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Fleurs des bords du Rhin

De
376 pages

Herzog Leopold von Oestreich und der Minnesänger.

DIT le Duc Léopold : “Qu’on me fasse venir

Mon Ménestrel, mon cher harpiste :

J’aime de mon chanteur le joyeux élixir

Plus que mon or, — mon or est triste !

“Eh ! que me fait mon or, si je ne suis joyeux !..

La joie est la seule richesse :

Si je ne suis joyeux, je suis un malheureux

Qui court en vain vers la liesse.

“C’est que le trône, c’est-oui, c’est un siège dur,

Souvent est lourde la couronne ;

Adonc appelez-moi celui qui de l’azur,

Me verse les chants, me les donne.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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À propos deCollection XIX
Collection XIX est liothèque nationaleéditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bib de France. Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigi eux fonds de la BnF, Collection XIXsiques et moins a pour ambition de faire découvrir des textes clas classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…
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François Chatelain
Fleurs des bords du Rhin
A MADAME LÉOPOLDINE ZISKA
UN beau jour, selon mon désir, Vous m’avez enseigné, Madame, Le chemin qui, de par la Gamme, Nous conduit tout droit au plaisir ; 1 Et guidé par votre Méthode, De la musique gentil code, Me trouvai sans courir les champs, Soudain avoir la clé des chants. Chè bella cofa !.. la musique ! C’est d’abord un plaisir unique ! C’est le langage universel, Que pour le monde a fait le ciel ! C’est, par un fait des plus étranges, En un mot, le parler des Anges. Avecdo, re, la, mi,fa, sol,On égale le Rossignol ; Sil’on monte la double cime, On atteint parfois au sublime, Soit avec la clé Gé-ré-sol, Ou soit avec un doux bémol. Donc, je le confesse, Madame, Vous avez fait naître en mon âme, Un sens de plus, un sens exquis, Noble avant-goût du Paradis, Qui vous emporte, quoiqu’on die, Sur l’aile de la mélodie, Des cieux au plus haut des parvis, Des cieux jusqu’à l’In Éxcelsis !A mon tour, je viens à vous, Dame, Sans façon vous chanter la Gamme Que m’enseigna Maître Apollon Le Seigneur du Sacré Vallon ; Et des Bardes de l’Allemagne Du vieux pays de Charlemagne Mettre dans ce jour fous vos yeux Les poèmes délicieux, Habillés, ne vous en déplaise, A la Française ! Si vous accueillez mon labeur, Madame, avec quelque faveur, Pour moi votre indulgent suffrage Sera, le dis du fond du cœur, Le plus beau prix de mon ouvrage !
LE CHEVALIER DE CHATELAIN.
1« A Handbook of the Four Elements of Vocalization, » by Léopoldine Ziska (price 2s. 6d.), published by Ewer and Co., 87, Regent Street, W.
PRÉFACE
LES longs discours me font peur !” disait La Fontain e ; La Fontaine avait raison ; or, ce qu’il disait des discours, il l’eut certes dit des préfaces. La préface qui a précédé la première édition de cet ouvrage ne comprenait pas m oins de xxxv pages, c’était beaucoup trop long, nous en avons la conscience auj ourd’hui, aussi la supprimons-nous en son entier dans cette nouvelle édition.Errare humanum est !... Que celui qui est sans péché, d’ailleurs, nous jette la première pierre ! Nous supprimons cette préface d’autant plus volonti ers que le JournalL’Europe de Francfort cite les lignes qui expliquent le pourquo i de la naissance desFleurs des 1 Bords du Rhind’indulgence et de bon vouloir , et qu’avec beaucoup The Stratford-2 upon-Avon Chroniclecomplète la pensée deL’Europe. Et maintenant :Sat prata biberunt !Ajoutons cependant ces quelques mots : Nos remerciements sont acquis à la Presse Allemande , Anglaise, et Française qui a accueilli nosFleurs des Bords du Rhinune bonne grâce indicible. Ceux de nos avec lecteurs qui parcourront les Opinions diverses de l a Presse qui suivent cette courte préface, pourront se convaincre que nous ne faisons qu’acquitter une dette en exprimant ici à chacun et à tous nos sentiments de gratitude. Quant à trouver des expressions pour peindre nos se ntiments envers les Poètes Allemands, Français, et Anglais — qui nous ont écri t à propos desFleurs des Bords du Rhin,k, de Londonderry — nous ydes lettres datées de Darmstadt, de Munich, de Sar renonçons. Il est des choses qui remuent le cœur — mais que la plume est inhabile à rendre. LE CHEVALIER DE CHATELAIN.
Castelnau Lodge, 1866.
1 Voir page xvi du présent volume des Opinions de la Presse sur la première édition desFleurs des Bords du Rhin.
2Voir page xvii.
OPINIONS DE LA PRESSE SUR LA PREMIÈREÉDITION, PARUE LE 31 MARS, 1865
OPINIONS DE LA PRESSE. “THE Chevalier de Chatelain has produced a small li brary of poetical productions, many of them marked by merits of no mean order. We believe that the volume before us is about the forty-second or forty-third, while the buoyant poet announces as to appear in 1867 and 1868, if spared, four other volu mes from his graceful and fluent pen. His productions are as varied as they are volu minous, and as charming as they are varied. We are much indebted to the Chevalier for what he has done to present our own poets, both ancient and modern, in a French dre ss not unworthy of their original costume, in which they are impressed upon our memor ies and endeared to our hearts. As Englishmen he has earned our gratitude for placi ng within the reach of all who read French the choicest passages, selected with admirab le taste, from Chaucer, Shakspere, Gay, Burns, Campbell, Coleridge, Congrev e, Darwin, Gray, Hemans, Herrick, Hunt, Milton, Moore, Scott, and Sidney. He exhibits a complete comprehension of the originals, a perfect mastery o f his own language, and a singular facility of versification. Now he turns to the bank s of the beautiful Rhine, and presents us with the gems of German poetry — translations, f elicitous and faithful, into French, of the leading poets of the Vaterland, including Be cker, Bürger, Chamisso, Freiligrath, Gellert, Goethe, Heine, Kerner, Kinkel, Klopstock, Körner, Langbein, Lenau, Lessing, Oeblenschläger, Schiller, Uhland, Wieland, and Zedl itz. The volume before us is so exquisitely printed that we cannot overlook its merits in that respect. We may notice, also, that the Chevali er, in an interesting preface, indulges in an autobiographical retrospect which wi ll be perused with pleasure by all those who have read and admired the multifarious productions of his fertile imagination and his fluent pen.” —The Morning Advertiser, April17, 1865. “More industrious even than Dr. Watts’s bee, the Ch evalier de Chatelain has been gathering honey, not only all the day, but, seeming ly, all the night too, by the light of his student lamp, from the wild wilderness of Poeti c Flowers that bloom perennially on the banks of the Rhine, constituting the vast and v aried area of Teutonic Literature. Having gone the whole round of our own poetic liter ature, as a translator from English into French, our accomplished author has now boldly ventured, as an interpreter, beyond the border-land of ballad lore in Germany. H ere is his first gathering of some among those radiant flowers — a very garland of imm ortelles ! Among them versions of master pieces as famous as theLeonoreBürger, as the of Song of the Sword of Körner, as theErl King of Goethe, as theDiverSchiller. It is nothing less than an of exploit, the translation thusen masseof so many wonderful poems — poems, many of them of far more than merely European reputation. S everal amongst them, and these, it should be said, often about the most difficult o f successful accomplishment, are accomplished most successfully. Insomuch, that we h ave reasons enow to congratulate the Chevalier, as we do hereby very co rdially congratulate him upon the grace and dexterity with which he has overcome so m any of the difficulties lying in his path — difficulties the conquest of each of which m ay be said to amount, in its way, to a crucial experiment.” —The Sun, April21, 1865. We should be inclined to gather, from this poet’s w ritings, that he is, upon the whole, of a cheerful temperament, and has found life an en joyment, and nature an unexhausted source of inspiration. He always writes with accuracy and ease, exhibiting a ready affluence of images and thoughts , and a great command of a
suitable diction.” —The Court Circular, April22, 1865. “Eine andere Anthologie deutscher Gedichte sind die ‘ Fleurs des Bords du Rhin, par le Chevalier de Chatelain.’ Der Herausgeber, unzufr ieden mit den politischen Zuständen Frankreichs unter den Bourbonen, den Orle ans, wie unter dem Kaiserreich, lebt seit geraumer Zeit in England und füllt seine Müsse damit aus, dürch Uebersetzungen seine Landsleute mit den Schätzen de r englischen und deutschen Literatur bekannt zu machen. Er hat meist werthvoll e Lieder ausgewählt von Goethe, Schiller, Bürger, Platen, Kerner, Uhland, Heine, Ki nkel, Reinick. Selten nur verirrt sich eine Plattheit, etwa von Castelli hinein. Die Ueber setzung ist meist treu im Gedanken, wie im Versmass, groben Missverständnissen, wie sie sonst bei Uebersetzungen der Franzosen nicht selten sind, sind wir bei unserer V ergleichung nicht begegnet. Allein, allein, das deutsche lied ist eine gar zu zarte Pfl anze, an welcher alle Bemühungen der Acclimatiseure scheitern. Da ist z. B. eine Ueb ersetzung von Schiller’s Glocke ; so oft wir ein paar Zeilen französisch lesen, war die unvermeidliche Folge die, dass uns der Deutsche Text, der uns kurz zuvor noch deutlich vor dem Gedächtniss schwebte, auf einige Zeit völlig entfiel : ‘ Bon discours est musique exquise Pour l’ouvrier industrieux.’ Wer käme wohl darauf, dass dies Nichts Anderes ist, als : ‘ Wenn gute Reden sie begleiten, So fliesst die Arbeit munter fort.’ Schiller sagt : ‘ Wenn sich die Völker selbst befrein, So kann die Wohlfahrt nicht gedeihn.’ “Das ist eine Empfindung, instinctiv abstrahirt aus den Gräuelscenen der Schreckenszeit ; der Uebersetzer macht daraus ein p olitisches Dogma : ‘ Quand soulevant une tempête Un peuple par lui seul prétend se libérer, Le bien-être de tous ne saurait s’opérer.’ Er fügt deswegen sofort in einer Note hinzu, er sei in diesem Punkte anderer Ansicht als Schiller und halte für ein von einem Tyrannen u nter ein verhasstes Joch gebeugtes Volk den Aufstand für die heiligste der Pflichten.” —Weser-Zeitung, Bremen, 7Mai, 1865. TRADUCTION. — “Les ‘ Fleurs des Bords du Rhin, par le Chevalier de Chatelain,’ forment une autre Anthologie de poësies Allemandes. Le traducteur mécontent de l’état politique de la France tant sous les Bourbon s, les d’Orléans que sous l’Empire, demeure depuis long-temps en Angleterre, et remplit ses loisirs en faisant connaître à ses compatriotes par des traductions, les trésors d e la litérature Anglaise et Allemande. Il a choisi des poësies, pour la plupart pleines de mérite, de Goethe, Schiller, Bürger, Platen, Kerner, Uhland, Heine, Ki nkel, Reinick. La traduction est généralement fidèle quant à la pensée et au mètre ; et nous n’avons pas rencontré, en
comparant les deux textes, de ces lourdes bévues, d e ces contresens grossiers qui ne sont pas rares dans les traductions des Français. M ais, mais, la poësie Allemande est une plante trop tendre pour ne pas résister à tous les efforts del’acclimatateur. Comme exemple, il y a une traduction de la Cloche d e Schiller ; chaque fois que nous lisions deux vers du français, le résultat inévitab le était de nous faire complètement oublier pour un moment le texte allemand, qui flott ait devant notre pensée quelques instants auparavant. ‘Bon discours est musique exquise,’ etc. Qui s’imaginerait que ce n’est autre chose que : ‘Wenn gute Reden sie begleiten,’ etc. Schiller dit : ‘ Wenn sich die Völker selbst befrein,’ etc. “C’est un sentiment instinctif déduit des scènes ép ouvantables de la Terreur. Le traducteur en fait un dogme politique : ‘Quand soulevant une tempête,’ etc. Et là dessus il ajoute en une note, que sur ce poin t il diffère d’opinion d’avec Schiller, et regarde que pour un peuple courbé sous le joug détesté d’un tyran, l’insurrection est le plus sacré des devoirs.” —Weser-Zeitungy Bremen,7Mai,1865, German literature has, in the present instance, bee n chosen by the Chevalier de Chatelain as a theme for his indefatigable but alwa ys graceful and sportive muse, and he has now presented to the world what it is half p romised shall be a series of translations from German poets, as complete as thos e he has previously given us from our English bards. The facility, care, and spirit o f the Chevalier’s versification were never more conspicuous than they are in the present volume. Some of the translations are very happy. Those from Adalbert von Chamisso, G ottfried Auguste Bürger, the Baron de la Motte Fouqué, and Heinrich Heine are am ong the number of these. Very clever, too, is the translation ofDer Blumen Rache of Ferdinand Freiligrath, the especial object of the satire of the great poet pre viously named, Heine. Less happy are some of the translations from Goethe, and the spiri t of the Erlkönig, so well transmitted by Scott, is partly lost in the version of the Chev alier — in fact, it is in the vein of light literature that the essays of the Chevalier are mos t successful ; with the weird and terrible he is less at home.” —The Sunday Times, May7, 1865. ‘Cela se ferait lire rien que pour la beauté des ca ractères et du papier,’ — c’est ce que disait dernièrement notre très estimable Courri eriste de Paris, à propos de je ne sais quel volume de poësie sorti des merveilleuses presses de feu Perrin, le maître imprimeur lyonnais. C’est exactement ce que nous no us sommes dit aussi quand nous avons eu sous les yeux lesFleurs des Bords du Rhin,un volume tout frais édité, qui a pour auteur M. le Chevalier de Chatelain. Nous devo ns donner aux lettrés qui rêvent pour leurs œuvres une belle impression gothique, l’ adresse de l’imprimeur du livre magnifique que nous venons de feuilleter : Whitting ham et Wilkins, Tooks Court, Chancery Lane. Oui, c’est à Londres que se trouve l e rival du maître lyonnais, un élève, comme lui, des Estienne et des Elzévir. Tous ceux que le charme des beaux vers touche encor e devront se procurer les