L'Individu contre l'État

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Extrait : "La plupart de ceux qui passent à présent pour des libéraux, sont des torys d'un nouveau type. Voila le paradoxe que je me propose de justifier. Pour faire cette preuve, je suis obligé de montrer d'abord ce qu'étaient ces deux partis politiques à l'origine, et de prier ensuite le lecteur de m'excuser si je lui rappelle des faits qui lui sont familiers, ne pouvant autrement lui bien faire comprendre la nature intrinsèque du vrai torysme et du vrai libéralisme..."

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EAN13 9782335031119
Langue Français

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EAN : 9782335031119
©Ligaran 2015
Préface
Dans la revue de Westminster du mois d’avril 1860 j ’ai publié un article intitulé :Réforme parlementaire : les dangers et les sauvegardes. Dans cet article j’ai osé prédire quelques-uns des résultats des changements politiques proposés à cette époque. Voici, réduite à sa plus simple expression, la thèse que je soutenais : à moins que des précautions convenables ne soient prises, l’accroissement de la liberté apparente sera suivi d’une diminution de la liberté réelle. Aucun fait n’est survenu qui ait pu changer l’opinion exprimée alors. Depuis cette époque la législation a suivi le cours que j’indiqu ais. Des mesures dictatoriales, se multipliant rapidement, ont continuellement tendu à restreindre les libertés individuelles, et cela de deux manières : des réglementations ont été établies, chaque année en plus grand nombre, qui imposent une contrainte au citoyen là où ses actes étaient auparavant complètement libres, et le forcent à accomplir des actes qu’il pouvait auparavant accomplir ou ne pas accomplir, à volonté. En même temps des charges publiques, de plus en plus lourdes, surtout locales, ont restreint davantage sa liberté en diminuant cette portion de ses profits qu’il peut dépenser à sa guise, et en augmentant la portion qui lui est enlevée pour être dépensée selon le bon plaisir des agents publics. Les causes de ces effets prédits, qui agissaient alors, agissent encore maintenant ; en vérité, leur puissance grandira probablement. Voyant donc que les conclusions tirées relativement à ces causes et à ces effets se sont vérifiées, je me suis décidé à exposer des conclusions analogues relativement à l’avenir, à y insister même, et à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour éveiller l’attention sur les maux dont nous sommes menacés. Dans ce but j’ai écrit les quatre articles suivants, publiés d’abord dans laContemporary Reviewde cette année (avril, mai, juin, juillet 1884). Pour répondre à certaines critiques et pour écarter certaines objections que, l’on ne manquera pas de faire, j’ai ajouté un post-scriptum.