Il s'aimait, moi aussi

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128 pages
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Lorsqu'elle tombe amoureuse de Simon, un jeune et brillant médecin, Natacha pense vivre un conte de fées. Mais son couple n'a rien de normal, et son mariage virera au cauchemar. Manipulation, chantage, violence: dix-huit ans aux prises avec un pervers narcissique. Comment déceler les signes précurseurs d'une errance de l'esprit chez l'être auquel on a donné sa vie? En livrant son journal intime, l'auteur témoigne pour toutes celles et ceux qui se posent des questions sur un conjoint dont le comportement dévie insidieusement au fil du temps. Instructif, édifiant, effrayant.

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Date de parution 27 novembre 2014
Nombre de visites sur la page 134
EAN13 9782342030969
Langue Français

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Il s’aimait, moi aussi
Natacha Jakowska Il s’aimait, moi aussi ou L’histoire d’une femme sous emprise Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0119958.000.R.P.2014.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2014
Décembre 1990
Chapitre I
Je suis dans un état d’excitation indescriptible. J’imagine que c’est banal et que toutes les jeunes filles ressentent ça pour peu qu’elles aient au moins un fragment de gène de romantisme dans leur ADN. Pourtant, je n’en suis pas à ma première histoire d’amour et, en plus je n’ai plus vingt ans, mais je n’ai pas dépassé la trentaine non plus ! Alors, jeune je suis… et d’ailleurs je le resterai toute ma vie. Enfin je l’espère ! Peu importe en tout cas, mon corps tremble alors que nous roulons à vive allure vers Chartres. Il faut avouer que je le connais à peine et que notre re-lation est essentiellement professionnelle, enfin je devrais dire « était », car les choses entre nous ont quand même grandement évolué depuis trois mois. Trois mois seulement… trois mois déjà ! Je suis assistante et aide opératoire dans un cabinet mé-dical. Il est venu remplacer le médecin pour lequel je travaille deux fois par semaine. En quelque sorte, c’est moi qui l’ai recruté ! Je dois dire qu’au début, il ne m’a pas particulièrement attirée, tout au moins sur le plan physique. La réciproque n’est pas vraie, et j’ai senti assez rapidement que je lui plaisais. Blonde aux yeux bleus et aux cheveux bouclés, il
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est vrai que je ne laisse pas forcément indifférente la gente masculine ! Rassurez-vous, je ne suis pas une « tom-beuse » obsédée par son image. Mais bon, savoir qu’on est mignonne, c’est plutôt bien pour le moral, non ? Donc rien ne me prédisposait à être prise dans ses filets, mais il s’est passé quelque chose : il a su lire en moi. Je venais de perdre mon père deux mois plus tôt, et j’étais dans un état de manque affectif total, au point de devoir aller m’isoler de temps en temps dans le fond du cabinet médical pour pleurer. Simon, car c’est son nom, l’a deviné et a su me consoler. — C’est quoi la croix que vous portez au cou ? — Un souvenir de mon père qui m’a quittée il y a huit semaines à peine. — Je suis sincèrement désolé. C’est en tout cas un très beau symbole d’amour que vous avez – il s’était permis de toucher mon pendentif, alors qu’on ne se connaissait à peine, mais curieusement je l’ai laissé faire. — L’Étoile de David vous irait très bien aussi. C’est un fabuleux bouclier contre le malheur. — L’Étoile de David ? — Oui, je suis de religion juive, et je crois en son pou-voir, d’ailleurs, si un jour je me marie, je l’offrirai à ma femme afin qu’elle soit heureuse toute sa vie. Était-ce une proposition ? J’ai bien sûr rejeté cette idée, mais à ses mots, j’ai bizarrement ressenti un grand ré-confort. Au-delà des mots d’ailleurs, j’avais cru déceler de l’affection dans le ton qu’il avait employé. Et cela m’avait touchée. Et puis, il est très brillant, c’est en fait le plus jeune médecin de France, et je suis tombée dessus ! Pas mal
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