L'enfance frappe souvent à la porte avec ses bagages

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52 pages
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Description

Mon enfance ? Un souvenir trouble, déchirant et douloureux...si douloureux...



Mes parents ? Impossible de les nommer... Ils resteront à jamais dans mon cœur "elle" et "lui"...

Parce qu'évoquer leurs prénoms ouvrirait trop de blessures.

L'écriture comme médication...

Je m'affranchis et quitte l'enfance pour construire une vie d'adulte sereine et épanouissante...

Ma vie d'adulte.

Je m'appelle Lyly et j’ai décidé d'arrêter de souffrir. Ces gens qui m'ont mise au monde ne méritent pas que je leur fasse un tel honneur. Tant que possible... Si j’y arrive...

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EAN13 9782368323595
Langue Français

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L’ENFANCE FRAPPE SOUVENT À LA PORTE AVEC SES BAGAGES
LOETITIA MANENT L’ENFANCE FRAPPE SOUVENT À LA PORTE AVEC SES BAGAGES
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Lundi 23 février 2009 Son enfance a explosé comme un corps qui se pose su r une mine anti personnelle dans un désert.
Ça y est, c’est fait !
Ça y est, cette goutte-ci a fait déborder son vase.
Sa coupe était pleine depuis déjà de nombreuses ann ées… il aura fallu attendre un peu plus de …
Trente-trois ans pour que vole en éclat son enfance .
Trente-trois ans, oui, trente-trois ans…
Cette petite fille, que Lyly a longtemps été, a don c explosé comme un corps qui se pose sur une mine oubliée dans un désert...
Quand ?
Un début de matinée d’hiver, rude cette année-là. U ne fin d’enfance rude cet hiver-là.
Une matinée d’hiver donc, Lyly fut animée d’une gai e, innocente, naïve et vaine pulsion.
Pauvre élan assassiné, piétiné par ces autres, ces pseudos êtres chers, de sa chair ou non.
Pourquoi Lyly a-t-elle toujours été animée, durant ses trente-trois ans, par cet amour inconditionnel des autres ?
Un amour si ingrat en retour.
Si cruel qui la fait souffrir depuis le premier jou r où elle expulsa l’air de ses poumons ?
Tout allait changer désormais !
Mais ce jour-là, tout était différent.
Lyly ne serait plus une enfant, toujours en attente de gestes et preuves d’amour, prête à tout pour se faire aimer.
Lyly ne serait plus la même Elle.
Lyly serait, c’est vrai, une Elle avec du plomb dan s l’aile.
Mais…
Lyly serait une Elle E, deux L, E.
Quatre lettres bien accolées les unes aux autres, s oudées et confiantes, enfin.
Lyly ne serait plus une « hèle » c’est à dire quelq u’un qu’on hèle quand le besoin s’en fait ressentir et que l’on oublie ou que l’on délai sse sans reconnaissance après usage.
Lyly serait…
Non !
Lyly sera quatre lettres qui auront cessé leur course folle.
Quatre lettres qui auront cessé leur quête d’un gra al affectif…à bout de souffle…
Quatre lettres qui auront peut-être atteint leur graal en conscience…
Pourquoi ?
Parce que !
Parce qu’un jour !
Parce qu’un lundi comme les autres !
Parce qu’un évènement insignifiant !
Parce qu’un évènement qui ne dura pas plus d’une mi nute mais qui fut la conclusion d’une éternité de léthargie !
Parce qu’un évènement anodin mit fin à des années d e simulacre !
Parce qu’il fallait un début de fin à des années de dépendance affective.
Ça y est, c’est fait !
Un lundi matin de rude hiver, Lyly mourut.
Enfin morte…
Mais vivante…
Avec un début de mieux.
Comme renaissante de ses cendres dans la seconde qu i suivit.
Du moins, elle l’espérait…
Juin 1992 ELLE Cette après-midi-là, elle fit démarrer le vieux cam ion bleu.
La chaleur estivale accentuait la fatigue qui l’acc ablait depuis plusieurs jours et qui ankylosait ses jambes au saut du lit.
Elle l’aimait tant qu’elle cédait à tous ses désirs , à tous...