierre) : Le Cid

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Français
128 pages

Description

L’ouvrage fournit toutes les clés pour analyser la tragi-comédie de Corneille.
• Le résumé détaillé est suivi de l’étude des problématiques essentielles, parmi lesquelles :
– Rodrigue, Chimène, et les autres personnages
– La passion amoureuse
– L’héroïsme cornélien
– La politique dans Le Cid– La « querelle du Cid ».

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Informations

Publié par
Date de parution 25 janvier 2006
Nombre de lectures 61
EAN13 9782218948459
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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PREMIÈRE PARTIE
Résumé et repères pour la lecture
ACTE I
ACTE I, SCÈNE 1 Bonheur et inquiétude
RÉSUMÉ
Chimène apprend de sa « gouvernante » Elvire que son père, le comte don Gomès, consent qu’elle épouse Rodrigue, fils de don Diègue. La nouvelle réjouit la jeune fille, car elle aime depuis longtemps Rodrigue en secret. Aussi, tout à son bonheur, Chimène presse-t-elle Elvire de lui donner de plus amples précisions. Convoqué par le roi don Fernand, le Comte n’a pas toutefois eu le temps d’en dire plus à Elvire. Soudain Chimène s’inquiète : n’est-ce pas trop beau pour être vrai ?1
REPÈRES POUR LA LECTURE
Une scène d’exposition
L'exposition a traditionnellement pour fonction d’informer le spectateur du sujet principal de la pièce et d’en présenter les principaux personnages. L'intrigue roulera donc sur le mariage de Chimène et de Rodrigue, dont les deux familles appartiennent à la plus haute noblesse du royaume de Castille.
Techniquement, cette scène d’exposition prend la forme, également traditionnelle, d’une conversation qui a débuté dès avant le lever du rideau (I, 1, v. 1, 2, 7) : le spectateur est d’emblée plongé dans l’action.
De la comédie vers la tragédie
Le mariage de deux jeunes gens est, au XVII siècle, le sujet privilégié de la comédie, tandis que la tragédie évoque de grands problèmes politiques. Mais si tout commence comme dans une comédie, d’inquiétants indices apparaissent progressivement. Que va décider le roi qui a convoqué le Comte ? Le pressentiment de Chimène va-t-il se vérifier ? L'atmosphère s’alourdit.e
ACTE I, SCÈNE 2 Désespoir et devoir d’une princesse
RÉSUMÉ
Fille aînée du roi, l’« Infante » confie ses souffrances à Léonor, sa « gouvernante ». Elle aime Rodrigue. Mais, en tant que princesse, elle ne peut épouser qu’un roi ou un futur roi. Or Rodrigue n’est ni roi ni prince. Il lui faut donc sacrifier sa passion à son devoir.
REPÈRES POUR LA LECTURE
Un personnage tragique
L'« Infante » est héroïque et déchirée : héroïque, parce qu’elle est résolue à tenir son « rang » (I, 2, v. 92) de princesse ; déchirée, parce que sa résolution lui fait souffrir « un tourment incroyable » (I, 2, v. 113). Il lui faut lutter contre son amour en favorisant l’union de Chimène et de Rodrigue. Aussi s’exprime-t-elle souvent sous forme d’antithèses qui soulignent son désarroi : « Ma plus douce espérance est de perdre l’espoir » (I, 2, v. 135).
ACTE I, SCÈNE 3 La querelle des pères
RÉSUMÉ
Coup de théâtre : contre toute attente, le roi a désigné don Diègue comme « gouverneur » (précepteur) militaire du prince. Déçu dans son ambition, le Comte prend à partie son rival. Une querelle s’ensuit, qui bientôt s’envenime. Le Comte donne un « soufflet » à don Diègue. C'est l’affront, déshonorant, irrémédiable, qui ne peut se laver que dans le sang. Don Diègue esquisse un geste pour se battre en duel. Mais, trop âgé, sa force l’abandonne. Le Comte se retire plein d’arrogance et de mépris pour le vieil homme.
REPÈRES POUR LA LECTURE
Le déclenchement du drame
Orgueilleux, coléreux, révolté, le Comte accuse don Diègue d’avoir obtenu « par brigue » (I, 3, v. 219), par intrigues et manœuvres, la charge prestigieuse de « gouverneur » du prince. La conséquence en est immédiate : blessé dans son amour-propre, le Comte revient sur son accord de voir Chimène épouser Rodrigue.
Une progression dramatique
Le rythme se fait de plus en plus intense. Au début, don Diègue s’efforce d’apaiser le Comte. Plus âgé, il est plus maître de lui ; honoré par le roi, il peut se montrer conciliant ; et il souhaite le mariage de son fils. Mais plus don Diègue s’efforce de calmer le débat, plus le Comte s’emporte et l’insulte. Don Diègue en perd à son tour son sang-froid. Aussi l’échange s’accélère-t-il entre les deux hommes qui se répondent vers à vers. Ce procédé, dit de la stichomythie, traduit la montée de la tension jusqu’au « soufflet » fatal.
ACTE I, SCÈNE 4 Un désespoir absolu