Sherlock Holmes, une vie

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Sherlock Holmes est une des plus grandes figures de la culture populaire et son seul nom est synonyme de mystère policier, de brouillard londonien et de crimes énigmatiques.


Depuis 1887, Sherlock Holmes est le détective privé par excellence. Devenu très rapidement un véritable mythe, avant même la sortie de sa soixantième et dernière aventure en 1927, Sherlock Holmes demeure pour certains un héros de fiction créé par Arthur Conan Doyle.


Mais pour le plus grand nombre, c’est un homme « qui a vraiment existé », dont les enquêtes sont rapportées par son ami, le docteur Watson.


C’est cette vie que nous avons voulu faire redécouvrir, sous la forme d’une véritable biographie. Depuis sa naissance en 1854 jusqu’à sa disparition à l’orée des années 1930, une vie de légende, où se croisent également les figures de John H. Watson, du frère aîné Mycroft Holmes, de sir Arthur Conan Doyle, mais encore d’Oscar Wilde, de Winston Churchill, d’Arsène Lupin, de la compositrice Augusta Holmes ou du comédien William Gillette. L’ère victorienne et au-delà : Sherlock Holmes, toute une existence.

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Nombre de lectures 2
EAN13 9782361831073
Langue Français

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Sherlock Holmes, une vie
André-François Ruaud & Xavier Mauméjean
© 2011-2013Les Moutons électriques Version 1.1.1 (13.08.2016) Ouvrage réalisé avec le soutien duCentre national du Livre
Sherlock Holmes est une des plus grandes figures de la culture populaire et son seul nom est synonyme de mystère policier, de brouillard londonien et de crimes énigmatiques. Depuis 1887, Sherlock Holmes est le détective privé par excellence. Devenu très rapidement un véritable mythe, avant même la sortie de sa soixantième et dernière aventure en 1927, Sherlock Holmes demeure pour certains un héros de fiction créé par Arthur Conan Doyle. Mais pour le plus grand nombre, c’est un homme “qui a vraiment existé”, dont les enquêtes sont rapportées par son ami, le docteur Watson. C’est cette vie que nous avons voulu faire redécouvrir, sous la forme d’une véritable biographie. Depuis sa naissance en 1854 jusqu’à sa disparition à l’orée des années 1930, une vie de légende, où se croisent également les figures de John H. Watson, du frère aîné Mycroft Holmes, de sir Arthur Conan Doyle, mais encore d’Oscar Wilde, de Winston Churchill, d’Arsène Lupin, de la compositrice Augusta Holmes ou du comédien William Gillette. L’ère victorienne et au-delà : Sherlock Holmes, toute une existence.
En célébration du vingtième volume de la collection : une biographie de Sherlock Holmes, dans une présentation nouvelle et un texte totalement renouvelé, d’ampleur considérable — une Bible holmésienne inégalée ! Pour des raisons de droits et/ou de format, la version numérique ne comprend pas les cinq hommages.
« Le gentleman portant macfarlane et fumeur de pipe , est happé par un cab qui disparaît sans bruit dans le f og londonien. Un peu plus tard, la voiture le déposera devant des grilles et du lierre, au seuil d’une aventure si be lle que le fidèle Watson renoncera à nous la conter. »
? André Hardellet, Les Chasseur Deux, « Répertoire »
Chapitre un – l’homme et la légende
Cet homme est une légende. Que l’on considère simpl ement sa silhouette : le profil acéré, la courbure de la pipe, en quelques t raits l’individu devient icône, et même presque logo, et cela suffit désormais pour év oquer monsieur Sherlock Holmes à tout un chacun. Un tel degré d’abstraction n’a certainement jamais été atteint par aucune figure historique, non plus que par aucun autre héros de la culture populaire, qu’il soit détective, commissaire, agent secret ou « super »… De fait, il y a plusieurs Sherlock Holmes. D’un côt é se trouve la légende immortelle du détective consultant victorien, magis trale, foisonnante, et derrière celle-ci, se trouve l’homme réel, l’individu historique sur lequel fut bâti le mythe. Une dichotomie particulièrement marquée, provoquée par le fait qu’en l’absence du second (le Holmes réel, qui avait disparu dramat iquement dans les chutes de Reichenbach au début du mois de mai 1891), son meil leur ami, le docteur Watson, commença à rédiger des récits afin d’entretenir la mémoire des exploits de celui qu’il pensait décédé (la première nouvelle de Watso n fut publiée dans leStrand Magazineen juillet 1891). Avant cette date, la renommée de Sherlock Holmes était déjà importante mais demeurait cantonnée aux sphère s de la police, de la politique et de la bonne société. Les grands noms d u royaume se communiquaient ses coordonnées si d’aventure l’un d’eux se trouvai t en difficulté. Le « détective consultant » − ainsi dénommait-il sa profession − r ecevait des clients et était effectivement consulté par la police, mais on n’aur ait su affirmer qu’il était à proprement parler « célèbre ». C’est dans l’étude c omparative des dates de publication des récits de Watson et de celles des a ffaires réelles de Holmes que se révèle comment d’un homme l’on fit une légende. En juillet 1891,Un scandale en Bohèmechronique une enquête qui datait de la fin mars 1889 : deux années séparent déjà le mythe littéraire de la réalité policière. Auparavant, Sherlock Holmes avait fait l’objet à de ux reprises de fictions, publiées par le jeune romancier Arthur Conan Doyle (nous étu dierons plus loin les rapports singuliers de Doyle et de Watson dans leur paternité littéraire). En décembre 1887, Doyle proposeUne Étude en rouge, qui romance une enquête de 1881. En février 1890, il récidive avecLe Signe des quatre, inspiré d’une affaire de 1888. Ces deux romans ne rencontrèrent qu’un lectorat limité : le premier dans le cadre d’un almanach où un éditeur de récits à sensation écoula it son trop-plein de récits achetés depuis longtemps, le second dans une nouvel le revue anglo-américaine qui ne rencontra pas l’audience escomptée. La renom mée du détective n’est pas encore bien grande. Un manque de succès qui s’expli que sans doute aussi par le fait que Doyle ne présente ainsi qu’un Holmes de se conde main, un témoignage de témoignage, celui porté d’un médecin à l’autre, de Watson à Conan Doyle : le diagnostic n’est encore qu’approximatif. En revanch e, le devoir direct de mémoire entrepris par le docteur Watson après la disparitio n supposée de Holmes en Suisse, rencontra un phénoménal engouement du publi c et ce, en révélant des affaires qui pouvaient dater d’aussi loin que l’ann ée 1878 (les premiers pas de Holmes dans la profession qu’il inventait), et en t out cas que 1881 (au temps de l’installation des deux hommes dans leur logis de B aker Street). Entre juillet 1891 et octobre 1893, Watson va publi er la majorité de ses textes les plus fameux : une série de vingt-cinq nouvelles , incluant par exempleLa Ligue
des rouquins,L’Escarboucle bleue,Silver Blaze,Le Rituel des Musgrave et L’Interprète grec, série qui s’achève comme de bien entendu parLe Dernier problèmepublie le 14la chute de Holmes à Reichenbach. Le bon docteur  − octobre 1892 un premier recueil de nouvelles,Les Aventures de Sherlock Holmes, dans un tirage de dix mille exemplaires (pour la pr emière édition anglaise, à laquelle viendront s’ajouter très vite une édition américaine et des réimpressions). Le 13 décembre 1893 paraît le deuxième recueil,Les Mémoires de Sherlock Holmessa réapparition à. Lorsqu’au début avril 1894, Sherlock Holmes fait Londres, la stupeur de Watson est si forte qu’il pe rd brièvement connaissance, mais il faudrait également évoquer le choc que cons titua certainement pour Holmes de se découvrir soudain à ce point célèbre. Réel déguisement ou métaphore mise en scène par le docteur ? Pour cette réapparition, Holmes est déguisé en… bouquiniste : manière de signifier que les récits de Watson ne sont que littérature et qu’avec le retour du détective, il convient également de revenir à la réalité ? Soit qu’il ait jugé que son hommage à Holmes trouvait sa conclusion du moment que ce dernier exerçait de nouveau sa profes sion, soit que Holmes ait demandé à son ami de mettre un terme à ses activité s biographiques, toujours est-il que ne paraîtront plus de nouvelles histoire s du détective avant 1902. Mais il est trop tard pour mettre sous le boisseau cette la rge notoriété nouvellement acquise : si Holmes reprend son activité d’enquêteu r privé, c’est désormais dans l’ombre de sa propre image publique. En 1902, Watson quittera définitivement Baker Stree t et l’année suivante, c’est Holmes lui-même qui prendra une retraite anticipée : les récits reprendront, car le temps de la mémoire pourra revenir. Et Sherlock Hol mes l’homme s’effacera dans l’étude de ses ruches du Sussex pour laisser la pla ce à sa légende, pour toujours. Une légende qui fut immédiatement d’une force étonn ante : il est éloquent de constater que des pastiches et des parodies naquire nt aussitôt, dans la foulée des premiers travaux de mémoire du médecin biographe. A insi que l’écrira un disciple fameux de Holmes, le docteur Edmond Locard : «Dans tous les milieux, le héros de tant de merveilleuses aventures a suscité une ém otion que les intellectuels n’avouent pas toujours, mais que les simples procla ment. Et ce retentissement immense a produit toute une séquelle, parfois curie use, mais presque constamment déplorable : des imitateurs, des rivaux , des copistes, des parodistes aussi, ont surgi de toute part. Ce n’étaient plus q ue gentlemen-cambrioleurs, amateurs détectives, policiers consultants ; les fe uilletons, les revues et les livres, se conformant au goût du jour, ne narraient que cri mes, enquêtes et mystères ; l’affiche montrait des pouces sanglants et des pas au plafond ; la devanture des librairies flamboyait de crânes fracassés et de mar es hémorragiques ; des hebdomadaires spéciaux se paraient de masques percé s d’yeux tragiques, de 1 poignards dans des mains gantées». La première parodie connue,Under the Clock, fut jouée sur la scène londonienne du Royal Court Theatre dès 1893. Deux h ommages furent rédigés en toute complicité par James Matthew Barrie, le célèb re dramaturge, ami de Conan Doyle et auteur dePeter Pan. Hommages qui figurent toujours en bonne place parmi les meilleurs pastiches de Holmes (il faut li re l’hilarante « Affaire des deux collaborateurs »). Mark Twain, dans son romanPlus fort que Sherlock Holmes (1902), avait des intentions ironiques mais respect ait relativement le personnage. Ce qui fut moins le cas chez nous duLoufock-Holmès de Cami, suite de récits gentiment loufoques qui parurent dans la presse et furent finalement réunis en recueil en 1926. De même pour Anton Boukhov, un hum oriste de la Russie tsariste qui écrivit « La fin de Sherlock Holmès », pastiche où intervient déjà Moriarti (sic)
et publié chez nous en 1927 par Maurice Dekobra. Un autre phénomène, plus frappant encore, illustre à merveille la puissance de la légende holmésienne dès sa naissance : à peine a pprenait-on que Holmes avait disparu dans les chutes de Reichenbach, qu’un imita teur du détective s’installa à Londres, dans le but de prendre sa place. Nous pens ons bien entendu à Sexton Blake, qui prit location au 21, Wylch Street en 189 3 et imitait Holmes jusque dans certaines de ses caractéristiques physiques. Plus t ard, cet opportuniste alla même jusqu’à prendre pénates en haut de Baker Street ! M oins simulateurs, d’autres personnes virent tout de même leur vocation directe ment inspirée par les exploits de Sherlock Holmes tels que relayés par Watson : dè s la fin des années 1890 des détectives consultants, que l’on appellera bientôt détectives privés, commencent à proposer leurs services. Certains demeureront discrets, véritables policiers comme ce Mr Baker de la côte du Surrey auquel Holmes donn era le qualificatif d’ « ami ». D’autres transformeront en stratégie de communicati on la manière narrative de Watson : ils iront chercher des plumes pour faire l a publicité de leurs enquêtes, rencontrant en cela la démarche de certains confrèr es de Conan Doyle qui, prompts à reconnaître où résidait le succès, imiter ont sa démarche et celle de son association avec le docteur Watson, en se faisant b iographes de telle ou telle figure policière. Sous l’influence de la légende bâ tie par Watson, émergèrent ainsi au fil des années des personnages aussi pittoresque s qu’un enquêteur médecin-légiste (le docteur Thorndyke, littérairement repré senté par R. Austin Freeman), aveugle (Max Carrados par Ernest Bramah), pur intel lect (La Machine à penser de Jacques Futrelle), pair du royaume (Lord Peter Wims ey par Dorothy L. Sayers), petit fonctionnaire (Martin Hewitt par Arthur Morri son), cambrioleur (Raffles par E. W. Hornung), policier français en rupture de carriè re (Eugène Valmont par Robert Barr), policier belge réfugié en Angleterre (Hercul e Poirot d’Agatha Christie) ou policier anglais reconverti lors de sa retraite (Wi lliam Beef par Leo Bruce)… et nous ne citons ici que les plus fameux, parmi ces c ontemporains que les spécialistes désignent souvent sous le qualificatif de « rivaux de Sherlock Holmes ». Le dernier de ceux-là, le naïf lieutenant Beef, s’installera peu avant la Deuxième Guerre mondiale près de Baker Street − sur Lilac Crescent −, dans la croyance de ce que les environs de Baker Street ser aient pour le métier de détective privé ce qu’Harley Street est pour les praticiens médicaux, et Fleet Street pour les journalistes. Sans aller jusqu’à s’installer sur la fameuse artèr e, un autre privé fit preuve, tardivement, du même sens de l’imitation que Sexton Blake : Solar Pons s’installa en 1907 du côté de Paddington (au 7B, Praed Street) , rejoint en 1919 par son ami le docteur Lyndon Parker. Ce dernier, pour donner p lus d’importance à la figure de son mentor, « adapta » même à sa manière quelques-u nes des enquêtes auxquelles Watson avait fait allusion sans les cont er (les fameuses untolds du Canon). Il prit comme agent littéraire un Américain déjà fameux dans le domaine du fantastique : August Derleth. Ayant inventé pour lui-même la profession de détect ive consultant, le récit de sa carrière donnant naissance à la police privée, Holm es s’imposa aussi comme l’un des précurseurs de la police scientifique. Si les r echerches d’Alphonse Bertillon (1853-1914) datent d’avant Holmes − le chercheur fr ançais fonda en 1870 le premier laboratoire d’identification criminelle −, le docteur Edmond Locard (1877-1966), fondateur à Lyon, en 1910, du premier labora toire de police scientifique, ne cacha jamais la dette qu’il avait vis-à-vis du gran d détective anglais. Dans une lettre à Conan Doyle datant du 11 janvier 1927, il écrit : «Toutes les fois que de jeunes gens me demandent conseil sur les lectures à faire pour se préparer à
l’enquête criminelle, je leur indique toujours Sher lock Holmes, avant Reiss, Lacassagne ou Gross.» Enfin, si Holmes de son vivant n’eut pas toujours d es relations très aisées avec la police officielle, qui le consultait mais n’appl iquait pas sa méthode, la science déductive holmésienne s’inscrivit tout de même dans certains panthéons policiers. e Ainsi en Russie : on sait qu’à la fin du XIX siècle les agents du NKVD (l’ancêtre du KGB) se voyaient confier un recueil d’enquêtes d e Sherlock Holmes, qu’ils devaient compulser à titre documentaire. De façon p lus frappante encore, les services britanniques de police, ayant monté dans l es années 1980 un important réseau d’information et de recherche informatique d édié au travail d’enquête, le baptisèrent de l’acronyme HOLMES (Home Office Large Major Enquiry System). 2 On peut donc voir un as actuel de la police tel que l’inspecteur Banks régulièrement faire appel à cette base de données b aptisée en l’honneur de son illustre prédécesseur. Au chapitre de la postérité holmésienne, notons aus si des emprunts littéraires qui ne visaient que le commerce pur et simple : des entrepreneurs allemands s’emparèrent de la figure de Sherlock Holmes et lui firent donner de nombreuses nouvelles aventures, hâtivement bâclées entre Dresd e et Berlin par des tâcherons 3 anonymes . Passant de main en main, inspirant d’autres explo iteurs, croisant des traductions de fascicules américains et des imitati ons d’aventures d’un contemporain de Holmes, le cambrioleur mondain Raff les, ces Sherlock Holmes apocryphes circulèrent à travers l’Europe : des fas cicules naquirent, portant les noms deDétective de renommée mondiale,Lord Lister,Nick Carter,Miss Boston, Ethel King, etc. Jusqu’à se confondre avec un mythe postérieu r,Harry Dickson (nous étudierons ultérieurement les liens possibles entre Holmes et Dickson). Parallèlement à cette exploitation de la légende, u n autre phénomène littéraire vit peu à peu le jour : celui des connaisseurs de S herlock Holmes. Considéré comme un « Canon » quasi sacré − suite à Studies in the Literature of Sherlock Holmes, parodie de lecture herméneutique par le pèr e Ronald A. Knox, docteur en théologie et auteur de romans policiers − les texte s de sir Arthur Conan Doyle firent l’objet d’études mi-sérieuses mi-amusées, au sein de ce que Christopher Morley a appelé « The Game ». Les chercheurs s’y in terrogent sur la date de naissance de Holmes, le nombre de mariages de Watso n, la nature et l’emplacement de sa blessure contractée durant la s econde guerre afghane, ou les sentiments supposés qu’entretient Sherlock Holm es à l’égard d’Irène Adler, « La » femme. Une formidable érudition au service d u seul Sherlock Holmes − presque une nouvelle science biographique, l’holmés ologie. De l’étude savante aux récits apocryphes, il n’y av ait qu’un pas… De nouvelles affaires de Sherlock Holmes furent rédigées par des amateurs éclairés, généralement soucieux d’imiter la forme des textes canoniques et de rendre hommage aux protagonistes d’origine. Une remarque d u bon docteur Watson, d a n sLe Problème du pont de Thor (The Problem of Thor Bridge), devait particulièrement déclencher les spéculations : des notes et récits sur des affaires de Sherlock Holmes non encore relatées reposeraient dans une cantine militaire en fer, déposée dans la filiale de Charing Cross de la banque Cox & Co. Il ne restait plus qu’à « redécouvrir » ces notes dans l’ inépuisable malle… Une fois lancé, le phénomène ne s’arrêta plus. Au point que la fiction sherlockienne constitue aujourd’hui un véritable sous-genre du ro man policier − avec son rayon dans certaines librairies anglo-saxonnes, ses édite urs spécialisés, ses revues bien sûr, et une actualité permanente. On serait bien en mal de pouvoir dénombrer aujourd’hui les romans apocryphes, qu’ils soient le fait d’illustres inconnus ou de