Contes populaires de Bourgogne

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Livres
171 pages
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Description

Milien, Remond, Edmont, Morel-Retz, Marlot... Les folkloristes bourguignons furent quelques-uns à parcourir nos campagnes au début du XXe siècle pour recueillir la littérature orale de notre province bourguignonne. Ces contes populaires ont longtemps régi la création et la circulation des histoires dans nos communautés paysannes de la région. Sans cette collecte, ces histoires, qui sont une partie essentielle de notre culture, auraient disparu à tout jamais. Dans ce livre Alain Robert s'est livré à une minutieuse sélection des meilleures collectes de contes bourguignons. Tout au long de ces pages, vous découvrirez ces récits qui faisaient le charme des veillées d'autre fois, et l'âme des campagnes : les contes animaliers, les récits sur le diable, tantôt dupé, tantôt triomphant et réellement terrifiant, ou encore les aventures merveilleuses et féériques, de celles qu'on racontait volontiers aux enfants...


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Date de parution 05 novembre 2013
Nombre de visites sur la page 506
EAN13 9782365729321
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0060 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Légendes, contes et récits de la tradition orale en Bourgogne
Réunis et présentés par Alain Robert
Merci à M. Colombet,
rédacteur en chef de la revue Pays de Bourgogne,
de nous avoir permis de reproduire quelques
récits parus dans les premiers numéros de cette rev ue
incontournable pour les passionnés de notre région.
Présentation
Aussi les contes populaires sont-ils fort négligés en France ; tandis que la plupart des autres nations de l’Europe en ont de grandes collec tions, qui embrassent le pays entier, c’est tout au plus si, chez nous, le même travail a été exécuté pour une province particulière ou quelque canton isolé. Bien des étra ngers, et même des Français instruits, pensent qu’il serait impossible de trouver, dans no s campagnes, la matière d’un semblable recueil. C’est une erreur, mais si l’on v eut empêcher qu’elle ne devienne une vérité, il n’y a pas de temps à perdre : il faut se hâter de transcrire et de publier les contes populaires.
Eugène Beauvois, 1862.
Plus qu’un simple travail de compilation et de rech erche documentaire, ce livre vous invite à découvrir la Bourgogne telle que les ancie ns se la représentaient, non pas la Bourgogne des terroirs mais la Bourgogne des croyan ces et des superstitions. à travers une quarantaine de légendes, contes, récits patoisa nts du cru et témoignages rédigés e e entre la fin du XVIII et le milieu du XX siècle, nous allons voyager sur les terres de l’imaginaire.
En hommage aux folkloristes qui prêtèrent l’oreille aux récits des anciens paysans de notre région, le travail de collectage a été privil égié. Ainsi, avons-nous pris soin, chaque fois que ces détails nous étaient connus, de précis er l’identité de l’auteur et du conteur, 1 la localisation et la date . Transcrire une histoire recueillie de la bouche m ême d’un conteur, sans passer par une phase de réécriture pl us ou moins élaborée, c’est condamner les lecteurs à lire, sans plaisir, des te xtes courts, elliptiques ou empreints des maladresses du langage familier. Il suffira de lire quelques-uns de ces micro-récits (Le rossignol, Les historiettes de Bourberain) pour s’e n convaincre. C’est pourquoi nous avons choisi des textes plus élaborés que les colle cteurs, tel le célèbre Achille Millien dans la Nièvre, durent parfois adapter au lectorat de leur temps. Même s’ils ne sont pas forcément gages d’authenticité, nous avons tenu à p résenter quelques contes rédigés en patois car, à l’origine, n’était-ce pas en dialecte bourguignon que se racontaient ces histoires lors des veillées paysannes ? Afin de div ersifier nos sources, nous avons également sélectionné des extraits de travaux d’his toriens qui fouillèrent dans les documents des archives départementales ainsi que de s passages tirés des récits de gens de lettres et d’hommes d’église qui rapportère nt les croyances qui avaient cours dans les milieux ruraux. Certains auteurs respectai ent ces croyances qu’ils trouvaient « pittoresques » (étymologiquement : « dignes d’êtr e peintes ») et d’autres, telles Mme de Blays (Des superstitions plus fortes que la foi chrétienne) ou Albertine Clément-Hémery (Sorcières en sabbat ou de la persistance de s superstitions face à la raison) dénigraient des superstitions qu’ils jugeaient ridi cules ou dangereuses, par leur persistance, pour le salut des âmes chrétiennes com me pour les lumières de l’esprit rationnel. Cette part de subjectivité, inhérente à tout acte d’écriture, il nous a paru judicieux de la conserver dans son contexte. Suppri mer ces passages trop personnels nous aurait obligé à procéder à de très nombreuses coupures nuisibles à la cohérence des récits. De plus, cela permet aux lecteurs de co mprendre comment étaient considérées ces croyances et pourquoi on s’est si s ouvent détourné de la parole des anciens. Enfin fallait-il, par souci de respect de la pensée populaire, ignorer tous les contes littéraires et les créations plus récentes ? Non, mais à la condition que les auteurs aient puisé leur source dans la tradition orale et que leur histoire soit inscrite dans un terroir bien identifié. Ainsi avons-nous repris que lques extraits tirés d’œuvres littéraires de Louis Mirault et de Nicolas Restif de La Bretonn e. Et puis, il faut bien le reconnaître, les histoires ne doivent-elles pas leur charme aux talents du conteur plus qu’à la prétendue authenticité de leur origine ?