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Il n'y a pas de muguets en octobre rouge

De
176 pages

Plusieurs nouvelles développent un voyage initiatique à travers des amours romanesques et des passions qui retracent l'itinéraire de génies tels que Rimbaud ou Mozart. Une sorte de pot-pourri qui mêle pensées sur le cinéma avec un hommage sur Bazin et le surréalisme de Buñuel. Certaines nouvelles évoquent la vie de sainte Guglielmina prise dans l'engrenage de la vie mondaine de notables quelque peu débauchés et comment elle se fera une place dans la vie politique des princes de hauts rangs grâce à ses dons venus de Dieu. D'autres nouvelles parlent de Paris et de ses différents amants. De l'Italie à Java, le livre sait nous transporter vers d'autres horizons qui donneront à un public jeune l'envie de faire son expérience au travers des voyages initiatiques qui apportent de nouvelles idées. Un nouvel âge d'or s'annonce ici, en souvenir de ma première œuvre éditée aux Éditions Le Manuscrit qui retrace le génie d'une jeunesse qui s'épanouie à travers une initiation pleine d'esthétisme. Des dessins viennent agrémenter l'œuvre représentant personnages en bataille, en lecture de poésie.


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C o u v e r t u r eC o p y r i g h t













Cet ouvrage a été composé par Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,
intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN numérique : 978-2-332-65087-0

© Edilivre, 2015Le reflet : un visage du ciel
« Un coucher de soleil admirable, en peinture, n’est pas un beau coucher de soleil,
mais le coucher de soleil d’un grand peintre, comme un beau portrait n’est pas d’abord
le portrait d’un beau visage… »
André Malraux, Les voix du Silence
En compagnie de ses voiles blanches triangulaires blanches ivoires, bois précieux, sur des
centaines de coussins et de couvertures en soie bleue nuit, il voguait vers Bali et la grande
Java, dans un bleu infini, dans un monde immense, bien défini, dosé au millimètre près de la
perfection globale de l’infini entre ciel et mer, couché sur ces doux coussins, je fumais
longuement empreint de l’opium du bois précieux, parfum millénaire de la Chine ancienne,
enivrant et poivré mais doux comme une poudre délicate, bleue boisée. La sagesse des bois,
de l’argent, des voiles tantôt couleur sables, couleur ivoire selon le ciel, sur une mer calme,
oblongue, entre deux mondes, sur un gigantesque miroir, reflet d’un visage du ciel, maître de
ce monde, visage uniforme transparent, dont la seule couleur du ciel représentait peut-être une
seule pupille d’un œil, celui d’un amant car le seul vrai miroir est celui de l’être aimé, autre
visage que l’on aime, ce n’est jamais le sien propre mais celui de l’autre, l’objet de son
affection visée dans cet autre reflet intense de sa pupille intense obstinée par amour,
quintessence de la poésie, toujours mer et ciel bleu, yeux bleus alors que nous voyageons
vers Bali et ses bois précieux. Mon cœur concentré et intense, poétique, jeux des pensées,
étoffes des couvertures où je m’engouffrais, parmi la tristesse et la joie du décor, seul dans la
grâce de la mer, dans ses flots calmes en apesanteurs, seul parmi toute cette eau, vaste
océan de l’âme d’une petite pilule enfouie autour bleue et blanche, tantôt ocre et jaune,
existence pacifique et paradis des joies océanes où l’on s’évade des choses célestes, voyage
solitaire et pure mêlés aux vents du ciel sans nuage, glissant sur les flots délicieusement dans
sa bonhomie yahvétique, tableau religieux d’une arche de Noé, seul navire en mer, seul au
monde derniers descendants de ses grands navigateurs arabes, le soleil s’étendait sur ce
navire aux finesses anglaises, derniers joyaux de ces yachts encore teintés d’aventures,
chercheurs de diamants et de perles couvées par la démence terrestre fuyant ceci, il bravait
ces humains, cachôtier de ses secrets célestes, dernier trésor suprême des étoiles, l’objet
enfin venu telle une étoile de David, aux couleurs mélangées et soyeuses de mauves et de
bleu, objet céleste qui prolonge le navire des mers d’une solitude criminelle. Le Rêveur
Rimbaud, toi, et puis la cigarette, crâne oblongue, et toujours la cigarette fine et fumante, les
yeux évasifs, rêveurs dans les nuages et toujours la fumée, le cœur honnête, fume toujours,
fume, éternellement, droit, les pupilles noires et chaudes. Le front chauve, la tête aux lèvres
délicates et rouge sang. Amour et repos de l’être telle une fumée de soi-même suivie d’une
étreinte d’un regard bleu.L’Enfance de Mozart
Mozart, enfant entre clavecins et pâtisseries viennoises, palais baroques et princes
mélomanes, notes cristallines venues d’un cosmos inconnu. Europe pastelle, aux couleurs
pourpres et bleues, damiers d’amours, philosophie des Lumières, grâces germaniques
angéliques, cœur d’amour rose et parfait, des doigts fins sur des touches noires et blanches, la
finesse de ses sourcils sur des grands yeux en amande. Mozart, génie, son visage tel une
pilule opale, commençait à jouer les premières notes d’un clavecin, entouré de prélats
mélomanes.Quand George Sand attend Alfred de Musset au clair de lune !
« L’art n’est pas la représentation d’une chose belle mais la belle représentation d’une
chose. »
Emmanuel Kant
Eaux fracassantes, vent d’étoiles, cœurs d’albâtre, ajoute que tu n’es plus ce que tu es,
seulement un fantôme d’amour. Nuage bleu, beauté divine, l’herbe verte, le soleil jaune, le ciel
filant vers l’infini, les étoiles se plaçant éparses au firmament. La Tour Eiffel, la Tour
Maubourg, la Pompadour, la Montespan, tasse de thé chinois, bois de Jade, Théophile
Gauthier, George Sand, Alfred de Musset, violoncelle cubiste, la montre au couvercle en
porcelaine de Chine peinte, fugace et étiré comme un chat siamois, lettre japonaise, évasion,
rêves et roses de la création, un bleu troublant, un corps ingénu, la chair rose et faible, prière
tibétaine, fumée des encens, portraits diaboliques, cœur de pétales de roses, amours
insignifiantes, bordel d’émotions, juxtaposition de mœurs, absolution du mouvement, dévotion
toute naturelle, arrogance du regard et cigarette au bec, bouquin libidinal, appassionato du
concerto, montagne russe et cow-boys aux fesses roses, faut-il vous faire un dessin ? Doigts
énervés, geste brusque, quel caractère ! Cœur d’albâtre au ciel bleu, diables javanais, dans
des ventres d’artistes, samouraïs peaufinant leurs intellects, série de coïncidences mauves, j’y
mets des couleurs parfois bleues, vertes, jaunes. Adoration du message, connaissance de
l’autre sa beauté constante et sage, honnête, les yeux capables de tout vous donner aussi
bien l’amour que la fortune. Venise elle ne vous oubliera jamais là-bas dans ses bras. Il ne
pensait qu’à sa fortune pas à la vôtre. Musset vous et lui vous séparèrent après l’extase puis
Venise resta seul de vous deux, désespérément seul, de deux génies, il ne lui restait plus que
la Vierge et le Christ, la lèpre, la Scuola puis plus rien qu’un ciel bleu très bleu, puis les étoiles,
le Cosmos, trahi nous avons toujours trahi même par l’infini puis finalement non, trahi par quoi,
maintenant que nous sommes dans le cosmos, déception de ne jamais rejoindre les étoiles,
toujours trahi, encore toujours trahi, même par mon corps, corps d’enfer, corps de paradis, ni
l’un, ni l’autre, puis les deux et puis jamais. Vaste Cosmos répudies-tu mon cœur, je souffre nu
là-haut, mon dos me fait mal, mes bras également. Seule ma tête repose, alors des yeux me
regardent fixement, froids et chauds en même temps, tambours nègres, tampo jazzy. J’écoute
le son perfectible de la musique, je danse en dedans, libération, toujours ces cow-boys aux
fesses roses. Je les vois de l’espace, moi parmi les étoiles, je rêve de Venise, à la lèpre, à son
église érigée en son honneur et à la Scuola, et puis George Sand et sa fleur, fleur Musset, un
muguet comme il dit, pustules tout d’un coup, corrosivité de Musset, étreinte de George Sand,
il part sitôt de Venise, déjà se dit-elle, mais c’est nul d’être amoureux, de quoi, de qui,
souffrance de soi-même, si on aime c’est parce qu’on s’aime pas. Trouvez-vous inutile de vous
aimer ? Sans s’aimer, on ne fait rien de bien, beaucoup disent qu’on n’aime qu’une fois dans
sa vie. Rousseau présente l’amour comme un objet à ne pas mettre dans la main de tous les
enfants. Jamais je ne veux redevenir amoureux même si c’est délicieux. Tout homme croit qu’il
peut retomber amoureux mais cela ne se trouve pas être une évidence. Le lecteur, l’écrivain
reverront cet amour si convoité. Etes-vous tous sourd pour ne pas m’entendre. Tout ce que
l’écrivain sait c’est que son côté féminin écrivait tout à l’heure puis le masculin intervient
toujours par la beauté du geste pour le lecteur sensible, j’écris pour une femme. George Sand
qui aima son Musset comme un homme, elle se disait à Venise. Musset était le diable dans
mes bras, infernal et jamais lui-même toujours moi-même. Musset devint Sand et Sand devint
Musset, acqueusement, ils aimaient Venise. Musset fut le premier à vouloir se débarrasser de
Sand, Musset trop fou, fou de liberté, d’indépendance, d’une Sand trop possessive. Pour lui
Sand vous n’étiez plus qu’une dans Venise, une qui attend au clair de lune son jeune Musset.
Il ne vous laissa même pas la fleur, tout homme se compare à son semblable. Musset votre
Muguet aux manières affectées et à la mise élégante de son feutre, de son velours, de sesgants qui sentaient bon le parfum vers l’attente d’un destin funeste. Venise ne se vengera
jamais de Musset et de Sand. Elle se vengea peut-être en les séparant, Musset partit, Sand,
seule c’était la fin, la fin du charme, de la relation, elle devint un fantôme de sensibilité, cruel
Musset, quelle indépendance cherchait-il ailleurs, George Sand lui reprochait d’ailleurs. Les
cloches, elle marche vers l’abbaye, plus rien, elle disparaît comme une étincelle. George Sand
ne reviendrait plus jamais à Venise. Certains dirent qu’on la revit à Gênes, au diable l’adresse,
elle avait tout abandonné, si seulement Sand n’avait pas été bourgeoise tout le monde le sait.
Elle retourna à Paris, pauvre de Musset, elle mangea à s’en étouffer dans la cuisine de sa
bonne vieille grand-mère heureuse comme Dieu d’avoir puni son fils sur la croix. Quant à la
Vierge, elle ne remit plus jamais les pieds sur terre, quant à l’écrivain également et par amitié.
Quand je repense à la cruauté de ce Dieu qui n’a pas sauvé son fils et qui existe, je le sais, il
n’est même pas descendu de son cosmos ! Il a attendu la crucifixion. L’esprit lui a dit
gentiment au revoir quand il a rendu l’âme. Les pères sont toujours cruels envers leurs fils, de
Rome à aujourd’hui. On préconise pour tout la sévérité. Si le Père est un bon Père il l’est je le
sais, pourquoi n’a-t-il pas sauvé le Christ ? Nous ne savons pas peut-être vit-il trop loin dans
ses étoiles ou alors préférait-il tout le reste des autres humains cela fait réfléchir sur la
conception du Fils couronné Roi de la Terre. Le Christ était-il vraiment son Fils. Le Christ
luimême devait l’attendre. L’écrivain maintenant voit sa solitude d’esprit, moment effroyable, je
vous le dis. J’ai besoin d’un autre, cela serait un illustre charme destructeur que de rester
solitaire. Un autre que je haïrais peut-être. Alors si je ne puis être avec un autre, que faire
aimer chose parfaite, aurore blanche et rosée du matin, dépouillement pour aimer, qui ?
L’autre ? Puis-je m’aimer moi-même, George Sand et Musset, le Christ et la Vierge, Dieu
solitaire, a-t-il existé, existe-t-il, mystère. Il faut rendre ses richesses aux plus pauvres de peur
d’être damné éternellement. Tous ces couronnements que recherchent certains. Dieu me
déteste en aimant un autre. Il couche avec un autre ! Un sale d’âme qui n’aime pas sa femme
mais qui ne pense qu’à forniquer, moments horribles pour eux, crime de la destinée. Ils tuèrent
l’enfant de George Sand et d’Alfred de Musset. Ils rirent et ils firent l’amour parfois. Parfois, j’ai
envi de répudier le genre humain, l’espèce, le règne des machines paraît devenir plus en
vogue pour aller vers l’autre. L’humanisme passe par nos créations informatiques qui dénotent
de notre future. Les sentiments ne devraient jamais être rejetés. Lorsqu’elle marche vers le
monastère, sa régénérescence pendant l’étreinte. Et non plus, la découverte du chemin vers le
monastère ne devrait jamais être ignorée. Marcher dans les endroits sacrés est ce que je
préfère. Qui peut savoir l’avenir, personne ! Nous sommes tous comme cela gâté par notre
ignorance. George Sand n’était pas pur, elle savait qu’elle était gâtée par la nature et d’un
génie romantique mais quand son rêve serait d’être un homme comme Musset ou peut-être
elle ne sera jamais pourrie par l’intelligence, gâtée comme un fruit rongé par sa
dégénérescence, gâtée d’être une femme. Quand ses rêves se portent vers un homme comme
Alfred de Musset au point de vouloir être un homme comme lui ! La noblesse et la bourgeoisie
possèdent leurs heures de gloire. George Sand et Alfred de Musset seront toujours aimés par
Paris. Personne n’est plus sincère non plus, chacun est adulé puis oublié. Un âge de vulgarité
où chacun pense. Un âge de matérialisme s’installe et qu’il faut combattre. La bourgeoisie
produit ses élites. Musset ce poète, je crois le préférer avec George Sand. Ils s’embrassent et
parfois regardent leurs visages de temps en temps. Ce qui reste d’eux-mêmes après s’être
perdu chaque moment ils perdent du temps. Ils veulent gagner leur temps et rattraper le
chariot de leur célébrité. Nous vivons un apogée où rien ne doit être découvert encore bien
que le savoir absolu n’existe pas. Nous vivons dans un passé éternellement reproduit.
Aujourd’hui, je suis le fils d’Hermès et de Morabito, plus de George Sand et de Musset. Ils
eurent un fils, je serais celui-ci. Nous sommes tous leurs enfants, d’ailleurs, ils quittèrent leur
éducation et leurs principes, leur postérité pour vivre une passion laissant toutes les attaches
destructrices du matérialisme de la bourgeoisie confortable et ennuyeuse pour s’évader vers
tout ce qui leur restait une plume et une passion !S a g e s s e
Le sentiment et l’amour peuvent provoquer des pensées destructrices, les plus grands
romantiques en ont fait les frais. Si Aimer devient le beau du sentiment, il peut également nous
détruire par le désespoir. Nous pouvons en souffrir d’aimer, l’amour peut provoquer une
satisfaction intense, le bonheur arrive uniquement quand l’objet de l’amour nous appartient.
Nous sommes les artistes qui créent l’art d’aimer. Nous avons tendance à élever cette faculté
de l’art d’aimer et c’est ce qui fait la beauté de tout l’art d’aimer. Souffrir, rire, pleurer, crier,
toutes nos émotions deviennent belles car l’amour est ce qui meut toutes choses selon Aristote
dans son Ethique à Nicomaque. La faculté d’élever l’art de grands sentiments amène un
certain aspect possessif et volontaire des choses. Nous agissons pour garder précieusement
ce que l’on aime et cela peut se porter sur toutes choses. Un musicien aime sa musique, il la
pousse jusqu’au bout par l’exercice de son instrument du matin jusqu’au soir. Il ne se sent bien
qu’en jouant. L’amour meut toutes choses. La vie et la mort des Saints montrent comment
l’amour du Christ s’étant soustraits aux fanatismes ou aux règnes païens. Tous les grands
Saints sont morts expurgés du péché et de ces fanatismes païens, leur amour de Dieu et du
Christ les avaient poussés à mourir pour eux parfois d dans les pires souffrances, et cet acte
d’amour s’est réalisé jusqu’à leur propre fin. Les Saints et tous les catholiques sont devenus le
Christ pour les purifier du péché. Cette sagesse face à la mort, se donner au Christ jusqu’au
dernier souffle, est devenu l’un des actes d’amour le plus consacré. Acte philosophique, réel,
divin, tel une compréhension de la mort que nous donne la foi. Le Père nous donne cette
sagesse à chaque instant. La musique nous fait échapper à la fatalité de la mort. Elle nous
permet de nous évader de cette potence naturelle qu’est la mort et qui n’est pas la volonté de
l’homme.