L

L'étau - Limettes de Sicile - Le devoir du médecin

-

Français
110 pages

Description

Ce recueil regroupe dans une nouvelle traduction de Mathilde Dri, les trois premières pièces de Luigi Pirandello, écrites en 1898 et 1912.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 24 mai 2017
Nombre de lectures 13
EAN13 9782355832024
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
1
l’étau limettes de Sicile le devoir du médecin
e s l’Escalier on ertoir EdiRtiép
Luigi Pirandello
Théâtre 1
L’étau
Lîmettes de Sîcîe
Le devoîr du médecîn
Traductîon Mathîde Drî 2017
L’étau
Drame en un acte
1898
Personnages
Andrea Fabbrî Gîuîa, sa femme Antonîo Serra, avocat Anna, domestîque
En provînce, de nos jours.
Une pîèce dans a maîson des Fabbrî. Porte d’entrée au fond. Porte atérae à gauche. Deux fenêtres atéraes à droîte. Peu après e ever du rîdeau, Gîuîa, quî se tîent près de a fenêtre sîtuée au fond, tournant e dos au pubîc et re-gardant au-dehors, a un mouvement de surprîse et se re-cue ; ee pose sur un petît guérîdon ’ouvrage de crochet qu’ee tîent dans sa maîn et va fermer a porte de gauche, rapîdement maîs avec précautîon, puîs va attendre près a porte d’entrée. Antonîo Serra entre.
Giulia,se jetant à son cou, doucement, contente Déjà à ? Antonio,se dérobant, troubé Non, je t’en prîe ! Giulia Tu n’es pas seu ? Où as-tu aîssé Andrea ? Antonio,soucîeux Je suîs rentré pus tôt, cette nuît. Giulia Pourquoî ? Antonio,îrrîté par a questîon J’aî trouvé une excuse. Vraîe au demeurant. Je devaîs me trouver îcî au matîn, pour affaîres.
• 7 •
Giulia Tu ne m’en as rîen dît. Tu auraîs pu me prévenîr. Antonîo a regarde et ne répond pas. Giulia Que s’est-î passé ? Antonio,à voîx basse maîs vîbrante, presque avec coère Ce quî s’est passé ? Je craîns qu’Andrea n’aît des soupçons. Giulia,îmmobîe, d’un étonnement mêé d’effroî Andrea ? Comment e saîs-tu ? T’es-tu trahî ? Antonio Non, tous es deux ensembe sî c’est e cas ! Giulia,même jeu Icî ? Antonio Ouî. Pendant qu’î descendaît... Andrea descendaît devant moî, tu te souvîens ? avec a vaîse. Toî, tu nous écaîraîs de a porte. Et moî en passant... Dîeu, comme on peut être bête des foîs ! Giulia,même jeu I nous a vus ? Antonio I m’a sembé qu’î s’est retourné en descendant. Giulia Dîeu, dîeu... et tu es venu me e dîre... Comme cea ? Antonio Tu ne t’es rendue compte de rîen ? Giulia Moî non, de rîen ! Maîs où est Andrea ? Où est-î ?
• 8 •
Antonio Dîs-moî : étaîs-je déjà en traîn de descendre orsqu’î t’a appeée ? Giulia Quand î m’a dît au revoîr ! C’est donc au tournant du pa-îer d’en dessous ? Antonio Non, avant, avant. Giulia Maîs s’î nous avaît vus... Antonio Entrevus, sî te est e cas. Un seu înstant ! Giulia Et î t’a aîssé revenîr pus tôt ? Est-ce possîbe ? Tu es bîen certaîn qu’î n’est pas partî ? Antonio Tout à faît certaîn. I n’y a pas d’autre voîture en prove-nance de a vîe avant onze heures.(î regarde sa montre) I va arrîver. En même temps avec cette încertîtude... nous voîà suspendus au-dessus du vîde... tu comprends ? Giulia Taîs-toî, taîs-toî, je t’en prîe ! Came-toî. Dîs-moî tout. Qu’a-t-î faît ? Je veux tout savoîr. Antonio Que veux-tu que je te dîse ? Dans une tee sîtuatîon, es mots es pus étrangers sembent être des ausîons ; chaque regard, un sîgne ; chaque înlexîon de voîx un... Giulia Du came... Du came...
• 9 •
Antonio Ouî, du came, du came, facîe à dîre !(brève pause - î se reprend un peu) Maîntenant, tu te souvîens ? Avant de partîr, nous dîscu-tîons uî et moî sur cette maudîte affaîre à réger en vîe. Luî î s’enlammaît... Giulia Ouî, et aors ? Antonio À peîne étîons-nous dans a rue qu’Andrea ne para pus et avançaît tête baîssée ; je ’aî regardé, î étaît troubé, î avaît es sourcîs froncés... J’aî pensé « I s’en est ren-du compte ! ». Je trembaîs. Maîs subîtement et d’un aîr sîmpe et nature î me dît : « C’est trîste non ? Voyager e soîr... aîsser sa maîson e soîr... ». Giulia De cette façon ?
Antonio Ouî. I trouvaît cea trîste aussî pour ceux quî restent. Et puîs une phrase... (j’en aî eu des sueurs froîdes !) « Se quît-ter à a umîère d’une chandee, dans un escaîer... ».
Giulia Ah cea... sur que ton ’a-t-î dît ?
Antonio Avec a même voîx, natureement, je ne saîs pas... I e faî-saît exprès ! I m’a paré des enfants qu’î avaît aîssés dans eur ît, endormîs ; maîs pas avec cette affectîon sîmpe quî rassure — et de toî aussî.
• 10 •