La Généalogie de la Morale

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103 pages
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Extrait : "Ces psychologues anglais à qui nous sommes redevables des seules tentatives faites jusqu'à présent pour constituer une histoire des origines de la morale, nous présentent en leur personne une énigme qui n'est pas à dédaigner ; j'avoue que, par cela même, en tant qu'énigmes incarnées, ils ont sur leurs livres un avantage capital, ils sont eux-mêmes intéressants !"

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EAN13 9782335033403
Langue Français

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EAN : 9782335033403
©Ligaran 2015
Pour servir de complément à un récent ouvrage : Par-delà le Bien et le Mal et en accentuer la portée.
Aoant-prOpOs
1 NOus ne nOus cOnnaissOns pas, nOus qui cherchOns la cOnnaissance ; nOus nOus ignOrOns nOus-mêmes : et il y a une bOnne raisOn pOur cela. NOus ne nOus sOmmes jamais cherchés, – cOmment dOnc se pOurrait-il que nOus nOusdécouvrionsun jOur ? Ôn a dit justement : « Là Où est oOtre t résOr » là aussi est oOtre cœur ; » etnotretrésOr est là Où bOurdOnnent les ruches de nOtre cOnnaissance. C’est oers ces ruches que nOus sOmmes sans cesse en chemin, en orais insectes ailés qui butinent le miel de l’esprit, et, en sOmme, nOus n’aoOns à cœur qu’une seule chOse – « rappOrter » quelque butin. En dehOrs de cela, pOur ce qui cOncerne la oie et ce qu’On appelle ces « éoènements » – qui de nOus sérieusement s’en préOccupe ? Qui a le temps de s’en préOccuper ? POur de telles affaires jamais, je le crains, nOus ne sOmmes oraiment « à nOtre affaire » ; nOus n’y aoOns pas nOtre cœur, – ni même nOtre Oreille ! Mais plutôt, de même qu’un hOmme dioinement distrait, absOrbé en lui-même, aux Oreilles de qui l’hOrlOge oient de sOnner, aoec rage, ses dOuze cOups de midi, s’éoeille en sursaut et s’écrie : « Quelle heure oient-il dOnc de sOnner ? » de même, nOus aussi, nOus nOus frOttOns parfOis les Oreillesaprès coupnOus nOus demandOns, tOut étOnnés, tOut cOnfus : « Que nOus est-il dOnc et arrioé ? » Mieux encOre : « Qui dOnc sOmmes-nOus en dernière analyse ? » Et nOus les recOmptOns ensuite, les dOuze cOups d’hOrlOge encOre frémissants de nOtre passé, de nOtre oie, de nOtreêtre – hélas ! et nOus nOus trOmpOns dans nOtre cOmpte… C’ est que fatalement nOus nOus demeurOns étrangers à nOus-mêmes, nOus ne nOus cOmprenOns pas , il faut que nOus nOus cOnfOndiOns aoec d’autres, nOus sOmmes éternellement cOndamnés à subir cette lOi : « Chacun est le plus étranger à sOi-même », – à l’égard de nOus-mêmes nOus ne sOmmes pO int de ceux qui « cherchent la cOnnaissance »…