Il était une fois Barack Obama

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En 2008, l’Amérique élit Barack Obama, le premier Afro-américain à présider à la destinée de la plus grande puissance du Monde.
Au-delà du caractère historique de son élection, Barack Obama doit réparer les dégâts causés par huit années de règne désastreux de George W. Bush. Tant au niveau interne qu’international, cet homme dont le charisme planétaire rappelle John Fitzgerald Kennedy, est arrivé en sauveur d’une Amérique engluée dans l’une des plus grandes dépressions économiques de son histoire et de plus en plus abominée pour sa politique impérialiste destructrice. Jamais dans l’histoire, le monde n’a tant attendu d’un seul homme.
Barack Obama mène la rupture avec la « diplomatie du cow-boy » pratiquée par G. W. Bush, renoue le dialogue et assainit les rapports entre l’Amérique et le reste du Monde. Il posa ainsi les bases d’une « Nouvelle Amérique », celle qui réconcilie l’Amérique avec elle-même rappelant aujourd’hui plus que jamais que « la race n’est pas une fatalité, mais incontestablement un espoir pour tous ceux qui luttent pour l’égalité entre les personnes de toutes races et de toutes couleurs », et celle qui respecte les autres.

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Date de parution 16 mai 2016
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EAN13 9782312043593
Langue Français

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Il était une fois
Barack ObamaCheikh Mbacké Sène
Il était une fois
Barack Obama
Les bases d’une nouvelle Amérique














LES ÉDITIONS DU NET
126, rue du Landy 93400 St Ouen




A mes Amours Fatima Ezzahra, Safia et Karim.
A mes Parents et à la Jeunesse africaine.




























© Les Éditions du Net, 2016
ISBN : 978-2-312-04359-3
A v a n t - P r o p o s
Le 5 novembre 2008, l’Amérique se réveilla hésitante, de peur que la nuit qu’elle
vint de traverser ne fit que simple rêve. Elle ouvrit les yeux, se pinça et se rendit compte
que le rêve impossible était cette fois bel et bien passé. Incroyable !

Barack Obama, un afro-américain de 47 ans, est élu 44e président des États-Unis
{1}d’Amérique . Barack Obama arrive à la Maison Blanche au moment où plus du tiers
de la planète ne porte pas les Etats Unis dans son cœur. L’image de la première
puissance mondiale s’était considérablement dégradée sur la scène internationale, eu
égard à la politique « cow-boy » et aux innombrables impairs politico-géostratégiques et
militaires. Et pour oser affronter le monde chaque matin, l’Amérique a dû puiser au plus
profond de ses valeurs pour offrir à l’humanité, et par le truchement du fameux « rêve
américain », un bel exemple d’ouverture et de démocratie.

L’élection de Barack Obama est une opportunité pour rappeler que « la race n’est
pas une fatalité », mais incontestablement un espoir pour tous ceux qui luttent pour
l’égalité légitimes entre les personnes de toutes races et de toutes couleurs. Barack
Obama est élu grâce à un mouvement populaire puissant nourri par une jeunesse
américaine lassée par huit années de politique impérialiste destructrice, la récession
économique et le chômage à mettre à l’actif de George W. Bush. L’envie de changement
de l’Amérique, qui fut immense, croisa les ambitions d’un homme qui a su transcender
les lignes et se projeter dans l’avenir en promettant d’apporter des réponses concrètes
aux inquiétudes.

Le départ du Texan de la Maison Blanche en janvier 2009 fut, pour beaucoup –
Américains et non-américains-, un grand soulagement. Il s’est employé sur les
troisquarts de son mandat à semer le chaos dans le monde. Mais le désastre international
causé par la «diplomatie du cow-boy» n’est pas le seul souci de Barack Obama. Sur le
desk du bureau ovale attendaient d’autres dossiers sur des sujets internes aux enjeux
essentiels et aussi urgents qu’explosifs tels que le chômage, le défit déficit budgétaire
(qui battent les records), l’assurance santé, l’environnement, l’immigration, mais aussi la
problématique du port d’armes avec son lots d’incidents.

Avec un tel bilan signé l’impopulaire George W. Bush, il était évident que le
balancier politique ne reparte pas vers les Démocrates. Face au «conservatisme
compassionnel» prôné par les Républicains (avec George W. Bush puis la promesse de
continuité avec John McCain), Barack Obama a déroulé la «politique de l’empathie»,
une mixture des démarches clintonienne, kennedyiste et luthérienne, alliant
volontarisme, spontanéité et ténacité. On peut y ajouter – sans se tromper-, les valeurs
morales, la jeunesse et l’énergie. Lorsqu’il déclarait que « le changement était enfin
arrivé » au soir du 4 novembre 2008 qui fait désormais date dans l’histoire de la
première puissance mondiale, on pouvait y lire deux choses : la fin d’un long mythe qui
était l’inaccessibilité de la Maison Blanche pour les minorités, mais aussi la fin d’un
système (ou à la limite style) qui aura finalement plus desservi à l’Oncle Sam en ce
début du troisième millénaire.
Entre une situation économique interne désastreuse, un ordre mondial déséquilibré
et une Amérique de plus en plus abominée, Barack Obama peut se targuer d’hériter
l’une des missions les plus complexes qu’un président américain n’ait jamais eues. De
par ses origines (africaines et noires), ses promesses, mais aussi son sourire et ses gestes
qui sont pris pour des signaux positifs parce qu’inspirant confiance, Barack a
spontanément donné de l’espoir à la majorité des Américains et au reste du monde. Cette
élection historique redonna espoir aux minorités en souvenir de l’histoire, aux
Américains face aux difficultés et au reste du monde pour un « rééquilibrage » des
rapports corrompus pour longtemps. Tous nourrirent un formidable espoir, bluffés par
sa dégaine de… rock star, son éloquence de « réponse à tout » et son élégance de
praticien. Héritant de deux guerres et de la pire crise financière depuis la Grande
Dépression, Barack Obama eut nettement marqué sa différence, sur de nombreux points,
avec George W. Bush, dès le discours d’investiture à Washington, le 20 janvier 2009.
Jamais dans toute son histoire, le monde n’eut tant attendu d’un seul homme. Il porte
un combat qui dépasse les frontières de l’Etat-Empire et qui touche tous les foyers
politiques de la planète.

Dès l’annonce de sa candidature, Barack Obama est attendu sur le plan idéologique,
comme l’architecte d’un de ces impressionnants réalignements critiques dont les
EtatsUnis (Franklin D. Roosevelt, Ronald Reagan...) fut les seuls à avoir le secret. Grâce à
lui, les Démocrates sont de retour et aux commandes, avec un congrès de leur bord, et
{2}un capital de sympathie extrêmement fort . Au départ de George W. Bush jamais les
Etats-Unis n’eurent été aussi haïs. Autant ils furent méprisés, autant Barack Obama est
adulé. L’époux de Michèle s’est fait plus d’adeptes, d’amis et de sympathisants en une
semaine que les Bush en deux générations.
Toutefois, aussi adulé qu’il puisse être, Barack Obama a eu droit à une marge de
manœuvre réduite, surtout en interne. Le défi est majeur et engage une communauté,
une race avant d’engager un pays. Ses sympathisants, mais aussi et surtout les minorités
et les afro-américains prient pour qu’il ne donne pas raison un jour au cliché qui avance
l’incapacité de l’homme noir. Il n’est pas de nature à se dérober et il a parfaitement été
conscient de ce qu’ attend une Amérique qui ne sait plus où se donner de la tête et d’une
partie de la planète longtemps méprisée et qui pensent qu’il leur vient en sauveur.
L’urgence de rendre à l’Amérique son sourire, de réguler ses pressions artérielles et
cardiaque, mais aussi d’arrêter les hémorragies provoquées par Bush dans certaines
régions du monde, conduiront aux premiers cafouillages. La messe est dite lorsqu’il se
sépare de certains de ses premiers collaborateurs pour divergences d’opinons ou
lenteurs.

L’une de ses promesses majeures de campagne porte sur la rupture avec la
«diplomatie du cow-boy» qui était devenue le symbole des dérives de l’administration
Bush depuis les attentats du 11 septembre 2001. Il s’y attela dès les premiers mois et
imposa un nouveau style, avec un rythme soutenu. D’entrée, Barack Obama fait
l’unanimité devant une Amérique réunifiée qui semblait repartir à zéro. Une Amérique
qui refait confiance à son premier représentant. Une Amérique qui refait confiance à sa
jeunesse. Il a été sur tous les fronts et s’est déployé corps et âme pour franchir les
obstacles les plus impraticables légués par son cancre de prédécesseur. Après que ce
dernier ait mis à genou l’Amérique, froisse sa jeunesse envoyée en Irak et Afghanistan,Obama l’aida à se relever. Il rendit la dignité aux peuples blessés dans leur orgueil. Il
tend prudemment la main au monde musulman faisant preuve de bonne volonté. Il
souligna que «les Etats-Unis se sont pas les ennemis des pays musulmans» et annonce
que le «respect et les relations que les Etats-Unis avaient avec le monde arabe deux
décennies voir trois plus tôt» sont de retour. Pour longtemps et peut être pour toujours.

Barack Obama rêve, la main sur le cœur, de relations apaisées entre Américains et
citoyens du reste du Monde, musulmans, chrétiens, juifs… Il le fait savoir dès ses
premiers discours.

Barack Obama initie ainsi l’esprit d’une nouvelle Amérique qui s’adapte au monde
sans renier son passé ; celle plus à l’écoute, plus ouverte et respectueuse de sa diversité ;
celle du partage, de la solidarité entre ses différentes communautés blanche, noire,
métisse, latino-américaines). «Partout où je suis parti, je me suis rendu compte que
malgré nos différences, nous partageons les mêmes espoirs», est-il déclaré face à ses
concitoyens, convaincu que c’est main dans la main que l’Amérique demeure la
Nationempire et la première puissance qu’elle est.
Face à ces défis multiples et lourds, Barack Obama a trouvé des réponses. Pas
toutes certes, mais des réponses et ô combien importantes. Et en termes de bilan de ses
deux mandats et indépendamment de son œuvre qui est tout au plus admirable,
l’élection de Barack Obama aura été en elle-même la première note positive. Et de
surcroît, elle aura permis de voir une autre… « Nouvelle Amérique », avec qui on peut
encore s’asseoir autour d’une table, tenir la main, admirer à défaut de l’aimer, et même
l’épouser et la servir.

L’auteur
PREMIÈRE PARTIE
Il était une fois un Noir
à la Maison Blanche





« La race n’est pas une fatalité, mais incontestablement un espoir pour tous ceux qui
luttent pour l’égalité légitime entre les personnes de tout horizon et de toutes
couleurs ».