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L'Aube du grand jour - Poème

De
111 pages

Chassé par l’ennemi du sol de mes aïeux,
J’ai dû fouler les champs de la terre étrangère,
Entendre au loin les cris des monstres furieux
Enchaînant ma patrie aux liens de misère ;
Comme Dante, vivant j’ai traversé l’enfer !
Je croyais au début Dieu plein de pitié, fier
Avec les orgueilleux et clément aux fidèles ;
J’ai cru naïvement voir descendre des cieux
Des vengeurs pour punir les actions cruelles,
Qu’alors éclaterait le sépulcre odieux,

D’un peuple le tombeau, maintenu sur la terre
Parla main d’un bourreau qui durement l’enserre.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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Zygmunt Krasinski
L'Aube du grand jour
Poème
NOTICE SUR L’AUTEUR
Sigismond, fils unique du comte VincentKrasiński, général dans l’armée polonaise, naquit à Paris le 24 février 1811, à la veille de f aits importants qui devaient marquer dans l’histoire de son pays. Les glorieux efforts d e sa nation, ses illusions trompeuses suivies d’amères déceptions dans l’année mémorable de 1812, durent réagir sur l’imagination enfantine de notre compatriote, et qu i sait ? lui ont fait pousser peut-être les ailes du poëte inspiré. Ses ancêtres occupèrent un rang élevé dans le gouve rnement de la République de Pologne, et furent alliés aux familles royales de S axe et de Savoie. Le jeune Sigismond eut pour instituteur un homme de lettres connu, Joseph Korzeniowski,enir splendide de sondistingué, qui, s’il ne prévit pas l’av  professeur élève, apprécia de bonne heure sa grande aptitude l ittéraire. En effet, celui-ci écrivit son premier ouvrage à l’âge de quatorze ans. C’étai t une nouvelle intitulée :le Tombeau de famille des Reichstadt,d’autres écrits en prose où se révèle déjà suivie le génie poétique de l’auteur. Le fameux procès politique qui précéda de peu de te mps, à Varsovie, la révolution de 1830, procès dont les accusés et les victimes fu rent les noms les plus illustres de la Pologne et dans lequel le général figure tristem ent parmi les juges, jeta un voile lugubre sur la brillante carrière de ce dernier... Le fils désolé quitta alors son pays natal et se re ndit en Suisse, où il fit la connaissance d’AdamMiçkiewicz. Notre célèbre poëte, attiré vers le débutant par la douce mélodie de son jeu sur le piano, s’éprit pour lui d’une vive sympathie en app renant à le mieux connaître, et exerça une influence salutaire sur le développement artistique du jeune homme, qui, sous l’inspiration favorable duMaître, sentit croître ses ailes et, abandonnant la première manièreic dans ses premièresd’écrire par laquelle il s’était manifesté au publ oeuvres :Agaij Khan, Ladislas Herman, etc., révéla brillamment son génie poétique dans laComédie infernale, œuvre capitale, placée parMiçkieioicz,dans son cours de littérature slave au Collège de France, au premier rang de l’art dramatique en Pologne. Krasińskiy dénonça en prophète l’effondrement de la société tombant en ruine, et la guerre sociale entre ses divers éléments hostiles, comme le résultat inévitable de la civilisation actuelle... Les voies mystérieuses, so uvent même mystiques, dans lesquelles notre poëte nous entraîne à sa suite ave c un talent hors ligne, ne sont pas accessibles à tout le monde. Seul, le lecteur animé par la Foi et planant par son esprit au-dessus du monde matériel, trouvera la clef pour deviner les énigmes compliquées à l’aide desquelles l’auteur nous dévoile, dans un style magnifique, les splendeurs de l’avenir. A-t-il eu vraiment le don prophétique de la clairvoyance ?... Les temps futurs en décideront ; mais il est certain que le premier acte des machinations infernales de Pancrace (un en réalité, sous lades agents du drame) s’est joué dernièrement, Commune de Paris. La France fut toujours le point de mire de nos poët es, qui en déploraient le matérialisme, appelé, par les naïfs et les intéress és, Progrès et Régénération sociale. —Miçkiewiczires, elle seradisait que, « victime de ses passions révolutionna écrasée comme le fer rougi entre l’enclume et le ma rteau », — etStowaçki,« les que boulets ennemis traceront les décrets de la Provide nce sur les murs de Paris, et que leur sifflement retentira, inintelligible, sur les bords de la Seine ».