La Mélodie des lucioles

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226 pages
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Description

Deux vies, Roman et Anna, que le destin va rapprocher pour mieux les séparer. Lui, aux prises avec un passé dont il tente de comprendre la signification aux travers d'un sonnet lui rappelant étrangement son histoire, elle prisonnière d'un conflit dont elle ne connait pas le nom mais qui amène chaque jour davantage de désolation. Tous les deux, accompagnés de deux enfants, Thom et Rose, vont devoir lutter pour échapper à l'horreur et vivre enfin leur amour.

Caroline Fleury a choisi de placer l'espoir au cœur même de cette histoire. Le germe de l'espérance se cache jusque dans l'atrocité. Des cendres renaît encore une fois la vie, celle d'un homme otage d'un drame familial, celle d'une enfant à qui on a volée sa famille, son enfance. Mais l'espoir résiste à tout...


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Date de parution 21 février 2013
Nombre de visites sur la page 95
EAN13 9782368860038
Langue Français

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La Mélodie des lucioles
Caroline Fleury
© NeoBook Éditions 2012
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PREMIÈRE PARTIE
1
De la fenêtre de la chambre, la rue étroite prenait l’aspect d’une gigantesque toile de fils de couleurs. Les vêtements pendaient et faisaient se rejoindre les balcons tout comme les êtres. Les nuances de rouges, de blancs et de jaunes se mêlaient dans les multiples rangés composés de tissus et de pinces bleutés tandis que les imprimés bigarrés ondulaient sous la brise légère. Quelques formes chancelantes rappelaient le mouvement d’une caresse par l’ondoiement d’une manche ou par la rencontre d’une jambe de pantalon avec l’étoffe veloutée et côtelée d’une jupe. Le rideau composé par ces étoffes grelottantes et dansantes a ffaiblissait les murmures des conversations des passants lointains et associait l’ordinaire à la multiplicité des rencontres improbables : de la veste à queue-de-pie au bas troué et rapiécé.
Pourtant, la ville absente semblait se cacher derri ère ces rideaux de fortune disposés en drapés de scène, en rappels des espoirs ambiants, en paravents des paroles des quidams diffuses et étouffées.
Dans cette chambre, immobile, sur le bureau touché par la plaintive lumière de neuf heures, une feuille de papier se tenait fièrement sur la table. À ses côtés, un homme était tranquillement assis, le regard absorbé par ce spectacle flottant.
Puis son regard au dessus d’elle s’égara dans le ciel.
Sur la gauche de ce pupitre, un papier chiffonné ét ait posé. La veille, l’homme y avait inscrit un sonnet, la nuit où la lune et la griserie de l’alcool lui avait fait tout oublier.
Les yeux abandonnés dans l’azur, il finit tout de même par reprendre ses esprit après quelques minutes : il baissa alors la tête, se saisit de cette boule froissée vaguement ennuyé, la déplia, la liss a et lut les mots griffonnés.
L’Inavouable…