Mystères à Natagamau

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119 pages
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Description

Une fois leurs études terminées, deux amies, Erika et Olivia, reviennent à Natagamau, une petite ville autochtone du Nord québécois, où elles ont passé leur enfance. Toutes deux, l’une médecin, l’autre vétérinaire, ont décidé de s’y installer et d’y ouvrir leur cabinet. Mais voilà qu’elles se retrouvent, malgré elles, témoins d’activités louches. Aidées de leur copain d’adolescence, Œil d’Aigle, qui n’a jamais quitté la région, elles seront emportées dans une suite de péripéties, où s’entremêlent cambriolages, contrebande et autres crimes.
Érika, Olivia et Œil d’Aigle parviendront-ils à résoudre ce qui se trame à Natagamau? Et sortiront-ils indemnes de toute cette histoire?
Passionné du Grand Nord canadien, Didier Périès propose, dans ce premier roman, une aventure palpitante qui tiendra en haleine les lectrices et les lecteurs, tout en leur faisant découvrir un territoire méconnu du Québec.

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Date de parution 12 juin 2013
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EAN13 9782895974079
Langue Français

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Mystères à Natagamau
Dipier Périès
Mystères à Natagamau Oération Clanpestino
ROMAN
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada Périès, Didier, auteur Mystères à Natagamau : Opération Clandestino / Didier Périès. (14/18) Publié en formats imprimé(s) et électronique(s). ISBN 978-2-89597-373-7. — ISBN 978-2-89597-406-2 (pdf). — ISBN 978-2-89597-407-9 (epub) I. Titre. II. Collection: 14/18 PS8631.E7336M97 2013 jC843’.6 C2013-902736-X C2013-902737-8 Les Éditions David remercient le Conseil des Arts d u Canada, le Secteur franco-ontarien du Conseil des arts de l’Ontario, la Ville d’Ottawa et le gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada.
Les Éditions David 335-B, rue Cumberland Ottawa (Ontario) K1N 7J3 Téléphone : 613-830-3336 / Télécopieur : 613-830-2819 info@editionsdavid.com www.editionsdavid.com Tous droits réservés. Imprimé au Canada. e Dépôt légal (Québec et Ottawa), 2 trimestre 2013
À Ambroisine et Erin
LOCALISATION
CARTE UE LA VILLE UE NATAGAMAu
ROMAN
Prologue
— Tu vas le regretter, dit l’homme aux cheveux atta chés en catogan en franchissant le seuil du petit appartement étudiant. « Ouf ! Il sort enfin », pensa Erika Picbois. Elle cru t jusqu’au dernier moment que les mots d’Alexis, certes menaçants mais lancés par dépit, mettraient fin définitivement à la conversation et à une relation qui avait commencé un an auparavant. Un soulier à bout ferré chassa cette belle illusion . Le jeune homme s’était retourné subitement et, dans l’élan, avait donné un grand coup de pied dans la porte alors qu’elle se fermait derrière lui. Transp orter du bois de charpente toute la journée gardait les muscles toniques, à n’en pas douter ! Erika se trouvait sur la trajectoire de la porte… Elle l’eût reçue dans l a figure si elle n’avait par réflexe reculé en catastrophe, laissant ainsi l’entrée à no uveau ouverte. Malgré ses 5 pieds 8 pouces — elle pouvait se permettre la plu part du temps de planter ses yeux noirs dans ceux des hommes sans avoir à lever la tête — la belle jeune femme se décomposa. Elle était surprise et apeurée par la tournure des événements. Son ex-fiancé revint sur ses pas… — Ah ! J’oubliais. Tu ne crois tout de même pas m’éc arter de ta vie d’une simple pichenette, ou comme on jette un objet indés irable au rebut… J’ai peut-être mon mot à dire, et pour t’aider à comprendre, une petite correction s’impose, à l’issue de laquelle je te laisserai réf léchir à tête reposée. Et ne darde pas tes beaux yeux de biche sur moi de cette façon ! Tu crois m’impressionner ? Lorsque je reviendrai de ma promenade, nous discute rons calmement de la suite. C’est compris ? Il lui décocha une claque magistrale avant qu’elle ait le temps de répondre. Erika comprit alors que la question était purement rhétorique. Au choc, la jeune femme laissa échapper un bruit de ballon qui se dég onfle d’un coup. Elle alla rebondir sur l’accoudoir saillant du fauteuil en pi n blanc avant que sa tête n’aille cogner le coin de la petite table de salon. Plus tard, elle revint à elle. Sonnée et le souffle coupé, elle entrouvrit les yeux. Elle sentait son menton contre la moquette râ peuse imprégnée de l’odeur de cigarette. Elle regarda ses longs membres musclé s et graciles comme si elle les voyait pour la première fois : un grand corps s velte, à la peau diaphane constellée de grains de beauté, mis en valeur par u ne jupe droite et noire assortie au cache-cœur rouge spécialement acheté po ur l’occasion. Eh oui, c’était bien elle et pas une autre : Erika Picbois, domiciliée au 9 rue Riel, à Québec… C’était le 29 mai, jour de son anniversaire , et elle était encore en un morceau ! Dans une expiration sifflante et douloureuse, elle frotta le côté droit de son crâne, à travers l’épaisse chevelure brune. Elle pa lpa l’énorme protubérance. Lorsqu’elle la retira, elle s’aperçut qu’elle avait du sang plein la main… Pendant qu’elle se relevait péniblement et se dirigeait vers la salle de bain afin d’y trouver de quoi nettoyer la plaie superficielle, les images de la soirée émergèrent lentement du brouillard dans lequel son esprit se t rouvait. Combien de temps avait-elle perdu conscience ? Elle n’était pas sûre de ce qui s’était passé. Le