J'en peux plus

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J’en peux plus est un roman percutant portant sur l’intimidation. L’auteure, ayant été intimidée comme tant d’autres jeunes, s’est inspirée de son vécu pour décrire les émotions, les états d’âme et les sautes d’humeur de son héroïne. Le résultat est un récit réaliste, au style incisif, qui secoue le lecteur par la détresse et la rage qu’il porte. Comme le dit l’auteure : « Notre vie ne se résume pas à ce que les autres pensent de nous, mais plutôt à l’opinion que nous avons de nous-même ! » J’en peux plus ne laissera personne indifférent !
Cathy est une adolescente de seize ans qui adore la musique. C’est la seule passion qui illumine sa vie. Le reste n’est qu’un long parcours parsemé d’insultes, de regards haineux et de moqueries. Pour elle, l’école est un lieu de souffrances et d’intimidation qu’elle tentera d’apaiser en se mutilant. Chaque jour la douleur n’en sera que plus profonde et le gouffre du suicide plus présent. Aidée par sa musique et par une main tendue pour la soutenir, Cathy retrouvera la force de vivre et petit à petit le goût d’aimer et de s’aimer.
Monter à bord de l’autobus est toujours, pour moi, le moment le plus redoutable : celui où ils me fixent tous avec un rictus aux lèvres. « Ignore-les, ça va aller. » C’est ce que je me répète jour après jour. Le trajet pour me rendre à l’école est la période de la journée que je déteste le plus. J’ai beau mettre le volume de mon iPod au maximum, j’entends quand même ce qu’ils disent de moi : que je suis grosse, laide, que je devrais aller me cacher… J’ai une demi-heure de bus à faire le matin et une autre le soir, et je dois dire que c’est vraiment « trip- pant ! » Whouhou, je capote ! (C’est tout sauf ironique, voyons ! Ce qui est ironique… C’est dur à suivre, hein ?)
LA PARTIE ESSENTIELLE À TOUT ROMAN 9
Prologue 11
Chapitre 1 ÉCOLE OU ENFER ? BONNE QUESTION ! 13
Chapitre 2 LA VIE EST BELLE…ÇA DÉPEND POUR QUI ! 33
Chapitre 3 ET SI ? 53
Chapitre 4 LE DÉBUT DE L’ENFER 69
Chapitre 5 C’EST LA DERNIÈRE FOIS, PROMIS ! 83
Chapitre 6 UN SECRET BIEN GARDÉ 97
Chapitre 7 L’AIDE DETOMMY 107
Chapitre 8 S’ILS SAVAIENT… 129
Chapitre 9 JE N’AI PAS LE GOÛT DE MOURIR, MAIS… 143
Chapitre 10 L’ENVIE S’EN VA, MAIS ELLE RESTE PRÈS
QUAND MÊME… 161
Chapitre 11 UNE VOIE VERS LA GUÉRISON ?... 175
Chapitre 12 QUAND EST-CE QUE TOUT ÇA SERA FINI ? 219
Chapitre 13 LE SEVRAGE 243
Chapitre 14 POURRAIS-JE OUBLIER TOUT ÇA UN JOUR?257
ÉPILOGUE 267
ÉPILOGUE (suite) 275
SITU AS BESOIN D’AIDE… 277
MOT DE L’AUTEURE 279

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Informations

Publié par
Date de parution 30 septembre 2014
Nombre de visites sur la page 55
EAN13 9782895992103
Langue Français

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Catalogage avant pudlication De Bidliothèque et Arc hives nationales
Du Quédec et Bidliothèque et Archives CanaDa
Roy, Billie-Lou, 1996-
J'en peux plus
(CollectionTransit ; N° 43)
ComprenD Des références didliographiques et un inDe x.
Pour les jeunes De 12 ans et plus.
ISBN 978-2-89599-190-8
I. Titre. II. Collection : CollectionTransit ; 43.
PS8635.O898J4 2014 j C843'.6 C2014-940649-5
PS9635.O898J4 2014
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Uépôt légal 3e trimestre 2014
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À toutes les Cathy de ce monde…
LA PARTIE ESSENTIELLE ÀTOUT ROMAN
Maintenant que j’ai votre attention, j’aimerais que vous preniez le temps de lire ceci, en l’honneur de toutes les personnes qui m’ont aidée à rendre la publication de ce roman possible.
Pour commencer, je tiens à remercier mes parents, q ui me soutiennent dans tous mes projets, aussi fous les uns que les autres ; merci à Yves Dubé, pour tous les commentaires constructifs qu’il a émis à propos de mon manuscrit, me permettant ainsi de l’améliorer, et pour m’avoir mise en contact ave c Micheline Descary, que j’aimerais également remercier pour tout le temps qu’elle a ac cordé bénévolement à la correction de mon roman, ce qui m’a permis de l’envoyer ensuit e à ma maison d’édition. Je souhaite aussi dire un énorme merci aux Éditions de la Paix pour avoir été la première maison à accepter mon roman et pour avoir consenti à faire certains compromis. Il y a une autre personne très importante dans ce processu s à qui je souhaite témoigner ma gratitude : Danielle Malenfant, qui a lu et relu mo n livre, pour ensuite le corriger et en faire le meilleur roman possible. Également, je n’o ublie pas mes amis de longue date, qui sauront se reconnaître, j’en suis certaine !
Finalement, sans vouloir tomber dans les clichés, j e veux vous dire merci, chers lecteurs, d’avoir choisi ce livre, mon livre. J’esp ère de tout coeur que vous l’aimerez et qu’il vous fera réaliser que nous avons tous un rôl e à jouer pour changer les choses !
PROLOGUE
(Résumé de ma vie en quelques points)
1. Je m’appelle CathyTremblay.
2. J’ai seize ans.
3. J’ai appris à chanter avant d’apprendre à parler.
4. La musique, c’est toute ma vie.
5. J’ai trois meilleures amies : Camille, Julie et Stéphanie.
6. Je suis heureuse.
7. Le point précédent n’est pas exact : je pense l’ être.
8. Récapitulation du point 6 (et, par la même occas ion, du point 7) : je n’en suis pas vraiment certaine.
9. Laissez tomber les trois derniers points : je dé teste ma vie.
10. Explication du point 9 en une phrase : « On m’intimide depuis la maternelle et je ne suis plus capable ! »
CHAPITRE 1 ÉCOLE OU ENFER ? BONNE QUESTION !
n autre matin à devoir me lever en sachant pertinem ment ce qui va se passer, à prétendre que tout va bien, à dire à mes parents qu e je suis heureuse, à faire semblant de rire avec mes amies.
Il fait un beau gros soleil dehors, à croire que la météo essaie de me narguer, comme quoi, même elle réussit à être heureuse. Il faut qu e je me lève ; sinon, ma mère va encore venir me réveiller et elle voudra savoir si je suis correcte, si j’ai des ennuis à l’école, etc. Je préfère plutôt me rendre à mes cou rs, même si je sais que je vais me faire rabaisser encore une fois.
Quel chandail devrais-je mettre ? Le bleu avec la g uitare ou le vert qui est uni? Bof, peu importe, j’aurais beau porter du linge de marqu e, les autres étudiants ne m’accepteraient pas pour autant… Je me demande vrai ment pourquoi je me pose encore cette question après tout ce temps.
Je sors de ma chambre et je me rends à la cuisine o ù je me sers un bol de céréales. Ma mère est sous la douche, alors il me reste encore un peu de temps avant de l’affronter. Le bus arrive dans quinze minutes, il faut donc que je me dépêche! Tant pis si je ne dis pas au revoir à ma mère, ça me fera mo ins de questions auxquelles répondre. Je rince ma vaisselle, j’enfile mes souli ers et je sors de la maison.
J’ai échappé à ma mère, il ne me reste plus qu’à éc happer au reste de la journée.
Monter à bord de l’autobus est toujours, pour moi, le moment le plus redoutable : celui où ils me fixent tous avec un rictus aux lèvres. « Ignore-les, ça va aller. » C’est ce que je me répète jour après jour. Le trajet pour me ren dre à l’école est la période de la journée que je déteste le plus. J’ai beau mettre le volume de mon iPod au maximum, j’entends quand même ce qu’ils disent de moi : que je suis grosse, laide, que je devrais aller me cacher… J’ai une demi-heure de bus à faire le matin et une autre le soir, et je dois dire que c’est vraiment « trippant! » Whouhou, je capote ! (C’est tout sauf ironique, voyons ! Ce qui est ironique… C’est dur à suivre, h ein?)
Heureusement pour moi, la musique occupe une grande place dans ma vie. Ça m’aide à passer au travers de tout ça. Soit dit en passant, je m’appelle Cathy, j’ai seize ans et je suis en quatrième secondaire. Je suis de grandeu r moyenne, j’ai les cheveux châtains jusqu’aux épaules. Côté passe-temps, ce n’ est pas trop compliqué : j’adore chanter et lire, mais surtout écrire, car ça me permet d’extérioriser mes émotions, même si, parfois ce n’est pas suffisant. Malgré le fait qu’on m’intimide, j’ai quelques amies. Pour ce qui est de mes amours, c’est le calm e plat. Après tout, qui voudrait sortir avec la risée de toute l’école ?
Comment tout cela a-t-il commencé? Je n’en ai série usement aucune idée… Si seulement je le savais, je pourrais changer ce déta il qui ne plaît pas aux autres. Oui, je fais de l’embonpoint, mais beaucoup moins que d’aut res filles qui m’écoeurent ! Je ne m’habille peut-être pas avec des vêtements à cent d ollars le morceau, mais je ne porte pas des guenilles non plus…Je fais un peu d’acné, c ’est vrai, mais comme la majorité des jeunes de mon âge. Alors, pourquoi moi ? C’est la question que je me pose chaque jour.
Bon, on est arrivés. Il était temps !
Je me rends à ma case comme d’habitude, avec la peu r au ventre que mes amies n’y soient pas et que je me retrouve seule pour affronter les regards. J’ai beau essayer de me montrer indifférente, c’est tellement dur de con tenir toute cette douleur en dedans ! Heureusement, Camille, Julie et Steph sont là pour m’accueillir.
Parfois, je me demande pourquoi elles se tiennent a vec une fille comme moi. Après tout, Camille est la fille dont tous les gars rêven t : grande, blonde,mince et sportive, avec, en plus, un très bon sens de l’humour. Quant à Julie, ses cheveux bruns lui arrivent à la hauteur des épaules, sa timidité lui nuit un peu parfois, mais elle passe difficilement inaperçue grâce à son sourire, qui ne laisse personne indifférent. Puis, il y a Steph. Comment la décrire, elle qui est si unique ? En gros, c’est une fille assez rebelle : cheveux noirs, courts,maquillage noir, fa n inconditionnelle d’AC/DC, de Metallica, de Kiss, bref, vous voyez le genre ! N’e mpêche que c’est une fille vraiment cool et qu’elle est toujours là pour les autres. To utes les quatre, on forme une gang assez bizarre, mais j’adore mes amies !
—Salut, tout le monde ! Ça va bien ?
—Oui, toi ? me répond Camille avec sa bonne humeur habituelle.
—Pas mal…
Tout de suite, je regrette ma
réponse.
—Qu’est-ce que t’as? demande Steph, inquiète.
Comme je la connais, elle doit s’imaginer le pire d es scénarios, du genre que mes parents se sont quittés, que je suis tombée sur la tête et que j’ai subi une commotion cérébrale ou, encore plus probable, que j’ai été, e n l’espace d’une fin de semaine, enlevée par des extraterrestres qui m’auraient amen ée sur leur planète pour faire des expériences sur les humains, et qui m’auraient fait jurer de ne rien dire…
Comment lui faire comprendre que je me sens mal parce que je suis encore tombée sur le statut d’un gars, sur un réseau social, qui parlait de moi? Tout compte fait, je crois que je préfère la version avec les extraterre stres : c’est tout aussi désagréable, mais au moins, c’est plus intéressant à raconter !
Finalement, je réponds :
—Rien de grave, j’ai juste mal à la tête.
Si seulement ce n’était que ça...
—Qu’est-ce que vous avez fait en fin de semaine ? d emande Julie, pour changer de sujet.
—Je suis allée au party de Raf…
—OK, Camille, on veut tout savoir ! répond Steph, toujours curieuse.
—Il ne s’est pas passé grand chose : on a dansé ens emble, il m’a dit qu’il me trouvait
jolie et…
—Allez, crache le morceau !
—Et on s’est embrassés !
—Sérieux ?
—Oui !
J’aimerais tellement être comme Camille. Elle va à tous les partys, elle qui est si populaire. Je l’envie tellement! Moi, on ne pense j amais à m’inviter. En seize ans, je ne suis allée à aucun party, c’est fou non? J’ai pensé organiser une soirée moi même, mais qui viendrait ?
—Et toi, Cathy ?
La voix de Julie me sort de mes pensées.
—Oui, quoi ?
—Ben, qu’est-ce que t’as fait en fin de semaine ?
Qu’est-ce que je leur dis ? Que j’ai profité de l’a bsence de mes parents pour pleurer un bon coup? Non, je ne veux surtout pas gâcher l’ambi ance. Mieux vaut faire comme si de rien n’était.
—Pas grand-chose… J’ai fait mes devoirs et j’ai dormi beaucoup. On s’en va en quoi exactement? dis-je, pressée de changer de sujet.
—En maths, me répond Julie. On va recevoir notre no te. J’ai hâte de savoir combien j’ai eu !
—T’es bien la seule ! déclare Steph.
En effet, Steph n’a jamais très hâte de savoir ses notes en maths. Pourtant, si elle voyait mes résultats, elle ne se plaindrait pas autant des siens. La cloche sonne.
—Bon, on y va? nous lance Camille, ses affaires déj à toutes prêtes.
Je pense déjà à l’excuse que je devrai donner à mes parents pour justifier le résultat minable que je vais obtenir. J’ai beau être avec me s amies, je ne me sens pas tellement à ma place. Il faut dire qu’être assise à côté d’un gars qui vous martyrise depuis l’école primaire, ça n’aide pas trop.
Malheureusement pour moi, la prof n’est pas encore arrivée, ce qui veut dire que Mathieu et sa gang peuvent, ou plutôt, vont s’en prendre à moi.
Mes amies, qui sont à l’autre bout de la classe, n’ entendront rien et ne prendront donc pas ma défense…
Génial ! (là encore, c’est ironique.)
—Hé, as-tu vu son chandail? Il fait tellement jeune , on dirait que la petite fille est allée