Confidences d’une provençale
86 pages
Français

Confidences d’une provençale

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Description

Confrontée à la dévorante rumeur
Simone PASCAL trouve dans l’humour son sauveur.
Aux écueils de l'existence
Elle cultive la résilience
Et retrouve la joie de vivre
Dans l’écriture et dans les livres.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 25 juin 2013
Nombre de lectures 2
EAN13 9782332578877
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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Cet ouvrage a été composé par Edilivre 175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 Mail : client@edilivre.com www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-332-57885-3
© Edilivre, 2017
1 La fratrie
*On nait dans la même famille Mais on n’a jamais les mêmes parents. On est de la même famille Où chaque enfant est différent.
*On est de la même famille Mais on n’a jamais les mêmes jeux Quand trop d’écarts éparpillent Au lieu d’unir, pour êtres heureux.
*On est de la même famille Mais on n’a jamais la même vie Seulement la misère qui bousille Durant l’enfance, la fratrie.
*Dans une famille nombreuse, c’est l’évidence, Il y a plusieurs couvées, Les premiers ont depuis longtemps vécu leur enfance Quand arrivent les derniers.
On ne m’a pas donné mes billes Pour jouer dans ma famille, On ne m’a pas donné les clefs Pour vivre en société.
Je n’ai jamais trouvé ma place Où que je sois, quoi que je fasse, Trop mal armé pour me défendre, Trop confiant, naïf et tendre.
Sous mon aspect rébarbatif, Mon apparence, mon air rétif, Je n’attirais qu’antipathies, Méchancetés et moqueries.
C’est la vie qui te forme, Te déforme, te transforme, Quand le regard d’autrui T’embellit, t’enlaidit.
Tu n’es pas dans la norme Quand ton corps est difforme, Parfois tu réagis Et à corps et à cris.
On répond au mépris, Tant qu’on n’a pas compris Que c’est en bon vivant Qu’on devient attachant,
Sinon, on se trahit, Et l’on devient aigri. On nait vierge innocent Mais coupable en mourant.
2 Handicap
* * *
3 Je voudrais…
Je voudrais que ma maison soit très propre et ordon née, Mon bon sens et ma raison en seraient stabilisés.
Des placards à rangements, des commodes et des bahu ts, Où les jouets, par les enfants, prendraient place sans cohue.
Des armoires à linges aussi, où les draps et les se rviettes S’empileraient, comme jadis les rangeaient nos bons ancêtres.
Un bureau pour les papiers importants, et les factu res, Pour ne plus les voir trainer, pour les placer en lieu sûr.
Une chambre par enfant avec toutes leurs affaires Personnelles, leurs présents, leurs trésors imagina ires.
Une grande bibliothèque où les livres par milliers Trouveraient leur place au sec sans jamais plus s’a bîmer.
En poussant plus loin le rêve, j’aurais aussi, et pourquoi pas, Vernis à ongles et rouges à lèvres bien rangés parm i les fards.
Sur une table de toilette surmontée d’un grand miro ir, J’y trouverais ma houppette, mon parfum, mon crayon noir.
Des tiroirs également garnis d’écrins rouges et dou x, Recevraient pieusement mes rares et précieux bijoux .
Les chaussures rassemblées dans un meuble fait pour ça, Très brillantes et bien cirées attendraient leurs prochains pas.
Une penderie par là pour les robes et les manteaux, Pour les chemises à Papa, les ceintures et les chap eaux.
Que toute chose ait sa place, que chaque objet soit casé, Que mon chez-moi ait la classe des bons et moyens F rançais.
Au lieu de ça je me désole, et ce, pendant toute l’ année, J’attrape des colères folles pour tenir ma maison rangée.
Le travail professionnel d’abord, c’est très important, Puis… le travail personnel, le ménage, les enfants…
Faire la guerre, toujours, pour espérer le rangemen t Des jeux qui s’entassent autour du lit et sur le di van…
Bien sûr que l’appartement attend d’être transformé …Et qu’il faut être patient… Et que tout va s’arran ger…
Mais je ne sais si depuis dix-sept ans que l’on attend, La transformation n’agit sur le moral de… maman…
En attendant, les paperasses sentiront encore longtemps Le sel, le poivre, « la vinasse », la forte odeur des ingrédients…
4 Lasolitude
*Elle atténue le mal de vivre, Dépose un baume sur le mal-être, Vous accompagne pour survivre A toutes les agressions terrestres. *On la subit, on l’apprivoise, De sa présence, on s’accommode, Tout fier de dire à ceux qu’on toise, Que c’est tendance, presque une mode. *Elle nous tient et nous isole Dans nos derniers retranchements, Nous tranquillise, nous cajole, Nous anesthésie doucement. *Toutes actions désormais proscrites, L’Etre, en état de léthargie, Radié de la liste inscrite, Entre peu à peu dans l’oubli. *Sans brusquerie, sans plus d’ennuis, Dans la douceur, la plénitude, Hors des aléas de la vie, On savoure la solitude.
11
*Pour faire...