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Henri Murger

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42 pages

Henry Mürger naquit en 1822, de parents obscurs et pauvres qui ne purent lui faire donner qu’une éducation élémentaire, semblable à celle de presque tous les enfants du peuple. Dès l’âge de quatorze à quinze ans, il dut chercher les moyens de gagner sa vie et il entra dans une étude d’avoué, en qualité de petit clerc. Un protecteur, l’auteur de Sylla et des Ermites, l’académicien de Jouy le plaça ensuite chez un gentilhomme russe, le comte Tolstoy, comme secrétaire.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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À propos de Collection XIX

Collection XIX est éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…

Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces fonds publiés au XIXe, les ebooks de Collection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.

Frédéric Bernard

Henri Murger

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HENRY MURGER

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Henry Mürger naquit en 1822, de parents obscurs et pauvres qui ne purent lui faire donner qu’une éducation élémentaire, semblable à celle de presque tous les enfants du peuple. Dès l’âge de quatorze à quinze ans, il dut chercher les moyens de gagner sa vie et il entra dans une étude d’avoué, en qualité de petit clerc. Un protecteur, l’auteur de Sylla et des Ermites, l’académicien de Jouy le plaça ensuite chez un gentilhomme russe, le comte Tolstoy, comme secrétaire. Il n’en devint pas beaucoup plus riche. Je crois que ses appointements restèrent quatre ou cinq fois au-dessous de ceux du cuisinier de la maison. Mais cette place devait décider de sa vocation et de son avenir. Il avait pour principale occupation de lire à son patron les œuvres des écrivains contemporains les plus célèbres. En les lisant, il les écoutait. Il lui sembla qu’il avait en lui comme un écho de ces voix charmeresses qui tenaient la France attentive. Le monde d’alors, en effet, était encore plein de bruits sonores quoique déjà décroissants. Il aimait, comprenait et honorait l’art et les lettres. Les années qui précédèrent et suivirent 1840, nous apparaissent du point où nous sommes arrivés, — descendus serait plus juste, — comme à demi voilées d’une sorte de crépuscule, déjà envahies par des brumes, mais illuminées de temps à autre par de magnifiques éclairs. Bientôt va venir l’heure de la chute des Burgraves et le triomphe inouï de Lucrèce. A Victor Hugo va succéder M. François Ponsard ; le brouillard gris et froid va nous cacher, pendant de longues années, les rayons les plus éclatants du soleil.