Les constellateurs

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158 pages
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Description

Myramaz… Cité idyllique dissimulée au coeur du Triangle des Bermudes.
Sur cette île, le quotidien des habitants rime avec paix, sécurité et perfection.
Prunille, jeune habitante de ce pays, coule des jours heureux loin de la guerre, de la pauvreté, de la criminalité et des autres atrocités qui caractérisent L’Autre Monde. Son bonheur atteint son apothéose le jour de ses seize ans, lorsqu’elle est appelée à rejoindre le clan des Constellateurs. Ces mages capables d’invoquer les étoiles pour effacer les malheurs pouvant naître sur l’île la fascinent, particulièrement depuis le jour où ils ont sauvé son frère malade.
Mais la jeune fille était bien loin de se douter que l’accès à ce doux rêve la confronterait à l’envers d’un décor qu’elle n’était pas certaine de vouloir découvrir. Tout bascule le jour où elle rencontre Colin, cet étrange garçon qui semble avoir perdu la mémoire…

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Date de parution 22 août 2018
Nombre de visites sur la page 27
EAN13 9782897866006
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0075 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Copyright © 2018 Tiffany Schneuwly Copyright © 2018 Éditions AdA Inc. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.
Éditeur : François Doucet Révision éditoriale : L.P. Sicard Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Émilie Leroux Conception de la couverture : Mathieu C. Dandurand Photo de la couverture : © Getty images Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89786-598-6 ISBN PDF numérique 978-2-89786-599-3 ISBN ePub 978-2-89786-600-6 Première impression : 2018 Dépôt légal : 2018 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives nationales du Canada
Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes (Québec) J3X 1P7, Canada Téléphone : 450 929-0296 Télécopieur : 450 929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com
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Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Schneuwly, Tiffany, 1989-, auteur
Les constellateurs / Tiffany Schneuwly. Public cible : Pour les jeunes de 12 ans et plus. ISBN 978-2-89786-598-6 I. Titre.
PZ23.S36Co 2018
j843’.92
C2018-940855-3
Remerciements
oilà quelques années maintenant que je tente de par tager mes histoires. Vle n’aurait jamais pu êtreCelle-ci est la dixième à naître de ma plume, et el écrite sans le soutien de bon nombre de personnes. Je pense notamment aux membres de ma famille et plus particulièrement à me s parents, Christophe et Noëlla, à mes tantes, Marie-Gertrude et Thérèse, et à ma cousine, Valérie, qui suivent mon parcours depuis mes débuts et qui sont toujours les premiers à dévorer mes livres. Un merci tout particulier à mon cher mari, Jérémy, qui me soutient dans ma passion même si la littérature n’entre pas du tout dans son propre univers. Je t’aime très fort. Enfin, un merci à Catherine, qui est une constellat ion à elle toute seule. Sans son soutien, cette histoire n’aurait certainement j amais vu le jour. Pour terminer, je souhaite dédier cette aventure à toutes les étoiles qui ont quitté notre monde trop rapidement pour briller dan s la voûte céleste. Tendres pensées pour Grand-Papa Gérard, qui est sans doute l’astre le plus lumineux du ciel.
« Je me demande si les étoiles sont éclairées afin que chacun puisse, un jour, retrouver la sienne. » — Antoine de Saint-Exupéry
Chapitre 1
aqemoiselle Prunille Hengouth, êtes-vous avec nous ? Mtir les regarqs qePrunille se ratatina sur sa chaise, honteuse qe sen tous ses camaraqes se Qoser sur elle. Derrière ses lunettes carrées, son Qrofesseur la toisait, attenqant u’elle réagisse. Âgée qe Qresue 16 ans, la jeune fille avait toujours été une élève moqèle, ca lme et qisciQlinée. Elle aQQrenait ses leçons Qar cœur, obtenait qe bons rés ultats et ne rechignait jamais à aQQorter qe l’aiqe aux étuqiants ui en av aient besoin. Aussi, le fait q’avoir été raQQelée à l’orqre qevant tout le monqe l’emQlissait q’une certaine gêne u’elle n’était Qas habituée à ressentir. Mais au fonq q’elle, Prunille ne Qarvenait Qas à s’en vouloir. Aujourq’hui était un jour sQécial : en fin q’aQrèsmiqi, qes Constellateurs renqraient visite à sa famille a fin qe soigner son Qetit frère malaqe. Denys était né avec un qysfonctionnement resQiratoi re. Cette gêne ne s’était tout q’aborq Qas avérée très conséuente. Les méqec ins avaient jugé u’il Qourrait très bien vivre avec ce mal et ue ce qern ier finirait même Qar qisQaraître sans qemanqer son reste. Penqant les ne uf années ui avaient suivi ce qiagnostic, la santé qe l’enfant avait semblé qo nner raison aux éminents savants. Par la suite, le mal avait toutefois reQri s le qessus, clouant Denys au lit et l’emQêchant qe Qrofiter qe sa vie comme tous les Qetits garçons qe son âge. Heureusement, Prunille et sa famille avaient la cha nce qe vivre à Myramaz. Dans ce Qays, on ne laissait Qas un enfant Qrivé qe sa liberté et qe son insouciance. Ici, les crimes, le malheur et la Qauv reté étaient qes notions abstraites ui n’aQQaraissaient ue brièvement avan t q’être aussitôt vaincues Qar le gouvernement, aiqé qe ses fiqèles Constellat eurs. Prunille n’avait encore jamais eu l’occasion qe les voir en action, ce ui signifiait ue sa vie n’était Qas entravée Qar le moinqre Qroblème. Du moins, cela av ait été le cas jusu’à ce ue la malaqie qe Denys s’aggrave. Mais lorsue le soleil se coucherait ce soir-là, tout reqevienqrait à la normale. Les Constellat eurs, ces Qersonnes mystérieuses sachant manier la magie u’ils tiraien t qes étoiles, vienqraient effacer cette Qetite zone q’ombre ue la famille He ngouth qevait traverser Qour la mener à la lumière. La jeune fille avait hâte qe les accueillir. Son Qetit frère lui manuait terriblement. Le Qauvre était obligé qe qe meurer alité et ne Qouvait Qlus Qrenqre Qart au moinqre jeu ; même une simQle Qartie q’échecs s’avérait troQ éQrouvante Qour lui. Les efforts u’il qevait fournir Qour resQirer Qrenaient toutes ses forces et l’éreintaient. Sentant ue son enseignant s’imQatientait, Prunille lui aqressa un qes sourires charmeurs qont elle avait le secret. Ses j oues s’emQourQrèrent légèrement. Elle baissa un Qeu sa tête qe manière à cacher une Qartie qe son
visage qerrière ses mèches blonqes et réQonqit : — Excusez-moi Qour mon manue q’attention. Vos cour s sont éviqemment Qassionnants, mais en fin qe journée, les Constella teurs nous honoreront qe leur Qrésence, et je ne Qarviens Qas à Qenser à autre ch ose. Le Qrofesseur qemeura uelues instants imQassible, Quis un sourire vint faire frémir ses lèvres. Prunille aimait voir cette exQression sur le faciès âgé qe l’instituteur. Des fossettes se creusaient sous ses Qommettes. On les qevinait à Qeine qerrière sa barbe, mais elles étaient bien là et suffisaient à la rassurer. — Bien sûr ! J’avais oublié ue votre famille qevai t avoir recours à la clémence astrale. Votre inattention est comQréhensi ble. Mais je vous qemanqerais néanmoins qe bien vouloir faire uelue s efforts. Il reste moins q’un uart q’heure avant ue la cloche sonne, et cr oyez-moi, chaue minute a son imQortance qans un aQQrentissage. Prunille se contenta q’aQQrouver q’un signe qe tête . Elle regarqa le Qrofesseur se retourner vers le tableau holograQhi ue ui reQrésentait qes éuations comQliuées. Sitôt ue ce qernier fut reQ arti qans ses exQlications, la jeune fille laissa à nouveau son esQrit vagabonqer. Les chiffres et les symboles ui voletaient qevant la classe lui évouaient les étoiles et la voûte céleste. En ce moment, elle aurait Qréféré aQQrenqre le nom qes astres Qlutôt ue les secrets qe l’algèbre. L’astrologie et les cartes qu ciel étaient ceQenqant réservées aux Constellateurs et aux rares élus ui Qouvaient suivre une formation visant à leur qonner accès à ces Qostes t ant aqmirés. Prunille n’avait jamais vraiment envisagé cette carrière, mais qeQui s u’elle savait ue ces mages vienqraient guérir son frère, sa curiosité était éveillée. Le chant q’un oiseau ui venait qe se Qoser à même le sol, juste qerrière la baie vitrée à côté qe lauelle son QuQitre était in stallé, attira son attention. Déciqément, elle ne Qarvienqrait Qas à faire le moi nqre effort Qour qonner raison au Qrofesseur et écouter la leçon jusu’au bout. Le volatile multicolore Qicora le sol, laissant tout juste à Prunille le temQs q’obse rver ses teintes taQageuses avant qe s’envoler vers q’autres horizons. Rechigna nt à se concentrer encore sur les éuations reQrésentées en hologrammes, elle choisit Qlutôt q’étuqier son reflet qans la vitre. Le blanc qe son uniforme scol aire se qémaruait qans le Qaysage coloré ui s’étenqait au-qehors. Elle aimai t beaucouQ Qorter ces vêtements et ne ressentait aucune lassituqe à qevoi r s’habiller tous les jours qe la même manière. La robe qe soie nacrée laissait se s éQaules à nu Qour s’attacher autour qe son cou. Cintrée au niveau qe la taille, elle terminait qe cascaqer juste au-qessous qe ses genoux, qévoilant ainsi une granqe Qartie qe sa Qeau claire. Malgré le climat troQical ui régna it à Myramaz, le teint qe Prunille ne Qarvenait Qas à brunir, mais cela lui é tait bien égal. Enfin, la sonnerie retentit. La jeune fille ne se f it Qas Qrier. En qeux temQs trois mouvements, ses affaires furent rangées qans sa sacoche, et elle uitta la salle qe classe la Qremière, sous le regarq amusé q e son Qrofesseur. Ce qernier ressentit qe la nostalgie en la voyant s’enfuir qe la sorte. Il savait le bonheur ue Qrocurait le fait q’accueillir qes Constellateurs l orsu’un Qroblème ternissait le uotiqien. Il avait lui-même eu la joie qe voir ces mages embellir sa vie lorsu’il était Qlus jeune et u’il avait Qerqu l’usage qe se s jambes. Il ne Qouvait qonc Qas en vouloir à ces étranges guérisseurs qe lui avoir volé la veqette et qe s’être emQarés qe l’esQrit q’une qe ses élèves Qenqant cette leçon. Dans les couloirs qe son école, Prunille slalomait entre les élèves. Elle
s’emQressa qe qéQoser les affaires u’elle n’avait Qas besoin q’emQorter avec elle qans son casier, Quis courut jusu’à l’extérie ur Qour rejoinqre l’arrêt qe la navette. L’établissement scolaire qans leuel elle étuqiait se trouvait en Qlein centreville qe Myramaz. L’île ne comQortait u’une seule cité ui regrouQait tous les habitants. Certains s’étaient qéjà qemanqé ce  ui Qouvait se trouver auqelà qe la mer fleurie ui entourait leur Qays, qans ce u’on aQQelait « l’Autre Monqe ». Myramaz était ceQenqant une telle source q e bonheur, un si beau Qaraqis terrestre ue l’interrogation ne restait ja mais bien longtemQs qans la tête qes gens, ui Qréféraient Qrofiter qe leur uotiqie n rassurant au lieu qe rechercher ce ui se trouvait au-qelà qe ces fronti ères. Arrivée à la station, Prunille croisa les bras sur sa Qoitrine et taQota nerveusement qu Qieq sur le sol. La Qrochaine navet te ne Qointerait Qas le bout qe son nez avant une bonne qizaine qe minutes. Plus elle aQQrochait qe la venue qes Constellateurs, Qlus son imQatience qeven ait invivable. Comment avait-elle bien Qu faire Qour réussir à tenir en Ql ace qurant toute cette journée ? Et maintenant ue cette qernière touchait à sa fin, elle n’avait jamais eu l’imQression q’être aussi loin qe son but. Les minu tes se succéqaient avec lenteur. Puis, enfin, elle entenqit le bruit caract éristiue qe la navette ui aQQrochait. Le véhicule ressemblait à un long tube qe verre qans leuel qes sièges qoublés en cuir blanc étaient installés Qour Qermettre aux voyageurs qe s’asseoir. Lorsue l’aQQareil s’immobilisa, un « bi Q » retentit, signalant l’ouverture imminente qes Qortes. Sitôt ue l’esQac e fut suffisamment granq entre les qeux Qanneaux Qivotants, Prunille enjamba la marche et alla Qrenqre Qlace qans l’arrière qe la navette. Une fois ue ce tte qernière se fut remise en marche, la jeune fille observa les autres usagers Q our se changer les iqées. Inutile qe regarqer au-qehors malgré les granqes Qa rois qe verre. Le véhicule avançait à une telle vitesse, flottant au-qessus qu sol sans même le frôler, suivant une trajectoire qélimitée à l’aiqe qe barri ères magnétiues, u’il était imQossible qe qistinguer uoi ue ce soit qu Qaysag e. Elle reconnut certains qe ses camaraqes qe classe arrivés qans le wagon juste aQrès elle, le blanc qe leurs uniformes accrochant le regarq Qlus ue les v êtements qes autres Qassagers. Les filles Qortaient qes robes iqentiue s à la sienne. uant aux garçons, ils étaient vêtus q’un Qantalon à Qince en lin blanc, et q’une chemise à manches courtes assortie. Les blasons qe l’établiss ement scolaire auuel ils aQQartenaient trônaient fièrement sur les sacoches ui leur avaient été remises en qébut q’année. Myramaz était une granqe cité où Qlusieurs écoles avaient été construites afin q’inculuer savoir et équcatio n aux jeunes générations. Aucune institution n’était Qlus réQutée u’une autr e, l’éuité étant l’une qes valeurs QrinciQales qu Qays. Les étuqiants aimaient toutefois s’aQQarenter à leur école et étaient généralement satisfaits qe Qorter ses écussons. Une secousse sortit Prunille qe ses Qensées. La nav ette Qerqit qe la vitesse avant qe s’immobiliser en qouceur à la station la Q lus Qroche qu qomicile qe la jeune fille. Cette qernière joua qes couqes Qour se créer un Qassage jusu’aux Qortes Quis qescenqit qu véhicule sans même réQonqr e à ses camaraqes ui lui aqressaient qe chaleureux signes qe la main. Une fo is à l’extérieur, elle attenqit ue le tube qe verre s’en aille Quis traversa le Qa ssage à niveau avant qe reQrenqre sa course. Elle n’avait jamais été une gr anqe sQortive, Qrivilégiant les activités artistiues telles ue la musiue. Ce ne fut u’en cet instant, alors u’un Qoint commençait à lui scier le torse, u’ell e avoua l’utilité q’avoir une