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De la réalité au rêve

De
358 pages

Un enfant, issue d’une planète éloignée et rejeté par les siens, fut abandonné sur la Terre, alors vierge de toute vie humaine. L’enfant grandit seul, luttant chaque jour pour sa survie. Devenu adulte, rempli de colère, seul survivant de son espèce, celui qui décida de s’appeler Seth ne supporta plus sa solitude. Détenteur des pouvoirs de ses ancêtres, il décida de créer une civilisation qu’il pourrait diriger à sa guise.
Ainsi naquirent les anges qui, pendant des siècles, eurent le privilège de vivre sur la planète bleue, riche et verdoyante. Mais Seth se lassa d’eux et chercha à créer une nouvelle forme de vie. Il créa alors les hommes. Il en était si fier qu’il délaissa les anges et leur retira peu à peu leur territoire au profit de sa nouvelle création. Au fil du temps, la colère des anges grandit. Dès lors, la guerre entre les anges et les hommes devint inévitable.


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Copyright
Cet ouvrage a été composér Edilivre 175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 Mail : client@edilivre.com www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-414-05101-4
© Edilivre, 2017
Introduction
Il est vrai que je ne peux pas dévoiler, A chaque instant donné, cette douleur qui est encrée. Comment parler ou écrire, sur l’autre vivant qui nous inspire, Un peu de médisance et beaucoup d’indulgence. Chaque moment passé, sur cet arbre du pêcher, Il ne fait que s’effacer. Sur cette toile où tout se trame, vint un être sans voile. Il semble indécent, troublé par ses sourires incertains, Qui le figent au loin. C’est ainsi que la toile se lisse Tout comme l’abîme de ce sentiment qui s’étire. La scène se passe dans cet univers, Où le rêve et l’imaginaire réalité s’éveillent. Face à ce sentiment tortueux, Le message s’éclaircit ainsi, Pour notre bien-être curieux. Toute histoire à un début et une fin. Ceci est dans la logique des choses, Mais est-ce réellement certain ? La logique est dite scientifique, N’existerait-il pas un monde lyrique source d’artiste ? Cependant, face à cet incontrôlable laps du temps, Il se pourrait qu’en réalité, L’histoire n’est que le fait issu De la genèse décalée de l’humanité.
Prologue
Les Anges, êtres merveilleux, mystérieux, inconnus et pourtant si incongrus, peu d’Hommes croient encore en eux.
Qui sont-ils ? Existent-ils ? Pourquoi ne rien voir et ne rien dire ?
J’aime me transcender dans un monde magique, unique et imaginaire, plein de fougue et d’horizon divers.
Un univers où il me plait de vaguer à mes fantasmes irréels et d’y intégrer la vie d’aujourd’hui. Je m’inspire des sentiments humains, de leurs délires, de leur vie, mais surtout de leurs vilénies mais aussi des non-dits.
Pas de croyance y est exposée, juste ma conception unique, sur ma vision de la vie, que pourraient avoir aujourd’hui, ces êtres uniques, si, ils existent. Chaque thème abordé est en partis irréel, mélangé avec ma conscience du réel. Ce livre est un univers d’enfant, de femme, à la foi forte et vulnérable. Ecrire c’est montrer nos sentiments les plus profonds, qu’ils soient enfouis ou bannis. Mais c’est aussi faire un peu renaître l’innocence de l’enfant que l’on a en chacun de nous. C’est tout simplement énoncer l’apprentissage de la vie, de cette vie qui nous est unique et fragile. Nous avons tous une âme au fonctionnement divers, avec autant de facettes qui nous sont nécessaires pour se protéger du vide immense de la haine, de la douleur absente d’une vie résolue et immature. Paradoxalement divers thèmes s’affrontent. L’amour, la haine, le bonheur et les chaines, la douleur et la douceur, de ce monde où l’homme vit à cent à l’heure. La Terre… Planète mystique et mystérieuse, remplie de vie, de beauté partagée et de douleurs si aigres au toucher. Certes je vais vous conter un être ordonnant, guidant les anges dans leurs tâches. Je vais y apporter aussi un peu de mon imaginaire, sans trop me renfermer dans une opinion personnalisée, chacun ayant sa propre pensée. A vous alors, de vous laisser transporter, de ne plus penser et de vous laisser aller. Les anges y découvrent l’humanité et le choix. Seuls face à leur destin mystique et à l’humain et son destin terrestre. Le tout confirmant l’apprentissage de la vie, de la naissance à la mort physique d’un être.
A mon frère Matthieu. A Nicolas, Marion et Benoît pour tout ce qu’ils m’ont apportés.
Partie 1
La Genèse
Chapitre 1 La genèse
L’origine de toute vie. L’univers pervers et abyssal abritait sous sa coupe de nombreuses planètes. Loin, très loin se situait la genèse de la vie, vie incomprise et prédéfinie. L’histoire débute ainsi, un être informe pour son peuple de naissance fut caché à sa famille. Il fut abandonné et exilé loin, sur une planète bleue et verdoyante, isolée et jeune, par sa mère, qui le laissa endormi auprès d’un étang gelé. Il était différent de sa famille. Son corps allongé, grand et terne, possédait des ailes. Une semaine après sa naissance il mesurait déjà 1m et avait le teint clair, des cheveux noirs et un sourire blanc, laissant entrevoir quatre petites canines longues et tranchantes. Il était le fruit d’une union qui défiait toutes les lois de son peuple. Peuple qui mourait à petit feu sous le poids de leurs conquêtes intempestives de territoires et de dévastations des espèces. Son grand père, qui dominait les autres peuples asservit à sa cause, appris que sa fille ainée se fut éprise du fils cadet d’un clan rival. Il en fut fou de rage et fit tuer l’être qui féconda la chair de sa chair. Afin de protéger l’enfant à naitre et lui épargner l’humiliation ou un châtiment plus ultime, sa mère, qui l’aimait tellement, se résolut à l’abandonner loin, très loin de sa patrie. Elle décida, en secret, de l’envoyer sur ce nouvel astre, qui venait juste d’éclater et de se libérer. Son choix fut plus que tragique, car l’obsession d’avilissement de son père, fit entrer en guerre tous les peuples anciens. Elle s’éteignit le jour où elle l’abandonna, endormi le long de l’étang gelé. Les années passèrent, l’enfant grandit seul, sans amour, sans repère, entouré de végétations abondantes et de monstres géants. Il luttait chaque jour pour survivre. On ne sait par quel miracle il survécu, peut-être parce que la haine, qu’il éprouvait, était aussi fort que l’amour que sa mère lui donna lorsqu’elle le mit au monde. Il était majestueux, d’une beauté qui égalait la neige éternelle qui recouvrait les montagnes géantes de la planète qui l’abritait. Mais sa candeur allait de pair avec la noirceur de son cœur et de ses yeux. Son obsession de création lui donna une force de persuasion, son exil de par la décision de sa mère une réaction. Tout a un début et une fin. Une guerre éclata au loin et lentement la bienveillance sombra dans la défection et le chaos organisés. La société ou le perfide fut chassé s’éteignit, telle une flamme limpide qui se vide de toute sa lumière si vive. Ainsi commença pour lui un long voyage. Son physique lui permettait d’arpenter les méandres de sa planète d’adoption, d’un battement d’aile. Il apprit également à affronter l’univers à l’aide du vaisseau dans lequel sa mère l’avait envoyé sur cette Terre qu’il nomma : « jardin terrestre ». Il arpenta, voyagea, et songea à retrouver ce peuple qu’il ne connaissait pas. Or il découvrit qu’une planète aride de toute vie, où la magnificence d’autrefois avait disparu. Il crut devenir fou, comprenant qu’il était le seul survivant de son espèce. Mais son âme bannit survit. Affaibli par tant de cruauté qu’il découvrait, chaque fois qu’il s’arrêtait sur une planète, il restait médusé par l’adversité. Et il comprit que la guerre, la soif de conquête et d’asservissement avait tout détruit. Seul reste de son passé, un symbole encré à jamais sur son dos mutilé. Après avoir longtemps erré à rechercher son peuple, il s’éveilla, sur une planète isolée, avec pour seule vision l’abîme triste et sans vie, de l’univers qui s’étirait à perte de vue. Un soupir survint, puis les larmes au lointain. S’ensuivit un cri de joie, où la passion et la déraison advint lentement dans son esprit en ébullition. Il arpenta chaque mètre carré de ce nouveau sol qui l’abritait. La faim, la soif ne comptaient plus. Son désir unique fut de visiter cette planète afin de s’y
établir et de réparer, sans se soucier du labeur à recréer, ce monde parfait qui lui manquait. Mais l’abîme et la folie le prient. Il ne pensa plus à s’alimenter puisque rien n’existait. Il comprit ainsi que son peuple autrefois si mystique avait tout détruit, et qu’il avait aussi fui loin, très loin dans l’abîme, le laissant pour mort sur ce triste et pure argile de l’univers, où rien ne subsiste. Or sa marche l’affaiblit. Il comprit que plus rien ici n’avait de vie, et que s’il ne réagissait pas, il périrait lui aussi. Il utilisa le savoir de son peuple, pour créer un monde à son image, qui comprenait un laboratoire secret, une maison délabrée qui lui servirait à y cacher ses futures expériences. Après plusieurs décennies, son habitat comprenait deux maisonnées, un étage dont diverses formes d’ombres s’étalaient, et un jardin où seul un arbre à trois branches maronnées se détachaient et ici même, il décida d’évoluer son esprit afin d’obtenir un pouvoir supérieur à son grand-père, qui serait nécessaire à ses projets de grandeur. Il décida de relier chacune des planètes qu’il avait visitées entre elles. Pour se faire, il créa un passage lié à la vie et à la mort des êtres qui plus tard les habiteraient. Un halo de lumière qui leur permettrait de vivre plusieurs centaines de vie. Et c’est ainsi qu’il comprit que son esprit avait autant de démesure que la haine qui remplissait ses veines de liquide rouge sang. A chaque expérience, il bouillonnait et s’arrachait les plumes de ses ailes qui couvraient son dos mutilé. Il crut saisir pourquoi sa mère l’avait évincé de son peuple d’origine : « la peur de ses semblables de son être supérieur à toutes créatures existantes dans l’univers ». Il était jeune, viril avec un visage impassible et doux, des yeux sombres, noirs avec un liseré rouge au centre. Ses cheveux étaient bruns et longs. Son dos présentait quatre grandes ailes aux plumes soyeuses, blanches et noires. Et son sourire aux dents éclatantes dévoilait un caractère espiègle et dangereux. Le poids de sa défection était si grand, que son âge au fil du temps ne changeait rien à son apparence majestueuse. Son regard affrontait sans relâche le vide immense de cet espace qui l’entourait, et la solitude si pesante qu’il affichait lui fit don de la genèse de l’humanité. Il se remémora ses jeunes années, ou l’apprentissage de son savoir et ses expériences d’autrefois, lui apprirent à ne rien dévoiler. Il engendra furtivement quand la nuit s’invitait à son chevet et créa en silence une chose délicate pour lui tenir compagnie. Elle était allongée, avec une fourrure lisse et tigrée, de couleur prune et rousse, des yeux en amandes, verts et jaunes. Il lui apprit à communiquer dans le langage qu’il s’était inventé et il eut une emprise totale sur ce petit être qui se mit à l’adorer. L’avide et le perfide être lui donna un nom, impropre de par sa condition : « Mirabelle », en mémoire à sa terre native, autrefois si fertile. Il décida de s’en donner un, lui aussi : Seth, et il débuta ainsi la naissance de la génération primaire de sa triste destinée. Mais son insatiable et hypocrite désir de faire naitre une civilisation à l’image de son peuple le reprit. Il chercha avec Mirabelle, le meilleur moyen de créer son propre monde. Il rêvait d’enfanter des congénères ayant sa propre apparence, fait de chair et de sang semblable à la sienne. Or il était bien trop faible et peu expérimenter et ses expériences furent un échec. Au fur et à mesure des années croissantes, il initia Mirabelle à son savoir. Or celle-ci était dans sa jeunesse un être énergique et indiscipliné, causant catastrophes sur catastrophes. Seth, las des balourdises et de la joie de vivre de sa compagne décida de lui interdire l’entrée de son laboratoire, la priant ardemment de le laisser seul à sa besogne. Mais le doute prit place dans son esprit car Mirabelle restait de glace face à la froideur de son âme et, elle si frêle et énergique, le laissa ainsi paisible, face à ce sinueux ouvrage qui le mettait en effervescence. Mirabelle était la douceur, lui n’était que terreur. Il s’enfermait et créait, inventait sans se soucier du méfait des êtres au corps parfait. Il s’en voulait de la laisser, mais cette soif de création était plus forte que sa passion envers cet être primaire. Il la laissa ainsi, la solitude en
elle prenant vie. Mirabelle passait la plupart de ses journées à errer sur le sol torturé de sa terre de naissance. Seth lui avait promis de l’envoyer un jour sur la planète bleue, verdoyante et remplit de monstres, qui l’avait abritée dans son plus jeune âge. Mais elle pensait que jamais, il ne l’y enverrait. Alors elle se mit à arpenter la terre aride de son maitre en le laissant tranquillement s’amuser et s’affréter à ses expériences. Elle était unique, et sa curiosité n’avait pas de limite. Elle courait sans cesse comme si le vent frais de la sphère qui l’abritait la chassait. Soudain, un de ces rares matins où elle prenait son bain dans les eaux bouillonnantes des ruisseaux environnants, elle entendit au loin une explosion, puis le bruit sourd de son maître qui hurlait sans modération. Elle sortit, se mit à courir, si vite, trop vite, qu’elle trébucha et tomba au moins quatre fois. Son souffle haletait, son corps bouillonnait, sa peur grandissait mais rien n’aurait pu l’arrêter, pas même les granites de leur demeure qui terrassaient ce sol qui lui était si précieux. – Maître !! Maître que se passe-t-il ? Où êtes-vous ?! Répondez-moi ? Je vous en supplie !!!! – Dit-elle, haletante ayant du mal à reprendre son souffle, ses yeux rougis par l’inquiétude. – Arg. !! Je suis ici Mirabelle ! Sous ces cailloux qui me défient !! Ah !! Je vais les briser, je vais tous terrasser ! Regarde ingrate ce que tu as fait !! Par ta faute mon acte n’a pas évolué !! je t’avais interdit de venir ici ! Mais tu n’en fais qu’à ta tête ! Tu vas me le payer misérable créature ! – Lui lança-t-il, courroucé, ses yeux sombres en feu. – Je ne comprends pas, je n’ai rien fait ici, vous me l’aviez interdit !! Dès que j’ai entendu l’explosion j’ai accouru… et… – Répondit-elle apeurée face à la noirceur de l’âme de son maître. La peur de Mirabelle s’intensifia lorsqu’elle vit que son Maître la désignait coupable de son œuvre manquée. Elle ne put rien dire pour sa défense, sa gorge était serrée comme si quelque chose la tenaillait et l’empêchait de parler. Seth, Fou de rage, reprit de plus belle : – Ah oui tu n’as rien fait ici !! Pauvre imbécile !! Tu n’es rien et tu n’as pas d’intérêt pour moi !!! Tu n’es rien, et tu vas me payer ce larcin !! Tout est de ta faute !!! Soudain Mirabelle vit son Maître se soulever, ôter sans forcer les cailloux qui le terrassaient, ses yeux fulminant de lave en direction d’elle, l’oppressant ainsi de sa folle colère. Il s’avança vers elle, la mobilisant par la simple volonté de son être, l’étouffant, l’oppressant, créant dans l’âme de Mirabelle le désespoir. Seth hurlait et s’approchait du corps de sa compagne qui s’affaiblissait. Les yeux de Mirabelle se fermèrent et versèrent des larmes limpides, évacuant la vie de son être. Dans son regarde vide et à demi clos, on pouvait observer son supplice vers Seth au sourire magnanime quand, brusquement, dans un fracas sourd, un éclat retentit et fit sursauter Seth. Mirabelle qui était sur le point de rendre l’âme, vit dans la fumée épaisse, opaque et ocre, un être apparaître, semblable à son bourreau. Il était aussi grand que son maître et lui ressemblait par le physique, du moins par l’apparence génétique, qu’elle crut défaillir quand elle le vit. Devant cette apparition inattendue, Seth se calma et desserra lentement son emprise sur Mirabelle. Puis il s’approcha vers elle, et la prit dans ses bras. Elle comprit alors qu’il s’était calmé, et qu’aucune colère n’émanait de lui. Il redevint tendre et docile, comme-ci ce moment de folie n’avait été qu’un mauvais rêve. Il la serra contre lui et lui murmura avec des mots affectueux : – Qu’ai-je fait ? Dit moi Mirabelle, dit-moi, que t’ai-je apporté ? Je ne peux pas te faire de mal ! Tu es mon âme, ma bonne étoile. Aaaaaaaaaa. Ha ma Mirabelle, mon petit chat en éveille, sans toi je n’aurais jamais su que le tonnerre, que je viens de répandre, était la source pour que ma création s’élève à la vie. Viens ma chérie, viens près de ton père qui te supplie
de lui pardonner ses accès de folies. – Mirabelle était abasourdie, reprenant peu à peu son souffle. Mais la peur l’envahit, elle comprit alors que son créateur était fou et que le sort l’avait sauvé de son courroux. Seth relâcha son étreinte et se dirigea vers l’être qui était apparu. Il l’observa attentivement, s’approchant furtivement, le visage souriant, comme un enfant qui par curiosité, découvre un nouveau jouet. L’être resta de marbre, fixant Seth et Mirabelle, qui se cachait derrière son maître, apeurée. Son apparence était froide, immobile. Seuls ses yeux, si sombres, au liseré rouge, suivait inlassablement le moindre geste de Seth. Seth jaugea sa création, ses lèvres écarlates et ses yeux brillants d’excitation. Il ne prononça aucun mot et se laissa observer lui aussi, tandis que Mirabelle se cramponnait au pantalon de son maître…