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L'analogie chez Diderot

De
374 pages
Pour entrer dans l'univers esthétique, scientifique et philosophique de Diderot, l'auteur s'emploie à proposer l'étude de l'analogie. Ce terme, qui est central dans Le Rêve de d'Alembert, doit être compris, comme la méthode de résolution des antagonismes. Pour Diderot, le raisonnement analogique est un opérateur de continuité qui réduit les limites entre les différents savoirs. Car qu'est-ce que "penser", sinon peser, évaluer et déterminer une chose par rapport à une autre ? L'analogie, comme la pensée, est rapport et proportion.
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Radhouane BRIKI
L’analogie chez Diderot
LANALOGIE CHEZ DIDEROT
Critiques littéraires Collection fondée par Maguy Albet Dernières parutions Alléby Serge Pacome MAMBO,du monde Expériences sensible dans la littérature. Description et procès de signification chez Claude Simon et Emmanuel Dongala, 2016. Ya WEN,Baudelaire et la nouvelle poésie chinoise, 2016. Christopher CAVALLO,Hervé Guibert : Formes du fantasme, 2016. Audrey OGES,Violences coloniales et écriture de la transgression : Étude des œuvres de Déwé Görödé et Chantal Spitz, 2016. Jihad BAHSOUN,Réécriture et création dansLa Migration des cœursde Maryse Condé, 2016. Khadija KHALIFE,Les autobiographies de Julien Green et de Michel Leiris. Approches thématique et générique,2015. Isabelle CHOL et Wafa GHORBEL,L’hétérogène dans les littératures de langue française, 2015. Amadou OUEDRAOGO,L’imaginaire dans l’esthétique romanesque de Jean-Marie Adiaffi, Une lecture de La carte d’identité, 2015. Irene IVANTCHEVA-MERJANSKA,Écrire dans la langue de l’autre. Assia Djebar et Julia Kristeva, 2015. Magali RENOUF,Surréalisme africain et surréalisme français, 2015. Hideki YOSHIZAWA,Pierre Drieu la Rochelle. Genèse de sa « voix » littéraire (1918-1927), 2015. Élodie Carine TANG,Le roman féminin francophone de la migration. Émergence et identité, 2015. Mamadou DAHMED,Le héros monstrueux. Une lecture psychanalytique du personnage romanesque de Stendhal, 2015. Aline LE BERRE,Théâtre allemand. Société, mythes et démythification,2015. Alya CHELLY-ZEMNI,Jean Giono. Du mal-être au salut artistique, 2015. Francis IMBERT,LireRosie Carpede Marie NDiaye, 2015.
Radhouane Briki L’analogie chez Diderot ARMATTAN
L’H
Du même auteur -« Hétérogénéité énonciative et dialogisation interne du discours », dansProblématiques dusujet parlant dans la langue et le discours, Gai savoir, Tunis, 2004. -Le dialogue romanesque au XVIIIe siècle, Sahar, 2007. -« Fiction et formes de discours », dansLa référence, Miskiliani éditions, Tunis, 2008. -« La digression dansJacques le fataliste», dansLa digression(ouvrage collectif), Sahar, Tunis, 2008. -« La polyphonie », dansL’analyse du discourscollectif), (ouvrage sahar, Tunis, 2009. -« Corps et sacré », dansReligion et corps, Carthage éditions, Tunis, 2011. -« Le retour du sacré : menace ou promesse ? », dansPhilosophie des Lumières aujourd’hui.Bilan et perspectives, CIPA, Mons, 2015. -« La mémoire entre art et savoir », dansLettres de Kairouan, Kairouan, 2015. -« L’allure du génie », dansLa scène de la création chez Diderot (à paraître) -« Hâtons-nous de rendre la philosophie populaire », dansArt et démocratie, Tunis, 2016 (à paraître) -« Si on élargissait le champ du performatif ! », dansPremier Congrès International dePragmatique, Tunis, 2016 (à paraître) -« Par-delà le sacré et le profane », dansDésacralisations, à paraître chez CIPA. -« La création, ou l’ultime événement », dansLettres de Kairouan, Kairouan, 2016 © L’HARMATTAN, 2016 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Pariswww.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-09967-5 EAN : 9782343099675
À l’âme de mes parents
Ce travail n’aurait pas abouti sans la patience dont a fait preuve à mon égard ma femme. Qu’elle en soit vivement remerciée ici.Mes remerciements vont aussi à mon frère Kamel pour l’intérêt qu’il porte à mes activités scientifiques, à mes deux adorables perles Ghada et Hadil et à mon fils Ghassen pour son inestimable assistance technique.
Préface
On n’écrit pas sans démarche. Je dirai que le poëte n’en sort pas.De la simple décharge retenue puis libérée du souffle, explosée dans les syllabes aériennes des vocatifs et des ïambes premiers, aux phrases charpentées et aux discours, entendus au sens large, il n’est que quelques secondes-lumières de marche, et quelques nuances comparables mais qui s’estompent de proche en proche ou de loin en loin. Et la distance n’est plus perceptible, pas plus qu’elle n’est mesurable, entre le départ et l’arrivée, le centre et la périphérie de cette « supra-langue universelle » où circulent, « parents et solidaires, dira Lorand Gaspar, depuis l’amibe jusqu’aux lointaines galaxies», les « figures » toujours approchantes, semblables, synonymes, homonymes, paronymes et « analogues ». Ce voyage à la vitesse de la lumière dont procèdent la perception, le langage, la pensée, l’appréhension du réel et la création artistique, nous mène de démarche en démarche. Or, « toutes les démarches sont dans le monde» avait encore constaté si justement l’auteur d’Approche de la parole. Mais le monde et ses structures, c’est aussi l’univers et le cosmos, ses sentes mais aussi ses voies lactées, ses « fourmis » et ses « populations » (en claquant bien la diérèse comme voudrait que l’on fît le vers de Vigny), ses connexions et ses « chevilles », mais encore ses ablations et ses ellipses, ses constructions, ses destructions, ses explosions, ses implosions, ses ordres et ses désordres, ses harmonies et ses dissonances, ses eurythmies et ses arythmies…A l’autre bout, comme à l’intérieur, aux extrêmes confins « de ce monde » comme au fin fond des sous-mondes et des « quasi-mondes», de la perspective effrayante de l’infiniment grand au vertige effarant de l’infiniment petit, le mystère est «commun » et le faire« comme est ». Et l’analogie, cette fois due au « rapport » étymologique, nous dirait :cum. Ainsi, du silence à la parole, de la cécité à l’éblouissement, il n’y a pas loin. Dire ou entendre, créer ou nommer, quelle différence ? Que penser de cet équilibre suprême, qui va au-delà des ruptures, sauve de la dissipation et nous leste dans le désordre apparent de l’univers? Eh bien, avant que notre perception ne s’en retourne aux illusions des cloisons, des séparations et des différences, précipitée par le magma trompeur du chaos vers la nuit, le néant et la mort, une énergie
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