Ecrire en atelier

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100 pages
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Cet ouvrage propose une réflexion sur les rapports entre la subjectivité dans l'écriture, les processus d'apprentissage, les processus de création et la construction de savoirs. Il s'adresse à toute personne impliquée dans une pratique d'ateliers d'écriture, participant, animateur et plus largement à toute personne sensible aux mystères de l'écriture, y compris les chercheurs.

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Ajouté le 01 mai 2014
Nombre de lectures 7
EAN13 9782336347813
Langue Français
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Françoise BRÉANT
Ecrire Pour une clineiquenpoétiquae dte lea rlecoinneaissrance
Ecrire en atelier Pour une clinique poétique de la reconnaissance
Françoise BRÉANT ECRIRE EN ATELIERPour une clinique poétique de la reconnaissance L’Harmattan
© L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-03519-2 EAN : 9782343035192
RÉSUMÉ Cet ouvrage témoigne d’une pratique de vingt cinq années d’aide à l’écriture en formation continue à l’université (avec des formateurs et des enseignants) ainsi que d’une recherche clinique en sciences de l’éducation menée en parallèle. Radicalement critique des conceptions technicistes et directement utilitaires de l’écriture, cet ouvrage propose une réflexion sur les rapports entre la subjectivité dans l’écriture, les processus d’apprentissage, les processus de création et la construction de savoirs. Ainsi, tout en développant une analyse du rapport au savoir, il s’agit de porter une attention particulière à la notion, déjà explorée par Barthes, de « saveur » poétique… Quoi écrire ? Pourquoi ? Pour qui ? Quand et comment écrire ? sont autant de questions qui amènent à interroger les différentes fonctions de l’écriture - socialisation, communication, analyse, création, transmission de savoirs -ainsi que les processus psychiques à l’œuvre dans l’écriture tels que le narcissisme, le travail symbolique, le travail de deuil et la sublimation. Ces questions, qui renvoient à l’articulation entre le plaisir d’écrire et le travail de l’écriture, entre spontanéité et apprentissage, entre littérature et science, traversent nécessairement la mise en place d’espaces et de temps spécifiques tels que les ateliers d’écriture. Conçus comme un espace potentiel (au sens de Winnicott), ces ateliers pourront constituer le lieu où se vivra une épreuve initiatique liée à l’expérience singulière d’auteur, sujet d’une pratique textuelle, conduisant à un enrichissement du questionnement concernant les rapports entre l’élaboration subjective et la construction identitaire. Dans cette perspective l’atelier, conçu comme un espace favorisant le déploiement de l’imagination radicale singulière (Castoriadis), pourra constituer cet imaginaire social transitionnel nécessaire au développement d’une posture créative et critique, tant dans la dimension artistique que scientifique.
Se pose alors la question essentielle de la place et de la posture de celui qui accompagne cette démarche d’écriture, et en particulier de sa capacité à passer d’une fonction à une autre (enseignant, formateur, animateur, initiateur, passeur…), de sa capacité à se déplacer… entrela fiction et l’autobiographie, entre la poésie et la thérapie, entre la théorie et la pratique… entre le rêve et la réalité… …Pour une clinique poétique de la reconnaissance… Reconnaissance du sujet en train d’écrire… Reconnaissance des autres… Reconnaissance sociale… Reconnaissance professionnelle…
SOMMAIRE PROLOGUE ͻINTRODUCTION ͳͳ1 – DU DÉSIR D’ÉCRIRE AU DÉSIR DE TRANSMETTRE ͳ͹UNE HISTOIRE SINGULIÈRE ͳ͹ͷ Ǧ ͷ Ǧ ‡ Žǯ‘”‹‰‹‡ͷͽͷ Ǧ ͸ Ǧ ǯ±…”‹• ’‘—”͸ͷͷ Ǧ ͹ Ǧ ‡ ƒ‡…†‘–‡ …Šƒ”‰±‡ †‡ •‡•͸ͺͷ Ǧ ͺ Ǧ ‘—”“—‘‹ ‡– …‘‡– ±…”‹”‡  Žǯ—‹˜‡”•‹–± ǫ͸ͼ2 – LE DON DE L’IGNORANCE ͵͵VARIATIONS PHÉNOMÉNOLOGIQUES AUTOUR DE LA QUESTION : QU’EST-CE QU’ÉCRIRE ? ͵͵3 - UN ESPACE POTENTIEL ͷͳENTRE NARCISSISME ET SUBLIMATION ͷͳ͹ Ǧ ͷ Ǧ ƒ •—„Ž‹ƒ–‹‘ͻ͹͹ Ȃ ͸ Ǧ ‡ ƒ”…‹••‹•‡ ‡– Ž‡ •‡–‹‡– †ǯ‡•–‹‡ †‡ •‘‹ Ǧ …Š‡œ ”‡—† ͻͺ͹ Ȃ ͹ Ǧ ‡ ›–Š‡ †‡ ƒ”…‹••‡ͻͼ͹ Ȃ ͺ Ǧ ‡ ˜ƒŽ‘”‹•ƒ–‹‘ ƒ”…‹••‹“—‡ ±…‡••ƒ‹”‡ͻ;͹ Ȃ ͻ Ǧ  ˜‘›ƒ‰‡ –”ƒ•Ǧƒ”…‹••‹“—‡ͼͶ͹ Ȃ ͼ Ǧ ǯƒ–‡Ž‹‡”ǡ — ‡•’ƒ…‡ ’‘–‡–‹‡Žͼͻ4 - LE MONDE SELON BARTHES ͸ͻPOUR UNE PRATIQUE TEXTUELLE ͸ͻ5 – PARALLÈLES ET PARADOXES ͹͹DELEUZE, QUIGNARD, CASTORIADIS ͹͹ͻ Ǧ ͷ Ǧ ˜‡… ‡Ž‡—œ‡ǡ †±Ž‹”‡” †ƒ• Žƒ Žƒ‰—‡ͽͽͻ Ȃ ͸ Ȃ ƒ †±ˆƒ‹ŽŽƒ…‡ †ƒ• Žƒ Žƒ‰—‡ǡ  Žǯ±…‘—–‡ †‡ —‹‰ƒ”† ;Ͷͻ Ȃ ͹ Ȃ ‘—• Žǯ±…Žƒ‹”ƒ‰‡ †‡ ƒ•–‘”‹ƒ†‹• ǣ ǯƒ–‡Ž‹‡”ǡ — Ž‹‡— ’‘—” — ‹ƒ‰‹ƒ‹”‡ •‘…‹ƒŽ –”ƒ•‹–‹‘‡Ž;͸
CONCLUSIONÉPILOGUEBIBLIOGRAPHIE
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PROLOGUE Le fleuve est calmé. Debout sur sa barque, le passeur écoute. Il dérive lentement… entre deux rives: entre deux mondes tumultueux, entre deux cultures opposées, entre deux conceptions de la construction des savoirs, entre rationalité et irrationalité, entre science et littérature… La vérité est cruelle : l’homme est de passage. Sur chaque rive, les chefs ont pris des micros: ils tentent désespérément d’organiser le chaos, de maîtriser ce qui leur échappe. Sur chaque rive, les chefs se font la guerre, parfois ils s’allient pour faire des expéditions punitives sur l’autre rive. Parfois ils jettent des ponts. Parfois ils bombardent les ponts et il y a beaucoup de morts. Parfois le fleuve se met en colère: catastrophe naturelle ? Ce soir, le fleuve est calmé. Les clameurs se sont éloignées. Le passeur écoute… Les courants dans les basses branches, l’envol du héron cendré, le vent dans les feuilles. Sur chaque rive, quelques-uns ont chaussé leurs mocassins et se sont approchés en silence. Petits peuples de l’ombre? Dernières tribus pacifiques? Apprentis poètes, savants, sorciers, chamans ? Certains grimpent dans de légères embarcations, d’autres marchent le long du fleuve. Le passeur prend le livre : La Leçon de Barthes. Il commence sa lecture, quelques fragments… « Selonle discours de la science – ou selon un certain discours de la science -, le savoir est un énoncé; dans l’écriture, il est une énonciation. Celle-ci reconnaît que le langage est un immense halo d’implications, d’effets, de retentissements, de tours, de retours, de redans ; elle assume de faire entendre un sujet (…) reconnu selon une inquiétante familiarité : lesmots ne sont plus conçus illusoirement comme de simples instruments, ils sont lancés comme des projections, des explosions, des vibrations, des machineries, des saveurs: l’écriture fait du savoir une fête. (…) Le paradigme que je propose ici ne suit pas le partage des fonctions ; il ne vise pas à mettre d’un côté les savants, les chercheurs, et de l’autre les écrivains, les essayistes ; il suggère au contraire que l’écriture
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