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De la Liberté de conscience et de culte à Haïti

De
54 pages

JE n’ai aucun droit d’intervenir dans les affaires ecclésiastiques, civiles et politiques des Haïtiens ; s’ils attachent de l’intérêt aux écrits que je leur adresse, c’est un acte de confiance volontaire envers un homme qui leur est connu par une affection sincère pour les hommes de toutes les couleurs et qui s’est dévoué, dès sa jeunesse, à la défense des opprimés, spécialement à celle des enfans de l’Afrique ; mais à leur tour, seraient-ils devenus oppresseurs ?

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Henri Grégoire
De la Liberté de conscience et de culte à Haïti
DE LA LIBERTÉDE CONSCIENCE ET DE CULTE
A HAÏTI
JE n’ai aucun droit d’intervenir dans les affaires ecclésiastiques, civiles et politiques des Haïtiens ; s’ils attachent de l’intérêt aux écrits que je leur adresse, c’est un acte de confiance volontaire envers un homme qui leur est c onnu par une affection sincère pour les hommes de toutes les couleurs et qui s’est dévoué, dès sa jeunesse, à la défense des opprimés, spécialement à celle des enfa ns de l’Afrique ; mais à leur tour, seraient-ils devenus oppresseurs ? C’est l’accusati on dirigée contre quelques-uns d’eux, par quelquesméthodisteseau deinstallés à Haïti, où ils ont formé un petit troup prosélytes. M. de Fernex, ministre genévois, dans un discours a dressé, naguère, au consistoire de son Eglise, parlait des mouvemens que les méthod istes excitent dans tous les 1 pays chrétiens . Un autre ministre, M. Chenevière, se plaint, avec amertume, des 2 hostilités contre l’Eglise de Genève, par les métho distes . Ce témoignage de deux personnages distingués parmi les calvinistes, pourrait-il être suspect ? Il est fortifié par celui d’un savant médecin de la même communion, éta bli à Haïti, dont la lettre, sous mes yeux, s’énonce d’une manière défavorable aux mé thodistes de cette contrée. Ce tableau serait bien rembruni, s’il était vrai, comm e l’assurent d’autres personnes revenues de cette île, qu’un jeune homme, fanatisé par eux, ait porté sur sa mère une main sacrilège. Mais comment concilier ces détails avec les plainte s qu’on fait retentir dans les journaux, et que m’envoient d’Angleterre des hommes respectables, sur les persécutions exercées, disent-ils, contre les métho distes du Port-au-Prince ? Est-il vrai que, dans les pratiques de leur culte, ils aient ét é insultés, assaillis de pierres, et même en danger de perdre la vie ? Le seul article s ur lequel ces relations contradictoires soient d’accord, c’est à louer la s agesse et la bienveillance du président de la république. Dans cette divergence de narrations, quel moyen d’a tteindre et de saisir la vérité ? N’en serait-il pas comme de la presque totalité des disputes, où les griefs respectifs sont exagérés et les torts partagés ?
1 Discours nève, le 14 janvier 1819, parprononcé au consistoire de l’église de Ge Fernex, pasteur. In-8°, Genève, 1819, p. 11.
2Causes qui retardent chez les réformés les progrès de la théologie, par Chenevière, e 2 édition, in-12. Genève, 1820, pag. VIII de l’avant-propos.