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Fatras

De
64 pages

Dans ce recueil de textes roboratifs, Philippe Badot rassemble des réflexions à la fois divertissantes et inspirantes. Il mélange librement les genres littéraires, juxtaposant aphorismes, commentaires, tautogrammes ainsi que de courts poèmes. L'auteur manie la langue avec aisance et fluidité ce qui lui permet d'exprimer tout en finesse ses pertinentes observations sur le monde. Dans la tradition des défenseurs d'une sagesse enjouée, il alterne les traits d'humour et un profond sens du lyrisme. Il prouve sa maîtrise de l'art délicat de la formule, avec candeur ou impertinence, comme lorsqu'il s'amuse des préjugés, envers les femmes notamment.


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-414-07969-8

 

© Edilivre, 2017

Aphorismes

 

 

La créativité est un don inestimable mais toute création a un coût estimé.

Accepter le quotidien, c’est survivre à ses rêves.

Plus l’égalité des sexes progresse, plus la courtoisie régresse.

La caméra est l’alibi du voyeur.

Préservons le rire des enfants.

La nostalgie est la douce torture du temps à rebours.

Les morts ont tort.

Le destin des hommes est dicté par la quête du bonheur.

La musique est comparable à la femme en ce qu’on peut l’écouter, en jouer, l’aimer ou ne pas la supporter.

Les hommages posthumes ne flattent pas l’égo.

Il n’existe pas de transfusion pour lutter contre l’hémophilie du temps.

Le sel de la vie se dissout dans les larmes.

Les mots sont comme les armes. Plus on les connaît, moins on en a peur.

L’apesanteur est un état qui donne de la légèreté même aux gros lourdauds.

Le crépuscule réveille les terreurs, l’aube rappelle à l’homme son devoir de courage.

Plus on se penche sur le passé, moins on a confiance en l’avenir.

L’onanisme est un modèle d’autosuffisance.

La connaissance appartient à certains, l’imagination est un bien commun.

C’est face à des veaux que Napoléon a remporté la victoire à Marengo.

Un ami est une chance, le conserver est un challenge.

L’euthanasie permet de retirer la vie à des êtres qui ne l’ont pas demandée.

Un prépuce est un cache-gland pas cachère.

Une trop haute vision de l’homme peut conduire à la misanthropie.

Les pères sont idiots lorsqu’ils parlent de leur fille.

Le courage de la meute, c’est la somme de toutes les lâchetés individuelles.

Le lompe est un poisson connu des pauvres essentiellement grâce à ses œufs.

Le désir reste plus fort que le plaisir.

L’anniversaire est une fête où l’on fait un cadeau mais pas celui de l’âge.

Etre donneur universel n’autorise pas à espérer d’autrui.

Pour mille façons de risquer sa vie, une seule raison de le faire.

Le mensonge égaye la triste vérité.

L’abricot est un symbole végétal de la femme.

L’inhibition provoque la rétention des sentiments.

Un misanthrope reste un solitaire qui a fait le tour de son prochain.

Le mouchoir est un carré de tissu ou de papier destiné à éponger les écoulements visqueux du genre humain.

Pour préserver les océans, tu ne mangeras du poisson que le vendredi.

Pour vivre longtemps, mieux vaut éviter tous les tubes fumigènes : cigares, cigarettes, pipes à crack et revolvers.

Le jeune ne pense qu’à vivre, le vieux ne pense qu’à ne pas mourir.

Les femmes ne raisonnent pas comme les êtres humains.

Les fautes du fils ne sont que les défaillances du père.

On peut passer sa vie à tuer le temps ou à le vivre.

Vouloir le bonheur des autres, c’est magnifier le désespoir.

Décembre est le mois idéal pour évaluer son degré de solitude.

L’œuvre est accomplie lorsque le maître peut dire à l’élève : « Tu es le fils que j’aurais dû avoir. »

Il faut en être privé pour savoir ce que signifie la liberté.

Ignorer les problèmes est une façon de les résoudre.

La corruption est l’art de tout obtenir de tous par tous les moyens.

L’humour est le masque comique du désespoir.

La...