La Nouvelle Revue Française N

La Nouvelle Revue Française N' 151 (Avril 1926)

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Livres
188 pages

Description

André Suarčs, Saint Juin de la Primevčre
André Malraux, Lettres d'un Chinois
Odilon-Jean Périer, Le Promeneur
Jacques Massoulier, Épisodes normands
Jean Prévost, Hérault de Séchelles et la théorie de l'ambition
Henri Pourrat, Le mauvais garçon (II)
Réflexions sur la littérature :
Albert Thibaudet, Roman et Politique
Notes : littérature générale :
Jean Schlumberger, Correspondance de Jacques Rivičre et Paul Claudel (Le Roseau d'Or)
Gabriel Marcel, Notre cher Péguy, par Jean et Jérôme Tharaud (Plon)
Charles Du Bos, Figures étrangčres, par Edmond Jaloux (Plon)
Ramon Fernandez, Le jeune homme, par François Mauriac (Hachette) - Bordeaux, par François Mauriac (Émile-Paul)
Notes : la poésie :
Henri Rambaud, Feuilles de saints, par Paul Claudel (Éditions de la N. R. F.)
François Mauriac, Ma France poétique, par Francis Jammes (Mercure de France)
Notes : les arts :
André Lhote, La rétrospective des Indépendants
Boris de Schlzer, Chronique musicale
Notes : les spectacles :
Benjamin Crémieux, ŤCe sentiment qu'on appelle l'amour...ť
Marcel Arland, Sur une reprise de Cyrano
André Beucler, Films
René Lalou, Notules
Les revues :
Jean Paulhan, Sur Jacques Rivičre

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 avril 1926
Nombre de lectures 33
EAN13 9782072392788
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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puéril. 8fr. dans le bénitier. 10 fr.
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nous l'espérons, à ceux qui n'ont pas connu le brillant auteur de la heine,
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et si indulgent des déclassés, que les amis d'Alfred Capus, en le comparant à
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Je ne suis pas sportif et m'en excuse, pourtant j'ai lu PLAISIRS DES
SPORTS avec un grand intérêt. Il m'a plu de voir tant de difficultés vaincues
par la jeune maîtrise de JEAN PREVOST. ANDRÉ BILLY, L'OEzivre, 12-12-2 5.André Billy, L'Œuvre, 12-12-25.
Cela rend vraiment le son du classicisme nouveau que nous attendons.
FRÉDÉRIC LEFÈVRE, La Revue des Jeunes, 15-12-25.
Ne voyant pas dans ces exercices que l'occasion d'être brutal, JEAN
PREVOST nous apprend l'humanité. C'est ce qui rend son livre plus
important. Il remet les choses au point. Il ne s'abandonne pas au lyrisme, mais il
dévoile lentement la portée de la force et de la puissance. -opéenne, 1-1-26.Philippe SOUPAULT, Revue Européenne,
Le livre de M. JEAN PREVOST est capable d'émouvoir le lecteur le moins
sportif, le lecteur le plus réfractaire aux exercices physiques. Moderne,
ultramoderne par le sujet, M. Jean Prévost use d'un style classique d'une grande
pureté. Il fait songer à un Marcel Proust qui aurait aimé les sports.
JEAN DORSENNE, L'Ere Nouvelle, 9-1-26.
le plus important de tous ces livres sur le sport publiés depuis deux ans,
je donne cette palme à M. JEAN PREVOST pour son remarquablePLAISIRS DES SPORTS.
HENRY DE MONTHERLANT, Les Nouvelles Littéraires, 6-2-26.
PLAISIRS DES SPORTS sera placé à part dans notre bibliothèque, là où
sont réijnis les livres dont on feuillette de temps à autre quelques pages pour en
retrouver le charme.
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(EXTRAITS DE PRESSE)
Ce livre est nne source et un bienfait. FRÉDÉRIC LEiftvua (Nouvelles Liitéraires. 6-2-?6).
L'auteur de Marins d'eau douce, le traducteur de Shakespeare, a narré la vie du grand musicien
en critique, en psychologue et en conteur. Ce n'est pas un abrégé a vue de pays. C'est une
analyse pénétrante et avide. Et le sentiment le plus intense de la musique et de ses destinées
circule partout. Opion {Action Française, 11-2-26)..
M. GUY DE POURTALÈS, d'un style varié, moderne et sobre, a rendu vivant ce personnage
aux aspects multiples. Il nous l'a fait aimer, parce qu'il a su montrer dans ce musicien formidable
un homme d'une rire bonté, d'une humilité par instant sublime, d'une foi si profonde et si noble
qu'il semble après la lecture de ces pages qu'il domine de son intelligence et de sa piété
tout le xix' siècle musical. LES Treize (Intransigeant, 12-2-26).
Il fallait l'intelligence aiguë, la sensibilité musicale, li compréhension de la vie et le talent
subtil de l'artiste qu'est lui-même M. GUY DE POURTALES pour fixer ce portraitmagnifique.Cette VIE DE FRANZ LISZTne s'analyse pas. Il faut la lire chacun y découvrira quelques
pages qui le feront réfléchir. Et avant tout, les artistes sauront y trouver des leçons de haute morale
pratique. En aimant Liszt et en le servant de tout son cfceot ftj<le'jout son talent, M. Guy de
Pourtalès a fait œuvre de grand artiste, œuvre digne du prodigieux génie qu'il a justement
glorifié, je le répète, dans la lumière et lavérité.
GUSTAVE DORET (La Galette de Lausanne, r¢-z-=6).
Voici une' belle matière la musique sans cesse mêlée à la vje, les orages d'un coeur
romàntique, les courses triomphales a travers le monde, la sérénité de Rome enveloppant l'artiste
devenu l'abbé Liszt 1 excellent et délicat écrivain qui vient de la mettre en œuvre et de lui'
donner un vêtement littéraire a su en composer un livre des plus vivants et des plus pittoresques
et aussi des plus compréhensifs et des plus pénétrants, qui se lit avec un extrême intérêt.
CORRESPONDANT.
M. GUY DE POURTALES vient de consacrer à la VIF DE FRANZ LISZT un livre d'une
pénétration remarquable et de la plus délicate sensibilité.. (Ecbo de Paris, 17-2-16.)
Il est bon au milieu de nos pauvres préoccupations quotidiennes er de nos médiocres soucis
personnels, d'entendre évoquer les grandes vies consacrées à la pensée et à l'art et qui demeurent
d'éternels exemples de foi et de volonté. Ecoutons M GUY DE POURTALES nous conter
l'existence que mène en ce monde passager l'enchanteur Liszt. Son personnage a de la grandeur, et
M. Guy de Pourtalès nous le fait sentir dans son livre très amusant, très documenté et très
vivant. HENRI DE Régnier (Figaro, 17-2-26).
Il faut lire la très belle VIE DE FRANZ LISZT que vient de publier M. GUY DE
POURTALES.C'est l'œuvre d'un psychologue et d'un poète. Ici, son âme est peinte. c'est une des
plus belles figures de l'humanité. On le comprend mieux, maintenant, grâce au très beau livre
de M. de Pourtalès. ROBERT Dezarnaux (La Liberté,
16-2-26)Lorsqu'on vient de fermer un livre de la nature que GUY DE POURTALÈS vient, de
consacrerFranz Liszt, et que l'on retombe dans la réalité quotidienne, on éprouve l'impression,
désobligeante d'être chassé d'un monde supérieur où rien n'était à l'échelle du nôtre; où tout
était plus grand, plus noble, plus courageux. Alors les hommes de génie se promenaient sur la
terre vraiment comme les représentants des Dieux.Le livre remarquable de Guy de Pourtalès
montre avec beaucoup d'art et d'émotion l'ascension continue de cette belle âme, au vol sans
cesse élargi. Parfois rexistence d'un homme nous détourne de son œuvre. Ce n'est pas le
cas pour Liszt. Sa musique semble encore plus belle quand on s'est approché des sources d'où
elle a jailli. JtAti-Louis Vaudoyer (le Gaulois, 25-2-26).
Tout est prodigieux dans la vie de ce musicien merveilleux. Et le livre écrit à sa gloire par
M. DE POURTALES, avec infiniment de talent, est le plus attachant des romans vécus.
Les Cocpe-Papier (Le Matin, 21-2-26).
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Au-dessus de ces trois nouvelles, dont une
seule et même inspiration fait un tout
homogène, le titre OCCASIONS se découpe comme
1'enseigne des brocanteurset des petits
antiquaires stfr leur bric-à-brac sordide et poétique.
• Aussi est-ce un livre que tous le& amateurs,
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collectionneurs et chasseurs d'antiquités, certains de se sentir en pays Je
connaissance, accueilleront avec sympathie. Qu'ils n'y cherchent point cependant une
description complète du milieu de la brocante, trop divers pour être épuisé en un
volume. Mais, d'un long voyage à travers le monde de la « curiosité », ARMAND
LUNEL rapporte un choix de curiosités tragiques ou romanasqttes fe
criminelle Brigadière, reine de coeur des chiffonniers et sa victime, l'affreux, gargottier
Barbant-Marmite; les trois Femmes Célestes et leur douce nièce Radie!;
l'ébéniste-antiquaire Goyèche, héros de ChaiserOoche, où la folie amoureuse prend un
tour si étrangement professionnel. De page en page Ie lecteur reconnaîtra la
même alliance d'observation directe et de lyrisme qui caractérisait L'Imagerie du
CorSier, soit que l'auteur accentue son réalisme dans la première et fa1 dernière
rrotrvdte, sait que, arec les FenrtTres Célestes-, il onvre ptos tagemenr l'a' porte au
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MESSAGES
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Dans cet ouvrage je réunis des essais inspirés par
deux hypothèses la première, que la technique d'une
œuvre, minutieusement et complètement analysée,
doit nous renseigner sur la mentalité de l'auteur, sur le
type d'humanité qu'il représente la seconde, qu'il est
possible d'établir une liaison entre l'expression
littéraire et la psychologie de l'homme en action, de façon
qu'on puisse discerner dans l'oeuvre les réactions
fondamentales de l'homme souvent dissimulées dans les confessions ou éliminées
automatiquement par l'analyse scientifique y puiser des renseignements sur la conduite
de la vie. Ces deux hypothèses sont le fruit de réflexions sur le problème de la
personnalité, lequei, d'après moi, ne pourra être résolu qu'après une étude
approfondie de l'idée d'action, purifiée de tout préjugé utilitaire et de tout souci
apologétique. En effet l'œuvre doit sa substance concrète à la- sensibilité,à l'affectivité de
l'auteur, à ce qu'il y a de plus personnel en lui. Une critique réaliste des genres, à la
manière de Brunetière, ou une psychologie de l'auteur extérieure à l'œuvre, à la de Sainte-Beuve, ne saurait donc remplacer l'analyse directe et détaillée de la
technique de l'œuvre, sorte de graphologie littéraire où les éléments de l'œuvre sont
considérés comme des signes que les données, de l'esthétique et de la psychologie
permettent d'interpréter. D'autre part, une production littéraire roman, drame ou
poème est une expérience privilégiée où la pensée, grâce aux libertés de
l'imagination, s'exerce directement sur l'action, ne fait qu'un avec elle, par suite réalise
idéalement un accord que nous cherchorts en vain dans la vie et nous révèle les meilleures
conditions de cet accord. Je me suis borné à transmettre les « messages » des maîtres
qui m'ont paru le plus typiquement modernes, et aussi à chercher pourquoi tel message
illustre et admirable celui de Balzac par exemple est aujourd'hui difficilement
utilisable. Donc travail de liaison» liaison entre différentes cultures, liaisons entre
la vie et la pensée qui voudrait esquisser les bases d'un humanisme nouveau,
adapté à nos moyens et à nos désirs authentiques. R. F,
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Né en 1894, d Paris, de père mexicain et de mère provençale. A fait ses études au Lycée
Loitii-h-Grand et à la Sordonne Licencié ès-Lettres, Diplômé d'Etudes Supérieures de
Pbiïvscphie, priparv ntre thèse de Doctorat sur Balzac:
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présent bulletin. Les commandes non accompagnées de leur montant
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EXTRAITS DE PRESSE
Ce quatrième recueil de poèmes que nous donne M. JULES SUPERVIELLE
est absolument remarquable et c'est sans crainte de nous tromper que nous
affirmons qu'il est l'ceuvre « d'un grand poète t> ANDRÉ MORA, La Volonté, 9-11-2 5.André 9-1 1-25.
La qualité lyrique de ces pages tient à ce que M. SUPERVIELLE ne se
définit pas, mais se situe dans une série de rapports nés des plus surprenantes
rencontres. New-York Herald, 9-1 1-25.
C'est en rêvant sur un atlas et sur une carte du ciel, en retournantà l'âge
des cavernes, en prévoyant la fin du monde ou simplement en évoquant ses
morts, ses enfants, ses voyages que JULES SUPERVIELLE a rencontré parmi
tant d'éléments impurs la poésie pure dont son livre est plein.
PAUL FIERENS, Nouvelles Littéraires, 26-11-25.
M. SUPERVIELLE, qui était déjà connu des lettrés par des poèmes et par un
beau roman L'Homme de la Pampa, affirme avec GRAVITATIONS la plénitude
d'un des talents les plus originaux d'aujourd'hui.
LES ACADÉMISARDS, Paris-Soir, 7-12-25.
Visions, déformations, apparences, germes, géologies anticipatrices. L'art de
JULES SUPERVIELLE rend tout cela intensément vivant parce que sa pensée
se meut spontanément dans cette instabilité artistique.
RENÉ LALOU, Het Fransche Boek, 12-25.
Ces visions, comment en définir l'éclat intense et brutal, le tremblement
hallucinatoire, comment dire l'impression d'irréalité et pourtant d'inquiétante
possibilité qu'elle nous font ressentir?
EMMANUEL BUENZOD, Galette de Lausanne, 11-1-26.
La présente maîtrise, hallucinante de fou vertige et de grandeur évocatrice, de
M. SUPERVIELLE. ANDRÉ FONTAINAS, Mercure de France, 1 5-1-26.
Aux sources vives où L'Homme de la Pampa mettait son âmeà rafraîchir, une
onde grave la lui rendit si dépouillée (avec sa courbe et son tourment) lisse et
nue, si invraisemblablement pure qu'il en rougit.
ANDRÉ GAILLARD, Revue Européenne, 1-2-26.
.Le beiiissime GRAVIT AZIONI di J. SUPERVIELLE uno fra piu puri poeti
d'oggi. Nino FRANCK, La fiera letteraria Milan, 17-1-26.
Un grand poète nous est né, de la lignée de Claudel.
PIERRE GUÉGUEN, Europe, 15-5-26.
GRAVITACIONES es un poema de un astrônomo que, cierta noche,
sorprende un mundo caôtico. Este mundo animado y secreto es el que
SUPERVIELLE muestra, como un hallazgo, en cada poema.
CoRpus BARGA, La Revista de Occident*, janvier 1926.
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LOUIS CODET
POEMES
ET
CHANSONS
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Si les poêles aimaient
Parleraient-ils tant d'amour.
ils aimeraient tout le jour
Et n'en parleraient jamais.
De son vivant, LOUIS CODET ne parlait de ses vers qu'à quelques intimes
il n'en publia qu'un très petit nombre.
Cette poésie est celle qu'on pouvait attendre de l'auteur de César Capêran et
de Bécoi. Sa strophe a les qualités de sa phrase,à la fois ferme et fluide, d'un
dessin net et d'une allure sans apprêt. Les POEMES sont d'une facture solide,
élégante et richement colorée. C'est sans doute par ses CHANSONS que Louis
Codet prendra une place bienà lui dans la poésie contemporaine. Leur rythme lui
est propre, ce rythme aisé, aux vers coupés sans autre règle que la fantaisie et le
mouvement de la pensée, tantôt leste, vif et moqueur, tantôt tendre et
mélancolique. Il est peu de ces CHANSONS, même des plus gaies, qui ne laissent
échapper l'accent d'une trbtesse poignante. Louis Codet est bien le frère de Jules
Laforgue et de Verlaine.
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I
MIROIR AUX LÈVRES
La tristesse contient la joie. La joie ne contient pas la
tristesse on ne conquiert rien sur la joie. Tout est limite
dans la joie elle est un monde clos, aux bornes les plus
étroites, à qui suffit son étroitesse la joie est sans aucune
imagination, comme la cruauté. Et d'ailleurs, sous un
masque riant de bonté, la joie est cruelle. Tout est
imagination dans la tristesse la tristesse est un in fini qui cherche
le nombre pur et l'accomplissement de se délivrer. La joie
se croit libre, tant elle a peu de conscience. Vois ces petits
jouer sur le lit de leur mère mourante. La tristesse aspire
sans cesse à la liberté elle sait qu'il la lui faut bien
durement gagner. Tout ce qui est esprit est un peu triste.
Tout ce qui est corps a sa gaîté. La joie est de l'action, et
puérile comme elle. Les batailles, où se décide le sort des
nations, ne sont-elles pas le plus démesuré des
enfantillages ? La joie est du jeu et du sport, comme la balle, la
paume, la danse et tous les autres passe-temps semblables.
Or, quelle espèce de marmots ne f aut-il pas être, pour avoir
besoin de passe-temps? Ainsi la joie ordinaire et ce qui la
fait naître parmi les hommes m'a presque toujours paru
25LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE
pleine d'ennui. Le jeu, la balle, la,danse, tous ces gestes
sont enfantins. Passe pour les marmots. Mais l'homme?
Qui fait l'enfant, fait la bête. Cela n'est bon qu'aux
femmes, qui sont fleurs leur rire, leur jeu est toujours, au
fond, une motion, un appel, une ouverture à l'amour.
Tous les dieux commencent dans l'allégresse de l'action
ils sont enfants et, comme on dit, ils promettent. La
divinité est ailleurs. Bientôt, ils s'élèvent à la connaissance et
à la tristesse. Il est plus aisé de créer un monde que de le
connaître. Mais, il est vrai, la connaissance ne permet pas
à celui qui la possède, et qui sait, de se fixer dans
l'affliction. Il faut se rendre maître de cette passion. La sérénité
est la possession de la tristesse. Elle est le sourire de la
connaissance, le propre des dieux, le séjour sans larmes et
sans rire de Psyché.
II
FORME
Le mystère de la forme est celui de l'art même. Et c'est
le mystère de l'âme, pour qui sait voir au fond. Quand
Phidias rencontre le Sphinx, sur la route de Thèbes,
l'infaillible sourire lui pose la question A quoi tient la
forme?et d'où vient-elle? Il est trois âges pour la forme, et
ce sont les trois âges de la pensée après la forme naissante,
la forme dans sa forme pleine, et la forme en décadence.
Rien n'est plus curieux que de voir chaque âge développer,
à sa façon, le poème des deux autres. La décadence et
l'origine se rencontrent, la chute et l'essor c'est l'esprit qui
diffère et l'énergie profonde. La statuaire est du plus clairSAINT JUIN DE LA PRIMEVÈRE
enseignement. La f orme déchue recherche la primitive et on
l'y retrouve comme le chant pur dans la parodie. Elles sont
lourdes et massives. Chez les Romains comme chez les
Grecs archaïques, les corps sont des cubes courts. Le canon
est alors de six têtes, tout au plus. Les sculptures, de la
décadence romaine, qui sont si hideuses et si bêtes, dans
leur masse accroupie, ne laissent pourtant pas d'être,
quelquefois, parfaites au sein de la laideur. Mais les
proportions font Yaveu d'une âme imbécile. L'épais solide
des corps sans. élégance, l'ignoble contraction des lignes
sur l'équateur, le règne du tronc qui pèse sur les jambes,
l'affreux raccourci de toutes les verticales, l'ampleur puante
de toutes les courbes, tant de lourdeur ne suffit pas encore
on accable ces formes écrasées sous des casques énormes la
tête en est doublée. Ou bien, ces tristes sculpteurs
augmentent le volume. du torse par le geste arrondi des bras et le
port du bouclier. On dirait que les artistes de la décadence
ont horreur de la grâce ils croient la fuir pour atteindre à
la force, et ils ne la voient même pas. Les primitifset les
barbares, au contraire, n'ont pas la haine de la grâce
ils V ignorent. Et ils la cherchent, dès qu'ils en ont la moindre
idée. La forme courte et trapue, sans jet vers le ciel,
cruellement soumise à la pesanteur, et tenue par la terre, Fart
débute et finit par là. Dure, aveugle, esclave, la matrice
ne lâche pas facilement son fruit et si tôt qu'elle peut, elle
le retire et le rappelle. C'est l'esprit qui porte et qui soulève
la grâce est du cœur et d'une pensée qui a des ailes. La
grâce est le. rêve de la beauté. A l'égard de la forme, les
hommes sont, d'abord, comme ils pensent, et comme on les
voit être, dans la nature on naît dans la matière et comme
ils y vivent, la plupart des hommes y meurent. Cette prison
est leur liberté naturelle. Le fameux problème d'être libre
ne peut se résoudre qu'au fond de ce cachot, si on y est ouLA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE
non, en esprit, et si l'on trouve en soi les moyens de
l'évasion. La liberté est fonction de l'âme et n'a point d'autre
sens, n'en ayant aucun dans la nature. Le temps de l'esprit
est celui de la jeunesse et de la pleine possession de soi,
lequel dure à peine une heure dans le commun des hommes
il cesse aussitôt que. l'espèce prend le dessus et ce train
f atal qui est celui de la mort. La jeunesse immortelle de
l'esprit est le trait qui distingue les grandes âmes, soit
dans l'art, soit dans l'amour, qui est l'art improvisé de
vivre. A mesure qu'ils vieillissent, les hommes se f ont de
plus en plus matière et à la fin, ils ne restituent que des
corps au monde des corps. Les Barbares et les peuples en
décadence sont comme les enfants sans pensée et les
vieillards sans âme tout dans la matière, ils ne voient la forme
que sous l'espèce la plus animale. Pour les tribus
primitives, dans leurs premiers essais à l'art, la forme n'est
jamais trop courte ou trop cubique les corps sont de trois
têtes. Chez les Rouges de l'Océanie, telles figures n'ont
qu'une tête et un ventre sur deux moignons. Toute la tige
manque. Les nègres aussi, la tête et le tronc leur suffisent,
pourvu que le sexe l'emporte sur tout le reste on ne voit
que lui. La même idée de la f orme se rencontre au Mexique,
au Pérou, chez tous les sauvages, dans toutes les décadences.
A Rome, dès le troisième siècle, les corps se rapprochent des
cinq têtes, en tas de plus en plus lourd. L'artiste est encore
un sculpteur il n'a pas oublié tout ce que le ciseau peut
enfermer de vie durable dans la Pierre, sous la poussée dit
dessin tracé de l'intérieur mais il a perdu le sens des
proportions idéales. L'esprit n'anime plus les formes.
L'instinct seul s'y fait jour, et le vain génie de l'utile. Par
une marche opposée, dans l'art primitif de l'Egypte, des
Grecs et de la France, au temps où les artistes s'élèvent,
chaque matin, à la vision d'une beauté plus pure et plus