Épopée d'une rencontre loin des racines ancestrales

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Le roman intitulé ÉPOPÉE D’UNE RENCONTRE LOIN DES RACINES ANCESTRALES est une histoire qui parle de la rencontre entre deux jeunes africains (des camerounais) aux États-Unis d’Amérique, où ils avaient immigré pour poursuivre leurs études universitaires.
Le jeune Pako résidait dans la ville de New York et avait choisi pour spécialité l’ingénierie automobile.
Tandis que la tendre et douce Bella avait plutôt choisi de s’inscrire à l’université de Washington, avec pour but d’obtenir son diplôme de médecin spécialiste en chirurgie dentaire. Ces deux jeunes africains pétris de talent et d’une intelligence rare, seront rapprochés l’un de l’autre par leurs étranges destins, et s’attacheront finalement pour l’éternité.
Après près d’une vingtaine d’années passées au pays de l’oncle Sam, nos deux jeunes amoureux décidèrent de rentrer aux sources pour passer des vacances auprès de leurs familles.


Suite à un événement malheureux, ils ne repartiront plus jamais aux États-Unis d’Amérique. C’est alors qu’une nouvelle vie commencera...


Avec un style direct, un ton courageux et des mots sans détours, l’auteur décrit sans complaisance les réalités sociétales africaines...

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EAN13 9791034808694
Langue Français

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Épopée d’une rencontre loin des racines ancestrales
Loup Solitaire Épopée d’une rencontre loin des racines ancestrales Couverture :Maïka Publié dans laCollection Electrons-Libres
©Evidence Editions2018
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INTRODUCTION Tout au long de son existence, l’être humain est souvent confronté à des situations complexes, plus ou moins embarrassantes et stressantes, parfois même difficilement vivables ou regardables. Mais, pour ceux qui ont eu la grâce et le privilège de vivre l’essentiel de leur vie dans l’opulence et le bonheur, et qui n’ont jamais connu la faim et la sou"rance, il serait préférable pour eux que leur destin demeurât lumineux jusqu’à la fin de leur séjour sur terre. Car comme le dit si bien une sagesse africaine : « Il vaut mieux naître aveugle et mourir voyant. » Ce qui signi*e en d’autres termes qu’il serait préférable pour un homme de commencer sa vie dans la pauvreté et la souffrance, et de la terminer dans la richesse et l’épanouissement. Parfaitement conscient de cette réalité immuable qui rythme sa vie depuis la nuit des temps, l’être humain s’est toujours battu pour améliorer ses conditions d’existence a*n de se garantir un épanouissement constant. Avec le souci permanent de mettre à l’abri du moindre besoin toutes les personnes de son entourage qui lui sont chères. Mais, face aux multiples pesanteurs de la vie, la plus précieuse des créatures divines bute parfois devant des situations très contraignantes qui s’acharnent sur lui, et auxquelles il doit absolument apporter des tentatives de solutions. C’est ainsi qu’en fonction de leur statut social, les hommes se livrent à des multiples gymnastiques, aussi périlleuses soient-elles, avec pour seul but de trouver des solutions à leurs tonnes d’ennuis qui empoisonnent au quotidien leur survie. L’essentiel étant dans un premier temps d’apaiser leurs douleurs et leurs sou"rances, et de faire chuter le stress tout en limitant les dégâts. Ceux en faveur de qui la chance a tourné, ceux qui au prix des e"orts et d’un travail acharné ont pu bâtir des carrières pleines, et ceux qui ont su saisir et exploiter toutes les occasions qui leur avaient été o"ertes, d’une manière ou d’une autre, par le passé, tous ceux-là ont pu s’assurer une vie paisible et confortable ; une existence sereine et pérenne. Ils suscitent parfois l’admiration de la société tout entière, lorsqu’imbus d’eux-mêmes, ils exhibent, avec dédain et orgueil, les signes ostentatoires de leurs richesses. Même si pour la plupart, ces avoirs sont entachés de fraudes et de malversations à n’en plus *nir. Ceci à travers des réseaux subtilement *celés et soigneusement protégés, qui contrôlent toutes les rentes et les mannes, créées par de puissants réseaux de l’énorme machine gouvernante, aux tentacules in*nis et insatiables. D’un autre côté, on retrouve ceux à qui la chance n’a jamais souri, ceux qui n’ont pas pu béné*cier de soutiens ou appuis de leurs propres parents démunis, ou de personnes haut placées, soit parce que ces dernières sont trop fermées et di2ciles d’accès, soit tout simplement par manque d’intermédiaires *ables. Ceux qui, presque au prix de leur sang et des sacri*ces inimaginables, ont *nalement pu obtenir un diplôme important, mais n’ont jamais été appelés pour passer le moindre entretien d’embauche dans une entreprise, bien qu’ayant déposé des centaines de curriculum vitae ; pour ceux-là, l’espoir est enterré, car ils ont progressivement sombré dans un découragement profond et incurable. Ils n’ont plus aucune ressource pour tenir mentalement ou psychologiquement, car fatigués de fréquenter les structures gouvernementales
chargées de l’emploi, et du financement des projets des jeunes entrepreneurs. Conséquence logique, le grand boulevard de la débrouillardise s’ouvre à eux à travers de petits métiers de l’informel. Ils sont de jour en jour plus nombreux, jeunes et moins jeunes, sortis des écoles ou des universités de bonne réputation, qui sont captés comme par un grand champ magnétique, et déversés par milliers dans nos rues à la recherche de leur pain quotidien. Désormais, la honte et les complexes ont foutu le camp, l’essentiel étant d’assurer leur survie à tout prix et à tous les prix. L’heure est grave… Qu’ils soient dignes, décents, humiliants, peu catholiques ou peu orthodoxes, tous les moyens de survie sont bons. D’aucuns pour se consoler de cette situation lancent très souvent dans les commentaires de sous-quartiers : « Gars… C’est dur au pays… les emplois sont rares… et même le peu qui existe, il faut être très chanceux… Car le mérite a foutu le camp, il faut avoir des connexions fortes, très fortes pour obtenir un poste. Le travail a maintenant les yeux, mon frère… On va faire comment ? C’est comme ça, le pays… Le système est très di2cile à pénétrer… Pour décrocher un emploi, il faut se mettre en connexion avec certains de ses membres aux attitudes immorales, à défaut d’y avoir des relations saines et humainement acceptables… C’est bien beau de se faire parrainer par des aînés, des personnes expérimentées… Mais là où le bât blesse, c’est que les conditions de parrainage, et les points de connexion avec ces agents du système gouvernant se sont très souvent révélés moralement inacceptables, voire diaboliques, et accompagnés d’intenses supplices physiques et psychologiques… Les douleurs, à un moment donné, deviennent intenables pour ceux qui encaissent… Et les conséquences sont de nature à bousiller la substance vitale des pauvres concitoyens, bourrés de talents et de compétences, et qui ne demandent que l’occasion de servir leur pays avec engagement, courage et enthousiasme… Rien d’autre… »
PREMIÈRE PARTIE :
LE VENT DU DESTIN SOUFFLA… … Une étincelle jaillit… et une flamme s’alluma… Toutcommença par une rencontre fortuite dans un supermarché entre Pako et Bella. Bella vivait dans l’État de Washington, et elle avait pris l’habitude de faire ses courses dans ce grand complexe commercial qui était situé juste à quelques encablures du petit appartement qu’elle occupait avec sa cousine Ema. Pako avait fait un voyage pour Washington, où il devait assister à une grande conférence libre et gratuite organisée par le géant américain de l’industrie automobile General Motors, à l’intention des jeunes qui, comme lui, rêvaient de faire carrière plus tard dans ce domaine très passionnant. Et pendant son voyage retour, il +t un arrêt dans ce grand supermarché, pour se rafraîchir et prendre quelques provisions. Car il avait encore des centaines de kilomètres à parcourir pour arriver chez lui, dans l’État de New York où il vivait. Pour eectuer ce déplacement, il avait emprunté la BMW de son ami Bob, +ls d’un richissime homme d’aaires américain qu’il avait rencontré à l’université. Les deux avaient choisi la même spécialité, l’ingénierie automobile. Après un bref échange de civilités, Pako et Bella s’échangèrent leurs adresses et se promirent de se revoir à la moindre occasion qui se présenterait. Car leurs diérents lieux d’habitation étant distants de 328 kilomètres, et avec leurs très modestes moyens d’étudiants, ils ne pouvaient pas s’orir le luxe de se fréquenter de manière régulière. Par ailleurs, ils étaient très absorbés par leurs études, et les petits métiers à temps partiel qu’ils exerçaient afin de pouvoir joindre les deux bouts… … Trajectoires opposées… Bella était une jeune +lle de taille moyenne, convenablement dodue. Lisse et sans aucune tache, sa peau noir ébène dévoilait ses origines africaines. Sa poitrine bien calibrée bousculait tous les regards, même les plus résistants. Ses petits yeux noirs, son regard vif et perçant constituaient pour elle, à la fois des armes d’intimidation et de séduction redoutables. Ses dents parfaitement alignées, et d’un blanc pur, contrastaient merveilleusement avec ses gencives noires. Ses lèvres +nes et d’apparence douce étaient toujours naturelles, sans peinture ni sculpture. Tous ces arguments corporels, qui sans nul doute étaient pour elle un cadeau du ciel, lui conféraient une apparence irrésistible. Son sourire royal et impérial pourrait transformer n’importe quelle vieille bâtisse en château. Elle avait choisi de poursuivre ses études supérieures de médecine aux États-Unis d’Amérique. Sa passion pour la médecine était grande, et elle était très impressionnée par la chirurgie dentaire. Cette attirance qu’exerçait la médecine sur elle n’était pas sans fondement. En eet, depuis sa tendre enfance, elle n’a pas cessé d’assister à des scènes di=cilement regardables, des personnes de son entourage immédiat qui, se tordant de douleurs dentaires intenses, lui in>igeaient inconsciemment un chagrin atroce et inoubliable. Ces
images douloureuses sont restées gravées dans sa petite tête de gamine jusqu’à ce qu’elle arrivât au lycée, et qu’elle prit la décision d’exercer plus tard le métier de dentiste. Car elle s’était fait le pari d’éradiquer ce mal qui s’était progressivement installé dans sa famille, au +l des générations. Même ses propres parents en souraient. Et elle se souvenait encore avec précision des nuits blanches qu’elles passaient au chevet de ces derniers, lorsque le mal s’intensi+ait et que la douleur devenait intenable. Elle gardait encore fraîchement en mémoire, et dans les moindres détails, le maudit jour où toute la nuit, son papounet adoré n’a cessé de crier et de se tordre de douleur en se lamentant jusqu’au petit matin. Et aussitôt que le jour fut levé, il fut conduit d’urgence à l’hôpital par Mama Martine, sa mère. On aurait cru que ces virus dentaires étaient de connivence avec la nuit, et n’attendaient que sa tombée pour s’acharner sans pitié sur ses pauvres parents. Car quelques semaines plus tard, c’était le tour de sa maman. Elle vécut un épisode aussi douloureux que son époux. Elle avait également subi les assauts impitoyables de ces étranges virus dentaires. Vivant de petits boulots à temps partiel et avec des contrats temporaires, elle quitta la cité universitaire pour se loger dans un petit appartement non loin de l’université. Ce qui était une aubaine pour elle, car en 15 minutes au maximum, elle ralliait à pied son campus. Donc plus besoin de dépenses en taxi ou autres moyens de transport pour se rendre à l’université… Ses ressources +nancières très limitées ne su=saient qu’à lui assurer sa propre survie. Et sa trésorerie toujours tendue ne lui donnait pas du tout accès à toutes ses envies de femme. Mais, courageuse et endurante, elle sut s’adapter à cette rude vie en travaillant avec ardeur et détermination, a+n de décrocher son diplôme de médecin spécialiste en chirurgie dentaire. Dans sa vie d’étudiante, elle avait adopté des attitudes comportementales qui lui permettaient de mettre toutes les chances de son côté. Elle évitait donc les milieux bruyants tels que les discothèques, les boîtes de nuit. Et se contentait plutôt des simples balades de découvertes, eectuait des visites dans les zoos et dans les musées. Son passe-temps favori était la lecture. Elle s’était abonnée dans plusieurs centres de lecture où elle consultait en priorité des ouvrages sur la médecine en général, et sur la chirurgie dentaire en particulier. Cela lui permit d’approfondir ses connaissances dans ce domaine élitiste, et quelquefois di=cile d’accès aux étrangers, vu la très haute qualité de la formation dispensée, et son coût assez exorbitant. Son statut d’enfant unique, sur qui ses parents avaient tout misé, mais alors vraiment tout, lui in>igeait une pression permanente qui planait telle une épée de Damoclès, bien qu’étant à des milliers de kilomètres de ces derniers. Mais, loin de la décourager, cette énorme pression, qui en réalité dissimulait en elle-même la grande con+ance que ses géniteurs avaient placée en elle, renforçait plutôt sa détermination et son engagement à réussir. Elle savait qu’elle n’avait pas droit à l’échec, et que la moindre bêtise de sa part pouvait engendrer des conséquences désastreuses, notamment un accident cardio-vasculaire chez ses parents. Car ces derniers n’avaient pas hésité à brader plus de la moitié de leur patrimoine pour réunir non seulement les fonds nécessaires pour son voyage, mais aussi et surtout le paiement entier de sa première année d’études, y compris son logement annuel dans la cité universitaire. Bella avait jeté son dévolu sur la prestigieuse université de Washington. C’est ainsi que, d’un commun accord, ses parents avaient décidé de vendre leurs deux terrains vierges. L’un d’une super+cie de 2 hectares et l’autre d’une super+cie de 820 mètres carrés. Pro+tant des facilités de crédit dans les banques parapubliques que leur conférait leur statut de hauts fonctionnaires, ils s’étaient également oert chacun un véhicule d’occasion tout terrain, encore en très bon état. Mais, ils ne s’en étaient servis que pendant six mois. Et lorsque leur +lle adorée leur présenta son projet d’études en médecine à l’université de Washington, ils décidèrent alors après concertation de vendre l’une des deux voitures, et de garder l’autre pour vaquer avec moins de tracasseries à leurs occupations quotidiennes. Surtout qu’ils avaient construit leur maison à la périphérie de la ville de Douala, la capitale
économique du Cameroun. C’était une modeste et belle villa bâtie sur une super+cie de trois cent vingt mètres carrés. Cette maison était à la dimension de leur statut de hauts fonctionnaires de la république et de leurs revenus respectifs. Lorsqu’on quittait la route principale bitumée pour emprunter la bifurcation qui menait jusqu’à leur domicile situé au fond du quartier, on avait l’impression de faire un parcours du combattant. Vu l’état de délabrement assez décourageant dans lequel se trouvait ce petit tronçon d’environ 7 kilomètres. En fait, cette route avait la réputation d’être extrêmement di=cile à pratiquer, avec ses énormes trous, ses nombreux marécages, et sa pente raide coincée entre deux profonds ravins. Les pauvres populations habitant cette partie de la ville devaient braver en permanence, de jour comme de nuit, ce calvaire. Elles se sentaient totalement abandonnées par les autorités responsables de l’entretien des routes. Surtout que chaque année, un budget important était voté dans leur mairie avec pour feuille de route la réfection totale de ce petit tronçon récidiviste. Mais à chaque fois, le même scénario se répétait : le maire envoyait sur le terrain quelques jeunes désœuvrés, triés sur le volet par ses propres soins et rémunérés en monnaie de singe, pour faire du ra+stolage qui ne se limitait qu’au timbrage des nombreux et sauvages nids de poule et d’éléphant observés à chaque mètre. Et pendant ces spectacles de bricolage de travaux routiers aux allures de propagandes électorales, les nombreux médias audiovisuels invités et soigneusement entretenus par monsieur le maire lui-même en personne couvraient les soi-disant réalisations à mettre à l’actif du bilan de la mairie. Mais, quelques petits mois plus tard, sous les violents assauts des pluies diluviennes, ces trous se débouchaient et le calvaire des populations reprenait. Téméraire et rebelle aux travaux exécutés avec légèreté et négligence, cette route retrouvait alors son vrai visage naturel qu’on avait essayé de maquiller de manière maladroite avec un amateurisme à nul autre pareil. Monsieur Tanga était un homme au tempérament calme, très réservé et presque introverti. Il écoutait beaucoup ses interlocuteurs, quels que soient leur âge ou leur statut social. Et il causait également beaucoup avec sa +lle adorée Bella, qui n’hésitait pas très souvent à lui faire des con+dences intimes. Leur complicité était si grande, si profonde qu’elle suscitait parfois la jalousie de Mama Martine, la maman de Bella. Ses traits de caractère convenaient parfaitement à son poste de magistrat, qui exigeait le secret, la tempérance, et une haute con+dentialité sur les dossiers brûlants qu’il traitait au quotidien. Il était également très généreux et toujours disponible à défendre les causes des plus faibles et des plus démunis. Du haut de sa posture de magistrat de troisième grade hors échelle, Papa Bonté, comme l’avaient surnommé tous ceux qui le côtoyaient, avait su garder sa grande humilité dont il a toujours fait montre, tant en milieu professionnel qu’en famille, ou encore en compagnie de sa très petite poignée d’amis. Doté d’une grande intégrité morale que lui témoignait en permanence son entourage, il avait pu, dès le début de sa carrière, résister bec et ongles à la tentation de céder à ces agissements vicieux, déplorables et regrettables dont faisaient parfois preuve certains de ses collègues de l’administration judiciaire et pénitentiaire, dans le but de s’enrichir à tout prix, et à la vitesse grand V. Dans ce milieu complexe, il avait trouvé de nombreux clans de sectaires véreux, qui s’étaient constitués dans le seul but de tordre le cou aux procédures judiciaires, en rendant des décisions fortement motivées par des actes de corruption de très grande ampleur. Ceux-ci usaient généralement de leur poste de pouvoir pour influencer, arnaquer, dépouiller, escroquer et détruire les vies de nombreux concitoyens qui, face à des abus de tout genre que leur faisaient subir les plus nantis de la société et, ne sachant plus à quel saint se vouer, demandaient simplement que justice leur soit rendue. Pas plus… Contrairement à ses collègues dont les niveaux de corruption et d’immoralité avaient atteint un degré indescriptible, Monsieur Tanga rendait ses verdicts en toute indépendance d’esprit, protégeant ainsi