Sous le soleil de Madagascar

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110 pages
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Arrivée à Madagascar, la nouvelle vie de Muriel commence mal.
Son amoureux n’était pas au rendez-vous. Elle se sent perdue, ne connaissant rien de ce pays, ne sachant pas où aller ni où chercher pour retrouver Bernard. Après quelques jours passés dans cet hôtel, et après avoir fait une incroyable découverte, elle fait la connaissance de la famille Bellon, une famille française. Elle tisse avec eux des liens d’amitiés, et se sent moins seule. Elle va vivre quelques temps chez eux, et ils vont l’aider à trouver l’hôpital où travaille Bernard. Au retour de ce dernier, elle lui confie le secret qu’elle a découvert dans sa chambre d’hôtel. C’est alors que commence une chasse à l’homme, dont elle se serait bien passée.
Les mois, les années passent, cette première année auprès de son amour est idyllique. Mais d’autres événements vont entacher cet amour.
La jalousie, la méchanceté, vont la projeter encore une fois dans la douleur, le doute, la peur...

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EAN13 9791034806577
Langue Français

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Été 44, sous la caresse du mistral Deuxième Partie Sous le ciel de Madagascar
Muriel BELL Été 44, sous la caresse du mistral Deuxième Partie Sous le ciel de Madagascar
Couverture:Néro Publié dans laCollection Electrons Libres,
©Evidence Editions2018
Avant-propos Je vous présente la seconde partie d’Été 44, sous la caresse du mistral. Une « Saga » entre roman et biographie. Lorsque j’ai commencé à écrire la première partie de cette saga, je ne pensais pas qu’un jour j’écrirais la suite. Mais elle m’a été réclamée à plusieurs reprises par tous ceux qui ont lu la première. Je ne l’ai pas fait tout de suite après sa sortie, car de nombreux événements ont jalonné mon parcours. Ma vie est atypique… di'cile à raconter… surtout à mettre bout à bout tous les événements. J’ai dû en mettre de côté, pour laisser place à l’imaginaire, à l’amour, tout en conservant son brin de réalité. Tous les personnages ont existé, ils ont vécu dans une autre vie, un autre contexte. Je n’ai pas respecté la chronologie. Les événements de cette saga sont volontairement déplacés, pour les raisons du mot +n. J’ai eu plaisir à l’écrire. Par respect, je ne donne pas le véritable nom des personnages, seule leur profession est réelle. Je suis heureuse de vous présenter cette seconde partie, qui est une autobiographie romancée. C’est une partie de ma vie que je dévoile, je l’ai poursuivie avec beaucoup de courage, avec toujours ce désir, la réussir. J’espère qu’elle saura vous emporter, et vous apporter autant de plaisir à la lire que la première. Je vous souhaite une excellente lecture…
Chapitre 1 Madagascar Jedormis mal dans ma petite chambre d’hôtel au papier jauni. Je me sentais perdue, abandonnée, dans ce pays étrange et étranger. Qu’allais-je faire ? Il faisait très chaud. En plus, il n’y avait pas de climatisation et la nuit avait été étou#ante. Après avoir pris une douche, je descendis à l’accueil. Une jeune femme était en train de servir le petit déjeuner à quelques clients. Je m’adressai à elle. — Bonjour, madame, auriez-vous un annuaire téléphonique, s’il vous plaît ? — Non, je suis désolée. Mais vous avez un bureau de poste pas très loin de l’hôtel. — Merci, madame. Je peux avoir un déjeuner ? — Bien sûr. Que voulez-vous ? Du thé, du café ? — Oui, merci, un café. — Allez-vous installer dans la salle à manger, je vous l’apporte. Avant de quitter ma chambre, j’avais examiné le contenu de mon porte-monnaie. Heureusement, j’avais assez de liquidité pour tenir quelques jours. Mon père m’avait ouvert un compte bancaire pour déposer l’argent que j’avais économisé pendant les mois passés chez lui. J’avais aussi un chéquier. Je devais absolument trouver l’adresse de l’hôpital où travaillait Bernard. Mais comment ? Je n’avais pas son nom. La jeune femme m’apporta mon petit déjeuner, que je savourai, car je n’avais rien mangé depuis le repas pris dans l’avion. Bien rassasiée, je m’apprêtais à sortir, quand je me ravisai. Pouvais-je quitter l’hôtel en laissant toutes mes a#aires dans ma chambre ? J’avais mon chéquier dans ma valise, mon passeport et quelques lettres. Même si elle était fermée à clé. L’expérience m’avait rendue méfiante. Je demandai à la serveuse s’ils avaient un coffre. — Oui, madame. Il se trouve dans votre chambre, derrière le tableau. Il faut juste créer un code, il est compris dans le prix. — Merci madame. Pouvez-vous m’en donner un ? — Non, ce n’est pas à moi, c’est à vous de le créer. — Ah oui ! Pardon, j’avais mal compris. Merci. De retour dans ma chambre, je me traitai d’idiote. Pourquoi lui avais-je demandé un code ? C’était vraiment stupide de ma part. Je finis par trouver le coffre, caché derrière le grand cadre. Je l’ouvris. Je fus surprise d’y découvrir une sacoche remplie d’enveloppes. Comment tout cela pouvait-il être possible ? Un courrier, c’est personnel. Qui pouvait avoir oublié son contenu ? Je le sortis. Elle était lourde et m’échappa des mains. J’entendis alors un son bizarre, comme des pièces. Quand j’en pris connaissance, je crus que je rêvais. Une petite sacoche noire, une fermeture éclair, que j’actionnai. Elle contenait plusieurs lettres, mais mon attention se porta sur une grosse et épaisse enveloppe, que je sortis. J’hésitai un instant, mais ma curiosité fut la plus forte. Ce que je découvris, me laissa sans voix. À l’intérieur, plusieurs pierres précieuses scintillaient de mille feux : des diamants, des saphirs, rubis, des pépites d’or… Ils devaient y en avoir pour une fortune. Je n’y connaissais pas grand-chose, mais je connaissais leurs noms, dont
la valeur était importante. Cette découverte me <t peur. Qui avait pu oublier cette sacoche ? Je regardai les autres lettres, il n’y en avait pas d’autres. Que devais-je faire ? Je me mis à ré=échir. Dans quelle galère allais-je me retrouver ? En parler à la direction de l’hôtel me paraissait évident, mais, je ne savais pourquoi, mon instinct me dictait de ne pas le faire. Puis, j’ouvris une lettre. Peut-être y trouverai-je un indice, une adresse, un nom… Par chance, elles étaient écrites en français. « Mon amour, Je ne sais si nous aurons encore la joie de nous revoir. Je suis très malade, mes jours sont peut-être comptés. Je suis toujours à Madagascar, j’ai pris une chambre dans un hôtel près de l’aéroport de Majunga. Je devais prendre l’avion dans deux jours pour te rejoindre, si Dieu m’en donne la force. Les mines de diamants m’ont presque tué, mais j’espère avoir le temps de te les apporter. Si ce n’est pas possible, je demande à la personne qui les trouvera, de te les remettre. J’espère qu’elles tomberont entre de bonnes mains. Voici l’adresse : Madame Élodie Bellon Chemin Amélie Morel 69000 Lyon P.S. Je remercie la personne qui sera honnête pour être le messager de ces missives. Une récompense lui sera remise. Je demande simplement à cette personne, si elle ne l’a pas déjà fait, de ne pas ouvrir les autres lettres. Merci. Ton mari qui t’aime, Alex Bellon » Je n’en revenais pas, cette découverte était incroyable. Certes, je n’allais pas en parler à la direction. Ce qui était bizarre, c’était qu’ils avaient le même nom de famille, « Bellon », que ma mère. Drôle de coïncidence. Je remis le tout dans le co#re, y joignis mes documents et un peu d’argent. Je composai un code et partis. Arrivée à la réception, je demandai au patron s’il avait eu une personne avant moi dans ma chambre, car j’avais trouvé un briquet. Il me répondit : — Oui, il y avait un homme, mais il a fait un malaise avant-hier soir, et nous avons dû appeler une ambulance. Nous n’avons pas d’autres nouvelles. Il n’avait qu’une valise et nous l’avons con<é aux ambulanciers. En plus, notre femme de ménage était en congé, nous avons dû nettoyer rapidement sa chambre. Mais vous savez, il était mal en point. Je ne crois pas qu’il ait besoin de son briquet. Vous pouvez le garder ou me le remettre. C’est comme vous voulez, ce n’est pas très important. Sauf, si vous avez trouvé un trésor. Il se mit à rire, moi aussi. — Hélas ! répondis-je, je n’ai pas trouvé de trésor. Dans quel hôpital a-t-il été emmené ? — Le plus proche, celui de Mahajanga. — C’est loin ? — À une dizaine de kilomètres environ. Vous avez des taxis si vous voulez vous y rendre. Connaissiez-vous cet homme ? — Oh non ! Pas du tout. Mon <ancé est médecin, il devait venir me chercher à l’aéroport, mais il n’y était pas. En plus, je ne connais pas le nom de l’hôpital où il travaille. Je vais aller me renseigner dans celui-ci. Peut-être aurai-je de la chance ? — Je vous le souhaite. Voulez-vous que je vous appelle un taxi ?
— Oui, merci. En l’attendant, je faisais les cent pas devant l’hôtel. Le véhicule arriva cinq minutes plus tard. Le trajet ne fut pas très long, mais cahoteux. Puis, il me déposa devant une grande bâtisse, où je pus lire en français : « Hôpital » — Vous voilà arrivée, mademoiselle. Vous êtes au Centre universitaire de Mahajanga. Je regardai cet immense bâtiment, il ne ressemblait en rien à ceux de chez nous. — Merci. Combien vous dois-je ? — 2500 ariarys. Pour vous, en France, ce n’est pas cher : 650 francs, je crois. Heureusement que j’avais changé quelques francs avant mon départ, à l’aéroport parisien. Mais je ne connaissais pas la valeur de leur monnaie. Il venait de me l’apprendre. Je sortis deux billets de mille et un de cinq cents, que je lui tendis. — Merci demoiselle. Au moment où je refermai la portière, il m’interpella : — Sachez que le pourboire est pratiquement obligatoire ! Comme vous êtesnouvellement arrivée, je ne vous le réclame pas ! Pensez-y pour la prochaine fois ! Puis il démarra. Décidément, j’avais beaucoup de choses à apprendre sur les us de ce pays. Je me dirigeai vers la grande bâtisse blanche, construite sur un étage, mais tout en longueur. La façade comportait plusieurs arcades. Après l’avoir parcouru, je repérai l’entrée principale. J’avançai dans un grand hall. J’avisai les pancartes écrites en français : « Accueil ». Je n’avais plus qu’à suivre les =èches. Je croisai quelques personnes qui me saluèrent, ce que j’avais trouvé courtois et chaleureux. Depuis que j’étais dans ce pays, je n’avais rencontré que des gens charmants, sympathiques, aimables. Je commençai à l’apprécier, et je n’avais pas fini de découvrir. J’arrivai en<n à l’accueil. Une jeune femme, assise derrière un guichet, me sourit avant même que je lui parle. — Bonjour, madame. Je voudrais savoir si vous avez un homme du nom de Bellon parmi vos patients. Elle ouvrit un grand agenda, le feuilleta, puis tomba sur une page, où elle prit le temps de lire. — Nous avons bien un monsieur Bellon. Il est chez nous depuis deux jours. Êtes-vous de la famille ? — Oui, j’arrive de France pour le voir, mentis-je. — Il y a aussi une autre dame qui vient de France, ce doit être sa femme. — Oui, Élodie Bellon. — C’est exact. Il se trouve au premier étage, chambre 34. Vous avez l’ascenseur juste en face. — Je vous remercie, madame. Elle m’adressa de nouveau son gentil sourire. J’attendais l’ascenseur depuis quelques minutes, quand il arriva dans un grand bruit de ferraille. Plusieurs personnes sortirent, d’autres se joignirent à moi. Il repartit dans le même bruit. Arrivée à l’étage, ce fut la bousculade. Je cherchai la chambre 34 que je trouvai très rapidement. Je frappai à la porte. Une charmante personne m’ouvrit. — Bonjour, vous êtes madame Bellon ? — Oui ! À qui ai-je l’honneur ? — Je suis Muriel Bailet, on ne se connaît pas. Je loge dans la chambre d’hôtel où était descendu votre mari. J’ai appris qu’il avait été conduit à l’hôpital. Comme je devais venir ici, je voulais prendre de ses nouvelles. Comment va-t-il ? — Un peu mieux, je vous remercie. Mais comment connaissez-vous mon mari ? — Il me faut absolument lui parler.
— Il est parti pour un examen, il sera là dans quelques minutes. Mais je vous préviens, il n’est pas très conscient de ce qui se passe, il a perdu la mémoire. — J’en suis désolée. — Les médecins pensent qu’il a une tumeur au cerveau. Ils l’examinent pour savoir s’il est possible de l’opérer. — Je suis vraiment désolée d’arriver dans un aussi mauvais moment, mais il faut que je vous explique la raison de ma visite. Elle me <t asseoir sur une chaise, puis elle prit place au pied du lit. Je lui racontai, sans rien omettre, le pourquoi de ma visite. Après lui avoir énuméré le contenu de la sacoche que j’avais découverte dans la chambre d’hôtel, elle eut une réaction inattendue. Elle me prit dans ses bras, m’embrassa, me remercia tout en pleurant. — Merci, Muriel, si vous saviez le bonheur que vous m’apportez. Mon mari a fait une importante découverte il y a quelques mois, il voulait m’en faire la surprise. Je me doutais un peu de ce que cela pouvait être. Mais il a eu son malaise. La suite, vous la connaissez. Les ambulanciers n’ont rapporté qu’une valise, qui ne contenait que ses e#ets personnels. J’ai même pensé un instant qu’elle avait pu être fouillée. Ce que vous m’annoncez là, me rassure et va au-delà de mes désirs. J’espère qu’il guérira très vite ; pour qu’il puisse pro<ter du fruit de son travail. Nous avons tant de projets. — Si vous saviez comme je suis contente de ce dénouement. À l’hôtel, on m’avait dit qu’il était presque mort. — Heureusement que ce n’est pas le cas ! La porte de la chambre s’ouvrit, on ramenait monsieur Bellon. J’aperçus un assez bel homme, des cheveux gris, un peu dégarni. Le médecin sourit à sa femme, et me salua. — Je peux vous parler, s’adressant à madame Bellon ? Elle le suivit à l’extérieur de la chambre. Quand elle revint, elle avait le sourire. Elle me dit — J’ai de bonnes nouvelles. Ils vont pouvoir l’opérer. — Quand aura lieu l’intervention ? — Dès demain matin. — Alors, il n’y a plus qu’à attendre. — Oui ! Puis-je vous demander ce que vous faites à Madagascar ? — Je suis là, pour rejoindre mon fiancé. Il devait venir me chercher à l’aéroport hier, mais il n’y était pas. Il est médecin, et je ne connais pas le nom de l’hôpital où il travaille. Il va d’ailleurs falloir que je demande si c’est dans celui-ci. — Comment s’appelle-t-il ? — Bernard Roseau. — Et vous n’avez aucune nouvelle ? — Non, hélas ! Et je suis très inquiète. — Bien sûr ! — Votre nom, Bellon, est le même que celui de ma mère. C’est étrange, toute sa famille habite à Lyon. Ma sœur et mon frère y sont nés. Ma mère s’y est mariée, avant de suivre mon père dans le sud de la France. — En e#et, mon mari a une grande famille à Lyon. On lui en parlera lorsqu’il ira mieux. Venez avec moi, nous allons au service du personnel. Je la suivis dans le bureau du directeur, ou un homme charmant nous invita à nous asseoir. — Que désirez-vous, mesdames ? Que puis-je faire pour vous être agréable ? Vous cherchez du travail ?
— Non, monsieur, répondis-je. Je suis à la recherche du docteur Bernard Roseau. J’aimerais savoir s’il travaille chez vous ? — En effet, il est bien chez nous. Que lui voulez-vous ? — Je suis sa fiancée, il devait venir me chercher hier à l’aéroport. — Ah, oui ! Je suis au courant. J’en suis désolé, il a dû partir en urgence avec son équipe dans la brousse, pour une mission humanitaire. Il ne sera de retour que dans une semaine, ou plus. Où logez-vous ? — Je suis à l’hôtel, à côté de l’aéroport. — Bon. Vous irez chercher vos affaires et je vous conduirai chez lui. C’est le moins que je puisse faire. Madame Bellon intervint. — J’ai une petite maison pas très loin de l’hôpital. Si vous le désirez, vous pouvez venir vous y installer en attendant le retour de votre fiancé. Vous serez moins seule. — C’est très gentil à vous, j’accepte avec plaisir. Je vous remercie. — Bon, c’est d’accord, dit le directeur. Dès que le docteur Roseau arrive, je vous le ferai savoir. Où puis-je vous joindre, madame ? — Madame Bellon ! Je suis tous les jours en chirurgie, mon mari doit subir une intervention demain matin. — J’en prends note. Dès que j’ai des nouvelles, je vous en fais part. — Merci, monsieur le directeur. — Au revoir, mesdames. Lorsque nous rejoignîmes la chambre 34. Son mari dormait encore. — Je crois que pour aujourd’hui, il n’y aura pas de nouveau. Je vais vous conduire à votre hôtel pour récupérer vos affaires. — Oui, je vous remercie de votre accueil. — C’est tout à fait normal. Vous m’avez fait le plus beau cadeau du monde, c’est la moindre des choses. Je n’oublierai jamais ce que vous venez de faire. D’autres auraient gardé leur trouvaille. Vous, vous êtes honnête, c’est si rare à notre époque. — Pour moi, c’est normal et, comme dit le proverbe : « Bien mal acquis ne profite jamais. » — Vous avez bien raison. Mais tout le monde ne pense pas comme vous. — Vous savez, j’ai eu assez de malheurs dans ma vie. Aujourd’hui, je ne désire qu’une chose, vivre avec l’homme que j’aime. — Comme c’est beau et touchant. Moi aussi, j’aime mon mari, j’espère qu’il va s’en sortir. Nous avons encore du chemin à faire ensemble. — Je vous le souhaite. Que Dieu vous entende. Une fois mes a#aires récupérées, avec la précieuse sacoche, je réglai l’hôtel. Je suivis madame Bellon qui avait loué une voiture. Puis on se mit en route vers sa demeure. Je pénétrai dans une charmante maison, où je fus accueillie par une domestique. Décidément, j’entrais dans un monde inconnu. La jeune femme me conduisit à ce qui allait être ma chambre, en attendant Bernard. Elle était simple, bien meublée. Madame Bellon vint me rejoindre. — Êtes-vous bien installée, Muriel ? — Oui, je vous remercie. C’est très bien. — Vous ne connaissez pas encore ce pays ? J’espère que vous aurez le temps de le découvrir. Il y a tellement de belles choses à visiter. Les Malgaches sont des gens très gentils, travailleurs, ils ne se plaignent jamais. Vous verrez, vous vous habituerez très vite au climat. Pour vous qui venez du sud de la France, ce sera