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La Guerre d'Italie - Campagne 1859

De
40 pages

ARGUMENT.

Commencement des hostilités contre les Autrichiens ; les Sardes et les Français courent aux armes. — Bataille de Montebello. — Bataille de Turbico. — Bataille de Palestro. — Bataille de Magenta.

Quàm malè humano generi, quod homo hominis occidendi artem in primis excogitaverit !

Déjà chassant l’hiver, appelant les amours,
Egal distributeur et des nuits et des jours,
Le soleil s’élevait sur la terre étonnée,
Il nous ramenait Flore, il commençait l’année,
Quand l’affreuse discorde, aux bords du Mincio,
Avec un cri terrible, agita son flambeau.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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Henri Corgeron
La Guerre d'Italie
Campagne 1859
CHANT PREMIER
ARGUMENT.
Commencement des hostilités contre les Autrichiens ; les Sardes et les Français courent aux armes. — Bataille de Montebello. — Bataille de Turbico. — Bataille de Palestro. — Bataille de Magenta.
Quàm malè humano generi, quod homo hominis occidendi artem in primis 1 excogitaverit !
Déjà chassant l’hiver, appelant les amours, Egal distributeur et des nuits et des jours, Le soleil s’élevait sur la terre étonnée, 2 Il nous ramenait Flore, il commençait l’année , 3 Quand l’affreuse discorde, aux bords du Mincio , Avec un cri terrible, agita son flambeau. L’homme y vivait heureux, dans une paix profonde, Au sein de l’amitié, loin des troubles du monde ; La Victoire y dormait, au milieu des vertus, Au milieu des bergers, des soldats confondus : Mais ce cri la réveille et rappelant aux armes, Sur ces bords enchantés ramène les alarmes : Le timide pasteur pousse au loin son troupeau ; Et chacun à l’envie accourt à son drapeau... D’un jeune enfant, alors, la valeur généreuse, Aux accents répétés de la déesse affreuse, D’un fer qui se rouillait arme soudain son bras, Son œil étincelant respire les combats. Etonnés, ses amis, ses parents, son amante, Contemplent son ardeur, que leur présence augmente. On distingue, entre tous, un vieillard : comme lui, De la France, aux combats, il fut jadis l’appui. « O mon fils ! lui dit-il, la patrie t’appelle, Tu ne m’appartiens plus. Va, cours, sois digne d’el le ; Triomphe, et que les dieux disposent de tes jours... Tu vois couler mes pleurs... N’en taris point le co urs... Pourtant ne conçois pas un soupçon qui me blesse ; Ils sont d’affection et non pas de faiblesse. J’ai servi bien longtemps... Mais par plus de bonhe ur, Véritable soldat, tu sers pour l’Empereur... Aux champs où j’ai montré ma valeur, mon audace, Par plus de gloire encor, va effacer leur trace, Et que j’oublie un jour à de plus grands exploits, Que je n’ai vu couler mon sang que pour des rois ! » Plus triste, son amante alors lui ceint ses armes, Son œil humide ajoute à l’éclat de ses charmes. De ce tableau touchant, les villageois temoins, Au père du soldat ont promis tous leurs soins : Leurs biens sont le tribu qu’ils veulent tous lui rendre ; Leurs mains cultiveront les champs qu’il va défendre.
« C’en est trop, répond-il, amante, père, amis,
1me ait inventé soit celui de détruirePourquoi faut-il qu’un des premiers arts que l’hom ses semblables !
2Le soleil entre au signe du bélier au mois de mars ; il y fait l’équinoxe du printemps, et commence l’année astrologique. Alors les nuits s ont à peu près égales aux jours. C’est à la fin de mars, vers le commencement d’avri l que commencèrent les hostilités en Italie.
3e septentrionale du duché de Mantoue.Le Mincio, fleuve de l’Italie, qui arrose la parti