La beauté de la tentation

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283 pages
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Description

Ce mauvais garçon de Kaidan Rowe n’a jamais manqué de rien ― argent, popularité, talent musical… filles sexy ― mais les séduire fait partie de ses fonctions de Nephilim, les esclaves des Ducs démoniaques. En tant que fils du Duc de la luxure, Kaidan a appris les manières de faire de son père et c’est devenu un maître de la passion, un manipulateur d’atomes crochus. Pour lui, le fait de désobéir à son père signifierait une mort immédiate. Heureusement pour Kaidan, il excelle dans ses fonctions et il y prend plaisir.
C’est tout au moins le cas jusqu’au moment où il fait la rencontre d’Anna Whitt ― intelligente, fougueuse, inexplicablement bonne ―, et la seule fille qui semble immunisée contre ses charmes. C’est la fille d’un ange gardien et d’un ange déchu et, à cause d’elle, Kaidan souhaitera plus que jamais avoir ce qu’il ne pourrait mériter.
Déterminée à sauver tous les Neph de leurs sombres existences, Anna s’allie à Kaidan pour renverser l’oppression des Ducs. Mais à la lumière de leur affection réciproque, Kaidan doit subir sa plus grande épreuve: un combat du cœur.
Sensuel à s’évanouir, ce roman, tiré de la série Clair-Obscur et raconté du point de vue du mystérieux Kaidan Rowe donne aux lecteurs des aperçus révélateurs sur les véritables émotions qui le font agir.

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Date de parution 31 mai 2018
Nombre de visites sur la page 296
EAN13 9782897861872
Langue Français

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Copyright © 2015 Wendy Higgins Titre original anglais : Sweet Temptation Copyright © 2017 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec HarperCollins Children’s Books, une division de HarperCollins Publishers, New York, NY Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Sébastien Arviset et Sophie Beaume Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Nancy Coulombe et Féminin pluriel Conception de la couverture : Matthieu Fortin Photo de la couverture : © 2015 Howard Huang Photo de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89786-185-ISBN PDF numérique 978-2-89786-186-5 ISBN ePub 978-2-89786-187-2 Première impression : 2017 Dépôt légal : 2017 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives nationales du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Higgins, Wendy [Sweet temptation. Français] La beauté de la tentation (Clair-obscur ; 4) Traduction de : Sweet temptation. Pour les jeunes de 13 ans et plus.
ISBN 978-2-89786-185-I. Beaume, Sophie, 1968- . II. Titre. III. Titre : Sweet temptation. Français. IV. Collection : Higgins, Wendy. Clair-obscur ; 4. PZ23.H51Be 2017 j813’.6 C2017-941834-3
Conversion au format ePub par:
www.laburbain.com
Si vous soupirez pour Kai, ce livre est pour vous. Tout spécialement pour mes deux meilleures amies et premières admiratrices de Kaidan, Courtney Fetchko et Kelley Vitollo (Nyrae Dawn).
NOTEDELAUTEUR
e livre est tiré de la trilogieClair-Obscur: elle fait partie de l’histoire tout en étant narrée du C point de vue de Kaidan Rowe. Ce roman n’a pas été conçu pour être lu séparément. Cependant, j’ai essayé d’y incorporer autant que possible les trois premiers livres. Pour ceux qui ont lu les trois premiers, je dois vous prévenir qu’être dans la tête de Kaidan est bien différent qu’être dans celle d’Anna. Ses pensées sont plus sombres, plus dures et, bon… plus coquines. N’oubliez pas qu’au début de l’histoire, Anna vient juste d’avoir 16 ans et que Kaidan en a 17. À la fin, Anna a 18 ans et Kaidan 19, de sorte que le passage de leur état de grands adolescents à l’âge adulte est la progression naturelle de leur histoire. Je vous souhaite une bonne lecture, mes chéris. Kai vous attend.
PROLOGUE «I wanna hate every part of you in me… You say that I’m privileged but my gift is my curse. » (Bite my tongue, par You Me At Six )
ssieds-toi, mon fils. ALe jeune Kaidan fit comme son père lui demandait et, obéissant, prit place dans l’énorme fauteuil en cuir du salon de leur maison londonienne. L’estomac de Kai bourdonnait de nervosité. Comme il était rare qu’il ait l’entière attention de son père, il se sentait lourd et vulnérable sous son regard intense. Kaidan savourait le regard de Pharzuph sur lui. Pendant un instant, il s’autorisa à faire comme si cette rencontre était plus qu’une réunion d’affaires, à imaginer que si son père souriait, ce n’était pas avec une joie malicieuse, mais parce qu’il se souciait de lui. Il voulait reproduire un rythme en se tapotant la jambe du bout des doigts pour se calmer, mais comme son père ne pouvait supporter que l’on gigote de quelque manière que ce soit, il demeura immobile. Pharzuph regarda au-dessus de son jeune fils, dont les cheveux, qui avaient des boucles rebelles aux extrémités, étaient plus longs que ceux des autres garçons de son école. Kai portait la même chemise blanche et le même pantalon bleu marine que ses pairs ; pourtant, il arrivait à se distinguer d’eux par ses talents musicaux et sa manière de se comporter. Sa manière de s’exprimer avec une confiance blasée et de se déplacer sans précipitation, tout cela avait été orchestré et répété par le bel homme assis en face de lui. — Tu as 11 ans maintenant. Il est temps de commencer ta formation. Kaidan hocha la tête. Il savait que ce jour arriverait. L’année précédente, il avait vu ses amies, les jumelles Marna et Ginger, affronter la leur. L’amertume qui avait alors submergé Ginger l’avait effrayé, tout comme la tristesse qui s’était emparée de Marna. Elles n’étaient plus pour lui les camarades insouciantes qu’elles avaient pu être, enfants. Depuis, leur regard était différent, inquisiteur et calculateur. — Tu sais que tu es le fils de la luxure. — Oui, père. Il y avait déjà un moment que Kai avait été forcé d’observer son père à l’œuvre. De plus, on lui avait donné des revues et des films sur lesquels jeter un coup d’œil, bien avant qu’il y comprenne quoi que ce soit. — Alors, dis-moi quels sont les péchés dont nous nous occupons en tant que ducs et Nephilim. Kaidan repoussa ses cheveux de ses yeux et égrena les sept péchés mortels d’une voix tremblante. — La luxure, la cupidité, la paresse, la gourmandise, le meurtre, l’orgueil, la colère et l’envie. Les autres péchés dont nous faisons la promotion sont la haine, la toxicomanie, le mensonge, le vol et l’adultère, dit-il avant de poser les mains sur ses cuisses. — Ne t’assieds pas ainsi, lui interdit alors son père sèchement. Tu as l’air trop comme il faut. Place les mains sur les bras du fauteuil comme si tout cela t’appartenait. Immédiatement, Kaidan obéit.
— À ton avis, pourquoi dit-on que ces péchés sont mortels ? À part pour le meurtre, qui est évident. Kaidan avala sa salive avec difficulté. Il ne connaissait pas la réponse et craignait de recevoir une claque sur la tête exactement comme au moment où sa gouvernante préférée avait été congédiée et que son père l’avait surpris en train de pleurer. Pharzuph se pencha alors vers lui tout en appuyant les coudes sur ses genoux et en croisant les doigts. — Kaidan. Écoute-moi bien, car cette leçon est la plus importante de toutes. C’est notre but, le but de tous les démons et Nephilim. Ces péchés sont dits mortels parce qu’ils tuent lentement l’esprit, expliqua-t-il, ses yeux bleus commençant à scintiller avec un zèle plein de ferveur tandis qu’il poursuivait. À la longue, des actes aussi simples que des rapports sexuels occasionnels ou le fait de piquer des objets dans un magasin peuvent devenir des obsessions. Les humains en veulent davantage, plus d’excitation, plus d’attention. Ce sont des créatures égoïstes qui ne sont jamais satisfaites. Et c’est à nous de leur venir en aide sur la voie de la perdition. Tu comprends ? Kaidan hocha la tête. De bonne heure, le mépris pour les humains lui avait été inculqué. — Ils ont été choisis par le Créateur pour mener une vie de liberté ici sur terre pendant que des anges tels que moi étaient bannis simplement pour en avoir voulu un peu plus, dit son père, dont les yeux devinrent rouges. Il les a choisis,eux, cette race ingrate, pour faire étalage de ses bénédictions à leur profit, tandis qu’on nous laissait pourrir en enfer. Mais nous avons trouvé le moyen de Le punir, ajouta Pharzuph avec un sourire mauvais. Tous les jours, nous retournons ses chers Terriens contre Lui. Nous faisons en sorte qu’ils se concentrent sur leurs corps et leurs envies, leurs besoins et leurs désirs. Nous leur procurons quelque chose de concret à quoi s’accrocher, mais pour un instant seulement, car les péchés sont une satisfaction passagère. Kaidan hocha de nouveau la tête, surpris que les humains puissent être si facilement trompés, qu’ils soient si aveugles. — C’est tout ce qu’ils méritent, s’ils sont tellement stupides, dit alors Kai, et son père s’esclaffa avec fierté. — En effet, mon fils. Ils méritent chaque moment de souffrance qu’ils endurent. Le Créateur leur dit d’être prudents : il agite un peu de plaisir devant leur nez tout en leur disant qu’il ne peut pas être à eux. Mais nous, nous sommes ici pour dire aux humains de prendre ce qu’ils désirent. Et quand ils ont le culot de pleurer à cause des conséquences, de bouder et de maudire le monde, nous rions, car le Créateur souffre. — Pourquoi ? murmura Kaidan. S’ils sont si horribles, pourquoi cela le fait-Il souffrir ? À cette question, le regard de Pharzuph se durcit avec mépris. — Parce qu’Il lesaime, parce qu’Il leur a promis le libre arbitre, ce qui signifie qu’il ne peut interférer avec leurs choix idiots. C’est pathétique, ajouta-t-il en ricanant. Ainsi, il s’est pris à son propre piège, et tout ce qu’il peut faire, c’est observer Sa création s’autodétruire… avec notre aide. Mais n’oublie jamais qu’Il les aime autant qu’Il hait notre espèce. Ne l’oublie jamais ! Ses humains indignes sont tous nés avec une chance d’atteindre le royaume des cieux, maistoi, tu n’es pas né avec cette possibilité. Kaidan pressa les mains sur les bras du fauteuil pour les empêcher de trembler. Il détestait quand son père parlait de l’enfer, ce lieu de ténèbres où l’on ne pouvait ressentir aucune joie, ce lieu où il était destiné à aller quand il mourrait. Comme on frappait à la porte de la maison, Pharzuph sourit.