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Court sucré ou long sans sucre ?

De
83 pages

3h. - 2f. - Durée 1h20 -

L'agence de communication événementielle Top Event s'apprête à recevoir Thierry Blanchard, un client fidèle, pour préparer la prochaine réunion du réseau de vendeurs des Charcuteries Flocel. S'ajoutant au « marasme agro-alimentaire ambiant », une consultante nymphomane d'un grand cabinet d'audit anglo-saxon débarque pour superviser l'opération. Jusqu'où faudra-t-il aller pour sauver le contrat ? Quiproquos surréalistes, mensonges éhontés, passions exacerbées... un vaudeville très nouveau millénaire dans le monde un peu fou de la communication. Irrésistible ! Court sucré ou long sans sucre ? connaît un succès sans précédent au Café de la Gare à Paris et a déjà rassemblé et fait rire plus de 100 000 spectateurs.


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Court sucré ou long sans sucre ? (nouvelle version)
Sylvie Audcoeur, David Basant Bruno Chapelle, Olivier Yéni
Editions ART ET COMEDIE 3, rue de Marivaux 75002 PARIS
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction réservés pour tous pays ISBN : 978-2-37393-204-1 Disponible également en version papier, ISBN : 2-84422-942-7 © Editions théâtrales ART ET COMEDIE 2014
CourtSucré ou long sans sucre ?
cette pièce a été créee, dans sa nouvelle version, au théâtre de la Comédie Bastille à Paris, le 18 janvier 2014 dans une mise en scène de Jean-Luc MOREAU avec
Sylvie Audcoeur David Basant Bruno Chapelle Martyne Visciano Olivier Yéni.
NOTE SUR lES AUTEURS
Quand David Basant et Olivier Yéni (sémillants dirigeants d'agences de communication et co-auteurs de pièces de théâtre), croisent Sylvi e Audcoeur et Bruno Chapelle (brillants comédiens et auteurs), cela donne “Court Sucré ou Long Sans Sucre ?” un vaudeville très nouveau millénaire dans le monde un peu fou de l’évènementiel.
La rencontre avec Jean Luc Moreau donne vie à une n ouvelle version de la pièce en 2014.
LES DECORS
Pour les actes I, II, III: Nous sommes dans les locaux de l’agence d’événementsTop-Event. Ambiance pub, branchée, moderne.
Un canapé, un bureau, une table basse. Une machine à café, un piano électrique, quelques étagères avec des dossiers, une bouteille remplie d’un liquide verdâtre. Une porte d’entrée desservant un couloir.
Une porte donnant sur un autre bureau.
Pour l’acte IV:
Nous sommes dans les coulisses du théâtre où se déroule la convention.
Coté jardin, une sortie pour gagner les loges ; côté cour, un passage pour rejoindre la scène.
Dans un coin, un haut-parleur : c’est le retour plateau.
De-ci, de-là, quelques malles, un tabouret, une table…
Acte I
Scène 1
Sur un écran : le film de présentation de l’agence Top Event et des deux directeurs Chloé Dujardin et patrick Chambolle. Rythmé et musique tonique.
ALDO- Et attention… Là ! (Apparaissent des photos totalement décalées d’Aldo Montero, directeur de la création.) CHLOÉ- Qu’est-ce que tu fous là ? Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ?
(Le film s’arrête. Lumière.)
ALDO- Vous m’aviez oublié ?
PATRICK- Tu n’as pas à être dans le film, Aldo.
ALDO- Mais j’apparais où si je ne suis pas dans le film ?
CHLOÉ- Ben nulle part !
ALDO - Vous rigolez. Tout le monde a besoin de se marre r aujourd'hui. Surtout à Paris. Tu as vu les gens la tronche qu'ils tirent ? On dirait qu'ils ont tous été gazés au Lexomil. Je peux te dire que quand tu reviens de cinq ans de Portugal, tu le prends en pleine gueule !
PATRICKAldo, dans notre métier, ce que veulent les clie nts en priorité, c'est être - rassurés. ALDO- Ben là, ils sont rassurés sur notre humour… C'est drôle ! CHLOÉ- Et quand tu as proposé àArcelor Mittald'organiser leur prochain séminaire sur le site de Florange ! Ça aussi c'était drôle !
ALDO- C'était pour détendre l'atmosphère en réunion.
PATRICK- De ce côté-là c'est détendu, on ne bosse plus avec eux ! Il y a un mail du traiteur, c'est pour quelle opé ?
CHLOÉ-SAint-Morêt, mais je ne sais pas si on va passer.
PATRICK(lisant le mail)- Cent euros par personne… Il ne s'embête pas le traiteur ! … Cela dit, une soirée Cuba sans langouste, c'est vrai que ça ne veut rien dire ! ALDO- En plus, on a déjà la musique.(Se dirigeant vers le piano) C'était comment hier ton truc pourBridel? PATRICK- Attends ! Aldo ! On bosse là.
ALDO- Moi aussi !
PATRICK(à Chloé)- Tu as bloqué Julien Lepers pourSaint-Morêt? CHLOÉ- Evidemment le P.D.G. est comme un fou. Il ne rate pas unQuestions pour un Champion. ALDO'ai cru que c'était uneJulien Lepers ?… Son agent a appelé hier soir, j  - blague. Je lui ai dit que finalement on avait pris Brad Pitt…
CHLOÉ- Ah, non !
ALDO- Je vais le rappeler…
CHLOÉ- Non, Aldo ! Toi, tu es là pour écrire, éventuellement trouver des idées, mais franchement, le téléphone, on t'en dispense !
ALDO- Et si vous n'êtes pas là ?
CHLOÉ- Toi non plus.
ALDO(à Patrick)- Bon, tu viens, on se rechante un petit coup deBridel, ça va nous décontracter.
PATRICK- On a déjà chanté toute l'après-midi Aldo…
ALDO- Deux secondes ? Je dois y aller après… Si tu veux que je sois créatif, il faut que je m'habitue à ton style. PATRICK- O.K. ! Mais alors un couplet et tu y vas.(Il va s'installer au piano.)
ALDO(à Chloé)- Tu viens ?
CHLOÉ- Non.
ALDO- Je m’en doutais(Il rejoint Patrick au piano et ensemble, ils chantent, sur l'air deJ'ai encore rêvé d'elle.)“J'ai envie deBridel…”
PATRICK- “J'ai d'l'appétit…”
ALDO- “Je sais, c'est bien trop gras pour moi…”
PATRICK- “Détrompe-toi…”
PATRICK et ALDO- “AvecBrideltrès allégé… je sais que je peux m'empiffrer…”
ALDO- “Je n'ai plus peur des matières grasses. Donnez-moi d'la crème, Donnez-moi du beurre…” (Puis, amoureusement, à Chloé) “Un camembert, juste pour elle et moi !  Et demain matin…” CHLOÉ(en chantant aussi, mais un peu faux)- “… On sera bien !”
(Patrick s'arrête de jouer.) ALDO - C'est bien !… C'est faux, mais c'est bien.(Patrick quitte le piano. Aldo l'interpelle au passage :)Deuxième couplet… trois, quatre… PATRICK- Ah non !
ALDO- Mais si ! Deuxième couplet : “J'ai goûté leCoulommiers…”
PATRICK(se ventilant de la main)- “J'ai bien dormi…”
ALDO- C’est fort d’avoir vendu ça !
PATRICK- J'ai honte avec le recul !
ALDO- Ah non ! Faut pas !
PATRICK- En plus, question devis on lui avait mis la fessée au client !
CHLOÉ - Forcément, on lui avait fait croire que c’était Goldman qui avait écrit les paroles incognito. PATRICK- N'empêche que le budgetBridel, ça nous a bien aidé l’année dernière.
ALDO - Moi, ce qui m'aiderait bien en ce moment, c'est que tu me files les mille
euros dont tu m'as parlé.
PATRICK- Faut que je vois la compta…
ALDO- La compta c'est toi !… Il est con !(Patrick regarde, gêné, dans la direction de Chloé.)Cinq cents alors ?… Deux cents, j'ai un rendez-vous ! PATRICK(sortant un billet de cent euros de son portefeuille et le donnant à Aldo) -Tiens, voilà cent euros ! ALDO- Sympa. Tu me feras penser à les déduire des mille. A demain !… Je serai là tôt !
CHLOÉ- Midi ?
ALDO- Non ! Onze heures, onze heures trente ! “J'ai goûté leCoulommiers…” (Il sort.)
Scène 2
CHLOÉ- Ça va durer longtemps cette histoire ? Il est pathétique ton copain. PATRICK - Tu sais très bien que je ne peux pas le laisser tomber, mon amour ! A chaque fois que j'ai eu un coup dur dans ma vie, chaque fois il était là. CHLOÉ- Et tu ne t'es jamais demandé pourquoi il était là, à chaque fois ? PATRICKArrête de t'acharner sur lui. Il nous a quand mê  - me dépannés sur quelques trucs… CHLOÉ - Ce n’est pas parce qu’il t’a sauvé de la noyade quand tu avais sept ans, qu’on doit se le coltiner du matin au soir. De tout e façon, on ne compte pas le faire bosser surFlocel? PATRICK- Bien sûr que non.
CHLOÉ- Donc, on n'a aucune raison de le garder.
PATRICK- Bien sûr que non.
CHLOÉ- Donc tu le vires ! PATRICK- Bien sûr que… oui. CHLOÉ- Tu lui files ses mille euros et bonsoir. PATRICK- Toi, quand tu as quelqu'un dans le nez… (Chloé s'installe dans le canapé et déplie devant elle un grand plan d'architecte.)
CHLOÉ- J'ai une surprise…
PATRICK- Qu'est-ce que c'est ?
CHLOÉ- Les plans de la maison. J'ai fait rajouter une piscine pour les enfants, c'est une bonne idée, non ?
PATRICK- Tu sais moi les piscines, depuis ma noyade… CHLOÉ- Arrête avec ça, y’avait quatre-vingts centimètres d’eau ! PATRICKtimètres.Oui mais à l’époque je faisais quatre-vingts cen  - (Repliant le plan.)e va pas tarder, s'il tombepuis, il ne faut pas apporter ça ici. Thierry n  Et dessus…
CHLOÉ- Attends, Thierry, il me mange dans la main !
PATRICK- Tu oublies juste que c'est le meilleur ami de ma femme !
CHLOÉ- Et alors ?
PATRICK- Déjà qu'il ne supporte pas qu'on divorce, s'il apprend que je suis avec toi, il nous retire le budgetFlocel!
CHLOÉ- Mais il n'apprendra rien du tout !…(Retournant à son plan)Tu ne trouves pas que la piscine, tout d'un coup, on a l'impression que ça double le jardin ! PATRICK - n reparlera après laOui ! Et ça double le budget aussi… Ecoute, on e réunion, quand on aura signé. CHLOÉ- Mais avec Thierry, c'est réglé avant d'avoir signé !
PATRICK- Je te signale que si on perdFlocel, on sera à moins cinquante mille à la fin du mois… Et là, les plans de la maison, tu pourras en faire des sets de table ! CHLOÉllée comme çaNo stress. Pourquoi tu crois que je me suis habi  - aujourd’hui ? PATRICK- Je croyais que c’était pour moi ?
CHLOÉ- Raté ! Et puis, on a plein d’opés sur le feu…
PATRICKNon ! - Saint-Morêtra, une fois qu'on aura payé Lepers, il ne nous reste rien ! EtArcelorc'est mort ! CHLOÉ- Qu'est-ce que tu es speed…
PATRICK- Tu as raison, je vais reprendre unDécontractyl!
CHLOÉ(se rapprochant de Patrick, amoureuse) - On ne se voit pas beau-coup en ce moment… On n'a rien demain à dix-huit heures ?
PATRICK- Non, je ne crois pas… Pourquoi ? Tu as prévu quelque chose ?
CHLOÉOui ! Il y a le gars de - Piscine 2000 qui passe pour les échantillons de carrelage. (On sonne plusieurs fois de suite.) PATRICK- Ça doit être Thierry !
CHLOÉ- Mais non, c'est Aldo ! Tu n'as pas reconnu son coup de sonnette ?
PATRICK(appuyant sur le bouton commandant l'ouverture de la...