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Emporté par le temps

De
204 pages
Flavius Julius, auteur antique, a révélé dans l'un de ces écrits qu'il existe à Aix une porte, située en un lieu interdit et dissimulé, qui constituerait une menace pour le monde. Le problème avec les secrets, même enfouis, c'est qu'ils trouvent toujours le moyen de titiller la curiosité d'un individu suffisamment sensible à leur sourd appel. Ainsi, là où le texte de Flavius Julius aurait dû se perdre dans l'histoire, il arrive entre les mains d'un modeste étudiant qui ne manque pas de relever la mention à la porte... et qui se met à sa quête en compagnie de son ami. Eux, ce sont ainsi Jacques et Nicolas qui, à force de recherches et tâtonnements – et en dépit de certaines menaces –, trouvent la porte et osent en franchir le pas, se trouvant alors projetés quelque cent ans dans le passé... Situation épineuse qui pose dans le même temps cette énigme: comment retourner au bercail?? Fantastique, organisation gardienne et notes passionnelles sont convoqués dans le roman de R. Hollier qui soulève ici la difficile question de savoir si l'amour peut se plier à la résignation, si les sentiments peuvent abdiquer devant l'impossible. À travers les personnages de Jacques, Laura et Nicolas se donnent ainsi à lire ces balancements entre raison et déraison, désirs de liberté et normalité, auxquels chacun de nous demeure sensible.
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Chapitre I. Le livre Aix-en-Provence en septembre 2009, par une nuit som-bre et orageuse, comme d’habitude Jacques est concentré sur ses études. Une tournure de phrase latine particulière-ment compliquée lui pose quelques problèmes de compréhension. Il travaille sur les langues anciennes de-puis plusieurs années déjà, et ses connaissances en Latin et Grec vont croissantes. Particulièrement doué, il peut tra-duire Tacite ou Aristote de façon relativement fidèle. C’est la raison pour laquelle il a choisi de débuter des études supérieures en lettres classiques. Fatigué du climat de la capitale et de la vie parisienne, il a décidé de s’inscrire dans une université du sud du pays. Peu attiré par la Côte d’Azur, il a finalement opté pour Aix-en-Provence. C’est le début du mois d’octobre, la rentrée universitaire va bientôt débuter et Jacques s’attelle à être prêt pour démar-rer ses études post-secondaires. À cette fin, il a emprunté à la bibliothèque Méjanes le livre d’un auteur à peu près inconnu : Flavius Julius. L’ouvrage l’a attiré car il s’agit de chroniques se déroulant à Aquae Sextiae, le nom ro-main d’Aix, sous le règne d’Auguste. Le titre de l’ouvrage est classique :Chroniques d’Aix. Jacques a commencé à le lire depuis plusieurs jours déjà. Son début n’a rien de très original. Il s’agit d’événements quotidiens se déroulant dans cette petite ville provinciale au commencement du haut empire. Cependant, le nouvel étudiant en latin bute sur le chapitre III et son nom étrange : La porte. Celui-ci lui semble rempli d’incohérences et défi son esprit logique et cartésien.
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Il parle d’un passage mystérieux dont les plus hautes autorités de l’Empire auraient été alertées. Selon le texte, il représente un danger tel que son accès doit en être abso-lument interdit, et ce jusqu’à la fin des temps. Ce qui perturbe Jacques, c’est que si un tel phénomène a bel et bien existé sous le haut empire, il lui apparaît improbable que les historiens qui suivirent n’en ont jamais fait men-tion. Il n’y a pour lui dès lors que deux solutions possibles. Soit, il multiplie les erreurs de traduction, soit ces chroni-ques sont largement fictives. Il opte pour la seconde hypothèse. Le chapitre III du livre de Flavius Julius est tout de même bien étrange. Si les traductions du latin de Jacques sont correctes, il y aurait eu à Aix, au temps d’Auguste, un endroit interdit et secret constituant une menace effroyable pour le monde entier. Le mot employé par l’auteur est univers. En conséquence, le chef de l’Empire aurait décidé de faire fermer la porte. Flavius Julius lui donne également pour nom : passage du temps. Et pour être sûr que celle-ci demeure bel et bien fermée, il aurait désigné des gardiens hautement qualifiés et compé-tents pour accomplir cette mission. De plus, il apparaît clairement dans ces chroniques d’Aix qu’il incombe à ces gardiens de désigner et de former des successeurs pour toujours et toujours. Jacques est perplexe. Cette histoire lui fait penser à un mauvais scénario de science-fiction américaine, comme la télévision française en diffuse tant. Il pense décidément que ce Flavius Julius a beaucoup d’imagination, et il en est presque amusé. Il continue sa lecture tout de même, et en arrive au chapitre IV : Le lieu interdit. Dehors, la pluie redouble. Il est tard. Jacques est fati-gué. La lecture de ces chroniques le captive. Mais demain c’est la rentrée universitaire et il doit se lever tôt. Il lira le chapitre IV plus tard. En conséquence, il décide d’aller se coucher. Malgré tout, l’œuvre de ce Flavius Julius l’intrigue. Une telle porte n’a pas pu exister. C’est évident.
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