Comment écrire un roman ?

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Français
130 pages
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"Pénétré de l'idée qu'inspiration et technique sont complémentaires, François d'Assise N'dah offre un outil didactique. Pratique et détaillé, méthodique et accessible, cet ouvrage entend guider les pas des romanciers débutants sur la voix exaltante de l'écriture. Car, finalement, quel romancier peut se targuer de ne pas être un débutant ? Débutant face à une création romanesque en perpétuelle mutation, face à chaque variation du jeu des sens, face à chacune de ses propres oeuvres à enfanter." Josué Guébo

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Date de parution 01 novembre 2013
Nombre de lectures 149
EAN13 9782336330464
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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François d’Assise N’DAH
COMMENT ÉCRIRE UN ROMAN ?
Guide de l’écrivain débutant
Préface de Josué Guébo
COMMENT ÉCRIRE UN ROMAN ? Guide de l’écrivain débutant
© L’Harmattan, 2013 5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris http://www. harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-02042-6 EAN : 9782343020426
François d’Assise N’DAH
COMMENT ÉCRIRE UN ROMAN ? Guide de l’écrivain débutantPréface de Josué Guébo
Du même auteur : -Mission accomplie(Nouvelles), CEDA, 2001.
-La légende du coq sacré(Récit jeunesse), NEI, 2004.
-Tournons la page(Collectif), CEDA, 2004.
-L’amour en cavale(Roman), collection Adoras, 2007. -Juste pour goûter(Collectif), JHU/CCP, 2007. -Le retour de l’enfant soldat(Récit jeunesse) Vallesse 2008. -Blassonni ou la créature de la perfection, (Récit jeunesse), Frat-mat Éditions, 2008. -Le jour où la vie m’a fait pleurer(Mélange), Ivoir’Livre, 2009. -Cicatrice d’amour(Roman), collection Adoras, 2009. -Le sublime sacrifice(Récit jeunesse), Vallesse 2010. -La saison des amours perdues(Nouvelles), CERCLE-Edition, 2010. -Des paroles de Côte d’Ivoire pour Haïti(Collectif), NEI-CEDA, 2010. -Sur les traces de l’amour(Roman), CERCLE-Edition, 2012. -Quand l’amour tombe du ciel, (Roman), collection Adoras, 2012. -Jusqu’au bout de l’Enfer, 2013.
PREFACE Les arts et les sciences sont des frères siamois. Les uns ont un aspect ludique, les autres, la mine austère. Ils n’en sont pas moins complices. Complices dans l’acte de création, complices dans l’œuvre romanesque. Par-delà leur apparence festive, les arts sont innervés de techniques. Ces techniques sont déclinées sans faire ombrage à l’office esthétique. Il est heureux que l’écriture honore cette tradition de connivence. Par elle, la technique se fait toile pour que rayonne l’art, terreau et enzyme pour que bourgeonne la réinvention du monde. En publiantComment écrire un roman ?François d’Assise N’Dah a le mérite de faire écho à cette idée qui veut que la création ne soit pas fille monoparentale de l’art. Ecrire un roman, ce n’est pas faire acte d’autarcie. Le romancier, bien que réinventant le monde à sa guise, reste un interlocuteur de la postérité. Cet échange – par lequel le romancier entre en dialogue avec le lecteur – montre que le roman ne s’abîme pas dans l’aventure insulaire. « Écrire, soulignera Roland Barthes, c'est ébranler le sens du monde, y disposer une interrogation indirecte, à laquelle l'écrivain, par un dernier suspens, s'abstient de répondre. La réponse, c'est chacun de nous qui la donne, y 1 apportant son histoire, son langage, sa liberté» . Une telle interactivité est d’autant plus vivace que le romancier est un être que sa plume convoque au tribunal de l’histoire.d’instruction des hommes et de leurs« Juge 2 passions », selon le mot de Zola, le romancier est aussi cible d’inculpation des hommes et de leurs caprices. Comment peut-il donc se livrer au verdict de la postérité,
1 Roland Barthes,Sur Racine, Seuil, Paris, 1963,p11. 2 Emile Zola,Le Roman expérimental(1880), GF, Paris, p. 65.
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sans précaution oratoire ? Il lui faut, avant la comparution, entrer en commerce avec lui-même, évaluer ses propres pratiques d’expression, ses méthodes de narration et ses perspectives de création. Or, en proposant le titre «Comment écrire un roman ?» François d’Assise N’Dah n’entend guère livrer à nos regards affamés une carte de recettes. Il nous fait don, et cela est capital, d’un vécu. L’auteur nous l’a dit, le présent livreest « surtout le témoignage d’un jeune auteur sur sa pratique de l’écriture (...) un partage d’expériences (...) pour que chacun puisse appréhender à sa juste valeur l’importance que requièrent l’activité d’écriture et les vertus qu’il faut mobiliser pour arriver à ses fins. »Histoire personnelle, vécu singulier, pratique individuelle qu’il nous appartient de féconder à notre goût pour qu’en nous, l’écriture conserve sa marque existentielle : l’originalité. Le faisant, l’auteur s’inscrit dans une tradition trouvant en Zola et Roland Barthes des jalons essentiels. Le premier par son Roman expérimental révèle sa perception du roman naturaliste, le deuxième pense le roman, en termes révolutionnaires, le posant comme un acte de réinvention du réel. Mais qu’il s’agisse de Zola, de Barthes ou aujourd’hui de François d’Assise N’Dah, demeure un fil d’Ariane : le roman ne s’épuise pas, ne peut s’épuiser dans l’insularité de son aire artistique. Il faut à l’art, la technique, à l’inspiration, la pédagogie, à la l’inventivité, l’effort, à l’expression, l’intelligibilité. Pénétré de l’idée qu’inspiration et technique sont complémentaires, François d’Assise N’Dah nous offre alors un outil didactique de première qualité. Pratique et détaillé, méthodique et accessible, cet ouvrage entend guider les pas des romanciers débutants sur la voie exaltante de l’écriture. Mais, finalement, quel romancier peut se targuer de ne pas être un débutant ? Chaque auteur
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– fût-il un Goncourt ou un prix Nobel – reste un débutant. Débutant face à une création romanesque en perpétuelle mutation, débutant face à chaque variation du jeu des sens, débutant face à chacune de ses propres œuvres à enfanter. La route romanesque est longue. Elle est parfois rocailleuse et périlleuse. Il nous faut pour l’aborder boire le coup de l’étrier. Le présent texte de François d’Assise N’Dah nous en offre le calice exquis. Ne nous privons pas de lire cet ouvrage que son destin appelle à être la bienveillante boussole de générations d’écrivains. Josué Guébo Université de Cocody Président de l’Association des écrivains de Côte-d’Ivoire (AECI)
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