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Dieu, le roi et l'oiseau

De
408 pages

Comment réussir le IIIe millénaire ? Pour cela il faut comprendre Dieu et trouver un nouveau fil d’Ariane pour raconter autrement l’histoire de France. De saint Victor, ermite-évêque et sa paroisse jusqu’au Port-au-Prince en Haïti. Vous allez découvrir au travers des yeux d’un ancien griot africain, qui sont les empereurs gaulois, le plus grand saint d’Europe, le premier roi de droit divin, la mission jamais expliquée de Charlemagne, le roi d’Angleterre de 1135 à 1154 — pur français de Blois —, Saint Louis, la guerre de Cent Ans, le secret de Jeanne d’Arc, la Renaissance, la Révolution française et sa laïcité de 1880, leur donnant un sens jusqu’ici ignoré.

L’abbé Bleau et Jean-Marie Bourreau ont su adroitement utiliser l’histoire de leur petit village, La Chaussée Saint-Victor-lès-Blois, pour raconter la grande histoire de France. Tout y est vrai, même les contes.

Livre-découverte sur nos rois, écrit d’une manière inédite et innovante : « On pourrait aisément appeler Blois "la ville des Capétiens", des premiers comtes connus, jusqu’à notre dernier prince. N’oublions pas que le comte de Blois, Robert 1er, grand-père d’Hugues Capet, après la mort en 898 du roi, son frère Eudes, reçoit le comté de Paris puis devient à Reims en 922, roi de France. Il est l’origine de la nouvelle alliance des Francs Capétiens avec Dieu et du lignage exclusivement masculin de tous nos souverains, et de part sa fille, mère de Thibaud 1er de Blois-Tours, des premiers rois de Navarre français. »

Dieu est à l’origine, constamment à l’œuvre, et se révèle dans l’Histoire, la guidant pour accomplir son royaume d’amour et de bonté. Ce livre, qui unit aussi brillamment religion et science, est une révélation du Créateur pour les historiens, religieux, scientifiques et philosophes, nous permettant de découvrir l’essentiel : le travail de Dieu pour amener le Messie aujourd’hui.


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

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Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-53607-5

 

© Edilivre, 2013

Dédicace

 

Aux Vrais Parents, mon village en France et ma nation Haïti

Au commencement, Dieu créa le Ciel et la terre

 

Au commencement, Dieu créa le Ciel et la terre (La Bible 1-1-1)

Un millième de seconde après le « Début », les lois de la physique étaient telles qu’elles ne laissaient pas la moindre petite place au hasard pour accueillir l’arrivée de notre Terre, comme si tout avait été programmé à l’avance avec infiniment de précision pour permettre à la vie et à la conscience d’émerger. Si à cet instant primordial, la force électromagnétique et celle de gravité, déjà, n’avaient pas été des constantes si absolues, la liaison entre l’électron et le noyau aurait été modifiée, et avec la plus infime des variations la matière aurait brûlé ou se serait dispersée, incapable de créer les galaxies, et les molécules d’ADN n’auraient jamais existé. Mais sans quelqu’un capable de témoigner de l’existence de ces milliards de galaxies, l’univers n’existerait pas plus davantage. Un phénomène extraordinaire et nouveau se produisit après l’apparition de l’Homme : l’Histoire devint une coopération entre le Créateur et le créé, fondée sur les valeurs absolues d’amour, responsabilité et liberté. La Bible témoigne que l’être humain, le tout premier, chuta, détruisant l’amour et tomba dans l’ignorance physique et spirituelle. L’arbre de vie, l’homme parvenu à la perfection en incarnant « la Parole », tant attendu par Dieu pour clore sa création, ne se réalisa jamais. L’incroyable beauté de l’univers et de la vie, ses animaux, ses fleurs, ses montagnes, ses claires fontaines, rien n’exista donc réellement, et l’Histoire devint simplement un récit douloureux pour regagner l’homme corrompu qui accomplit son but originel et trouve le bonheur. La « fin des temps » est cette époque prodigieuse quand l’homme reconquiert l’amour, la responsabilité, la liberté, la connaissance physique et spirituelle.

L’Histoire de France prit forme progressivement et joua un rôle de premier rang dans cette volonté de Dieu de retrouver ses enfants, thèse de ce livre.

Les premiers rois d’Israël furent oints avec l’Onction sacrée pour préparer le peuple choisi à la venue du Sauveur.

Le royaume juif ayant échoué, cette même Onction sacrée fut apportée dans le christianisme par le Saint-Esprit, sous la forme d’une colombe, à saint Rémi pour le baptême de Clovis, donnant aux rois francs-mérovingiens, carolingiens et capétiens – la responsabilité de préparer la seconde venue du Messie.

Jeanne d’Arc, sainte Thérèse de Lisieux : « Vive le Dieu des Françs. »

Adam et Ève, Noé, Abraham… l’Histoire commença. Clovis et son lieutenant pour Blois, le leude Théobald, père de saint Victor, Charlemagne, Robert 1er et son petit-fils Hugues Capet. Dans 1 Co 3 :16, saint Paul nous dit : « Ne savez-vous pas que vous êtes un temple de Dieu, et que l’esprit de Dieu habite en vous… » L’Histoire continue.

Jean 16 :12-13, paroles du Seigneur Jésus sur le retour du Christ : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire mais vous ne pouvez les porter à présent. Mais quand il viendra, lui, l’esprit de vérité, il vous introduira dans la vérité tout entière ; car il ne parlera pas de lui-même, mais ce qu’il entendra, il le dira et il vous dévoilera les choses à venir. »

Le Messie doit revenir avec la Parole perdue dès l’Origine, et nous la faire découvrir.

Prélude

Cette histoire se passe en France dans la vallée des châteaux, pile-poil où se mélangent le blanc de la royauté d’Orléans, le vert et rouge des jardins et vignobles de Touraine, le jaune des blés de Beauce, le marron du gibier de Sologne, le doré du miel gâtinais et vendômois, liés en gerbe arc-en-ciel par le ruban bleu de la Loire un matin de printemps.

Prenez un de ces chalands et autres futreaux, bateaux traditionnels ligériens, et tranquillement descendez ce dernier grand fleuve sauvage d’Europe où nous éclaboussent les chants de plus de deux cents espèces d’oiseaux ; lieu de rencontre du ciel, de l’eau et de la nature, baigné de cette luminosité éthérée des chatoyants levers et couchers de soleil, démultipliée par ce puissant miroir – La Loire : « le chemin du vent de la mer jusqu’au cœur de la France1. » L’air qu’on y respire est si doux, dans cette contrée si souvent chantée par de nombreux poètes comme notre bien-aimé comte et prince Charles2 : « Le temps a laissé son manteau, De vent de froidure et de pluie, Et s’est vêtu de broderie, De soleil luisant, clair et beau… »

Chantonnons au fil de l’eau cette complainte de 1429 : « que reste-t-il au dauphin si gentil3… » Au sortir d’Orléans, laissez là Notre-Dame de Cléry, Meung et sa Rose incertaine. Puis à Beaugency vous passerez sous le pont du diable, que vous risquez de rencontrer à la pointe du jour, si vous n’y prenez garde. Ensuite le dernier pont de Mer avant Blois, celui de Muides où le val devient immense ; à gauche le château de Chambord que vous apercevez presque, lieu de baptême de la cousine Sophie. Descendez du bateau et poursuivez à pied jusqu’à Blois, par la rive droite, car la nature y vaut le coup d’œil et l’arrêt. Continuez jusqu’à la préceltique Suèvres, avec ses églises et vieux moulins à eau, et à Cour-sur-Loiresuivez la légende dorée des pèlerins de Compostelle, magnifiquement racontée sur l’un des vitraux de l’église et emboîtez-leur le pas. Plus loin invitez-vous chez La Marquise de Pompadour à Ménars, lieu qu’elle ne pouvait accéder qu’humblement en se mouillant pour traverser le fleuve royal. Juste après, ne manquez pas à Saint-Denis la source sacrée de « Voginant », aujourd’hui fontaine Médicis où le jeune Louis XIII se désaltéra, accompagné de sa mère Marie, à la veille de devenir roi. Puis, finalement, vous ne pouvez pas les manquer ces quatre colosses de pierre blanche qui semblent garder l’entrée d’une contrée redoutée : deux sur les rives du fleuve et deux, au milieu, les pieds dans l’eau.

Ici commencent le territoire et la « cité des saints4 » ; là se trouvent Saint-Victor et sur le coteau La Chaussée « afin que, selon les desseins de Dieu par Victor, Blois fût protégée, au dehors comme elle l’est au-dedans, contre tous ses ennemis5. »

Ici, le trésor de Dieu, du roi et de l’oiseau vous sera révélé, mais ce sera à vous de le trouver.

La princesse Cornelia et l’oiseau blanc

Pourquoi avoir représenté Charlemagne à la barbe blanche, un oiseau dans la main gauche et le sceptre de la royauté divine dans la main droite ?

Le secret du bas-relief perdu de Paganino6, sculpteur que Charles VIII avait ramené de son expédition d’Italie, et son message, furent bien gardés jusqu’au XXIe siècle pour accomplir ainsi une vieille légende qui courait depuis le Moyen-Âge :

Il était une fois… Il y a bien longtemps, 800 ans après Abraham, Dieu décida de créer son royaume sur terre, pour que son amour puisse y vivre pour toujours dans le cœur de ses enfants. Pour cela il investit et oint en Israël, au travers de ses prophètes, de grands rois, ses lieutenants sur terre, ceux qui devaient préparer le royaume pour le donner au Christ, son fils, à sa venue. Du lignage du second roi, l’intrépide berger-poète David, devait venir ce fils tant attendu par tous. Dans ce royaume, l’amour devait y être libre et volontaire, sinon ce ne serait plus de l’amour. Salomon, fils de David, par sa grande sagesse réussit à construire le temple de Jérusalem, un grand château où résidaient l’esprit de Dieu, ses dix commandements et son Alliance.

De la même manière, 800 ans après Jésus-Christ, le grand roi Charlemagne, oint de la même façon, ressentit le même appel à construire la Cité de Dieu, l’endroit où habiterait l’esprit de Dieu, et ainsi offrir tout cela au retour du Christ ; tâche difficile à réaliser seul, et pour l’aider on lui envoya un oiseau lumineux de blancheur, le Saint-Esprit, qui devait être toujours à ses côtés dans tous ses déplacements.

Ce roi, puis empereur très chrétien qui forgea l’Occident, malheureusement, ne put finir sa mission divine et seul son souvenir chevauchant un cheval fougueux au côté de son oiseau fidèle resta dans la mémoire attristée des gens du lieu.

Bien des siècles plus tard, une petite princesse du Bade-Wurtemberg7 nommée Cornelia, les cheveux et les yeux noisette, la seule qui connaissait l’histoire du grand roi perdu, demanda à son papa de le retrouver et de lui offrir le joli oiseau. Dans ce genre d’histoire il y a toujours un affreux ou gentil dragon contre lequel lutter pour réaliser les vœux de la princesse, mais à la fin du XXe siècle il n’y avait plus sur terre de terrifiants dragons à combattre. Alors, l’épreuve qui lui fut demandée, par un ange éblouissant de gloire, fut de devenir pêcheur comme Jésus-Christ, et d’aller aux quatre coins du monde, aussi bien dans les pays les plus pauvres mais aussi les plus riches, dans les immenses océans mais aussi sur les rivières et les lacs ; il lui fallait attraper les plus dangereux poissons, les plus délicieux mais aussi les plus communs et les offrir aux redoutables gardiens du roi. Le papa ne pouvant rien refuser à sa petite princesse partit donc. Il se rendit en Afrique, et là, sur cette île si pauvre de Bioko, presque sur l’équateur dans le golfe de Guinée, il pêcha des tiburóns et des dangereux fish doctor. Un jour il réussit même à prendre dans ses filets quarante jeunes petits requins et la population de la ville de Malabo, en Guinée Équatoriale, fut très heureuse de les manger malgré le goût très fort. Puis il partit là où il fait très froid, en Alaska, pêcher le saumon. L’embouchure de la rivière qui se jetait dans la mer était si poissonneuse qu’il suffisait de jeter l’hameçon pour attraper un saumon, parfois par la queue. Mais l’épreuve n’était pas finie et sa princesse trouvait le temps bien long et devenait triste. Le papa la prit donc avec lui, ainsi que ses trois mousquetaires de frères, dans un grand navire volant jusqu’au Pantanal, à la frontière du Brésil, de la Bolivie et du Paraguay, pour y pêcher des piranhas et le magnifique dorado. La petite princesse était si contente de rencontrer les perroquets multicolores qui venaient manger dans sa main et répétaient des mots, kuss, kuss ; mais les piranhas aux mâchoires coupantes ainsi que les tapirs lui faisaient peur. Le papa laissa à regret sa princesse pour repartir cette fois sur l’île de Cheju, la perle de Corée, là où se rencontrent presque les pays du matin calme et du soleil levant. Il réussit à pêcher, avec moins de succès mais qu’importe, il ne lui restait plus que deux lieux où se rendre. Il rentra d’abord en France pour attraper des tacauds sur les côtes de Normandie, proches d’une épave qu’un marin du coin lui indiqua et, finalement, se rendit en Haïti dans les Caraïbes, le lieu où la colère de Neptune crée de gros ouragans. Il pêcha sous un soleil de plomb, pour la dernière fois, dans l’Étang Saumâtre entre Port-au-Prince et la République Dominicaine, n’oubliant jamais de prier chaque matin pour sa lointaine petite princesse et ses frères, si heureux de sa réussite.

On dit que, lorsqu’on retrouvera le roi à cheval et son oiseau à la main, ils seront dans « la cité des saints », protégés par quatre impressionnants colosses surveillant un grand fleuve bleu, et entourés de saint Jacques, Nicolas, Cornelia, Victor et beaucoup d’autres, et que ce sera le début d’un nouveau millénaire et d’un nouveau siècle. On dit aussi, que comme 2 000 ans après Abraham, le Roi des rois, le Messie réapparaîtra et que, grâce à lui, la petite princesse du Bade-Wurtemberg trouvera un prince charmant à qui elle offrira son trésor, un oiseau blanc comme la neige et son cœur.

Ce que la légende ne dit pas, c’est que le papa écrivit un livre entier pour sa jolie princesse Cornelia pour qu’elle n’oublie jamais, où qu’elle soit, l’amour de ses parents, et qu’elle porte le nom d’une sainte d’Afrique du Nord où lui-même était né.

Cette histoire, reflet d’une vie bien réelle, est le titre de ce livre aussi offert aux enfants d’Haïti pour qu’ils sachent comment grandir avec l’amour de Dieu et trouver le bonheur.

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Abraham, Moïse et Jésus-Christ

Mais que signifient « le Temple et la Cité de Dieu ? »

Deux mille ans avant Jésus-Christ, Dieu bénit Abraham et lui dit qu’il serait l’origine d’une grande nation. C’est sa foi exemplaire qui est la racine du peuple élu. Mais ce premier des grands patriarches échoua dans le sacrifice de couper les offrandes d’animaux en deux, séparant symboliquement du même coup le bien du mal existant chez les êtres humains depuis la « chute de l’homme », et permettant à Dieu d’utiliser ainsi seulement le bien et commencer son histoire de bonté. En réparation de cette erreur tragique, le peuple choisi dut traverser 400 ans d’esclavage en Égypte. Jacob, petit-fils d’Abraham, le cadet, représentant le côté du bien et aimé de Dieu, après avoir acheté le droit d’aînesse à son frère Ésaü et reçu par ruse la bénédiction de son père Isaac, sut par amour conquérir le cœur de son frère aîné et lui faire oublier ses ressentiments passés. C’était la première fois que le bien subjuguait le mal par l’amour. L’histoire de Dieu pouvait enfin commencer avec Israël (nom de Jacob : le vainqueur) et culminer avec l’arrivée du Messie deux mille ans plus tard.

Comme beaucoup d’enfants au catéchisme, j’avais été impressionné par la vie de Moïse, sa traversée du désert, le pharaon et les nombreux miracles ; mais plus tard cette vie me devint extraordinaire et bien réelle.

Moïse vécut 120 ans : 40 ans dans le palais du pharaon, 40 ans seul dans le désert de Madian, et 40 ans pour se rendre avec les Israélites à Canaan par le désert du Sinaï. Je ne peux dans ce contexte malheureusement pas vous expliquer en détail pourquoi Moïse jeûna quarante jours pour recevoir les tables de pierre avec les dix commandements, ou pourquoi le déluge de Noé dura 40 jours et que Jésus jeûna aussi dans le désert toujours quarante jours. Vous pouvez certainement le comprendre, ce sont des chiffres réels d’un contenu symbolique qu’il est nécessaire de traverser pour accomplir un certain but et se séparer de Satan, l’esprit du mal.

Au début de son errance avec les Israélites dans le désert, nous voyons Moïse accomplir un miracle : en frappant de son bâton le rocher à Réphidim (Ex 17 :6), l’eau jaillit pour désaltérer le peuple entier. L’eau est l’élément de base indispensable pour que la vie puisse débuter sur une planète. Après la chute de l’homme, le Messie est celui qui redonne la vraie vie et nous désaltère réellement. Le Christ nous demande de recevoir le baptême, parfois pour certains de s’immerger totalement dans l’eau, pour ôter le péché originel, recevoir et renaître à la vie spirituelle.

Dans le Nouveau Testament, Jésus-Christ se compare à la vigne ou l’olivier, mais il y est aussi le rocher : « et tous ont bu le même breuvage spirituel – ils buvaient en effet à un rocher spirituel qui les accompagnait, et ce rocher, c’était le Christ », épître 1Co 10 :4 de saint Paul – porte-drapeau et théologien de la révolution chrétienne (ce sont ses quatorze épîtres de la Bible qui permirent au christianisme de se répandre dans le monde entier). En frappant une fois le rocher, Moïse le transforma en Messie symbolique d’où jaillit l’eau de vie. Il recommença ce même miracle plus tard à Cadès-Barnéa, mais cette fois-ci il frappa le rocher, sous l’emprise de la colère, à deux reprises (Nb 20 :11). Dieu voulait que Moïse frappe une seule fois. Ce geste – à la deuxième reprise de frapper le Messie – irrita Dieu tellement qu’Il empêcha Moïse de rentrer à Canaan, la terre promise, car cela posait la mauvaise condition qu’à la venue du Christ celui-ci pouvait aussi être frappé injustement à son tour.

Nous voyons aussi Moïse recevoir les deux tables de pierre, extraites aussi du rocher, qui représentaient l’esprit et le corps du Christ avec la Parole de vérité gravée dessus. Les dix commandements (Dt 5 :7) qui doivent éclairer le monde et provoquer un changement dans notre mauvaise nature obtenue lors de la chute de l’homme : tu n’auras pas d’autres dieux (cela n’empêche nullement que Dieu est aussi l’initiateur des autres religions qu’il utilise pour se faire connaître), ne feras pas d’idoles (internet et la télévision sont très utiles, mais utilisés éxagérément peuvent être considérés comme des idoles), ne prononceras pas mon nom de manière abusive (cela peut être compris aussi ainsi : n’utiliseras pas mon nom pour te justifier ou te prévaloir), ne travailleras pas ainsi que tes serviteurs le septième jour car il m’est consacré (dans l’âge de l’Ancien et Nouveau Testament, jour réservé à Dieu, la culture de l’esprit et aux relations humaines), respecteras ton père et ta mère, ne commettras pas de meurtre, pas d’adultère, pas de vol, ne prononceras pas de faux témoignages, ne convoiteras pas ce qui appartient à ton prochain.

Comme des parents pour leurs jeunes enfants, Dieu avait demandé aux Israélites des choses simples : ne fais pas… Jésus-Christ au travers des Évangiles réclama au contraire de faire le bien et demanda beaucoup plus aux chrétiens pour devenir les enfants de Dieu et obtenir le salut, comme pardonner pour ne pas multiplier le mal dans Matthieu 5, 38 : « Vous avez entendu qu’il a été dit : œil pour œil et dent pour dent. Eh bien ! Moi je vous dis de ne pas tenir tête au méchant : au contraire, quelqu’un te donne-t-il un soufflet sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. » Et quelques lignes plus loin : « Aimez vos ennemis, et priez pour vos persécuteurs, afin de devenir fils de votre Père qui est aux cieux. »

Même avec les commandements il est impensable de changer le monde, seuls les arrogants pensent comme cela, nous ne pouvons qu’aider et améliorer notre situation ; seul le Messie peut radicalement transformer la terre en changeant notre cœur. Pour cela, en plus des commandements, Dieu demanda à son serviteur Moïse de construire un lieu, le Tabernacle – à l’origine dans la religion hébraïque, sanctuaire itinérant – comme objet de foi immuable symbolisant le Messie, au centre duquel serait l’Arche d’alliance contenant les Tables de la Loi. Les Israélites devaient honorer ce lieu comme si c’était la venue du Messie pendant toute la traversée du désert.

David, pourfendeur des adorateurs d’idoles et du Philistin Goliath, le deuxième roi choisi et oint par Dieu, formula l’idée de construire un Temple, en remplacement de la grande Tente (Tabernacle), continuant à l’honorer comme condition obligatoire pour la venue du Messie. Être oint par Dieu, comme David ou Charlemagne et devenir roi ou reine de Droit divin, impliquent les devoirs importants de préparer son royaume pour y accueillir le Messie. Les royautés du monde ont oublié la raison de leur existence, même si encore l’Angleterre aujourd’hui a gardé ce genre de cérémonie très sacrée et devrait en conséquence avoir une famille royale chrétienne irréprochable : un exemple pour tous voulu par Dieu à la fin de la seconde guerre mondiale.

Pour installer son royaume d’amour sur terre, Dieu ne pouvait pas envoyer son fils vers un peuple non préparé, incapable de le reconnaître lorsqu’il viendrait, car celui-ci devait être pleinement accepté pour pouvoir enseigner les voies célestes de bonnes conduites ainsi que donner l’exemple du standard de l’amour vrai à suivre. Après la traversée du désert et l’installation à Canaan, le manque de foi et l’incrédulité du peuple étaient si prononcés qu’il fallut attendre plusieurs siècles et la venue du roi Salomon, fils de David, pour construire le premier temple. Puis, comme après le fils de Charlemagne, le grand royaume unifié juif se divisa en proie de nouveau au manque de foi. Plus tard leur faiblesse morale permit aux Babyloniens et Assyriens (608 av. J.-C.) d’emmener ce peuple en captivité et de détruire le Temple (587 av. J.-C.). Un simple Temple sera construit à leur retour, mais c’est finalement surtout grâce à la foi et la grande ferveur du peuple avec l’aide opportune de leur roi, Hérode le grand, qu’un Temple grandiose sera réalisé vers l’an 20 av. J.-C., permettant en définitive à Dieu d’envoyer son fils. Ce grand peuple très croyant et préparé, pour mille et une raisons, ne sut pas reconnaître le Christ, ainsi Jérusalem et son Temple furent de nouveau détruits en l’an 70 par les Romains comme l’avait dit Jésus. Le seul reste du Temple aujourd’hui s’appelle le mur des lamentations en contrebas de l’esplanade des Mosquées, lieu très saint musulman, originellement emplacement du grand Temple.

Les juifs prient toujours pour reconstruire ce Temple, là où Hérode le Grand l’avait bâti, lieu de l’identité de tout un peuple et son espoir de délivrance. Sans être capable d’expliquer en détail l’histoire intérieure de ce grand peuple choisi et préparé, les conflits ne pourront pas s’arrêter et la paix impossible à réaliser au Moyen-Orient.

Le Messie lui-même fut frappé, comme Moïse le fit une seconde fois avec le rocher. Sa crucifixion fut le plus grand drame de l’humanité avec pour conséquences les tragédies sans fin que nous connaissons jusqu’à aujourd’hui. Dans le livre d’Isaïe de l’Ancien Testament, Dieu révèle deux sortes de prophéties concernant la venue de son fils : un Messie de souffrance en cas d’échec de la responsabilité humaine, ou de gloire dans le cas contraire. L’apôtre Paul témoigna ainsi que : « Celle (sagesse) qu’aucun des princes de ce monde n’a connue – s’ils l’avaient connue, en effet, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de la Gloire. » (1 Co 2 :8). Le travail patient de 2000 ans, débuté avec Abraham, fut anéanti et l’espoir de l’humanité reporté.

Malgré tout, le fondement spirituel amené par Jésus prit son envol, et en 392, après une période de durée et de persécution comparable à celle de l’esclavage des descendants de Jacob, le peuple d’Israël en Égypte, le christianisme fut déclaré religion d’État de l’Empire romain. Le Messie n’ayant réussi à amener seulement qu’un salut spirituel, le christianisme prit la relève, par une méthode similaire au judaïsme, pour recréer les conditions favorables pour accueillir le retour du Christ (le Maitreya pour le Bouddhisme, l’Homme Vrai pour le Confucianisme, le Mahdi pour l’Islam, l’avatar Kalki pour l’Indouisme).

Le fondement pour recevoir le Messie, débuté par Abraham s’étant élargi, Charlemagne ne parlera pas de Temple, mais de la Cité de Dieu de saint Augustin, théologien et évêque d’Hippone en l’an 396 apr. J.-C. Certains historiens pensent que cette Cité de Dieu a bien existé proche de l’Adriatique, puis oubliée comme le premier Temple.

D’après les prophéties, les chrétiens, surtout aux USA, disent que le Christ descendra du ciel sur les nuages, de manière identique à la croyance des Israélites qui attendaient le prophète Élie sur son chariot de feu, venant du ciel, et qui devait obligatoirement précéder la venue du Messie (Ml 3 :23). Jésus répondit que Jean-Baptiste était Élie (Mt 11 :14 et Mt 17 :10-13), mais peine perdue, Jean-Baptiste, respecté et suivi par tout un peuple depuis sa naissance miraculeuse, lui-même nia être Élie (Jean 1 :21), douta de Jésus comme Messie (Mt 11, 3 : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre. »), trébucha (Mt 11 :6), prit sa propre route et devint le plus petit (Matthieu 11 :11) alors qu’il était né comme le plus grand pour offrir au Christ son fondement religieux extraordinaire et le servir toute sa vie. Ne faisons pas la même erreur que les juifs. Il est peu probable que le Messie arrive sur les nuages car cela irait contre toutes les lois de la physique par lesquelles Dieu créa le monde. Il est préférable de se fier au signe du Temple ou la Cité de Dieu pour reconnaître la seconde venue du Messie. Au centre de cette Cité devra être construit un magnifique palais pouvant accueillir celui qui stoppera les mauvais fruits provenant de la Chute de l’homme et permettra à l’être humain de vivre sans contradiction et en accord parfait avec sa conscience. La toute dernière page de la Bible ne nous dit-elle pas cela : que nous pourrons disposer de l’arbre de vie (l’olivier ou la vigne, symboles du Messie, l’homme arrivé à la perfection comme Jésus) et rentrer dans la Cité enfin construite. Cette condition est absolue pour que le Messie soit reconnu et que son royaume vienne sur terre. Cette Cité sera construite dans un endroit naturel pour débuter un monde nouveau, avec autour des montagnes, des lacs, des fontaines, des forêts et symbolisant l’unité du nord et du sud, de l’est et de l’ouest, du ciel et de la terre, un endroit merveilleux où l’homme et la nature seront en harmonie parfaite. Voilà comment devra être cette Cité aujourd’hui, dont j’ai entendu la « vision » il y a 38 ans et qui est restée gravée dans mes yeux. Étais-je au ciel ou sur la terre ? Je ne saurais le dire car il me semblait que les deux étaient intimement liés.

C’est au travers d’un petit village et son saint Victor que vous seront expliqués la place et le rôle de l’Histoire de France dans le plan de Dieu pour débuter aujourd’hui un nouveau millénaire et son royaume sur terre. Chaque matin, seul dans ma chambre avec mes documents, après avoir longuement prié, c’est le Ciel, de saints rois et reines, les dix saints de mon village et mes ancêtres qui m’inspirèrent sur la manière de construire ce livre. Ils en sont les auteurs. Ils n’ont pas voulu y mettre une doctrine religieuse supplémentaire, mais décrire le Royaume du cœur de Dieu.

Si vous tendez vers la position de ne faire qu’un avec Dieu, vous serez érudits même sans apprendre.


1.  L’académicien René Bazin, né à Angers en 1853.

2.  Charles d’Orléans, comte de Blois et père de Louis XII.

3.  « images1. Orléans, Beaugency, Notre-Dame de Cléry, Vendôme, Vendôme… »

4.  Nom donné par Mgr. Pallu du Parc (évêque de Blois, 1851-1877).

5.  Ancien office de Saint-Victor du XIVe siècle.

6.  Guido Mazzoni, dit Paganino, venu en France en 1495.

7.  Bade-Wurtemberg : Land du sud-ouest de l’Allemagne.

Introduction

L’aventure débuta un soir de l’hiver 2000, quand un papa prit sa petite fille de sept ans dans ses bras et lui raconta la venue de Charlemagne dans son village en l’an 800, dont l’église romane typique à trois absides semi-circulaires et son roi conquérant à cheval en étaient le souvenir lointain. C’est ce récit merveilleux de l’Histoire de France, façonné par des années d’expériences aux quatre coins du monde, que je me propose maintenant de vous raconter !

Ma grand-mère maternelle nous en avait parlé avec fierté de ces reliques cachées dans un tonneau de vin par son trisaïeul, pendant la Terreur de la Révolution française, dans cette cave interdite sous la maison des vacances de mon enfance dont les marches si verticales et si hautes me semblaient descendre au centre de la terre. Il y a aussi cette commode ancienne transmise en souvenir de cet évènement au plus croyant de génération en génération chez les Victor Daudin, avec ses inscriptions sous le marbre qui aujourd’hui encore laissent apparaître les mots : « Dieu, bénédiction, à jamais », et qui servit souvent d’autel, à moi et mes parents, pour la prière à cinq heures le dimanche matin.

En 1929, pour le 500e anniversaire du passage de notre chère Jeanne d’Arc sur notre territoire, l’abbé Bleau avait décrit l’événement bien détaillé, comme si on y était, et qui me fascinera bien plus tard. Cette petite notice fut suivie par d’autres, précieusement conservées par mes grands-parents paternels et jamais publiées, ainsi que les études de l’abbé P. Brisset sur nos reliques.

Ces reliques de dix saints différents qui nous content l’histoire unique de La Chaussée Saint-Victor (anciennement Saint-Victor-Lès-Blois) : l’origine ; offertes à notre paroisse avec raisons au XIVe siècle ; sauvées des eaux ; persécutées par son évêque ; transférées sur les hauteurs du coteau ; qui permirent à notre humble curé de devenir député aux États généraux de 1789 ; cachées pendant la Terreur pour en éviter la destruction ; ayant eu des processions réputées comme des plus grandioses et des plus tardives du département et aujourd’hui oubliées des regards dans leurs magnifiques châsses, œuvres d’art du XIVe siècle, qui m’éblouissent à chaque fois que je les regarde.

L’abbé Bleau ne commença à écrire que sur l’époque après l’apparition des premiers registres sous François 1er, et n’eut malheureusement pas le temps de finir son magnifique travail. L’intervalle manquant de 1572 à 1789 sera donc justement complété par de nombreuses recherches et sources anciennes, ainsi que d’autres très récentes. Seulement le quart de ses notices se retrouve dans ce livre pour s’arrêter avec Napoléon 1er.

J’ai respecté la méthode d’écriture de l’abbé Bleau, traditionnelle à l’ancienne de l’histoire, qui privilégie la chronologie des évènements, et de même mon souci a été de toujours lier notre histoire locale avec celle de Blois, de nos rois et de la France, ce qui en fait une Histoire de France simplifiée, facile et assimilable aussi par les plus jeunes.

Dieu a horreur des mystères et veut éclairer les hommes pour mettre fin aux problèmes du monde. Les religions ont trop souvent maintenu un voile pour garder un ascendant sur leurs membres. Pour le croyant, l’Histoire a un but et un sens : amener la paix et le bonheur des hommes. De cette compréhension naît l’espoir que les difficultés que l’on traverse ne sont jamais inutiles, et j’espère très sincèrement que cet ouvrage contribuera à la paix au Moyen-Orient. Écrire une suite d’évènements n’est pas essentiel. Découvrir l’invisible-pourquoi est l’enseignement le plus important dans la troisième partie du livre qui en est sa raison d’être.

Le titre nous montre les trois thèmes : Dieu et la religion, présents constamment dans notre histoire depuis son ermite ; la France et son roi, majestueux à cheval, nous accueillant au portail de la chapelle Saint-Victor du val ; l’oiseau, symbole d’un village amoureux de la nature (avec la biche, emblème de la commune avec notre saint fondateur).

À vingt et un ans, je travaillais pour la surveillance et la réparation des lignes téléphoniques sur les voies SNCF de la gare Saint-Lazare à Paris. Un jour de début septembre 1973, prenant du repos, une voix très forte me répéta par trois fois si clairement : « là, c’est toi qui me reverras. » Il me semblait que c’était Dieu qui me parlait, mais pourquoi ?

J’ai toujours été dans l’humanitaire et éducateur religieux (laïque) en Guinée Équatoriale, Cameroun et Haïti et avant cela, en 1973 et pendant deux ans et demi, j’ai vécu en participant à des activités religieuses aux États-Unis, Japon et Corée du Sud. J’ai soutenu de nombreuses activités pour la paix : comme à Séoul en 1975 lors de la chute de Saigon (reconnu pour cela comme citoyen d’honneur de la ville) ; puis en 1988 encore à Séoul pendant les Jeux Olympiques, avec l’équipe sportive de Guinée Équatoriale, pour le rapprochement de l’URSS et des USA, après les boycotts à Moscou et Los Angeles, premiers jeux de l’amitié et de la paix entre les nations depuis bien longtemps ; en 2003 en Haïti, pendant les graves évènements précédant le départ en exil du président Aristide, pour enseigner les principes de paix à la T.N.H (Télévision Nationale Haïtienne) ; et l’année suivante en Israël-Palestine, avec le Premier ministre haïtien S.E M-L Bazin, reconnu à la Knesset et accueilli par Arafat. Il était tout naturel que je m’intéresse à mon village, Blois et sa région, aux mœurs passées de ses habitants qui sont comme une grande famille dont je suis membre, et contribuer ainsi modestement à son épanouissement.

La culture est l’expression collective de la conscience humaine à travers l’activité sociale, créative et religieuse.

Chaque civilisation a été construite sur un pilier solide, pouvant être la loi (Judaïsme, Islam), l’éthique (Extrême-Orient), la raison (Grèce ancienne, Renaissance), la foi (royautés chrétiennes d’Europe).

L’histoire, petite et grande, nous en fait découvrir le cheminement et au-delà notre identité.

Il nous faut comprendre le but de l’histoire humaine. Elle n’est pas une simple suite d’événements agencés au hasard : c’est l’histoire de la providence de la restauration des êtres humains par l’indemnité ; une histoire pour leur amener le salut en recréant l’amour dans la famille et la société. Pour vous convaincre de cela, je vous montrerai entre autres les vies, guidées par Dieu et jamais expliquées, de Clovis, Charlemagne, saint Louis, Jeanne d’Arc, et pour finir – après vous avoir expliqué la création par Dieu – avec le plus important : la vie du Messie.

Remerciements

Je remercie mes amis haïtiens, ambassadeurs de paix, sans lesquels ce livre n’existerait pas et qui me permirent durant nos nombreuses rencontres une fructueuse réflexion sur l’homme et son devenir ; spécialement le Dr. Charles Poisset-Romain, ancien ministre de l’éducation et conseiller toujours disponible de plusieurs gouvernements, pasteur et auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire du christianisme en Haïti. Ma reconnaissance va aussi pour madame Marie-Marthe Paul, maire de Port-au-Prince, et madame Marie-Pologne René, toutes deux directrices d’écoles et leurs milliers d’élèves auxquels ce livre sur l’Histoire de France fera plaisir ; à madame Ertha Pascal-Trouillot, M. Joseph Nérette et M. Alexandre Boniface, tous trois anciens présidents d’Haïti pendant les périodes troubles de vacance du pouvoir, pour l’exemple de service envers leur nation au risque de leur vie ; à l’immense sage, Me Martial Célestin, Premier ministre et pionnier de la nouvelle époque démocratique. Je n’oublie pas le Dr. Louis-Antoine Auguste, directeur général (ministre) des Cultes et de la paix, et le Dr. Chavannes Douyon, aussi ancien ministre de l’éducation et président de la FPU et FIIPMU (Fédération Interreligieuse pour la Paix Mondiale et l’Unité), sa femme et ses filles, ma seconde famille ; Me Rosemond Jean-Philippe, sans qui rien n’est possible. Tous ont marqué l’écriture de ce livre dans son apport philosophique, œcuménique, éducatif et universel. Je l’ai écrit en grande partie avant l’affreux drame du tremblement de terre et je prie pour ce peuple haïtien si courageux et croyant qui mérite tout notre soutien et amour.

Ma reconnaissance pour mon papa, Robert, qui acheta une bibliothèque d’ouvrages d’histoire et corrigea constamment mes fautes d’orthographe et de grammaire jusqu’à son décès soudain, me laissant seul finir ce travail.

Mon immense gratitude au révérend et madame Sun Myung Moon qui se sont préoccupés de moi depuis 1973 de mille et une manières attentionnées, me permettant aujourd’hui de redonner aux autres le savoir religieux contenu tout au long de ce livre.

I
Origines et Moyen-Âge

II
De la Renaissance à la Révolution Française
François Ier, Charles IX, Henri IV, Louis XIV

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Pourquoi la Renaissance ?

Il faudra attendre la fin du Moyen-Âge et le déclin de la féodalité pour voir de nouveau se créer des monarchies fortes comme avec François 1er pour la France et Charles Quint, héritier du domaine des Habsbourg (puis empereur germanique, souverain des Pays-Bas, maître d’une grande partie de l’Italie, roi d’Espagne ayant de vastes colonies en Amérique). Ces rois veulent le contrôle total sur leurs territoires et François 1er obtient du pape, en 1516, le droit de désigner tous les évêques de son royaume. Cela lui donna un pouvoir considérablement accru. Les réformes de l’Église, promises et toujours reportées, se font attendre. Les abbayes, qui rapportent beaucoup, sont données par le roi pour récompenser les courtisans. Les papes vendent des indulgences pour le pardon des péchés. Ces papes ont perdu effectivement de leur prestige mais les profits de l’Église se retrouvent dorénavant dans les mains d’évêques vivant dans un grand luxe et peu sensibles à la misère du peuple. On voyait les titres religieux s’acheter ou se vendre avec des prêtres, profitant de leur situation, vivre dans la décadence dans certaines riches cures. À la fin du cinquième...