La Nouvelle Revue Française N° 301 (Octobre 1938)
220 pages
Français

La Nouvelle Revue Française N° 301 (Octobre 1938)

-

Description

Jean Giono, Les grandeurs libres
André Suarčs, Gabriele d'Annunzio
Henri Michaux, Quelque part, quelqu'un
Charles Mauban, L'Incendiaire
Alain, Le Roi Pot (II)
André Chamson, La Galčre (V)
Essais critiques :
Marcel Arland, Chronique de vacances : Vienne Sur Poussin et le Classicisme Sur Blanche-Neige et le cinéma
Chroniques :
Henri Pourrat, La pensée magique de Jean Giono
Roger Caillois, Résurrection de Corneille
Paul Masson-Oursel, Fils du Ciel, fils de Dieu
Nottes : les essais :
Jacques Soustelle, De la Sainte-Russie ŕ l'U. R. S. S., par Georges Friedmann (Éditions de la N. R. F.)
Notes : la critique :
Julien Lanoë, Situation de la poésie, par Jacques et Raďssa Maritain (Desclée de Brouwer)
Notes : le roman :
Jacques Debű-Bridel, Le Tableau noir, par Jean Vaudal (N. R. F.)
Notes : philosophie, sciences :
Jean Prévost, Philosophie, par Claude Bernard (Armand Colin) - La notion de temps, par Ernest Esclangon (Gauthier-Villars)
Notes : lettres étrangčres :
Wladimir Weidlé, Le chevalier Thomas Browne, par Olivier Leroy (Ŕ Châteauroux, chez l'auteur)
René Daumal, Deux textes tibétains sur la conversion des oiseaux
Notes : le théâtre :
Gabriel Marcel, Dionysos, par Pierre-Aimé Touchard (Éditions Montaigne)
Notes : les arts :
André Lhote, Charles Dufresne
L'air du mois :
Walt Whitman, Espagne 1873-1874
Armand-M. Petitjean, Rome ou Le démon de la Méditerranée
Henri Pourrat, Équinoxes
Jacques Audiberti, Ŕ la gare de l'Est
Julien Benda, Un étrange manifeste - Ŕ quelques-uns de la Synagogue - Discours de leur méthode
Charles-Albert Cingria, Le char d'Élie
Jean Guérin, Bulletin

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 30 septembre 1938
Nombre de lectures 47
EAN13 9782072395789
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 7 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

L.IBRAIRIE GALLIMARD
15, Boulevard Raspail Téléph. LITTRÉ 24-84
Métro rue du BACPARIS (VU»)
ABONNEMENTS1 1~
DE' LECTURE
Une Bibliothèque complète
des Livres propres
Toutes les Nouveautés
Baglish lending library
Prix réduits pour les Professeurs et les Etudiants
Catalogue général Prix 2 fr. 50
Bulletin trimestriel des Nouveautés
PROSPECTUS SUR DEMANDE
ACHAT
AU COMPTANT
de
LIVREES AMCIEMS
et
MODERNES
Catalogues de Beaux Livres
Anciens, Romantiques, Modernes
Autographes et Manuscrits
envoyés gratuitement sur demande
N. E. F.Pour économiser
du temps et de l'argent
faites-vous ouvrir un
compte-courant
LIBRAIRIELIBRÂIRIEI
GALLIMARD
15, BOUL. RASPAIL, PARIS-7» Tél. Litteé 24-84
LîBitAmiE générale:
Le service d'expéditions le plus rapide de Paris
Envois franco de port à partir de 100 francs
pour la France et les Colonies
Déîacfier le bulieiin ci-dessous et l'adresser à la Librairie Gallimard
Veuillez trouver ci-inclus la somme defr
à titre de provision pour l'ouverture d'un compte-courant dans
votre maison.
Veuillez me faire le service régulier et gratuit de
a votre Bulletin Bibliographique Mensuel,
c votre Catalogue de livres anciens et modernes d'occasion.
Notez de m'envoyer -automatiquement dès leur publication les
ouvrages nouveaux des auteurssuivants
Je désire recevoir en moyenne- volumes par mois pour
une dépense d'environ par mois. Envoyez-moi le
relevé de mon compte mensuellement trimestriellement.
Nom SIGNATURE
Adresse
N. R, F.MF VIENT DE .PARAITRE
JULES SUPERVIEI,I,E
L,A
FABLE HU HÏ©M©E
POÈMES
UN VOLUME IN-I6 DOUBLE COURONNE 2fr.
g exemplaires numérotés surjapon. 180 fr.
25 sur purfil. 50 fr.
4o suralfa. 30 fr..
Ce recueil se divise en trois parties La Fable du Monde
(la Création et poèmes sur Dieu) Nocturne en Plein jour (poèmes
de l'univers humain) Fables.
Je ne me refuse pas aux diverses tentations du vers régulier,
du vers libre et du verset, tout dépend de ce que j'ai à dire. Et
c'est dans un constant désir de limpidité que je collabore avec
les régions plus ou moins obscures du monde intérieur, essayant
de me rendre intelligible sans altérer mais bien plutôt en
désaltérant le mystère essentiel à tout poète.
J. S.
DU MÊME AUTEUR
POÈMES
GRAVITATIONS,KOM:~fH:h'oK. 18 fr.
LE FORÇAT INNOCENT 13.50
SAISIR (Collection « UNE ŒUVRE, UN PORTRAIT ») (épuisé)
LES AMIS INCONNUS 15 fr.
~OM~A'
L'HOMME DE LA PAMPA, yontan 15 fr.
LE VOLEURD'ENFANTS. 20 fr.
LE SURVIVANT (suite du « Voleur d'Enfants»). 16.50
CONTES
L'ENFANT DE LA HAUTE MER 18 6r.
L'ARCHE DENO~ 18 fr.
THEATRE:
LA BELLE AUBOIS. 15 fr.
BOLIVAR (Pièce en trois actes et onze tableaux jouée à la Comédie Française) suivi
de LA PREMIERE FAMILLE 15 fr.
(gT ACHETEZ CHEZ VOTRE LIBRAIRE
N. R.F(H/* VIENT DE PARAITRE
FRANÇOIS DE ROUX
BRUNE
ROMAN
UN VOLUME in-i6 DOUBLEcouronne; • 20 fr.
20 exemplaires numérotés sur alfa 42 fr.
J'ai entrevu Brune, d'abord, un jour d'été, belle et triste, se morfondant dans une ville
du midi de la France. Elle songeait à un jeune homme qu'elle avait aimé et qui n'avait
pas voulu d'elle. A son côté, un mari attentif était dévoré de passion contenue. Ces deux
êtres ne parlaient pas. Chacun pensait à son tourment.
Je me suis demandé comment Brune, en aimant un autre, avait accepté d'épouser
celui-ci, c'est à-dire Michel. Alors, je me suis intéressé à Jlichel et je l'ai vite connu, tandis
que Brune restait encore mystérieuse.
Un jour enfin, c'était aux dernières heures d'un après-midi de septembre comme
je me promenais à la campagne, près d'Uzès, j'ai imaginé que Brune et Michel étaient
près de moi. Michel demandait timidementà Brune d'être sa lemme. Elle voulait dire non
et elle disait brusquement oui.
Puis, j'ai su que Brune devait, après quinze ans de mariage, revoir ce Jean Delarue
qui l'avait dédaignée quand elle était jeune fille. Jean Delarue, un intrus auquel j'avais
peu pensé. En le regardant attentivement je vis que c'était un homme de quarante ans.
Ce n'était plus du toat celui que Brune avait connu à Paris, chez ses amis du Sceaux.
Plutôt, il ne ressemblait pas à l'homme, au fantôme, qu'elle avait créé depuis et
qui avait hanté son esprit jusqu'à cette matinée d'automne où elle le rencontra sans le
retrouver, dans une maison de campagne, à 20 kilomètres de Nîmes. D'ailleurs, un mois
auparavant, elle se trouvait avec Michel à Saint-Raphaël. Jean Delarue, un soir, était
venu dîner à l'hôtel de la Mer. Il s'était installé à une table voisine de celle de Brune et de
Michel. Brune ne l'avait pas reconnu.
Dès lors, les personnages se précisèrent. Il en vint de nouveaux. Je les voyais s'agiter,
vivre, discuter, être heureux, souffrir. Que de scènes ils m'offraient Quelle abondance
Trop d'abondance. Mais on ne repousse pas ainsi les personnages qui se présentent. On les
écoute jusqu'au bout. On les suit où ils vous entraînent, même si l'on devine que l'on perd
son temps, que leurs histoires seront inutilisables parce qu'elles s'écarteront trop des
cheminsoù l'on doit conduire le lecteur.
Un jour vient où, pour l'exprimer, il faut soumettre ce monde imaginaire à la contrainte
du style. On écrit le roman. Quand on le porte à l'éditeur, on ne sait plus du tout ce que
l'on a fait. on doute de ses personnages, on doute de tout. C'est l'instant que l'éditeur
choisit pour vous dire « Il faudrait que vous rédigiez la Prière d'insérer ». Bien-entendu,
on attend le dernier moment. Après plusieurs rappels, enfin, on est bien obligé de se décider.
On prend la plume et on réfléchit. On imagine soudain toutes les critiques qui pourront
être faites au livre et on essaie de répondre victorieusement à toutes. On n'a aucun mal
à abandonner bientôt ce proju grandiose.
Alors, que faire ?
Je n'ai trouvé que deux phrases pour présenter Brune.
Celle-ci
« Brune, en dépit d'une apparence un peu voyante, est une femme fidèle et passionnée. »
Et cette autre, extraite dulivre.
« Elle avait victorieusement lutté contre sa passion pendant quinze ans, mais elle n'avait
pas supporté trente jours de tu plus aimer. » FRANÇOIS DE ROUX.
DU MÊME AUTEUR 13
JOURS SANS GLOIRE, roman (Prix Théophraste Renaudot 1935) 15 fr.
&?' ACHETEZ CHEZ VOTRE LIBRAIRE
K, R. F.1 POLITIQUE SCIENCES DOCUMENTATION
32. Duchesse d'ATHOLL. Projec- 35. E. Ludwig. La nouvelle
Sainte-Alliance. Traduit deteurs sur l'Espagne. aifr.
l'allemand 9 fr.
33. R. BERTHELOT. La pensée de
36. Colonel T. MAKHINE. L'ar-1 l'Asie et l'astrobiologie. 70 fr.
mée rouge. La puissance
mi34. J. Leflon. E.-A. Bernier, litaire de l'U. R. S.S. 40 fr.
Évêque d'Orléans (1762- 1806) 37. F. Weill. Edouard Benès.
Traduit de l'Allemand. 18 fr.Tomes 1 et II 80 fr.
j OUVRAGES D'ART ÉDITIONS DE LUXE 1
38. R. PEISTER. Les toiles im- 40. R. REY. Manet. 116
héliograprimées de Fostat et l'Hin- vures et 16 planches en
coudoustan. 73 dessins et 39 leurs. 84 fr.
planches hors texte 100 fr. 41. H. van Loon. Histoire des39.H. REINHARDT. Holbein.1161 héliogravures et 16 planches
arts. Traduit de l'anglais
en couleurs §4 fr. Illustrée de 7o dessins. 84 fr.
BUJULrETlIV DE COMMANDE
FRANCO DE PORT A PARTIR DE 50 FRANCS POUR LA FRANCE ET LES COLONIES
Veuillez m'envoyer (i) contre remboursement ce mandat chèque joint
par le débit de mon compte (2) les ouvrages indiqués dans le BULLETIN DE
RENSEIGNEMENTS BIBLIOGRAPHIQUES sous les numéros
nom Signature
ADRESSE_r.
(1) Pour économiser du temps et de l'argent, utilisez notre carnet de commandes.
Pour cela il suffit d'avoir un compte-courant.- (2) Rayer les indications inutiles (ii).
N. R. F.LIBRAIRIE GALLIMARD
15, BOULEVARD RASPAIL TÉL. LITTRÉ 24-84
I. DO C. BEINK 35.807
Bulletin mensuel de Renseignements Bibliographiques
Dans cette liste sont indiqués chaque mois, les ouvrages récemment parus ou à
paraître qui, à divers titres, nous paraissent dignes d'être signalés à l'attentiondes
lecteurs et des bibliophiles. Un bulletin beaucoup plus complet est envoyé
régulièrement et gratuitement sur la demande detoute personne nous honorant de ses ordres.
NOUVEAUTÉS
LITTÉRATURE GÉNÉRALE, ROMANS, ETC.
i. AuDiBERTI. Abraxas 21 fr. 16. A. HUXLEY. Marina di Vezza.
Traduit de l'anglais. 24 fr.2. L. BoPP. Liaisons du monde. 45fr.
17. F. KAFKA. Le château. 27fr.3. G. BRAIBANT. Le soleil de
18. Le Général Pouradier Du-mars -21 fr.
teil d'après ses notes, par4. F. CARCO. Bohème d'artiste. 18 fr.
un témoin de sa vie. 20 fr.
5. A. COHEN. Mangeclous 32 fr.
19. G. Limbour. Les Vanilliers. 20 fr.
6. M. CORIEM. Prado, le prince
20. MAE WEST. La pécheresse
bandit (l'assassinat de Marie
endurcie. 13.50
Aguétant) 18 fr.
21. J. Martet. Lw quart d'heure N7. C. Crow. 400.000.000 de
d'Anibal Bumbo 18 fr.
clients. La Chine vue par un
22. T. MONNIER. Le pain desagent de publicité. Traduit
pauvres. 18 fr.de l'anglais 25 fr.
8. DANIEL-Rops. La maladie des 23. P. NIZAN. La conspiration 22 fr.
sentiments J.. 18 fr.
24. E. E. NOTII. L'homme contre
9. H. FAUCONNIER. Vision 20 fr. le partisan. Traduit de
l'ailemand 18 fr.
10. W. FAULKNER. Le bruit et
25. E. QUENEAU. Les enfantsla fureur 27 fr.
du limon 32 fr.11. B. GAy-LussAc. Les enfants
26. F. DE Roux. Brune. 20 fr.aveugles 18 fr.
12. M. GORKI. La culture et le · 27. A. SAVIGNON. Occupation.. 18 fr.
peuple. 20 fr.
28. A.-M. SELINKO. J'étais une
13. V. HEISER. L'extraodinaire jeune fille laide 20 fr.
odyssée d'un médecin,
tra29. F. SIEBURG. Le nouveau Por-duit par Kubié 39 fr.
tugal. Portrait d'un vieux
14. J. E. HoovER. Crime aux pays
25frEtats-Unis. Traduction de
30. SIMENON. La Marie du port 16.50Robrix 29 fr.
31. J. SUPERVIELLE. La fable du15. C. HouGHTON. L'épaisseur
d'un cheveu 18 fr. monde 20 fr.
Les conditions d'abonnements La Nouvelle Revue Française figurent
aux pages I1M9 et -1O1du cahier d'annonces
N. E. F.nrf VIENT DE PARAITRE
IvEON BOPP
MABS~MS
DU MONDE
C9i os» an d'un politique)
UN FORT vglume, AU FORMAT IN-8° soleil, DE 545 PAGES. 45 fr.
15 exemplaires numérotés sur pur fil Lafuma-Navarre. 95 fr.
Quand parurent
Le Crime d'A. Lenoir (roman d'un moraliste),
Est-il sage, est-il fou ? d'un savant),
.Jacques Arnaut et la somme romanesque (roman d'un artiste), Albert Thibaudet
parla d'un nouveau romanesque, celui de la vie de l'esprit, de l'aventure
spirituelle.
Les Liaisons du monde (roman d'un politique) se situent dans la même « ligne »,
le mêmea axe » que les romans précédents
L'auteur imagine qu'une révolution communiste éclate en France, et il retrace
d'abord les origines, lointaines ou proches, de cette révolution, c'est-à-dire la crise
mondiale, puis la crise morale et matérielle de la France.
Il a ainsi l'occasion d'évoquer, outre certains personnages fictifs, des figures
comme
celles de Kreuger, Stinnes, Zaharoff,
celles de Hitler, Mussolini, Staline,
celles de quelques philosophes ou écrivains ou politiques 'français,
celles, représentatives à leur façon, de Stavisky,
de Violette Nozières, d'Oscar Dufrenne,
de Mme Hanau et d'Oustric, etc.,
tous engagés et entraînés dans une sorte de comédie universelle, à laquelle les
choses même participent.
L. B.
Du MÊME AUTEUR
JEAN DARIEN, roman 12 fr.
LE CRIME D'ALEXANDRE LENOIR, roman -v
EST-IL SAGE, EST-IL FOU ?roman. 15 fr.
JACQUES ARNAUT ET LA SOMME ROMANESQUE, roman 25 fr.
ESQUISSE D'UN TRAITÉ DU ROMAN loT
m ACHETEZ CNEZ VOTRE LIBRAIRE
M. R. F.& VIE NI DE PARAITRE
RAYMOND QUENEAU
LES ENFANTS
ED8J LIMOIV
ROMAN
UN VOLUME IN-IÔ DOUBLE-COURONNE 32 fr.
Trois équipes de personnages mènent l'action de ce roman l'une
formée par l'épicier Gramigni, dévot à Saint-Antoine de Padoue, la
bonne Clémence, qui joue du piano, le fils Bossu, à la destinée arrière,
et le menu peuple de La Ciotat, où le récit commence la seconde,
par les divers membres de la famille Ivirnon-Chambernac-Hachaîioth.
grands bourgeois en proie à diverses excentricités (crises d'asthme,
activités politiques, superstitions) la troisième, par monsieur
Chambernac et son secrétaire Purpulan, un « pauvre diable ».
On pourra lire dans ce roman d'importants fragments et un résumé
détaillé du grand ouvrage auquel travaille monsieur Chambernac
durant tout le temps que court l'histoire l'Encyclopédie des sciences
inexactes, biographie et anthologie des « fous littéraires » français du
XIXe siècle. Pour la première fois, sont mises au jour la vie et les
oeuvres d'une cinquantaine d'inconnus, dont les élucubrations (ce
mot étant employé sans intention péjorative) ne rencontrèrent
jamais le moindre écho, ne furent jamais yeconnues comme valables,
même par un seul autre individu. Et le lecteur sera donc amené
devant ce problème de la reconnaissance, problème que posent
également différentes démarches de certains personnages du roman.
Entre chacune des équipes, entre les thèmes traités par les « fous
littéraires » et les incidents du récit, il s'opère des échanges et se
forme des harmonies comme des dissonances, qui donnent au livre
son unité, unité qui se maintient à travers les différences de ton
du comique au tragique, du cocasse au noble les variations de
langue, les passages de la prose à la poésie et les alternances du
romanesque et du « scientifique ».
Du MÊME AUTEUR:
LE CHIENDENT, roman 15 fr.
GUEULE DEPIERRE, 12 fr.r.
LES DERNIERS JOURS,roman 18 fr.
ODILE, 115 fr.
(iïf ACHETEZ CHEZ VOTRE LIBRAIRE
N. R. F.'(UÇT VIENT DE PARAITRE
AUDIBERTI
ABRAXAS
ROMAN
UN FORT volume, 'AU FORMAT in-8° SOLEIL DE 320 PAGES. 21 fr.
Un homme, un peintre, monté sur un cheval blanc, le cheval parcourt le monde.
D'Italie au Portugal, par la mer et par la montagne, il va, d'un trajet parallèle à celui
du soleil. L'urgence de cet itinéraire est indispensable à l'accomplissement des jours
humains.
Car le temps est venu, pour la terre, de se connaître ronde, et pour nous de prendre la
mesure du monde sensible. Qu'est-ce que le monde ? Un aspect, un moyen, un élément de
Dieu. Mais quel aspect, quel moyen ?Son reflet ? Son défaut ? Son rêve ?. En tout cas,
dans le grand cheminement séculaire de notre pensée et de nos espoirs vers la connaissance
de l'âme éternelle, le recrutement scientifique de l'espace et le découpage attentif de la
matière vont peut-être sesubstituer aux efficacités silencieuses de la prière.
Des sages, des prêtres, rassemblés autour d'un prince, Enrique, infant de Portugal'
considèrent que c'est le moment. Les décisions historiques appartiennent à de tels petits
groupes, assis dans leurs robes, investis d'une puissance subtile.
L'homme au cheval blanc aboutit à ces personnages discrets. Ils lui révèlent qu'il a
découvert les Açores. Lui ? Pas possible « J'arrive de Ravenne, Ravenne en Italie Comment
aurais-je pu découvrir ces îles de mer
Il fallait bien, lui répond-on, que quelqu'un les découvrît. Un peintre, chasseur
d'apparences, convenait à cette capture. Plus loin que le rivage, qui jusqu'ici, terminait le
champ familier, les navires doivent atteindre et visiter ces données que les Açores
représentent dans le pays des anges. »
On enseigne au voyageur les règles de la navigation moderne. Par des calculs
d'astronomie et de géométrie, il assume aisément, sans quitter le collège nautique du prince Enrique,
cette croisière théorique.
Mais, entre temps, un capitaine de mer, caravaneur en caravelle, errant sur l'Océan au
gré des amulettes et dans le dur hasard des vents évoqués ou conjurés, a, lui, touché les
Açores Ce capitaine, fou d'orgueil, "chargé de preuves, rentre au port. Le prince lui rit au
nez. « On n'a plus le droit, déclare Enrique, de se livrer, comme cela, aux pentes du songe.
Il faut savoir où l'on tend, et procéder avec méthode. » On partage finalement entre les deux
inventeurs, l'homme de demain et celui d'hier, l'empire des îles de mer.
Il y a, aussi, des moines, des évêques, des sœurs, des couleuvrines et des arbalètes, une
fille brune qui chante en vendant des citrons et tout le temps, ce gémissement d'oiseaux
que font, sur l'étendue des eaux, les boiseries mal jointes des caravelles de'l'infant.
DU MÊME AUTEUR
RACE DES HOMMES (Coll. « MÉTAMORPHOSES ») suralfa. 18 fr.
Q£TACHETEZ CHEZ VOTRE LIBRAIRE
N. R. F. 2I^jT VIENT DE PARAITRE
PAUL NIZAN
LA
COMSPIRATIOM
ROMAN
UN VOLUME in-i6 DOUBLE COURONNE. 22 fr.
Bernard 'Rosenthal, Philippe Laforgue, André Simon, Serge Pluvinage et leurs amis se
livrent avec un sens très faible de la réalité et une irresponsabilité singulière à des
expériences sentimentales et à des entreprises qu'ils croient politiques et qui ne sont
qu'aventureuses.
Le récit d'une éducation sentimentale ne saurait être que le tableau de divers
avortements ce qui étonne, c'est que le jeune homme soit presque toujours persuadé qu'ils ne
tirent guère à conséquence. C'est que les héros de vingt ans sont moins préoccupés de leur
avenir que de la conspiration perpétuelle par laquelle ils répondent aux conjurations des
Familles, et dont la Conspiration de Rosenthal et de Laforgue n'est qu'une absurde
application.
On pourrait peut-être dire qu'il s'agit des premiers- conflits entre la réalité et les mondes
imaginaires qu'on construit à vingt ans autour de la pensée, de la politique ou d'une femme,
si ces expressions ne.paraissaient un peu trop philosophiques, mais après tout la philosophie
sera toujours plus sérieuse que la littérature, et les sollicitations du souci, de la mort et du
ressentiment jouent dans l'esprit des adolescents un rôle qui leur donne bien le droit
d'entrer dans les affabulations du roman.
Tout cela n'est pas gai ces récits sont en somme assez déplaisants, mais on voit mal
comment on pourrait être agréable en parlant des jeunes gens qui possèdent mieux que
personne l'art de déplaire.
On reprochera sans doute k-la S (inspiration un certain accent irrité comment revenir sur
notre jeunesse sans la dénoncer, après une période où on nous passa tout, et où nous fûmes,
J voici dix ans, les objets d'une indigne complaisance et d'écœurantes flatteries ?
Les garçons qui sont, parmi beaucoup de comparses, les figures centrales de ce roman,
vont avoir trente-cinq ans on aura rarement vu jeunesse plus. aveugle et plus absurde que
la leur. Le plus surprenant est que quelques-uns d'entre eux ont fini par franchir les rites
de passage de la maturité il n'y a guère qu'un mort dans leurs rangs, et un traître, qui se
fait indicateur comme on se tue on avouera que c'est peu.
La Conspiration, qui se suffit à elle-même, peut être cependant regardée comme le
prologue d'un ouvrage plus étendu qui décrira une histoire inachevée qui se fait depuis deux
ans sous nos yeux je me demande si ses personnages, enfin parvenus à l'âge viril, ont une
existence beaucoup plus drôle qu'il y a dix ans l'espérance et le défi pourront peut-être
les-sauver, et sauver avec eux Catherine Rosenthal, qui sort sans gloire de ses amours eau
pables de La Conspiration.
DU MÊME AUTEUR, A LA N. R. F.
LE CHEVAL DE TROIE, roman 35 fr
CHEZ D'AUTRES éditeurs
ADEN ARABIE, essai; LES CHIENS DE GARDE, essai ANTOIHE BLOYË, roman
LES MATÉRIALISTES DE L'ANTIQUITÉ, essai..
EN préparation
LA SOIRÉE A SOMOSIERRA, roman LA MORT ET LE DÉFI, essai philosophique,
et une étude sur DOSTOIEVSKY.
&? ACHE1 EZ CHEZ VOTRE UBRAI RE
N. R. F.npf VIENT DE PARAITRE
ALBERT COHEN
SOLAL ET LES SOLAL
MA\l\1GIE~lLOUS
ROMAN
UN FORT VOL. DE 330 PAGES AU FORMAT IN-OCTAVO SOLEIL. 32 fr..
40 exemplaires numérotés sur pur fil LafumaNavarre 72 fr.
Solal, le premier roman d'Albert Cohen, apparut, il y a quelques années, dans la
littérature française, comme.un étrange, un mystérieux éblauissement.
Cohen s'était tu. Et voici que son silence laborieux et tenace nous vaut cette nouvelle
œuvre du cycle des Solal, Mangeclous, qui explose avec le -même éclat une verve énorme,
rabelaisienne, où passerait le souffle adorable des Mille et Une Nuits.
Mangedousun vaste roman jovial et gaillard mais dont la belle humeur est veinée
d'humanité .et ide mélancolie. Comme dans Solal, un des lieux de l'action est l'île grecque
de Céphalonie -et son .curieux ghetto. Les Juifs de Cohen ne.sont pas ceux de Zangwill. Ce
sont de bienheureux naïfs qui participent à la joie d'un climat lumineux, d'une mer tiède
et d'un ciel bienveillant. Dans cette foule grouillante se détache un merveilleux quintette,
les "Valeureux, tous des Solal. issus de Juifs originaires de Provence mais installés
à'Géphatonie depuis des générations. Beaux parleurs, brouillons et passionnés, paresseux, menteurs,
ingénus, universellement incompétents, naïvement amoureux de la-France qui est demeurée
leur patrie et dont ils parlent la langue.
Dans Solal, les Valeureux ne jouaient qu'un rôle de second plan. Dans Mangeclous, ils
ont .pris la première place. Ils y folâtrent <et s'en donnent à cœur joie. L'écrivain épouse
l'âme -de sa race en des scènes et des dialogues d'une vérité comique irrésistible. Le
famélique Mangeclous, l'homme aux cent métiers, est un faux avocat toujours en quête de
nourritures et de profits. Truculente figure que ce grandiose menteur doué d'une éloquence
torrentielle et d'une faim implacable. À Céphalonie il vaque avec passion à des occupations
chimériques,. sublimes et commerciales,:pieds nus mais en chapeau haut-de-forme, toujours
toussant et avec une vigueur qui met à mal les vitres des fenêtres. Mais un jour, un
mystérieux cryptogramme arrive à Céphalonie et Mangeclous s'embarque, accompagné de ses
amis.C'est alors que commence une série d'aventures.extravagantes et hilarantes, à
Genèveentre autres.
Car iln''y a.pas que le ghetto de Céphalonie dans ce livre. Il y a les milieux de la Société
des Nations où les Valeureux ne manquent pas de pétarader et de faiXe de la haute
politique milieux dépeints avec un humour délectable. Il y a les Deume dont la quiète et
terrible vie bourgeoise est décrite avec une rendre férocité. Il y a Solal qui, quoique tenu
momentanément dans l'ombre par l'auteur, est toujours le solaire <et solitaire, l'étincelant
un personnage nouveau dans la littérature. 11 y a l'étrange et adorable Ariane à laquelle
Solal porte un intérêt bizarrement exprimé. Et Scipion, le plus menteur des Marseillais.
Et bien d'autres.
Ce serait trahir que de résumer en si peu d'espace l'action de Mangeclous. Qu'il suffise
de dire que rien, dans le roman contemporain, ne saurait se comparer à cette rieuse épopée.
G. A.
DU MÊME AUTEUR:
SOLAL,roman 15 fr.
Opr A CHE TEZ CHEZ VOTRE LIBRAIRE
N.R.F.ttty* VIENT DE PARAITRE
FRANZ KAFKA
LE- CHATEAU
(DAS SCIILOSS) I
ROMAN
Traduit de l'allemand par ALEXANDRE VIALATTE
UN volume IN-I6 DOUBLE COURONNE 27 fr.
5o exemplaires numérotés sur alfa, dans la collection « DU MONDE
ENTIER 45 fr.
« Quoi que l'on fasse, c'est toujours ce que Dieu ne voulait pas » on ne pouvait
broder sur ce thème variations plus vraies qu'en montrant les innombrables et
vaines tentatives de l'arpenteur K. pour arriver à trouver le bon contact avec le
village et le Château où il a été appelé. Voyez comme, dans ce récit, l'aide apparaît
là où on l'attendait le moins; comme, au contraire, des projets qu'on avait poursuivis
de la meilleure foi du monde finissent misérablement comme la moindre tentation
cause souvent la perte de l'homme et comme l'homme épie, perplexe, tendant
l'oreille aux bruits du monde qui ne répond que par le silence ou par les oracles
les plus contradictoires à son éternelle question, et comme pourtant l'espoir reste
indéracinable au fond de son âme. Jeux de cache-cache de l'intuition, retards,
obscurités, impossibilité de la condition humaine, et ce pressentiment qui
transparaît quand même à travers toutes nos erreurs, d'un ordre qui doit nécessairement
régner dans des sphères plus hautes. C'est un monde de sentiments pour lequel le
Château de Kafka, dans la pensée comme dans le ton (les deux s'y fondant au point
qu'on ne peut les séparer), ne semble avoir créé une expression parfaite.
L'abondance du détail, qui peut gêner à première vue, est nécessaire à cette perfection
il faudrait pour ne pas le comprendre que l'on n'eût jamais essayé de se former un
jugement sur un fait quelconque de la vie (sur Napoléon par exemple) et la façon
dont ce fait entre dans l'ordre, dans la « bonne voie » (que ce soit celle de l'homme
lui-même ou celle de l'humanité). Toutes les choses de la vie, si on les prend
sérieusement, justifient le mot d'Olga à propos des lettres de Barnabé « Les réflexions
auxquelles elles donnent lieu peuvent durer une éternité ». MAX BROD.Max Brod.
DU MÊME AUTEUR
LE PROCÈS (traduit de l'allemand par Alexandre Vialatte).
Préface de Bernard Grœthuysen 15
trLA MÉTAMORPHOSE (traduit de l'allemand par Alexandre Vialatte) 20 fr.
(&' ACHETEZ CHEZ VOTRE LIBRAIRE
N. R. F.nry* VIENT DE PARAITRE
WILLIAM FAULKNER
LE BRUIT
ET LA FUREUR
Traduit de l'anglais et préfacé par MAURICE E. COINDREAU
UN VOLUME in-i6 DOUBLE COURONNE 27 fr.
5o exemplaires numérotés sur alfa supérieur dans la collection « DU
MONDEENTIER » 52 fr.
Le titre de cette sombre histoire est emprunté à la définition de la vie telle qu'on
la trouve dans Macbeth, à la scène V de l'acte V « C'est une histoire contée par
un idiot, pleine de bruit et de fureur, qui ne signifie rien. » La première partie du
roman de William Faulkner est, elle aussi, contée par un idiot, et le livre entier
vibre de bruit et de fureur.
Le drame se déroule dans l'état de Mississipi entre les membres de la famille
Compson Jason, sa mère Caroline, son frère, l'idiot Benjy, et sa nièce, Quentin,
fille de Caddy, la sœur coupable chassée par son mari et reniée par les siens. Bien
que le récit proprement dit ne couvre que trois journées (6,7etf8avril 1928),
William Faulkner, grâce aux monologues intérieurs qui sont un des traits les
plus marquants de sa technique, fait de brusques plongées dans le passé de ses
héros. Plusieurs séries d'événements apparaissent dans la première partie, à
travers le cerveau confus de Benjy, la seconde partie nous révèle les souffrances
et la mort de Quentin (frère de Jason, de Caddy et de Benjy), qui, dix-huit ans
auparavant, s'est suicidé à Harvard University. La troisième et la quatrième partie
éclairent tous les faits imprécis que Benjy avait fait entrevoir au cours des
premières pages et que la douloureuse confession de Quentin avait déjà quelque peu
expliqués. Composition essentiellement musicale où l'auteur amorce les thèmes
pour les abandonner et les reprendre ensuite jusqu'au développement final.
Cette atroce histoire de folie et de haine baigne dans une atmosphère de
cauchemar que les meilleurs auteurs de « romans noirs » n'ont jamais surpassée. Seule,
une galerie de nègres dévoués et résignés en atténue l'horreur. Publié en 192g, Le
Bruit et la Fureur reste le chef d'oeuvre d'un auteur qui, par la suite, s'est affirmé
comme le représentant le plus original de la jeune littérature américaine.
DU MÊME AUTEUR
SANCTUAIRE Préface d'André Malraux (Traduit de l'anglais par R. A. Raimbault
et Henri Delgove) 15 fr.
Exemplaires numérotés sur alfa supérieur dans la collection « DU
MONDEENTIER» 28 fr.
TANDIS QUE J'AGONISE. Préface de Valéry Larbaud (Traduit par Maurice E.
Coindreau) 15 fr.
Exemplaires numérotés sur alfa supérieur dans la collection « DU MONDE
ENTIER 30 fr.
LUMIÈRE D'AOUT (Traduit et préfacé par Maurice E. Coindreau) 18fr.
Exemplaires numérotés sur alfa supérieur dans la collection a DU MONDE
ENTIER 40 fr.
SARTORIS (Version française de R. N. Raimbault et Henry Delgove) 28 fr.
Exemplaires numérotés sur alfa supérieur dans la collection « DU MONDE
ENTIER » 55 fr.
ÇJ? ACHETEZ CHEZ VOTRE LIBRAIRE
N. R. F.(HjT NOUVEAUTÉS
JULIEN BENDA
UN ItÉGULIEIi.
©AJIIS ILE SIÈCLE
UN VOLUME m-16 DOUBLE COURONNE 18 fr.
25 exemplaires numérotés sur purfil 55 fr.
5o sur alfa supérieur 35 tr. (épuisés-)
EXTRAITS DE PRESSE ([I)
L'auteur est un de ces écrivains non-conformistes que l'on a
plaisir à saluer, bien qu'il s'évertue à s'enfermer dans la fierté
de son isolement.
Camille FERDY, Petit Provençal, 4-2-38.
Bien raisonné, son livre va offenser beaucoup de gens.
NOËL SABORD, Paris-Midi, 5-4-38.
Il ne me déplaît pas que ce juge rigoureux, attaché à
l'abstraction et à l'absolu, ait ses faiblesses et ses défaillances, et qu'il soit
un homme quelquefois.
R. G. NOBÉCOURT, journal de Rouen, 10-5-38
L'auteur est un peu comme le sergent de bataille du
rationalisme il rappelle sévèrement la pensée à ses devoirs.
RAMON FERNANDEZ, Marianne, 1-6-38.
Comment le régulier en lui vainquit le séculier et ce qui subsiste
de celui-ci chez celui-là, voilà ce que l'auteur explique avec
beaucoup de cruauté ou de bonne grâce la bonne grâce est pour
le public, la pour lui.
ANDRÉ Therive, Le Temps, 16-6-38.
Il garde dans cet extrême une indéniable grandeur et, si
paradoxal que cela puisse paraître, ce régulier aura été utile dans le
domaine temporel par sa lutte acharnée contre le pragmatisme.
De même que l'Eglise a besoin d'hérétiques, ainsi la pensée libre
réclame parfois de s'incarner dans un monstre d'orthodoxie.
Le Progrès de Lyon, 8-7-38.
J'ai lu deux fois ce livre, et me propose de le relire, tellement
il m'apparaît riche de contenu.
D. Namer, La Défense, 26-8-38.
& ACHETEZ CHEZ VOTRE LIBRAIRE
N. R. F.Œf VIEN1 DE PARAITRE
GEORGES IvIMBOUR
EUES» VANILLIERS
ROMAN
UN VOLUME in-i6double-couronne 20 fr.
La naissance secrète d'un parfum tropical dans le tiroir
oublié d'une vieille commode, au chevet d'une mourante
comment un puissant négociant Hollandais supplicia une fillette
pour s'approprier sa recette l'exode des forêts mexicaines sur
des chariots, sur des voiliers la découverte des plus intimes
secrets de la nature par de jeunes nègres la traversée des tulipes
de Chine à Amsterdam et comment les jardiniers Hollandais
se vengèrent du Chinois qui les avait accompagnées le voyage
féerique et dramatique des oiseaux mouches à travers les mers
du Sud la lente déchéance d'un esprit chimérique et sans énergie,
le triomphe du malfaisant Van Houten (qui appartient, grâce
à ses célèbres boîtes, à la mythologie de l'enfance), tels sont
quelques-uns des faits historiques racontés dans les Vanilliers,
sous la garantie d'un authentique savant. Edmond Albuis a
existé, tout comme Denis Papin et autres jeunes inventeurs.
La poésie s'est emparée de ces faits bruts, les a fait fermenter,
comme la gousse du vanillier, dans le tiroir oublié où la mémoire
refait le passé et en a tiré tout leur parfum.
Ce livre se présente comme un nouveau « Paul et Virginie » où
il y aurait une légère touche de perversité si la nature n'était
délivrée du péché originel dans une île où Dieu ne se montre
jamais. Et pourtant la question de la virginité et de la pureté
cause de grands tourments dans une âme sensible.
Du MÊME AUTEUR
L'ILLUSTRE CHEVAL BLANC, roman 15 fr.
ÇJ? ACHETEZ CHEZ VOTRE LIBRAIRE
N. E. F.LA NO
Revue F
REVUE MENSUELLE DE LITTÉRA1
DIRECTEUR (1919-1925)
Directeur JE
Le Directeur reçoit le
Puhliera très 1
CHOIX DES ÉLUES, roma
NOUVELLES PAGES, par ANDRÉ GIDE
DÉCHIRÉ (suite), par LÉON-PAUL FARGUE
SONGE D'ÉLEUTHÈRE, par JULIEN BENDA
UN PROCÈS DE SORCELLERIE EN GUINÉE FRANÇAISE
par LUCIEN LÉVY-BRUHL
L'HOMME DE CINQUANTE ANS, par FRANÇOIS MAURIAC
LETTRE A CORNÉLIUS, par JEAN GRENIER
JULES RENARD, par RAMON FERNANDEZ
PSYCHOLOGIE DE L'ART, par ANDRÉ MALRAUX
CONTES DE LA TÊTE DE LION, par ALEXEI REMIZOV
UNE RENCONTRE AVEC R. M. RILKE, par HANS CAROSSA
LE LIVRE DE COMPTES, par CLAIRE SCHMIDT
\AHOU.\A. par JULIEN GREEN
CE QU'EST lN CHEF D'ŒUVHE. par GERTRUDE STEIN
PERPLEXITÉS AMÉRICAINES, par SHERVOOD ANDERSON
N. R. F.WELLE
ÏANÇAISE
*E ET DE CRITIQUE 30" Année
f ACQUES KIVIÈRE
PAULHAN
odredi de 4 à7 heures
^hainement
gpar JEAN GIRAUDOUX
La Revue n'est pas responsable des manuscrits qui lui sont adressés.
Les auteurs non avisés dans un délai de trois mois de l'acceptation de
leurs manuscrits peuvent les faire reprendre au bureau de la Revue, où
ils restent à leur disposition pendant un an.
Les accompagnés des timbres nécessaires pour les frais de
poste, sont seuls retournés à leurs auteurs.
Toute demande de changement d'adresse doit nous parvenir avant le 15.
Elle doit être accompagnée de la dernière bande et de la somme de 2 francs
BULLETIN D'ABONNEMENT1
Veuillez m'inscire pour un abonnement deun an, six mois, à l'édition ordinaire
de luxe de La Nouvelle Revue Française, à partir du1" 19
•Ci-joint mandat- chiqut de FRANCE Union postale Antres pays
je vous envoie par courrier de
1 ce jour chèque postal de Edition ordinaire
Veuillez faire recouvrerà mon 85 [r- 100 fr. 110 fi UN AN
domicile la somme de 6 fr. 54 fr. 60fr. Six MOIS
(majorée de3 fr. 26 pour trais de Edition de luxe
receuvrement à domicile). 145 fr. 170 tr. 185 fr UN AN
Abonnement (l'essai di"3 mois lit fr.
A le 1 93
Nom (SIGNATURE)
Adresse Rayer les indications mutiles
Détacher le bulletin et-dessus et l'aMlrenser à M. le Directeur de LA
NOUVELLE REVUE FRANÇAISE, 6, rue Sébastien-Bottin, anciennement
43, Rue de Beaune, Paris-VII*. Compte Chèque postali X 69.33» Téléph. tI,lttré23-»l,92et»3. Adr. tétég.s Enerefene Pnris.- R.C.Seine 35.8O7
N. R. F.ŒP NOUVEAUTÉS
JULIEN FRANÇON
~~M~M~W~TH~ Ë!~ ~3~ ti M~M M
B~ES A~EB~B~ES
Préface d'ÉDOUARD HERRIOT
UN VOLUME in-i6 DOUBLE COURONNE 20 fr.
20 exemplaires numérotés sur alfa supérieur 38 fr.
EXTRAITS DE PRESSE
Mille amateurs de ruches, à l'heure qui) est, entreprennent le contrôle des
expériences de M. Françon.
ROBERT Kemp, Le Temps, 19-6-38.
Un beau livre à lire en vacances.
Délaissant la technique même de la fabrication du miel, qui est connue, M.
Julien Françon s'est attaché à suivre les méthodes de butinage des abeilles, leur sens
remarquable de l'orientation, l'influence des couleurs, leurs moyens de
communiquer entre elles, leur mémoire étonnante.
Le livre qu'il a tiré de sa connaissance approfondie des abeilles est extrêmement
instructif.
Vendredi, 22-7-38.
Une des plus attachantes lectures que l'on puisse faire en vacances et, pour
ceux qui ont la chance de vivre à la campagne, une leçon magnifique d'observation.
Journal de l'Ouest, 28-7-38.
Le génie est une longue patience et une méthode sûre lui est plus nécessaire que
l'outillage matériel. M. Julien Françon, qui vient de trouver du nouveau sur la
conduite des butineuses, ne doit les résultats qu'il a obtenus qu'à la rigueur de ses
observations, qu'à sa parfaite soumission au fait, qu'à la précision avec laquelle il a
enregistré et contrôlé ses constatations.
PAUL SOUPIRON, L'Ere -nouvelle, 4-8-38.
M. Françon n'aime que les résultats. Ceux qu'il nous présente sont merveilleux.
livre fait de vérité et de probité expérimentales.
JEAN VIGNAUD, Le Petit Parisien, 16-8-38.
Les révélations merveilleuses qu'apporte l'ensemble de ses observations suffisent
à faire de cet ouvrage un livre qu'on lira avec une attention passionnée.
La découverte de tant de prodiges observés par M. Françon et contés avec une
sympathique simplicité est plus captivante que le roman d'aventures le mieux
agencé.
Match, 18-8-38..
© ACHETEZ CHEZ VOTRE LIBRAIRE
N. R. F.